Les risques n’ont pas disparu, notamment sur les marchés de dettes souveraines, malgré l’apaisement relatif des tensions sur les tarifs douaniers américains.
Elles ont reculé de 1,4% en mai, ce qui est plus que prévu par les économistes, avec une chute des exportations vers les Etats-Unis pour le deuxième mois consécutif.
La Reserve Bank of Australia a laissé son principal taux directeur inchangé, contre toute attente. Le marché anticipe une prochaine baisse en août et a réduit ses prévisions pour la fin de l’année.
La devise a bénéficié sur la première partie de l’année de l’avance prise par le pays en matière de défense avant que le thème des tarifs douaniers ne prenne le relais et que la banque centrale suédoise se montre plus accommodante.
Le groupe allemand de laboratoires d’analyses a reporté une opération sur des loans, dans un marché encombré et avec des valorisations tendues. Les investisseurs sont plus sélectifs.
La correction d’avril est effacée. Le Panel Crédit de L’Agefi est toujours plus optimiste malgré des valorisations tendues et un environnement incertain, mais les rendements sont attrayants et la demande reste soutenue.
Ces petits Etats, fragiles économiquement et très vulnérables au dérèglement climatique, pourraient bénéficier d’un système mutualisé sous l’égide des banques de développement, afin de libérer des marges budgétaires. Leur accès au marché reste ouvert.
Keir Starmer a finalement soutenu publiquement sa ministre des finances Rachel Reeves, ce qui réduit la pression sur les taux britanniques et permet à la livre sterling et aux actions de se reprendre. Mais la situation budgétaire reste difficile.
L’écart de rendement de la dette italienne avec la référence allemande a basculé sous 100 points de base sur le thème de la convergence des fondamentaux et des ratings. La prime de risque avec la France pourrait encore se resserrer dans les prochains mois.
Les rendements des emprunts d'Etat britanniques ont bondi mercredi, rappelant l’épisode du krach d’octobre 2022. L’absence de soutien du premier ministre Keir Starmer à sa ministre des finances Rachel Reeves a provoqué une correction, les marchés craignant une politique budgétaire moins orthodoxe.