A court terme, si le risque politique est un handicap, la forte demande pour la classe d’actifs pourrait resserrer davantage les spreads, selon les stratégistes. Mais ces derniers anticipent un écartement d’ici la fin de l’année. Le marché ne prenant pas suffisamment en compte les risques présents.
Le Panel Crédit de L’Agefi n’est plus aussi enthousiaste qu’à la veille de la période estivale. Si les fondamentaux et les flux de capitaux demeurent des soutiens solides, les valorisations inquiètent.
Nvidia, Alphabet, Meta et Microsoft continuent de tirer le secteur tech. Les performances d'Apple, Amazon et surtout Tesla sont plus mitigées. Pour toutes ces valeurs, les niveaux de valorisation inquiètent à nouveau.
Les places boursières ont retrouvé leurs sommets, avec les anticipations de baisses des taux de la Fed. Si des opportunités existent, comme sur les valeurs moyennes, de nouveaux risques incitent les investisseurs à la prudence, sur des marchés bien valorisés.
La sœur de Javier Milei est impliquée dans une affaire de corruption, alors que des élections ont lieu ce dimanche à Buenos Aires avant le scrutin de mi-mandat en octobre. Les investisseurs, qui ont fait de l’Argentine l’un de leurs principaux paris dans les émergents, se montrent prudents.
Les émissions de dette ont atteint un nouveau record quotidien sur le marché primaire de la zone euro, avec notamment deux transactions réalisées par l’Italie et le Royaume-Uni malgré les tensions sur les marchés de taux.
L’or a atteint un nouveau record mardi, dépassant pour la première fois les 3.500 dollars l’once au comptant. L’argent est à un plus haut de quatorze ans. Tous deux bénéficient de la recherche d’actifs refuges face aux risques géopolitiques et politiques et à l’incertitude économique.
Le rendement des Gilts à 30 ans se tend à 5,7%, un plus haut depuis 1998, dans un contexte mondial de craintes sur les dettes publiques. Les investisseurs s'interrogent sur la capacité de la ministre des Finances britannique à tenir ses engagements budgétaires.
Le marché primaire obligataire corporate euro a démarré en trombe, dominé par les entreprises tricolores. Les bonnes conditions de financement et la perspective d’une nouvelle impasse politique en France les incitent à accélérer leurs transactions.