Les émetteurs high yield continuent de se ruer sur le marché de la dette, profitant des conditions très favorables avant la période estivale. La première émission notée CCC de l'année a même eu lieu cette semaine.
La hausse des prix a légèrement crû, atteignant la cible des 2%. L’inflation dans les services a été compensée par l’accalmie de l’énergie et des prix des biens industriels.
Les actions ont retrouvé leurs plus hauts historiques alors que le risque de récession s’est éloigné. L’Europe a surperformé le marché américain. Mais l’environnement reste incertain. La nouvelle vision du monde, imposée par Donald Trump, se reflète dans les taux et les devises.
Les indices PMI de juin montrent une amélioration mais le secteur manufacturier reste en contraction. La Chine bénéficie des restockages avant la mise en place des droits de douane. Davantage de stimulus budgétaire est nécessaire, mais pas certain.
Alors qu'une autre enquête judiciaire est ouverte en Belgique, les investisseurs obligataires ne masquent plus leur grogne. Trois semaines après l’émission de 550 millions d’euros d’obligations, celles-ci ont déjà perdu 13%. Soit près de trois années de rémunération.
Les matières premières et l’énergie affichent une légère progression après un début d’année encore volatil. Mais les écarts sont importants entre l’or, qui brille, et le pétrole, qui continue de sombrer.
Le métal précieux a atteint un record de 3.500 dollars l’once en pleine dispute commerciale. Il plafonne mais se maintient au plus haut. Ses perspectives restent intactes compte tenu des incertitudes macroéconomiques, de la méfiance vis-à-vis du dollar et des risques géopolitiques.
La nomination imminente du successeur de Jerome Powell a été démentie par la Maison-Blanche. Mais le dollar a accentué son repli, notamment face à l'euro. D'autres éléments, comme la macroéconomie, expliquent la glissade du billet vert.
La hausse, à 5% du PIB, de l’objectif des dépenses de défense, actée par l’alliance cette semaine, va compliquer la situation budgétaire des pays les plus fragiles, d’autant que le gain sur la croissance prendra du temps. Même l’Allemagne, qui a de la marge budgétaire, subira la pression du marché sur le coût de sa dette.