Selon Les Echos, Commission, Conseil et Parlement européens semblent proches d’un accord sur le projet de directive qui doit caler les futures normes prudentielles s’appliquant aux assureurs en fonction de leurs risques. Le principal point de blocage entre les trois parties, qui portait sur le maintien ou non du régime dit de «soutien de groupe», a été levé. Le Parlement et la Commission ont finalement consenti à abandonner sans même y faire référence ce régime dérogatoire, qui devait permettre aux groupes d’assurance de remplacer une partie des fonds propres, au niveau des filiales européennes, par une simple lettre de garantie de la maison mère. Les ambassadeurs des 27 auprès de l’Union, qui souhaitent parvenir à un texte soutenu à l’unanimité, ont chargé hier la présidence tchèque de faire part de leurs dernières réserves au Parlement européen. Un accord pourrait être conclu dans les prochains jours.
Selon Les Echos, le chef de l’Etat, qui cherche toujours à éviter une loi encadrant globalement les rémunérations des dirigeants, en dépit de la pression montante au sein de la majorité, explore la voie d’un décret pour durcir les conditions imposées aux seules entreprises aidées par l’Etat.
Selon Les Echos, les patrons qui déplient actuellement leur parachute doré pourraient être les derniers à pouvoir le faire car les grandes valeurs du CAC 40 se conforment aux dernières recommandations des syndicats patronaux, Afep et Medef, sur la rémunération des dirigeants. Les recommandations de l’Afep et du Medef stipulent que «l’indemnité de départ ne doit pas pouvoir excéder (...) deux ans de rémunération (fixe et variable)». Du coup, les arrangements signés à l’arrivée des mandataires sociaux en place deviennent caducs. Les documents de référence des principales valeurs françaises publiés ces derniers jours témoignent de cet alignement. Le conseil d’administration de Lafarge a dû ainsi revoir les «modalités et conditions» de «l’indemnité contractuelle» dévolue à son président, Bruno Lafont. Celle-ci est soumise aujourd’hui à des conditions et s'établit à deux ans de rémunération brute totale du dirigeant «pour l’année la plus favorable des trois années précédant la date de notification du licenciement».
Selon Les Echos, la président du Medef, Laurence Parisot, dans un courrier envoyé hier à Christine Lagarde et à Brice Hortefeux, s’en tient à son code éthique qui «va très loin» sur la rémunération des patrons. «Nous ne sommes pas un ordre professionnel. Nos adhérents doivent garder leur liberté de management», a par ailleurs déclaré hier Laurence Parisot, à l"occasion d"une audition devant la commission des Lois de l’Assemblée nationale.
Dans un entretien aux Echos, Emmanuelle Barbara, avocate chez Ausgust et Debouzy, estime que «le niveau de rémunération des dirigeants est une affaire de bon sens, mais pas de droit. La loi ne peut pas grand-chose en la matière. Certes, le juge est autorisé à réduire le montant des indemnités qui paraissent excessives. Mais cette possibilité n’est pas spécialement ciblée sur les dirigeants d’entreprise. La responsabilité sociétale de l’entreprise est un concept juridique de plus en plus utilisé dans la jurisprudence. Mais il ne figure dans aucun code». La juriste ajoute toutefois que l"Etat n"est pas complètement désarmé car «l’arme fiscale peut être très dissuasive. La notion de rémunération fiscalement excessive est souvent ignorée, alors qu’elle peut donner lieu à des redressements significatifs».
La Maif, la Macif et la Matmut dévoileront le 24 mars prochain un projet de rapprochement, confirmant une information publiée mercredi par la Lettre de l’Assurance. Les trois mutuelles d’assurance vont étudier la mise en place d’une société de groupe d’assurance mutuelle (SGAM). Une lettre d’intention a été signée entre les trois groupes. Dans un message interne dont l’Agefi a eu copie, la Macif évoque notamment «un environnement concurrentiel organisé et de plus en plus difficile» et «une règlementation aux exigences croissantes» pour justifier cet ambitieux projet industriel.
L’établissement explique dans l’attente de la publication complète des résultats annuels et en réponse à certains articles parus dans la presse dernièrement, qu’il souhaitait apporter des informations complémentaires à son rapport financier intérimaire du 22 janvier dernier.
L’établissement explique dans l’attente de la publication complète des résultats annuels et en réponse à certains articles parus dans la presse dernièrement, il souhaitait apporter des informations complémentaires à son rapport financier intérimaire du 22 janvier dernier.
Crédit Agricole SA (CASA) a publié ce matin une perte nette de 309 millions d’euros pour le quatrième trimestre, alors que le marché anticipait un bénéfice, en raison notamment des difficultés de sa filiale grecque Emporiki (détenue à 72 %).
La banque a annoncé qu’elle allait émettre plus de 5 millions de nouveaux titres ordinaires au prix unitaire de 254 pence afin de renforcer ses fonds propres. Cette levée de fonds d’un ratio de 5 pour 12 a été entièrement souscrite précise l’établissement alors qu’elle reste à approuver par les actionnaires le 19 mars prochain. HSBC entend ainsi augmenter ses ratios de fonds propres de 150 points de base en portant son ratio Tier 1 à 9,8%, sur base proforma au 31décembre 2008 et à 8,5% pour ce qui est de son ration core Tier 1. Le groupe espère surtout que cela lui permettra d’accroître sa capacité «à répondre à des événements imprévus» et lui offrira la «possibilité de poursuivre (sa) croissance grâce à des acquisitions ciblées».
La Banque du Japon (BoJ) achète des actions, celles des banques et celles des entreprises détenues par les banques. La Fed achète des billets de trésorerie et les dettes émises par les agences de refinancement hypothécaire. La Banque d’Angleterre (BoE) achète la dette de court terme des entreprises. La Banque nationale suisse (BNS) émet des certificats de dette pour financer le rachat des actifs toxiques. Que fait la BCE de son côté? Elle réfléchit.
La banque a annoncé ce matin une perte nette de 1,366 milliard d’euros au titre du quatrième trimestre 2008, en ligne avec ses estimations, suite à d’importantes pertes dans ses activités de marché et à une forte hausse de ses provisions sur fond de crise financière. Sur l’année, le résultat net de 2008 ressort à 3,02 milliards d’euros. Le 26 janvier dernier, BNP Paribas l’avait estimé autour de trois milliards, en intégrant une perte nette d’environ 1,4 milliard d’euros pour le dernier trimestre.
La Société Générale a annoncé ce matin un bénéfice net de 87 millions d’euros au quatrième trimestre 2008, sensiblement inférieur aux attentes du marché en raison de provisions plus importantes qu’anticipé, signe de la dégradation de l’environnement économique.
Le réassureur suisse a annoncé ce matin que son directeur général Jacques Aigrain allait démissionner et serait remplacé par Stefan Lippe, actuellement vice-directeur. Le numéro deux mondial de la réassurance va se concentrer sur son coeur de métier, a déclaré son président Peter Forstmoser, dans un communiqué. Le portefeuille de ces activités est sain, a souligné pour sa part Stefan Lippe, qui prendra ses fonctions le 18 février.