Pour la deuxième année, le marché de l’assurance grands risques se dirige vers un assouplissement. Les renouvellements de janvier 2026 devraient donner lieu à de nouvelles baisses de tarifs, notamment sur les couvertures cyber.
La sinistralité et les pertes assurées ne cessent de s’accentuer d’année en année. Qu’il s’agisse du risque climatique, des dépenses de santé ou des frais de réparations automobiles, l’inflation des coûts contraint les assureurs à adapter leurs modèles au-delà de simples ajustements tarifaires.
Si l’abaissement de la note de la France par l’agence Fitch de AA- à A+ a peu de conséquences directes sur les banques tricolores, il accroît leur sensibilité à leur environnement opérationnel et à d’éventuelles révisions macroéconomiques négatives.
L’un des plus grands assureurs dommages aux particuliers des Etats-Unis voit ses «cat bonds» enregistrer des pertes avant impôts de 2,4 milliards de dollars sur la période d’avril à août 2025. Sans toutefois consommer toute sa couverture de réassurance.
Captive d’assurance ou de réassurance et couvertures paramétriques ou structurées constituent autant de compléments à l’assurance traditionnelle. Disposant d’atouts spécifiques, notamment financiers, ces possibilités suscitent un regain d’intérêt de la part des entreprises, mais aussi des assureurs.
Le quatrième réassureur mondial affûte sa stratégie en matière de solutions de réassurance alternatives. Bien décidé à développer ses activités sur le marché des Insurance-Linked Securities (ILS), il multiplie les initiatives au travers notamment d'une obligation catastrophe d’un nouveau genre.
A l’approche d’un vote crucial du Conseil fédéral helvète sur la date d’entrée en vigueur de nouvelles règles prudentielles, UBS, directement concernée, tâte le terrain outre-Atlantique.
La maïeutique de la réforme de la protection sociale complémentaire de la fonction publique d’Etat aura été longue, complexe et parfois surprenante. Une chose est sûre, elle aura contribué à transformer le marché des complémentaires santé prévoyance.
L’insurtech profite de la réforme de la protection sociale dans la fonction publique pour doper sa stratégie fondée sur la croissance et le volume. Un pari qui se joue à quitte ou double pour l’assureur, dont la rentabilité n’est toujours pas acquise.
Les Rendez-Vous de Septembre de Monte-Carlo, grand-messe de la réassurance ouvrant le bal des négociations des traités pour l’année à venir, se sont tenus sous le signe de la quête de croissance. Un contexte de marché assoupli dont les cédantes devraient pouvoir profiter.