En hausse toujours. Pour la quatrième année consécutive, la Médiation de l’AMF a enregistré une augmentation du nombre de dossiers. Sensible en l’occurrence. Les demandes reçues ont atteint le nombre de 1001, soit 10% de plus que l’année précédente. A 969, le nombre de dossiers traités et clôturés augmente également de 10%. 45 % d’entre eux se sont cependant inscrits hors du champ de compétence du médiateur (contre 35% en 2013), signale l’institution qui pointe la complexité pour les épargnants de saisir les frontières de compétence du régulateur boursier et du régulateur bancaire et assurantiel, l’ACPR.Au-delà des motifs de réclamations récurrents– mauvaise exécution ou inexécution d’un ordre de Bourse, transfert des PEA, etc – deux thématiques ont pris une part importante en 2014 : l'épargne salariale et le trading spéculatif sur internet. Dans le premier cas, 117 dossiers ont été recensés contre 42 l’année précédente, portant essentiellement sur l’information sur les frais de tenue de compte, les délais de comptabilisation des avoirs lors d’un déblocage anticipé et les procédures de validation sur internet qui peuvent générer des erreurs de saisie. Dans le cas du trading spéculatif sur internet (sur le Forex ou sur options binaires), la Médiation a compté 141 dossiers, soit une hausse de 60% par rapport à 2013.Côté résultats enfin, le médiateur a rendu 276 avis. Dans 44% de ces dossiers, son avis a été favorable au demandeur et a été suivi par les deux parties dans 94% des cas. Dans 56% des cas, son avis a été défavorable à l’épargnant, «mais cet avis n’a été contesté que dans 6% des cas, soit une proportion stable par rapport à 2013". L’avis favorable du médiateur, une fois suivi par les deux parties, peut revêtir deux formes : soit l’exécution d’une instruction (dans un quart des avis), soit, plus majoritairement, l’indemnisation du préjudice. A ce titre, sur l’ensemble des dossiers clôturés en 2014, les gestes financiers s’échelonnent de 18 € à 53 000 €, avec une moyenne de 5 690 € versés à l’épargnant.A noter que l’année 2015 devrait voir la transposition en France de la nouvelle directive sur la médiation. Celle-ci est appelée à changer fortement l’organisation de la médiation en France, en particulier au-delà de la sphère financière, prévient la Médiation.