Après l’EFAMA, Paris Europlace. Dans un communiqué diffusé hier, l’association a indiqué qu’elle soutenait le projet d’Union des Marchés de Capitaux (UMC) lancé par la Commission européenne. Mais elle lance également un avertissement à la Commission : il est nécessaire d’abandonner ou de réviser des projets incompatibles avec une union des marchés européens et particulièrement préjudiciables pour les coûts de financement des entreprises, y compris PME/ETI, et par conséquent la relance de la croissance. Dans le viseur, le projet de taxe sur les transactions financières limitée à 11 pays de l’Union, «qui créerait une distorsion de concurrence immédiate au sein même de l’espace européen, un renchérissement très significatif de leurs coûts pour les entreprises des pays concernés, et une délocalisation massive d’activités financières», et, dans un autre genre, le projet européen de réforme bancaire, «qui constitue une menace pour la préservation du modèle de banque universelle, qui a montré sa résilience en période de crise et son adaptation aux besoins des entreprises."Par ailleurs, Paris Europlace a indiqué qu’elle soutenait les recommandations fortes faites par Fabrice Demarigny via le rapport qu’il a remis à Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes Publics, dans le cadre du Comité « Place de Paris 2020 ». L’association est favorable aux recommandations faites dans le domaine de l’union pour l’Investissement et l’union pour le Financement.Dans le premier domaine, Paris Europlace soutient le développement de l’épargne longue et l’accroissement des capacités d’investissement, au niveau européen, avec la suppression des obstacles réglementaires pour les investisseurs institutionnels contenus notamment dans la directive Solvency II. Elle se dit favorable à la promotion des fonds d’investissement de long terme (ELTIFs) ; la mise en place de mesures de réciprocité pour attirer les investisseurs internationaux ; le développement des systèmes d’information et de notation sur les PME ; l’accélération de la convergence en matière de supervision, à travers le renforcement de l’autorité européenne ESMA.Dans le domaine du financement, Paris Europlace est favorable à la mise en place ou développement de nouveaux canaux de financements de marché pour les PME/ETI (placement privé, capital investissement, crowdfunding) ; la consolidation de leurs capacités de tenue de marché (market-making) pour les banques européennes et préservation du modèle de banque universelle ; le développement de la titrisation et le lancement d’une nouvelle réflexion sur l’organisation générale des infrastructures de marché au niveau européen.Enfin, l’association soutient une action rapide sur les priorités immédiates, notamment la relance des investissements de long terme, la diversification des canaux definancement des PME/ETI – placements privés, papier commercial, crowdfunding - la relance d’une titrisation plus transparente et adaptée aux besoins des investisseurs, et les priorités qui en découlent pour la place de Paris.
Le ministre italien de l’Economie Pier Carlo Padoan a signé le décret sur le crédit d’impôt pour les fonds de pension et les caisses de prévoyance qui investissent dans l’économie réelle, rapporte Funds People Italia. Le texte, qui sera publié dans quelques jours au Journal Officiel italien, la Gazzetta ufficiale, accorde un crédit d’impôt de 80 millions d’euros par an.
Postbank, la banque de détail allemande dont Deutsche Bank veut se séparer, a fait état mardi d’une hausse de 12% de son bénéfice net au premier trimestre à 126 millions d’euros, à la faveur essentiellement d’une baisse de ses coûts administratifs. En revanche, le revenu net des intérêts est resté inchangé à 620 millions d’euros et le produit net bancaire total a légèrement baissé à 893 millions, contre 897 millions il y a un an.
Dans un communiqué, la Société générale s’est étonnée des déclarations révélées par Mediapart, et confirmées à Reuters, d’une commandante de police dans l’affaire Kerviel, qui déclare sa certitude que la banque ne pouvait ignorer les agissements de son ex-courtier. «Jérôme Kerviel [...] avait lui-même déclaré aux policiers qui l’interrogeaient en janvier 2008 qu’il avait agi seul et à l’insu de sa hiérarchie», indique la banque.
L’autorité de régulation des marchés financiers italien (Consob) devrait donner dans le courant de la semaine son feu vert à l’augmentation de capital de 3 milliards d’euros de Banca Monte dei Paschi, a annoncé lundi le président de cette institution, Giuseppe Vegas. La Banque centrale européenne avait réclamé cette augmentation de capital pour combler le déficit de fonds propres apparus dans le bilan de la troisième banque italienne à l’automne.
Selon un document déposé à la Securities and Exchange Commission, le gendarme de la Bourse américain, Exor contrôlait 9,9% du capital du réassureur bermudien PartnerRe à la date du 12 mai. La holding de la famille Agnelli mène une bataille boursière face à xis Capital pour le contrôle de PartnerRe.
Dans l’air depuis plusieurs mois, l’évolution juridique de l’organe central du groupe mutualiste s’orienterait vers un statut de société coopérative qui permettrait de rentrer dans les clous réglementaires et d’apaiser les tensions internes entre le CM11-CIC et Crédit Mutuel Arkéa.
Angel Ron, le président de l'établissement espagnol a fait état, dans les colonnes du quotidien des affaires américain, de ses ambitions de croissance externe à l'étranger. A l’occasion d’un entretien avec le journal, le dirigeant veut réduire la dépendance de Banco Popular envers le seul marché espagnol. Il prévient toutefois que cette diversification sera «limitée» et concentrée sur l’Amérique latine.
Alors que le premier ministre David Cameron a promis d’organiser un référendum sur le maintien du Royaume-Uni au sein de l’Union européenne dans les deux ans qui viennent, Deutsche Bank a mis en place un groupe de travail pour évaluer les conséquences d’une victoire du «oui» et la possibilité de déménager des pans de ses activités britanniques vers la zone euro (notamment l’Allemagne), affirme le quotidien de la City, citant des responsables du groupe en Grande-Bretagne. Deutsche Bank emploie 9.000 salariés outre-Manche. Selon un porte-parole, des clients ont bien approché l'établissement pour trouver conseil, mais le groupe de travail ne serait pas lié.
Rainer Neske, directeur de la clientèle des particuliers et d’entreprises, va quitter Deutsche Bank cette semaine alors que l’assemblée générale de l'établissement (qui pourrait être houleuse) doit se dérouler jeudi, indique le quotidien économique. La nouvelle stratégie annoncée fin avril prévoit la vente de Postbank et de 200 agences de Deutsche Bank, à laquelle Rainer Neske se serait opposé.
L’autorité de régulation des marchés financiers italien (Consob) devrait donner dans le courant de la semaine son feu vert à l’augmentation de capital de 3 milliards d’euros de Banca Monte dei Paschi, a annoncé lundi le président de cette institution, Giuseppe Vegas. La Banque centrale européenne avait réclamé cette augmentation de capital pour combler le déficit de fonds propres apparus dans le bilan de la troisième banque italienne à l’automne.
Interrogé par L’Agefi, Stéphane Giordano, président de l’Association française des marchés financiers (Amafi), tire les leçons du processus d’adoption de la dernière réforme européenne des marchés, MIF2, censée garantir une meilleure transparence sur les marchés. Présentée en 2011 mais adoptée l’année dernière, la réforme pâtit d’un effet retard selon Stéphane Giordano. « On se retrouve aujourd’hui avec des textes qui sont marqués par un état d’ esprit qui prévalait il y a cinq ou six ans ; or, la réalité économique évolue plus vite que cela », indique le responsable. «MIF a une vision plutôt punitive des marchés financiers et contient des mesures qui pénalisent les apporteurs de liquidité, comme certaines obligations de permanence de cotation pour les market makers. Aujourd’hui, avec l’Union des marchés de capitaux, on est dans une autre vision, fondée sur un partage du risque parmi les intervenants financiers, ce qui suppose davantage de flexibilité dans les marchés financiers, et ne peut fonctionner qu’avec une contribution importante des market makers», ajoute-t-il.Par ailleurs, ajoute Stéphane Giordano, dans l’Union des marchés de capitaux, il est dit que la recherche est nécessaire au financement des petites et moyennes entreprises. Or, MIF2 considère la recherche comme un «avantage», et les mesures proposées en conséquence sont de nature à réduire fortement l’offre en la matière, au détriment de la couverture des petites et moyennes entreprises.
Dans un communiqué, la Société générale a réagi lundi matin aux déclarations révélées par Mediapart, et confirmées à Reuters, d’une commandante de police chargée d’enquêter sur l’affaire Kerviel dans lesquelles elle dit avoir la certitude que la banque ne pouvait ignorer les agissements de son ex-courtier. La «Société Générale s'étonne des déclarations qui auraient été faites par un policier au juge d’instruction parisien en charge des plaintes déposées par Jérôme Kerviel alors qu’il avait lui-même déclaré aux policiers qui l’interrogeaient en janvier 2008 qu’il avait agi seul et à l’insu de sa hiérarchie», indique la banque."L’affaire liée aux agissements frauduleux de Jérôme Kerviel remonte maintenant à plus de sept ans et a fait l’objet de plusieurs décisions de justice qui ont toutes reconnu la culpabilité pénale exclusive de Jérôme Kerviel», ajoute le communiqué.
La banque autrichienne Bawag PSK a exprimé son intérêt pour un rachat de Postbank, dont la maison mère Deutsche Bank prévoit de se séparer au travers d’une introduction en Bourse, rapportent vendredi plusieurs medias allemands. Selon Die Welt, Bawag, bien plus petit que Postbank, s’appuierait sur son actionnaire majoritaire, le capital-investisseur Cerberus Capital Management. Selon Manager Magazin, Bawag pourrait offrir jusqu'à 4,5 milliards d’euros.
Dans un entretien à la version dominicale de la Frankfurter Allgemeine Zeitung, les co-dirigeants de Deutsche Bank excluent de démissionner en dépit des critiques qui pleuvent sur l'établissement. «La meilleure chose que je puisse faire c’est de régler les problèmes», déclare Anshu Jain. Jürgen Fitschen exclu également de quitter son poste alors que son déroule son procès lié à la chute de l’empire des média Kirch en 2002.
La Confédération nationale du Crédit Mutuel (CNCM), structure de tête du groupe bancaire à laquelle sont affiliées les 19 fédérations et la Caisse centrale du Crédit Mutuel, devrait bientôt changer de statut, affirme le quotidien économique. Alors qu’elle a aujourd’hui la forme juridique d’une association, le CM11-CIC (qui rassemble 11 fédérations) souhaiterait la transformer en une société coopérative. Elle pourrait alors fusionner avec la Caisse centrale du Crédit Mutuel, l’organisme national qui gère la solidarité financière du groupe. Les superviseurs français et européen sont circonspects face au statut associatif de la CNCM, rappelle le journal.
Fitch va abaisser sous peu les notes de crédit de plusieurs dizaines de banques européennes, rapporte le quotidien allemand ce matin. Les notes devraient être abaissées d’un à quatre crans. Le journal explique que l’agence de notation entend ainsi tirer les conséquences des réticences affichées par les gouvernements européens à renflouer les banques si elles devaient rencontrer d’importantes difficultés.
L’assureur français évoque la possibilité de développer ses relations bilatérales avec Tracfin, le service de renseignement rattaché à Bercy. Cinquante personnes sont aujourd’hui mobilisées à plein temps sur le sujet de la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme.
La banque autrichienne Bawag PSK a exprimé son intérêt pour un rachat de Postbank , dont la maison mère Deutsche Bank prévoit de se séparer au travers d’une introduction en Bourse, rapportent vendredi plusieurs medias allemands. Die Welt écrit sur son site internet que Bawag est prêt à étudier la possibilité d’un rachat de Postbank, qui est bien plus gros qu’elle, en s’appuyant sur son actionnaire majoritaire, le groupe de capital-investissement Cerberus Capital Management. Selon Manager Magazin, Bawag pourrait offrir jusqu'à 4,5 milliards d’euros.
L’Autorité des marchés financiers (AMF)a publié une mise à jour de la liste des sites internet non autorisés proposant du trading d’options binaires. Pour ces sites, aucun prestataire de services d’investissement autorisé n’a pu être clairement identifié. L’Autorité des marchés financiers met une nouvelle fois en garde les épargnants sur des campagnes publicitaires agressives, sur internet, portant sur le trading d’options binaires et annonçant des rendements très importants dans des délais très courts.La liste complète peut être consultée ici : http://www.amf-france.org/Actualites/Communiques-de-presse/AMF/annee-2015.html?docId=workspace%3A%2F%2FSpacesStore%2F4934a9da-d8a2-466c-b98d-0e7be76788c3
Le Conseil fédéral a approuvé cette semaine la révision de l’ordonnance sur le personnel de l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers FINMA.Le système salarial de la FINMA en vigueur jusqu’ici, qui comprend des parts de salaire variables, est peu adapté à une autorité de surveillance, a noté la FINMA. Les parts variables de salaire seront donc supprimées. Les primes prévues par le budget, qui représentent environ 4 % de la masse salariale, seront utilisées cette année pour augmenter les salaires fixes. Le passage au nouveau système salarial n’entraîne aucune augmentation des coûts. La limite supérieure du salaire fixe maximal sera relevée. Par ailleurs, afin d'éviter d'éventuels conflits d’intérêts lors de départs de collaborateurs pour rejoindre des entreprises dans le monde de la finance notamment, l’ordonnance règle désormais différemment les délais de résiliation. Elle prévoit un délai d’attente (cooling-off) d’au maximum six mois pour certaines positions-clés, en libérant la personne au cours du délai de résiliation. De plus, des délais de carence non rémunérés sont introduits pour les collaborateurs responsables de la surveillance d’un grand établissement financier en particulier. Le délai de carence s’applique lorsque les collaborateurs souhaitent précisément passer au service dudit établissement, précise un communiqué. Les délais d’attente et de carence peuvent, cumulés, atteindre un maximum de douze mois. Une douzaine de personnes environ parmi les collaborateurs de la FINMA sont concernées.
L’Association européenne des fonds d’investissement (EFAMA) a annoncé, ce 13 mai, qu’elle apporte son soutien plein et entier au projet de la Commission européenne visant à mettre en place une Union des marchés de capitaux. Dans sa réponse formelle au questionnaire de la Commission (un vaste document de 46 pages), l’EFAMA salut cette initiative, observant qu’une union des marchés de capitaux intégrée qui réussirait à déverrouiller les capitaux et à les orienter vers les investissements à long terme constituera un grand bénéfice pour les investisseurs, pierre angulaire de l’industrie de la gestion d’actifs. «L’Europe est confronté à un défi important, qui est également une opportunité unique, a commenté Peter de Proft, directeur général de l’EFAMA. Nous accueillons favorablement le fait que les régulateurs de l’Union européenne saisissent à bras le corps les opportunités que l’industrie de la gestion d’actifs offre en termes de soutien à la croissance durable de l’économie et de financement à long terme.»Dans sa réponse, l’EFAMA met également en exergue les conditions qu’elle juge nécessaires pour faire de cette Union des marchés de capitaux une réussite, mettant en particulier l’accent sur le rôle crucial de la promotion de l’épargne de long terme et la création d’un marché unique pour les retraites personnelles. «L’EFAMA pense qu’il est nécessaire d’encourager les citoyens européens à épargner davantage pour la retraite et est convaincue que le développement des retraites privées en Europe est crucial, déclare l’Association dans un communiqué. La création d’un produit européen pour la retraite permettrait d’augmenter le volume d’épargne retraite tout en orientant cette épargne vers les investissements de long terme à travers l’Union européenne.»Pas question pour autant pour l’EFAMA de donner un blanc-seing à la Commission européenne. De fait, l’Association rappelle aux régulateurs européens que «la mise en place d’une taxe sur les transactions financières (TTF) représente un obstacle significatif à la mise en œuvre d’une Union des marchés de capital réussie. «Cette proposition porte un risque significatif qui pourrait causer des distorsions à la création d’un marché unique au sein de l’Union européenne, entraînant le transfert des activités financières en dehors des 11 Etats membres participant à cette taxe ou, si elle est appliquée aux 28 Etats membres, en dehors de l’Union européenne toute entière, s’alarme l’EFAMA. La TFF augmenterait les coûts pour les investisseurs puisque les fonds d’investissements de l’Union européenne deviendront plus chers. Cela mettrait également en danger l’épargne de long terme, la croissance et l’investissement puisque cette taxe orienterait les investissements vers des produits non soumis à la TFF.» L’intégralité de la réponse de l’EFAMA est à consulter à l’adresse suivante: http://www.efama.org/Publications/Public/EFAMA%20response%20to%20CMU%20Green%20Paper.pdf