La Commission européenne a adopté une communication sur la sécurité des marchés dérivés et lance par la même occasion une consultation sur le sujet, qui sera complétée par une audition publique le 25 septembre prochain. En fonction des résultats de la consultation, la Commission établira des conclusions opérationnelles et présentera des mesures appropriées, y compris législatives si nécessaire, avant la fin de l’année pour accroître la transparence et la sécurité financière.La communication, qui rappelle la forte diversité des marchés de dérivés OTC, décline les outils susceptibles de contribuer au maintien de la stabilité financière, entre autres la standardisation qui peut permettre de réduire les risques opérationnels, les banques de données qui accroissent la transparence et l’efficacité opérationnelle. Sur ce dernier point, le Comité européen des commissions de valeurs (CESR) a lancé une étude de faisabilité sur la possibilité d’implanter des entrepôts de données dans l’Union européenne.Autre outil à disposition, la compensation par les contreparties centrales (CCP). L’industrie s’est engagée à mettre en place un service de compensation centrale pour les CDS d’ici au 31 juillet. Si les CCP ne tiennent pas leur engagement, la Commission précise qu’elle envisagera d’autres voies pour pousser les feux de la compensation centralisée.La Commission a également publié deux documents de travail. Le premier analyse les marchés de dérivés OTC alors que le second est un instrument de consultation comprenant un questionnaire détaillé à renseigner jusqu’au 31 juillet. La Fédération bancaire européenne (EBF) s’est félicitée des initiatives de la Commission européenne mais souligne que les marchés OTC sont déjà très lourdement régulés. «Le marché est prêt à travailler sur l’amélioration de la transparence. Toufefois, il convient de ne pas compremettre les pratiques de gestion des risques, l’efficacité opérationnelle dans le périmètre OTC et la capacité de conclure et de négocier des contrats sur mesure pour évaluer et couvrir des risques spécifiques», indique le secrétaire général de la fédération dans un communiqué.Autrement dit, l’association professionnelle plaide pour le maintien d’une certaine souplesse sur des marchés qu’elle juge déjà presque trop encadrés.