La perspective d’une Fed plus accommodante a soutenu les places boursières, notamment Wall Street. Mais les interrogations sur l’indépendance de la Fed et l’imbroglio politique en France ont pesé sur les marchés de taux.
Les places boursières européennes sont stables après un début d’année en fanfare et ont quasiment effacé leur surperformance face à Wall Street. La dynamique de croissance n’est plus en leur faveur. Le risque est même légèrement baissier.
Le président de la Fed a indiqué dans son dernier discours à Jackson Hole, consacré à l’emploi et à l’inflation, qu’une baisse en septembre était désormais possible. Une déclaration très attendue et vivement saluée par le marché.
Les taux longs japonais continuent d’être sous pression après l’inflation de juillet et l’échec du parti au pouvoir aux élections estivales à la Chambre haute. La baisse de la demande internationale pèse aussi sur ces obligations.
Le PIB a reculé de 0,3% en rythme trimestriel entre avril et juin, en raison notamment de la forte baisse de la production industrielle. Les économistes doutent du rebond de l’économie allemande cette année.
Les achats d’option pour se couvrir contre le risque extrême d’une chute de ces valeurs (disaster put) ont fortement augmenté. Même les investisseurs particuliers sont moins enthousiastes.
Washington et Bruxelles ont présenté les détails de leur accord-cadre commercial. Le secteur automobile devrait être taxé à hauteur de 15% et non pas 27,5%. Une exemption qui ne concerne pas les vins et spiritueux. L'Europe ouvre ses portes aux produits américains et investira massivement aux Etats-Unis. Un « grand accord », selon Donald Trump.
Les indices PMI confirment la résilience de l’activité dans le secteur privé en août avec une amélioration notable dans le secteur manufacturier. Mais la croissance reste faible.
Le président de la Fed interviendra pour la dernière fois lors de ce forum qui donne souvent le la de la politique monétaire américaine. Les marchés attendent un signal sur leurs anticipations de deux baisses de taux cette année. Le risque est un discours restrictif.
Les banques centrales continuent de faire face au risque des tarifs douaniers américains mais avec des dynamiques d’inflation différentes, offrant des marges de manœuvre monétaires à géométrie variable.