Fin observateur et acteur de la gestion d’actifs depuis plus de 30 ans, le président de Comgest, Arnaud Cosserat, décrypte l’évolution de cette activité à l’aune de la crise. Le dirigeant dévoile aussi les ambitions de sa société tant sur le plan de la gestion que sur l’amélioration de sa renommée à l’international.
Dans un entretien à NewsManagers, Michael Israel et Sidney Oury font le point sur l’activité d’IVO Capital Partners, société qu’ils ont fondée en 2012, et dont ils sont respectivement président et directeur général. La société de gestion française spécialiste de la dette gère environ 950 millions d’euros d’encours. Elle a développé dernièrement plusieurs activités de niche comme le litigation finance et la venture debt. Elle pourrait s’ouvrir à d’autres classes d’actifs, dont les actions. Pour se développer, toutes les options sont sur la table.
Christophe Girondel, responsable mondial de l'activité Institutionnels et Distribution chez Nordea Asset Management, détaille l'activité du groupe et ses ambitions de développement.
Lionel Aeschlimann, associé gérant de Mirabaud, et Isabelle Richard, la nouvelle directrice générale déléguée et directrice du développement de Mirabaud AM France, font le point pour NewsManagers sur l’activité gestion d’actifs et sa transformaton au sein de la banque privée suisse. Alors que le premier trimestre a été « excellent », des débuts prometteurs se font sentir en Europe du Nord.
La filiale française du suisse Bordier & Cie a connu une année record en termes de collecte. Son directeur général, Christophe Burtin, dévoile ses axes de développement, tant internes qu'externes, pour maintenir sa croissance.
Adrien Dumas a pratiqué le rugby pendant près de 10 ans. A l’approche de la quarantaine, il a préféré s’adonner à des sports moins «rugueux», selon ses termes. Mais le nouveau directeur de la gestion de Mandarine Gestion a conservé de cette véritable passion le souci du collectif et les qualités d’un troisième ligne centre, le poste qu’il occupait. Aussi appelé numéro 8, le troisième ligne centre «est un joueur qui fait partie des avants, dont il est l’un des éléments les plus importants sur le plan tactique», peut-on lire sur Wikipedia. «Il a un rôle d’animateur et d’organisateur», confirme Adrien Dumas, qui était aussi capitaine de son équipe. Une position qu’il affectionne aussi dans sa vie professionnelle… à condition d’obtenir la bénédiction de sa hiérarchie et de ses équipes. «Il est important d’être légitime auprès des personnes qui vous entourent en interne», glisse Adrien Dumas. Le passionné de rugby tire aussi sa légitimité de son parcours. Né en Auvergne, Adrien Dumas est issu d’un milieu «assez éloigné de la finance», dit-il. Ses grands-parents étaient agriculteurs et ses parents travaillaient dans la réinsertion sociale et la réintégration de travailleurs handicapés. Pendant son enfance, la famille d’Adrien Dumas déménage souvent, mais reste dans le Sud-Ouest de la France, son fief, où sa passion pour le rugby naîtra et s’épanouira. «Cela fait partie des choses qui m’ont éduquées, fait grandir», souligne-t-il. Des études à l’Edhec La finance s’imposera dans ses études pour étancher «sa soif de comprendre le monde». Après avoir hésité avec labiologie, il se tourne vers une prépa HEC, qui lui permet ensuite d’intégrer l’Edhec. Entre les campus de Nice et de Lille, le choix est vite fait. Adrien Dumas jette son dévolu sur la cité azuréenne pour sa spécialisation financière et son cursus en anglais. La proximité de «Nissa la Bella» avec la mer et la montagne ne le laisse pas non plus indifférent… Adrien Dumas est plutôt montagne. Entre deux révisions, il passe ses week-ends à découvrir l’arrière-pays niçois. Il préside d’ailleurs au sein de l’école de commerce l’association qui organise les événements de trails en montagne. Pour son année de césure, Adrien Dumas quitte le Sud-Est de la France pour rejoindre Londres. Il y intègre Sgam, la société de gestion de Société Générale qui a depuis été absorbée dans Amundi. Il travaille avec un gérant dans l’équipe actions émergentes, «une chance», selon lui. «C’était passionnant et très enrichissant.Cela a conforté mon intérêt pour ce métier», se souvient-il. Adrien Dumas aurait pu transformer l’essai chez Sgam où on lui offre un poste. Mais il renonce à Londres pour Paris, où sa conjointe a déjà trouvé un emploi. Sa rencontre avec les équipes de La Financière de l’Echiquier achève de le convaincre de s’installer dans la capitale française. Huit ans à la Financière de l’Echiquier Chez LFDE, qu’il intègre en 2007, Adrien Dumas trouve une entreprise à taille plus humaine. Il y est le 80ème employé. Quatre ans après son arrivée, il est nommé gérant avec comme mission de développer une gamme de produits internationaux. Il continue de découvrir et comprendre le monde, notamment grâce à de longs séjours à l’étranger. «Cela a été une école très formatrice. J’y ai beaucoup appris et progressé, car on m’a rapidement confié des responsabilités», relate-t-il. «De plus, j’ai pu réconcilier ma vision extra financière et ma vision financière de mon métier », ajoute-t-il. Adrien Dumas développe en effet très tôt un tropisme pour les enjeux environnementaux et sociaux, notamment alimenté par l’activité de ses parents. «La notion d’insertion sociale m’a toujours interrogée», assure le directeur de la gestion. «On l’oppose souvent à la finance. Mais je ne pense pas que cela soit le cas. Je le retrouve d’ailleurs chez Mandarine avec les investissements non-cotés solidaires», argumente-t-il. «Cela a toujours fait partie de ma façon d’approcher les investissements et de bien mesurer la qualité des entreprises», poursuit-il. Huit ans après son arrivée, Adrien Dumas met fin à l’aventure LFDE, pour intégrer Axa dont il gère les fonds propres. Il y renforce encore son intérêt pour les critères extra-financiers. «Quand vous gérez des fonds propres, il y a de vrais enjeux de réputation. L’analyse extra-financière prend donc toute son importance», commente-t-il. Le choix Mandarine Gestion Deux ans plus tard, en 2018, Adrien Dumas rejoint Mandarine Gestion, après avoir rencontré son fondateur emblématique, Marc Renaud, à plusieurs reprises. «Ce qui m’a plu chez Mandarine, c’est leur taille plus accessible. En allant chez Axa, j’étais retourné dans un grand groupe très organisé. J’avais envie de renouer avec une maison de gestion qui confie des responsabilités et où je pouvais apporter ma vision internationale, accélérer les sujets extra-financiers, historiquement au cœur de la démarche de Mandarine », explique-t-il. Il y découvre aussi des valeurs qui lui correspondent. «J’ai retrouvé cette ambiance de sport collectif, cet environnement de travail collaboratif autour d’un projet commun. Les employés sont actionnaires. C’est très enthousiasmant», se réjouit-il. Chez Mandarine, Adrien Dumas peut exprimer pleinement son approche extra-financière de la gestion. Il se sent aussi plus libre de communiquer sur le sujet, à la faveur de l’intérêt croissant des investisseurs. Il gère des fonds actions et devient rapidement responsable de l'équipe «croissance». Et puis, début janvier 2021, Marc Renaud choisit de lui confier le poste de directeur de la gestion qu’il occupait depuis la création de la société treize ans plus tôt. Il s’agit d’un petit événement dans le secteur de la gestion d’actifs. Pour Adrien Dumas, c’est «une grande marque de confiance». «Cela validait ma décision de rejoindre Mandarine et le projet autour de Marc et de Rémi [Leservoisier] », ajoute-t-il. Le nouveau CIO se dit aussi «très fier» que Mandarine soit l’une des premières sociétés de gestion à confier le rôle de directeur de la gestion à un gérant qui pratique l’extra-financier. «C’est un signe fort. Cela montre que le sujet est important et clair pour nous», s’enthousiasme-t-il. Quand je suis arrivé chez Mandarine, devenir CIO n’était pas un objectif. Succéder au patron peut sembler délicat. Mais Adrien Dumas assure que Marc Renaud lui laisse toute la latitude dont il a besoin. D’autant que cette promotion s’est faite naturellement. «Quand je suis arrivé chez Mandarine, devenir CIO n’était pas un objectif. Mais je savais que si les choses se passaient bien, je pourrais grandir et évoluer de manière progressive et naturelle», raconte-t-il. «Je crois très fortement en l’autonomisation et la responsabilisation des gens», renchérit le CIO. «Avoir confiance dans la capacité des gens à grandir et faire avancer l’équipe est très important. Cela donne un sens au projet collectif. Il faut que chacun soit convaincu de la réussite du projet pour réussir», insiste-t-il. Ces valeurs, inspirées du rugby, Adrien Dumas les met en œuvre dans la gestion de son équipe, laquelle ne compte pas (encore) 15 gérants comme au rugby qu’il pratiquait, mais dix, avec des expériences très variées. «Je me vois plutôt comme un animateur d’équipe plutôt que comme un chef. Pour que chacun puisse avancer », décrit-il. Adrien Dumas conserve le contact avec le terrain en continuant de gérer des portefeuilles. «C’était la condition sine qua non. Ce que j’apprécie, ce n’est pas l’organisation pyramidale. Cela fait partie de ma légitimité aussi. Si un manager perd l’opérationnel, il n’est plus dans la réalité de ses équipes», souligne-t-il. La montagne pour s'échapper Pour garder les pieds sur terre, mais aussi souffler, Adrien Dumas continue de pratiquer les sports de montagne qu’il affectionnait pendant ses études. «La montagne est une bonne façon de prendre de la hauteur, de respirer…», sourit-il. «La finance est un métier très prenant, intense, où l’on apprend tous les jours et où il n’y a pas de limite en termes d’heures de travail. Avoir les moyens de s’extraire de cela est très important», insiste-t-il. Ses deux enfants en bas âge (3 et 8 ans) sont aussi unpuissant rappel à l’ordre. «Les enfants m’ont ouvert les yeux sur la nécessité d’avoir un meilleur équilibre entre la vie personnelle et la vie professionnelle», admet-il. Il avoue d’ailleurs avoir apprécié de passer davantage de temps avec eux à l’occasion du confinement, qu’il a de fait plutôt bien vécu. Pour s’évader en cette période contrainte, il s’est plongé dans les livres. Parmi ses lectures favorites figurent de nombreuses biographies, comme celles d’Edouard Philippe ou du patron de Netflix, qui l’inspirent. En tant que jeune parent bien occupé, la vie nocturne parisienne ne lui a pas trop manqué… Mais il ne refusera pas une «bonne bouffe» lorsque les restaurants rouvriront. Et il a hâte de pouvoir refaire du sport entre amis… Peut-être un match de rugby?
Dans un entretien à NewsManagers, Furio Pietribiasi présente Mediolanum International Funds Limited, la société de gestion du groupe italien Mediolanum. Basée à Dublin, elle gère la quasi-totalité de ses 49 milliards d’euros par le biais de la multigestion. Dernièrement, MIFL a délégué 1 milliard d’euros à trois boutiques britanniques et 380 millions d’euros à deux boutiques américaines. D’autres délégations devraient suivre.
Métropole Gestion, une société spécialisée sur la gestion value, a vu ses encours baisser de plus de 5 milliards, à son plus haut, à 1,3 milliard fin 2020. Avec le retour des investisseurs sur la "value" depuis l'an dernier, Isabel Levy, directrice générale déléguée de Métropole Gestion, explique pourquoi la société indépendante est parmi les mieux placées pour profiter de ce regain d'appétit. Elle dévoile par ailleurs de nouveaux développements commerciaux aux Etats-Unis.
Les encours sous gestion de Swiss Life Asset Managers France ont progressé de 6% en 2020, portés aux deux-tiers par le segment de l'immobilier. La société, qui s'est renforcée cette année avec de nombreuses arrivées, réfléchit à diversifier ses expertises par des acquisitions, notamment sur l'immobilier, indique à NewsManagers Frédéric Bôl, le président du directoire.
Créé il y a un peu plus d'un an, le bureau parisien de Vontobel AM vient de gagner un premier mandat en sub-advisory auprès de BNP Paribas AM. Thibault Amand, son directeur commercial, nous détaille sa stratégie auprès de cette clientèle wholesale.
Piloté par l’ancienne ministre de la Culture de François Hollande, Korelya Capital va pouvoir bénéficier d’un apport de 100 millions d’euros de Naver pour son deuxième fonds.
Après une belle année 2020 malgré le contexte, Financière Arbevel ouvre sa première succursale à l'étranger. Jean-Baptiste Delabare, son président, s'exprime également sur le développement de la gestion alternative et la labellisation de ses fonds.
Le pôle de gestion Multi-Actifs, Quantitatif et Solutions (MAQS) de BNP Paribas Asset Management pilotera la plateforme AMSelect dont le lancement est prévu pour juin. Denis Panel, le responsable de MAQS revient sur les ambitions du groupe en la matière et sur le fort développement du pôle.
Le dirigeant du Crédit Mutuel Equity revient sur les ambitions du groupe en matière d’infrastructure, tout en réaffirmant ses affinités avec l’investissement de long terme.
Florian de Sigy, associé de Flexam Invest, une société spécialisée dans les actifs tangibles industriels, analyse pour NewsManagers la façon dont se comportent les actifs de niche des infrastructures mobiles en Europe.
En octobre dernier, Cyrille Carrière et Cyril de Vanssay, qui géraient plus de 4 milliards d’euros au sein de Groupama Asset Management, ont lancé leur société de gestion avec un ex-collègue et des anciens d’Amiral Gestion. Alors que Lonvia Capital vient de franchir les 100 millions d'euros d'encours, Cyrille Carrière, président et directeur de la gestion, et Jean-Baptiste Barenton, le directeur général, expliquent pourquoi ils ont choisi l’aventure entrepreneuriale. Ils ne se limiteront pas, par ailleurs, aux petites et moyennes valeurs européennes.
Sonia Fasolo a rejoint en septembre dernier Eleva Capital, la société de gestion fondée par Eric Bendahan, pour être gérante de fonds actions européennes ISR, après plusieurs années passées au sein de La Financière de l’Echiquier. Elle raconte à NewsManagers les étapes de son parcours professionnel qui l'ont conduite à devenir une spécialiste de l'investissement durable en France.
L'émergence de nouvelles valeurs chez les investisseurs, comme l'ESG ou la révolte des petits actionnaires lors de l'épisode Gamestop, conforte le hedge fund Quantology Capital dans son analyse comportementaliste des marchés. Julien Messias, cofondateur et responsable de la recherche, décrit comment les marchés sont de plus en plus influencés par la psychologie de ses constituants, et détaille des ambitions commerciales tous azimuts.
Geoffrey Baudeux, le responsable de la practice Financial Services au sein du cabinet de recrutement Lincoln, détaille les évolutions du marché du travail de la gestion d'actifs en France. Hausse de la demande pour les fonds passifs et actifs réels, continuité de l'effet Brexit, émergence du télétravail... les transformations sont nombreuses.
Marc Renaud, fondateur et président-directeur général de Mandarine Gestion, explique ce qui l'a motivé à déléguer ses fonctions de directeur de la gestion et la façon dont la société de gestion compte renouer avec la croissance de ses encours.
En septembre 2020, l’Association de la gestion financière (AFG) publiait sa première étude sur la mixité dans les sociétés de gestion. On y apprenait entre autres que les femmes accèdent peu souvent à des postes à responsabilité et que les trois quarts des plus hautes rémunérations sont attribuées aux hommes. Dominique de Préneuf, le directeur général de l’AFG, et Marine Palies, inclusion & diversity leader chez Allianz Global Investors, tous les deux membres du groupe de travail de l’AFG sur la diversité, reviennent sur ces sujets pour NewsManagers.
Marco Morelli est de ces hommes qui mènent de front plusieurs vies à la fois. La plus prenante en ce moment ? La direction d’Axa IM, la société de gestion du géant de l’assurance Axa dont il a pris la tête il y a à peine six mois. Les autres? Pêle-mêle, écrivain-essayiste, professeur, coach, administrateur, vice-président d’une fondation, sans oublier époux et père de 4 enfants… Et par le passé? On l’a surtout connu pour avoir dirigé pendant 4 ans la plus ancienne banque du monde, la noble Monte dei Paschi di Siena fondée en 1472. Lorsqu’il est contacté en 2016 par le ministre italien des Finances de l'époque et par les actionnaires de MPS (dont Axa), il est alors vice-président Europe, Moyen-Orient et Afrique et directeur général Italie de la banque d’investissement de Bank of America Merrill Lynch. A compter de ce mois de septembre 2016, il aura la lourde tâche de redonner confiance aux employés, clients et investisseurs de MPS, qui n’est alors plus que l’ombre d’elle-même, emportée par la crise de la dette européenne et finalement nationalisée en 2017. «C’était un moment très difficile pour la banque, se rappelle-t-il. Il fallait ouvrir des discussions avec la Commission européenne, la BCE et le gouvernement italien pour mettre en place le plan de restructuration et de sauvetage de MPS». Mais il estime avoir «bien travaillé», compte tenu de la situation à son arrivée, en proposant différentes solutions pour que l’Etat puisse, in fine, sortir convenablement du capital de MPS avant la fin du plan de sauvetage prévue pour fin 2021. Une échéance à laquelle l’Italien n’assistera pas, n’ayant pas souhaité prolonger son mandat de quatre ans. «C’était une expérience très prenante, tant sur le plan professionnel que personnel. J’ai pour habitude de dire qu’un an passé chez MPS durant cette période, c’est l’équivalent de sept années d’une situation normale!» Le monde anglo-saxon a une façon de travailler qui est très carrée, très organisée et où le mérite compte beaucoup. En début de carrière, cela donne des références, une base solide Agé aujourd’hui de 59 ans, il regarde avec amusement ses débuts dans la finance, lui qui n’avait au départ «aucune idée claire sur ce que pouvait être une trajectoire professionnelle». Romain d’origine, il part très rapidement à Londres, son diplôme de l’Université Luiss obtenu suivi d’une brève expérience bruxelloise chez KPMG. Il entre à la fin des années 80 chez l’ex-Samuel Montagu. «Quand je suis arrivé à la City, on était quatre ou cinq Italiens maximum. La finance, c’est traditionnellement un métier d’anglo-saxons», s’amuse-t-il. Il détonne donc un peu dans cet environnement, mais il comprend très vite les codes du métier. «Le monde anglo-saxon a une façon de travailler qui est très carrée, très organisée et où le mérite compte beaucoup. En début de carrière, cela donne des références, une base solide. C’était pour moi une formation extraordinaire à la fois sur le plan technique mais aussi sur le leadership, sur la façon de se comporter en entreprise, et sur la communication». Il apprend alors à gérer les priorités, être factuel, communiquer de la façon la plus lisible possible, s’inspirant de tous ceux qui l’entourent, qu’ils soient ses supérieurs hiérarchiques, ses pairs ou les membres de ses équipes au sein de tous les pays qu’il traverse. Cette «formation» l’entrainera ensuite à gravir rapidement les échelons chez UBS, JP Morgan, ou encore Intesa SanPaolo (dont il sera le directeur général adjoint pendant deux ans) . Retour à l’université Elle explique aussi aujourd’hui son appétence à donner des conseils sur le développement professionnel et personnel à ses étudiants. Depuis huit ans, il est en effet professeur adjoint à la faculté d'économie et de finance de l’université Luiss à Rome. S’il y délivre avant tout des cours en «Equity markets and alternative investments» devant uneclassede 120 élèves, il se réserve toujours 2 ou 3 cours à la fin de l’année pour parler des sujets de carrière en entreprise. «Il s’agit de parler des choses qu’il faut avoir en tête quand on commence à travailler. En Italie, les universités sont très bien sur les outils et le contenu, mais elles manquent parfois encore un peu d’instruction envers les jeunes sur les compétences relationnelles», explique-t-il. Septembre 2017 : Marco Morelli reçoit le prix de l’Alumni de l’année par l’Université LUISS.Ce partage d’expérience il le transmet aussi à travers ses livres, deux à son actif. Le premier, intitulé «Capi, colleghi, carriere. Questi sconosciuti», ou autrement dit «Patron, collègues, carrière. Ces étrangers» traite avec un ton humoristique, voire parfois sarcastique, desprototypes de chefs et collègues que l’on peut rencontrer parfois et de la façon de maitriser ou gérer sa carrière professionnelle. Le second, consiste en des commentaires avec une vue manageriale du célèbre traité de stratégie militaire chinois, «L’Art de la guerre» de Sun Tzu. Vendu dès sa parution à plusieurs milliers d’exemplaires, une seconde édition est en cours. Outre les cours et les bouquins, il consacre aussi son temps libre à une fondation. Tout a commencé il y a environ 10 ans. Marco Morelli est alors entre deux «jobs». Il sort de la direction générale adjointe d’Intesa San Paolo et a quelques mois de libre avant de rentrer de nouveau dans un métier où on manipule les milliards, chez Bank of America. Il veut se consacrer à des œuvres caritatives. Il entre alors en contact avec un prêtre responsable d’une prison pour jeunes à Milan auprès de qui il commence à «travailler». Quelques années plus tard, le dirigeant s’est pris au jeu et franchit un pas supplémentaire. Les deux hommes créent une fondation afin de solliciter des investisseurs pour les aider à financer leurs projets. Marco Morelli en prend la vice-présidence et la fondation utilise l’argent levé pour aider les jeunes à se réinsérer dans la société et financer des centres de désintoxication. Il lui reste alors peu de temps pour se consacrer à sa famille «sa bouffée d’oxygène où on ne parle jamais finance», ou au ski, dont il est un fervent adepte. Peut-être le verrez-vous revenir dans les bureaux d’Axa IM d’un footing le matin qu’il aura entamé vers 6h30, «le seul moment où le téléphone ne sonne pas et les mails n’arrivent pas»…
Le suédois MFEX, qui a vu le fonds Nordic Capital entrer à son capital en 2018, a multiplié depuis les acquisitions. Le français Jean Devambez, qui a été nommé récemment directeur général de MFEX, explique à NewsManagers ses projets et sa vision du marché. Celui-ci pilote les opérations depuis Paris où le groupe a ouvert un bureau il y a quelques années.
L'équipe française de Sagard analyse l'impact de la crise du Covid-19 tant sur le marché du private equity hexagonal, que sur ses relations avec ses participations, et ses nouveaux réflexes lors des due diligences. Elle esquisse également sa stratégie pour l'année à venir.
Anne-Laure Frischlander-Jacobson, directrice générale de BNY Mellon Investment Management en France, fait pour NewsManagers le bilan de 2020 et évoque les projets pour cette année. La société mise sur trois nouvelles franchises : gestion thématique, gestion ESG et « efficient beta ».