Confrontées à une régulation internationale de plus en plus contraignante, les banques privées suisses entrevoient malgré tout des opportunités dans le resserrement de l'étau législatif, selon une étude du cabinet KPMG publiée le 16 avril. «Nous sommes convaincus qu’il est possible de réaliser une valeur ajoutée au niveau opérationnel. La standardisation y contribuera, en particulier dans les thèmes du Big Data et de la numérisation», affirme Philipp Rickert, responsable Financial Services et membre de la Direction de KPMG Suisse, cité dans un communiqué.«De plus, du fait de l’automatisation des processus, la qualité du traitement sera meilleure et plus efficiente, ce qui aura un effet positif sur les prestations pour les clients», ajoute-t-il. Les données obtenues fournissent une base intéressante pour déterminer le comportement du client, ses souhaits et ses besoins. «Pour ces raisons, la mise en œuvre de réglementations transnationales ne peut être considérée comme une simple option. Elle revêt au contraire une importance centrale pour un modèle de private banking suisse durable et prospère», poursuit Philipp Rickert.Neuf personnes interrogées sur dix pensent que la mise en œuvre de réglementations transnationales améliorera la réputation de la place financière suisse et favorisera sa reconnaissance en tant que place financière «propre». Pourtant, seulement 26% des sondés estiment que les banques privées suisses auront plus de chances, dans le cadre d’une réglementation homogène au niveau mondial, de se démarquer de leurs concurrents sur le plan international. 73% des sondés sont d’avis que la mise en œuvre devrait se faire selon une approche différenciée et basée sur des principes. La politique, les autorités de réglementation et les banques devraient s’intégrer très tôt et activement dans le processus de réglementation transnational afin de promouvoir la compétitivité du secteur des banques privées.Les deux tiers des personnes interrogées partent du principe que la réglementation créera plus de transparence pour les clients et qu’elle les soutiendra dans le choix et l’évaluation de prestations. 84% supposent que l’offre de prestations sera plus complète et inclura également les activités non courantes pour une banque. Le modèle d’affaires existant doit être examiné de façon critique et être adapté le cas échéant. La grande majorité (90%) des personnes sondées sont d’avis que de plus grandes quantités de données permettront une segmentation de la clientèle dynamique et beaucoup plus différenciée, de sorte que les souhaits et les besoins des clients seront mieux compris. Davantage d’informations sur le client seront de toute façon nécessaires pour garantir le respect des futures réglementations.