Grâce à la technologie, les banques s’ouvrent à la distribution de produits de partenaires afin de fidéliser leurs clients et de générer de nouveaux revenus.
Soit un géant mondial de l’assurance et sa ville éponyme. Une ville suisse… Zurich, bien sûr. Existe-t-il une autre entreprise ayant à ce point associé son nom à celui de sa ville natale ? Le groupe, justement, fête ses 150 ans (en photo, une publicité des années 1880), et a entre autres souhaité dans ce cadre « cél[ébrer] ses relations avec la communauté et son ambition de créer un impact positif », par le biais d’un « cadeau spécial ». A savoir la gratuité des transports publics sur l’ensemble du réseau du canton de Zurich. Pendant une journée, le 22 octobre, date anniversaire précise du groupe, à l’origine réassureur maritime sous le nom de Versicherungs-Verein. En bus ou en tramway, comme s’en félicite plus généralement le directeur général de Zurich, Mario Greco, « nous pouvons être là pour nos clients et nos communautés lorsqu’ils ont le plus besoin de nous ». Un cadeau très spécial en effet.
CAPITAL-INVESTISSEMENT PAUL-ÉDOUARD FALCK Responsable des partenariats, Peqan. 33 ans, master manager en gestion financière, spécialité gestion de patrimoine (ESGF). Paul-Edouard Falck débute chez Novaxia Investissement en tant que responsable de la structuration des fonds, puis rejoint, en 2015, NextStage AM comme chargé des partenariats, puis est nommé, en 2018, responsable des partenariats. GESTION D’ACTIFS GRÉGORY TAILLARD Directeur général délégué, HSBC Asset Management France. 50 ans, Polytechnique, Ensae. Ingénieur financier au Crédit Commercial de France en 1996, Grégory Taillard pilote l’ingénierie financière chez Sinopia Asset Management de 1999 à 2010. Entre 2010 et 2013, il est responsable de la recherche et du développement pour la gestion d’actifs en France, en charge des modèles et des projets de recherche quantitatifs. Depuis 2013, il était directeur des risques pour la gestion d’actifs en Europe continentale. Entre 2006 et 2011, il exerce comme directeur général de HSBC Global Asset Management Financial Services. OLIVIER GAYNO Directeur des investissements, HSBC Asset Management France. 58 ans, ENPC. Olivier Gayno rejoint HSBC en 1989 et y occupe différents postes au sein de la gestion d’actifs du groupe depuis 1991, notamment ceux de directeur général et directeur des investissements de HSBC Global Asset Management Japon. Il est, depuis 2006, responsable de la gestion monétaire pour la région Europe, Moyen-Orient et Afrique. Il était auparavant directeur des investissements adjoint chez T&D Taiyo Daido Asset Management et directeur des investissements chez Taiyo Life Gamma Asset Management. VINCENT NOCTON Directeur de la gestion privée, Flornoy Ferri. 54 ans, Paris II, Sfaf. Gérant privé, responsable d’une équipe de développement commercial à la Banque Privée Saint Dominique de 1994 à 2007, Vincent Nocton exerce ensuite les fonctions de gérant privé, en charge du desk advisory chez Pictet & Cie, avant de prendre, en 2012, la fonction de gérant privé à la Financière Arbevel. JÉRÉMY TUBIANA Responsable du développement ETF & solutions indicielles pour la France, BNP Paribas Asset Management. 37 ans, master 268 banque d’investissement et de marché (Paris-Dauphine). Jérémy Tubiana débute au sein du groupe BNP Paribas comme assistant commercial à la banque d’investissement, puis il exerce chez C&M Finances en tant que gérant et commercial. Il assumait la fonction de responsable du développement ETF auprès des distributeurs francophones chez Lyxor, puis Amundi. PIERRE-PHILIPPE CRÉPIN Responsable ESG, Eiffel Investment Group. 31 ans, doctorat en physique quantique. Chercheur au sein de Capital Fund Management, Pierre-Philippe Crépin exerce en parallèle comme chargé d’enseignement à l’Ensae. En 2020, il intègre EcoAct comme consultant climat-énergie et manager expert en risques de transition. BANQUE D’AFFAIRES PIERRE RUAUD Managing director, Natixis Partners. 43 ans, master science in management (EM Lyon), maîtrise de droit des affaires (Paris XII). Pierre Ruaud commence sa carrière à la Société Générale en 2005, puis travaille à Bryan Garnier & Co entre 2015 et 2016, puis à Credit Suisse de 2016 à 2017. Il rejoint Natixis Partners la même année. BANQUE PRIVÉE OLIVIER SARFATY Directeur exécutif France, JPMorgan Banque Privée. 40 ans, HEC Paris, MSc en économie (Polytechnique). Olivier Sarfaty commence sa carrière en 2007 au sein de la banque d’investissement de BNP Paribas à New York dans l’équipe de private equity, puis exerce dans l’équipe de financements structurés à Paris dans le secteur de l’énergie et des matières premières. Il est nommé, en 2012, directeur dans l’équipe investment banking Europe, en charge de la couverture de grands clients européens dans divers secteurs implantés en France, en Grande-Bretagne et en Suisse. BANQUE ENGUERRAND DE RUFFI DE PONTEVÈS Directeur des achats du groupe, BNP Paribas. ESCEM. Enguerrand de Ruffi de Pontevès débute en 1998 au sein de la direction des achats de Valeo, avant d’évoluer chez Altis-Semiconductor puis chez Pechiney/Alcan, basé à Montréal. En 2008, il intègre Atos, où il était, depuis 2020, membre du comité exécutif, en charge de la performance. ANTOINE PFISTER Directeur de la conformité, HSBC Continental Europe. ISG. Antoine Pfister réalise l’essentiel de sa carrière chez HSBC. Directeur des opérations de la banque commerciale d’entreprises, il est, depuis janvier 2021, directeur des affaires réglementaires pour l’Europe continentale. ÉLÉONORE MOUTON Directrice d’exploitation retail, Banque Populaire Val de France. 39 ans, ISC Paris, ESCP Business School. Eléonore Mouton entre à la Banque Populaire Val de France en 2010 en tant que cheffe de projet efficacité opérationnelle. Elle exerce ensuite comme responsable organisation qualité, puis comme directrice clients, épargne et assurance, avant d’intégrer, en 2019, le comité de direction en qualité de directrice du développement. ASSURANCE CHRISTIAN DE BOISSIEU Directeur général, Abeille IARD & Santé. 45 ans, IEP Paris. Après des débuts à la Société Générale, puis chez McKinsey & Company, Christian de Boissieu entre chez Aviva France (devenu Abeille Assurances) en 2012 et pilote la stratégie, l’activité directe, le marché des professionnels, avant de prendre, en 2018, la direction des produits, du marketing opérationnel, du digital et du pôle conseil et souscription. Depuis novembre 2019, il était directeur digital, transformation & IT d’Abeille Assurances. Il devient, début septembre 2022, directeur de l’excellence technique dommages. SYLVAIN TIBURCE Souscripteur dommages risques industriels, QBE France. 39 ans, master 2 assurances spécialité risques entreprises (ESA). Souscripteur pour les grands comptes et l’international en dommages entreprises et services chez Amlin, Sylvain Tiburce rejoint, en 2015, MMA Assurance comme souscripteur DAB international. Il était, depuis 2018, responsable souscription IARD chez Cinabre. CHARLES VERSPIEREN CEO, Verspieren International. 34 ans, master business (International School of Management, New York, Etats-Unis). Charles Verspieren entre chez Verspieren en décembre 2013, à la coordination internationale de la direction des services aux entreprises, puis rejoint, en 2015, la direction des particuliers, de l’affinitaire et des spécialités comme chef de projets. Il prend ensuite la tête du pôle affinitaire, puis en est nommé directeur en 2020, fonction qu’il conserve. IMMOBILIER ANAÏS COURAUD Chargée de partenariats dans la région Sud-Ouest, Sogenial Immobilier. BTS assurance, licence professionnelle métiers du droit privé (Bordeaux), masters 1 et 2 gestion de patrimoine et marchés immobiliers (Inseec). Anaïs Couraud débute aux pôles prévoyance et assurance-vie chez Groupama Gan Vie, puis intègre, en 2017, Netinvestissement en qualité de cheffe de projet patrimonial chargée du conseil et de la relation en direct des épargnants, puis se spécialise sur l’investissement en SCPI et private equity immobilier. STEPHEN BRIENT Development manager, Scannell Properties France. 35 ans, ingénieur des Arts et Métiers (ParisTech), master en génie civil (Polytechnique, Montréal). Après un début de carrière en 2012 en Russie chez NG Concept comme ingénieur travaux, Stephen Brient, rentré en France, exerce comme responsable de projets, puis rejoint le groupe Alsei aux mêmes fonctions. Il intègre, en 2018, JMG Partners en qualité de directeur de programmes immobiliers. AUDIT-CONSEIL FRANÇOIS-XAVIER GOLDSMITH Associé, au sein de l’équipe restructuring & turnaround transformation, KPMG France. 45 ans, Neoma Reims, master biochimie (Paris XI). Senior expérimenté audit chez KPMG entre 2002 et 2006, puis senior manager restructuring de 2006 à 2016 au sein d’Ernst & Young, François-Xavier Goldsmith réintègre KPMG en 2016, en tant que director restructuring. INSTITUTIONS BARBARA SILLAC Directrice du département supervision bancaire et comptable, FBF (Fédération bancaire française). 50 ans, IEP Paris, HEC, DEA (Paris IX). Auditrice pour différents établissements financiers chez Deloitte à Paris en 1997, Barbara Sillac poursuit sa carrière à Londres, toujours chez Deloitte, entre 2001 et 2003, avant de revenir à Paris, au sein du département des normes techniques jusqu’en 2005. Elle rejoint alors la Société Générale, à la direction financière, dans le département du contrôle des normes comptables et réglementaires. Elle intègre, en 2007, la planification stratégique et financière et devient responsable de l’équipe réglementaire.
Selon un projet législatif, tous les acteurs du paiement devront proposer une telle option à leurs clients pour les transactions en euros, et ce sans appliquer de surcoût par rapport aux virements classiques.
Santander a dépassé les prévisions mercredi avec une hausse de 11% de son bénéfice net au troisième trimestre, l’augmentation des revenus bancaires ayant compensé la hausse des provisions sur certains de ses principaux marchés, comme le Brésil et les Etats-Unis. La deuxième plus grande banque de la zone euro en termes de valeur boursière a enregistré un bénéfice net de 2,42 milliards d’euros (2,41 milliards de dollars), contre 2,17 milliards d’euros au même trimestre de l’année dernière. Les analystes interrogés par Reuters avaient prévu un bénéfice net de 2,19 milliards d’euros. «Nous nous attendons à ce que l’environnement macroéconomique reste difficile, les marchés d’Europe et d’Amérique du Nord s’adaptant à des niveaux d’inflation qu’ils n’ont pas connus depuis des décennies», a déclaré Ana Botin, présidente de Santander, dans un communiqué. La diversification de Santander, notamment en Amérique latine, l’a aidé à faire face aux conditions difficiles pour les prêteurs en Europe depuis la crise financière. La banque a bénéficié des fluctuations des monnaies locales en Amérique latine, mais les résultats dans cette région ont également été marqués par une hausse de l’inflation.
Deutsche Bank a fait état mercredi d’un bénéfice en hausse de 475% et supérieur aux prévisions pour le troisième trimestre, le dynamisme de sa banque d’investissement ayant compensé la baisse du nombre de transactions. La banque d’investissement a cependant mis en garde contre un environnement « de plus en plus difficile » et une « intensification » de la pression sur les coûts, bien qu’elle affiche un bénéfice en hausse pour la neuvième fois consécutive. Le bénéfice net attribuable aux actionnaires de la banque s'élève à 1,115 milliard d’euros au cours du trimestre contre 194 millions d’euros un an plus tôt. Les analystes tablaient pour leur part sur un bénéfice d’environ 835 millions d’euros.« Nous avons considérablement amélioré la capacité bénéficiaire de la Deutsche Bank et nous sommes en bonne voie pour atteindre nos objectifs pour 2022 », a déclaré Christian Sewing, le président du directoire.
Barclays a annoncé que son bénéfice du troisième trimestre a légèrement augmenté par rapport à l’année précédente, dépassant les attentes du marché, car une bonne performance dans les métiers de taux (fixed income) a permis d’atténuer les pertes sur les prêts et l’impact d’une erreur de trading plus tôt dans l’année. La banque britannique a déclaré mercredi avoir réalisé un bénéfice avant impôts de 2 milliards de livres (2,29 milliards de dollars) au cours de la période juillet-septembre, contre 1,9 milliard de livres au cours de la même période de l’année précédente et au-dessus de la moyenne de 1,8 milliard de livres des prévisions des analystes compilées par la banque. Barclays a déclaré que les revenus de l’activité de taux, de devises et de matières premières (FICC) ont augmenté de 63 % au cours des neuf premiers mois de l’année, la volatilité des marchés ayant entraîné une forte activité des clients. La performance récente de Barclays avait été entachée par une erreur de négociation qui l’avait amenée à accepter une pénalité de 361 millions de dollars avec les régulateurs américains pour des défaillances «stupéfiantes» qui l’ont amenée à survendre près de 18 milliards de dollars de produits d’investissement.
La hausse des marges nettes d’intérêt a dopé les résultats des banques européennes. Cette dynamique positive pourrait être enrayée en cas de forte remontée du coût du risque.
La Commission européenne se penche sur l’augmentation de capital de Monte Paschi di Sienna.L’exécutif européen, chargé de veiller à l’application des règles de la concurrence dans les 27 Etats-membres, est préoccupé par l’existence possible d’une aide d’Etat en raison du montant très élevé des commissions que vont percevoir les banques souscriptrices de l’opération, rapporte ce mardi le Financial Times. Les huit banques en question, dont la Société Générale, Bank of America, Citigroup, Credit Suisse, Mediobanca, Santander, Barclays et Stifel, doivent en effet percevoir 125 millions d’euros pour garantir le placement, d’un maximum de 900 millions d’euros. L’Etat italien, qui détient 64% du capital de Monte Paschi, renflouera la banque à hauteur de 1,6 milliard d’euros. La Commission européenne se demande si le montant de ces commissions ne constitue pas un avantage (« sweetener ») pour ces banques alors que les contribuables italiens qui soutiennent l’opération, via la participation du Trésor, ne bénéficient d’aucun avantage ou réduction des risques. Or, les règles de la concurrence en Europe prévoient que l’Etat ne peut participer que si tous les acheteurs sont soumis aux mêmes conditions.
Les derniers chiffres des demandeurs d’emploi publiés mercredi par la Dares indiquent un ralentissement de plus en plus marqué de la décrue observée ces derniers mois. Le nombre d’inscrits en catégorie A - sans aucune activité - a stagné sur trois mois (+0% ou +1.400 personnes à fin septembre) en France métropolitaine. A titre de comparaison, le recul avait été de 0,8% au deuxième trimestre. Fin septembre, 2,946 millions de personnes faisaient partie de cette catégorie selon les données de Pôle emploi. Les inscrits en catégorie B - ayant exercé une activité réduite de 78 h sur le mois - ont augmenté de 5,5%, à 750.600 inscrits désormais. La catégorie C - personnes en activité réduite longue - voit, au contraire, ses inscrits reculer de 2,7%, à 1,456 million de personnes. Au total, le nombre de personnes inscrites dans les catégories A, B, C est stable à 5,153 millions d’individus, avec une baisse sur un an de 7,3%.
Solution RH de mobilité à l’étranger, le volontariat international en entreprise séduit autant les employeurs de la finance que les jeunes qui, en début de carrière, ont envie d’ailleurs.
La Commission européenne se penche sur l’augmentation de capital de Monte Paschi di Sienna.L’exécutif européen, chargé de veiller à l’application des règles de la concurrence dans les 27 Etats-membres, est préoccupé par l’existence possible d’une aide d’Etat en raison du montant très élevé des commissions que vont percevoir les banques souscriptrices de l’opération, rapporte ce mardi le Financial Times.
Les derniers chiffres des demandeurs d’emploi publiés mercredi par la Dares indiquent un ralentissement de plus en plus marqué de la décrue observée ces derniers mois.
La jeune pousse française, qui compte notamment comme client la licorne du bricolage ManoMano, déploie déjà son service en France, Italie, Espagne et Allemagne.
Deutsche Bank a fait état mercredi d’un bénéfice en hausse de 475% et supérieur aux prévisions pour le troisième trimestre, le dynamisme de sa banque d’investissement ayant compensé la baisse du nombre de transactions. La banque d’investissement a cependant mis en garde contre un environnement « de plus en plus difficile » et une « intensification » de la pression sur les coûts, bien qu’elle affiche un bénéfice en hausse pour la neuvième fois consécutive.
Barclays a annoncé que son bénéfice du troisième trimestre a légèrement augmenté par rapport à l’année précédente, dépassant les attentes du marché, car une bonne performance dans les métiers de taux (fixed income) a permis d’atténuer les pertes sur les prêts et l’impact d’une erreur de trading plus tôt dans l’année.
Santander a dépassé les prévisions mercredi avec une hausse de 11% de son bénéfice net au troisième trimestre, l’augmentation des revenus bancaires ayant compensé la hausse des provisions sur certains de ses principaux marchés, comme le Brésil et les Etats-Unis.
UniCredit a relevé mercredi son objectif de bénéfice pour 2022 au-dessus de 4,8 milliards d’euros. La banque a affiché un bénéfice pour le troisième trimestre de 1,71 milliard d’euros, bien au-dessus de la prévision de 1 milliard du consensus des analystes fourni par la banque. Ces bénéfices ont notamment été tirés des revenus d’intérêts de 2,2 milliards d‘euros, en hausse d’environ 5% par rapport à la même période l’année précédente.
Avec un ratio de solvabilité élevé, à 14,7% pour les six banques françaises à fin juin 2022, le secteur est suffisamment solide pour absorber les chocs, jugent les superviseurs. Mais la montée du risque en provenance d’acteurs financiers non régulés, qui échappent aux contraintes appliquées aux banques en matière de solvabilité et de liquidité, ne doit pas être négligée. «La volatilité observée sur les marchés financiers, sur les commodities énergétiques, les actions et les obligations ne permet pas d’écarter le risque d’un accident de marché, que nous concevons comme un vecteur de risque systémique», réagit le Haut Conseil à la stabilité financière (HCSF) à l’occasion de la publication de son rapport annuel. «L’attention se porte sur les acteurs non bancaires les moins bien régulés, comme les hedge funds et les family offices car ces fonds ont un levier excessif qui peut conduire à des chocs de liquidité importants», ajoute-t-on au sein de l’autorité macroprudentielle. La faillite du family office Archegos, qui a mis notamment en difficulté Credit Suisse et Nomura, en est l’illustration. Le chef des investissements d’Amundi Vincent Mortier a, par ailleurs, alerté dans les colonnes du Financial Times sur les dangers d’un levier caché dans le système financier. Selon lui, les récentes turbulences provoquées par les fonds de pension britanniques devraient agir comme une «piqûre de rappel» pour les investisseurs et les régulateurs. Si les banques ont plutôt bien traversé la crise du Covid, en restaurant leur rentabilité, et résistent jusqu’ici aux effets indirects de la guerre en Ukraine, comme en témoignent leurs résultats exceptionnels au premier semestre, elles ne sont donc pas à l’abri d’une nouvelle secousse. «Le risque de contrepartie est un point de vigilance important», reconnaît le HCSF. Les banques interagissent comme contreparties avec ces acteurs non régulés dans la fourniture de liquidités sur les opérations de repo, dans l’accès au marché des dérivés via les contrats futures sur les commodities, ainsi que via les chambres de compensation dont elles sont membres. Mesurer l’effet de levier caché dans le système reste toutefois difficile en raison du manque de transparence des intermédiaires non bancaires. Comme le rappelle Vincent Mortier, «cela est beaucoup plus difficile qu’en 2007 car le levier s’est déplacé des banques vers d’autres parties du système moins régulées». Des interconnexions limitées entre cryptos et finance traditionnelle Le HCSF s’inquiète, par ailleurs, de la montée en puissance des acteurs de la crypto qui ont échappé jusqu’ici à la régulation. Même si «les interconnexions avec la finance traditionnelle sont encore limitées», le HCSF estime que leur «croissance erratique» comporte «des risques pour la stabilité financière». Ces derniers sont «intrinsèques à ces produits», note le HCSF qui énumère: «la très forte volatilité, l’effet de levier, la gouvernance opaque, et les risques opérationnels». Si le HCSF ne considère pas l’écosystème crypto comme un risque systémique «de par sa taille relativement limitée», il reconnaît que «le manque de données fiables qui caractérise le secteur et la croissance des canaux de contagion du fait de l’intérêt croissant des acteurs institutionnels doivent conduire à la prudence». Pour le moment, ces canaux de transmission entre les cryptos et la finance traditionnelle se font via le développement de services de règlement en cryptoactifs par les géants du paiement mais aussi via «l’importance croissante prise par les cryptos dans les stratégies de certains investisseurs tels que les hedge funds, les gestionnaires de fortune et plus largement certains gestionnaires d’actifs», note le HCSF. «L’usage des dérivés sur crypto permet d’obtenir des expositions significatives grâce à un fort effet de levier, source potentielle de gains mais aussi de risques accrus», ajoute l’autorité. D’autre part, «une partie significative» des réserves sous-jacentes des principaux stablecoins restent adossés à du papier commercial émis en dollar. «Il a été établi que le marché du papier commercial est partiellement corrélé avec la demande de stablecoins, et plus largement qu’une hausse des émissions de ces actifs peut avoir un impact sur les instruments financiers plus traditionnels», rappelle le HCSF.
Le Haut Conseil à la stabilité financière se préoccupe du risque de contrepartie pour les banques. Dans son viseur, l’intérêt croissant porté par la finance traditionnelle aux cryptomonnaies.
Dans sa décision du 24 octobre 2022, la Commission des sanctions de l’AMF a prononcé des sanctions pécuniaires d’un montant de 20.000 euros à l’encontre de la société Salzillo Finance et de 80.000 euros à l’encontre de Jean Salzillo, son gérant, ainsi qu’une interdiction d’exercer l’activité de conseiller en investissements financiers pendant une durée de 3 ans à l’encontre de chacun des mis en cause. L’AMF leur reproche des manquements à leurs obligations professionnelles : manquement à l’obligation de communiquer une information claire, exacte et non trompeuse sur une offre de produits ; recommandations d’investissements inadaptées aux clients ; manquement à l’obligation d’établir des rapports justifiant les différentes propositions formulées par le conseiller en investissements financiers, leurs avantages et les risques qu’elles comportent ; et manquements de diligences nécessaires avant de commercialiser une offre auprès de ses clients.
Le groupe bancaire désignera vendredi, à l'issue de son conseil, son prochain président entre Nicolas Namias et Daniel Karyotis, à qui les «bookmakers» internes donnent un léger avantage.
UBS a réaffirmé mardi ses principaux objectifs financiers et promis davantage de rachats d’actions l’an prochain, grâce à des taux d’intérêt plus élevés et à une solide collecte dans la gestion de fortune. Son bénéfice net au troisième trimestre affiche un recul plus faible que prévu de 24% à 1,73 milliard de dollars, la baisse des coûts et la hausse des revenus d’intérêts aidant à atténuer l’impact des turbulences sur les marchés financiers. La banque suisse a attiré 17 milliards de dollars de nouveaux actifs nets générant des commissions dans la gestion de patrimoine et 18 milliards de dollars de nouveaux actifs nets dans la gestion d’actifs, avec de solides performances dans toutes les grandes régions. Selon les analystes de JPMorgan, les bons résultats d’UBS sont en partie dus aux déboires de son rival en difficulté, Credit Suisse.