Emmanuelle Mourey, présidente du directoire de LBPAM revient sur la fusion prévue avec Ostrum dans les stratégie obligataires et le devenir du futur LBP AM Alpha.
Dans un entretien à NewsManagers, Jean-Philippe Debas, président d’Equalis Capital, revient sur la décision de sa société de suspendre les valeurs liquidatives de certains FCPE d’actionnariat salarié d’entreprises non cotées.
Dans le contexte actuel de crise, Olivier Pauchaut, Managing Director en charge du secteur financier chez Bryan Garnier & Co, répond aux questions de NewsManagers pour mieux comprendre la situation des marchés financiers.
Lorsque nous nous retrouvons pour parler de son parcours, c’est non sans une certaine pointe de nostalgie que Dominique Leprévots, le président d’UBP AM France, évoque son adolescence et sa vie de jeune adulte. Il est alors passionné par l’équitation et passe des heures à s’entrainer chaque semaine pour des concours hippiques de haut niveau, avec une spécialisation: le saut d’obstacles. C’est tout naturellement qu’il s’engage après le Bac dans la voie d’études vétérinaire. Mais revers de médaille si l’on peut dire, cette passion le fait échouer au concours pour entrer à l’école vétérinaire. «Je montais trop à cheval», reconnait-il. Cette passion des sauts d’obstacles, ce « Parisien depuis toujours», qui va aujourd’hui sur ses 59 ans, devra finalement la mettre de côté. «Ma passion, aujourd’hui, c’est ma famille, ma femme et mes trois enfants», dit-il. Pourtant, à regarder de plus près, on sent bien que la finance a été aussi un excellent moteur de vie, parsemé lui aussi d’obstacles à franchir. Après sa tentative avortée de devenir vétérinaire, Dominique Leprévots se réoriente vers Science Po de 1981 à 1984 puis HEC de 1986 à 1987. C’est durant ses études à HEC qu’il abandonne les concours hippiques. «Je régressais de plus en plus car j’avais de moins en moins de temps pour m’entraîner. Du coup, cela m’amusait moins», dit-il. Il tombe dans la finance à la Banque Indosuez à l’occasion d’un stage sur le Matif dont il garde un très bon souvenir, puis est recruté en tant que gérant d’OPCVM. En 1991, il intègre la BMA (Banque de marché et d’arbitrage) où il est responsable de la gestion d’OPCVM. Les choses s’accélèrent alors avec la multiplication des opérations de cessions/acquisitions et restructurations dans le monde de la finance en pleine révolution… à en donner le tournis. La BMA se révélant vite être un ange déchu, il change d’employeur pour rejoindre la Banque Saga fusionnée quelques mois plus tard dans la Banque Colbert (de 1993 à 1995), elle-même filiale d’Altus où Dominique Leprévots rencontre Jean-François Hénin, surnommé «le Mozart de la finance». J’ai changé plusieurs fois d’entreprise et de patrons, alors que je restais dans le même bureau, cela a fini par me lasser. Banque Colbert a alors vu son activité d’asset management cédée à Natwest pour devenir Natwest Sellier Gestion de 1993 à 1997 puisque Natwest opérait en France via l’agent de change Sellier. Natwest avait peu avant rachetéGartmor à la banque Indosuez peu avant que Dominique ne quitte cet établissement; la boucle était bouclée… mais le mouvement a continué puisque Natwest finit par vendre son activité d’asset management à BBL qui dans la foulée est lui-même racheté par ING. «J’ai changé plusieurs fois d’entreprise et de patron, alors que je restais dans le même bureau, cela a fini par me lasser», raconte Dominique Leprévots. Il décide alors de «prendre son destin en main» et de construire un projet entrepreneurial. Après des expériences avec des Anglais, des Français, des Belges et des Néerlandais, il préfère s’orienter vers les Suisses francophones réputés être des partenaires de plus longue durée et plus fiables. Avec François-Xavier Bouis, aujourd’hui connu pour être le fondateur de la Financière Jacques Cœur, ils partent rencontrer les banques suisses entre fin 1997 et début 1998. «Nous voulions leur proposer d’ouvrir une filiale de gestion en France en direction des investisseurs institutionnels». Ils rencontrent alors quatre ou cinq banques privées différentes mais c’est UBP qui se révèle la plus prompte à réagir. Edgar de Piccioto, le fondateur de l’Union bancaire privée (UBP), accepte de créer une vraie société de gestion avec des moyens de gestion de portefeuilles. «Cela s’est fait très vite, alors que nous avions commencé à discuter en février 1998, nous avons eu notre agrément COB le 18 juillet de la même année. Je m’en souviens bien car c’est le jour de mon anniversaire», relate Dominique Leprévots. Les équipes d’UBP qui accompagnent Dominique et François-Xavier découvrent alors un Paris survolté en pleine Coupe du Monde de football. L’inauguration de la filiale est organisée au Musée Jacquemart-André en présence de l’ancien directeur général de la banque centrale de Suisse Jean Zwahlen. «Il nous a beaucoup aidé», affirme Dominique Leprévots. A tel point qu’il est d’ailleurs aujourd’hui conseiller d’UBP sur l’Asie. Création d’UBI en France Mais la création d’UBP AM France se fera d’abord sous le nom d’UBI. «Il était impossible d’utiliser le nom d’UBP car une autre société le portait en France: l’Union de banques à Paris, une filiale du CCF», explique Dominique Leprévots. Comme il avait été décidé de faire de la filiale UBI, le centre d’expertise pour les convertibles pour le groupe, est alors recruté Jean-Edouard Reymond, un spécialiste des convertibles qui venait de l’ancien Demachy Worms. «C’est une histoire de 20 ans qui a commencé entre nous et qui s’est terminée l’an dernier», se rappelle Dominique Leprévots. Ce dernier est rappelé quelques temps à Genève début 2002 en tant que responsable des équipes de gestion d’UBP Gestion Institutionnelle puis revient en France en 2003 lorsque François-Xavier s’en va créer La Financière Jacques Coeur. Le business model de la filiale française est alors revu et la croissance s’accélère de nouveau en axant les expertises sur les actions japonaises et américaines, gérées par des prestataires externes. Mais la crise de 2007-2008 éclate et rompt la dynamique. Les clients sont inquiets car l’expertise actions américaines était déléguée à Neuberger, rachetée par Lehman Brothers peu temps avant sa faillite. «Les années 2008 et 2009 ont été très difficiles, mais le groupe a su rebondir en investissant en moyens humains et informatiques», se souvient le dirigeant. La nouvelle organisation permet de profiter pleinement du rebond de 2011, notamment sur les convertibles. «Depuis nous sommes en croissance régulière», souligne Dominique Leprévots qui ajoute n’avoir jamais regretté le choix d’UBP comme partenaire. «Sa flexibilité nous a permis de traverser toutes les phases de marché», conclut-il. La mélancolie ne vaut pas pour tout...
Atteindre le milliard d'euros conseillé, développer des offres sur de nouvelles segmentations, et étendre sa clientèle aux petits institutionnels, les chantiers d'Olivier Mézière, le responsable du conseil en allocation d'actifs du Crédit Agricole Brie Picardie, sont nombreux pour 2020.
Philippe Couvrecelle a fait un joli coup il y a quelques jours en annonçant le rachat par la société qu’il a fondée, IM Global Partner, de la célèbre gamme Oyster au Luxembourg. Parcours d’un homme pour qui la multigestion est un fil conducteur.
Jennifer Wu a rejoint J.P. Morgan Asset Management il y a un peu plus d’un an en tant que responsable mondiale de l’investissement durable. Elle travaille sur trois projets qui doivent se concrétiser cette année.
Sébastien Barbe, président du directoire d’Arkea IS fait le point sur l’activité du groupe. Création d’une activité immobilière, politique ESG ou évolution du marché de la gestion de fortune, le dirigeant partage sa vision.
L’année 2020 va être chargée pour Jérôme Glodas, le fondateur de MyFunds Office. Développement d'un nouveau modèle d'affaires pour le robo advisor Marie Quantier, lancement de la première "Manco" française, ouverture d’un bureau à New-York… Le "third party marketer" veut changer de dimension.
René Kassis, le directeur de la gestion de dette pour l'infrastructure, l'immobilier et dette d'entreprise de La Banque Postale Asset Management, livre ses réflexions en cours pour construire son prochain millésime, entre impact investing, outils de reporting ESG, et diversification des profils de risques. Son activité n'est pas concernée par le rapprochement des actifs obligataires de LBPAM avec Ostrum.
Arnaud de Langautier, président d'Amplegest prépare un nouveau plan de développement pour sa société de gestion. L'étranger et l'ESG en seront des composants inévitables.
Alors qu'Unigestion vient de conclure des partenariats de distribution avec Allianz en Italie et l'américain John Hancock Investment Management, Fiona Frick, directrice générale d’Unigestion, explique sa stratégie de développement et fait un point sur l'activité du groupe suisse.
Le directeur de la recherche en actions (EMEA) et en ESG de Goldman Sachs, John Sawtell, était présent à Paris en novembre dernier pour le 21st Century Risk Forum, organisé par sa firme. L'occasion pour Newsmanagers de l'interroger sur son approche de l'analyse ESG, entre pertinence des mesures et manque de standardisation des métriques.
Ignacio de la Maza, responsable de la distribution Europe et Amérique latine de Janus Henderson, fait un point sur le développement de la société de gestion dans ces zones. Avec 2 milliards d’euros d’encours, la France est le quatrième marché européen. Il réfléchit à un éventuel lancement d'un ETF en Europe.
Jean-Philippe Dorp, président de CFA Society France, revient sur les conséquences de MIF2 sur le secteur de la recherche financière et s'inquiète à la fois de la baisse du nombre d'analystes et du développement de la recherche sponsorisée sans cadre réglementaire.
Le concepteur du concours "The Robot of the Year" a lancé une société de private equity spécialisée en intelligence artificielle et robotique et qui se veut à impact positif.
Nommé à la direction de la finance responsable d'OFI AM au mois de mai, Alain Pitous détaille à NewsManagers la stratégie de la société de gestion en matière d'investissement responsable.
De passage à Paris pour les 10 ans du bureau français, Matt Oomen, le responsable mondial de la distribution de BNY Mellon Investment Management, fait le point pour NewsManagers sur le développement de la société de gestion à l’international. Il explique également pourquoi BNY Mellon IM s'est lancé sur le marché des ETF aux Etats-Unis.
Mark Ainsworth est responsable de l'équipe Data Insights chez Schroders. Il nous détaille en quoi consistent ses activités et analyse les enjeux stratégiques liés à la maîtrise de la donnée pour les gestionnaires d'actifs.
A l’occasion des 20 ans des Grands prix de la gestion d’actifs, Yves Perrier, directeur général d’Amundi, livre son analyse sur l’évolution du secteur de la gestion d’actifs.
Dans un entretien à NewsManagers, Colin Fitzgerald, responsable de la distribution pour la région Europe, Moyen-Orient et Afrique chez Invesco, fait le point sur les tendances du secteur. Il évoque notamment l’importance de la technologie pour accroître l'efficacité des propositions d'investissement et réduire leur coût.
Bruno Guilloton, le directeur Asie-Pacifique d'AXA Investment Managers, lève un voile sur le fonctionnement du marché chinois de la gestion d'actifs, et sur la stratégie de sa maison pour les années à venir.
David Bouchoucha, le directeur du pôle dette privée et actifs réels de BNP Paribas Asset Management, analyse les évolutions des marchés, notamment au regard de l'émergence de l'intérêt des fonds de pension pour ces classes d'actifs.
Marc Renaud, président-fondateur de Mandarine Gestion, fait le point sur l’activité de sa société dans une période difficile pour les actions et alors qu’elle a connu plusieurs départs. Il se dit ouvert à des acquisitions, la croissance externe étant pour lui « un bon moyen d’importer un savoir-faire ou de s’implanter dans un autre pays ».
Quelques semaines après le départ de Christophe Mianné, Stéphane Vidal, directeur général de Primonial, et Olivier de Berranger, directeur de la gestion d’actifs de LFDE, reviennent sur la stratégie des deux sociétés.
Vanguard a accéléré sa stratégie de développement sur l'Europe ces derniers mois. Thomas Merz, directeur de la distribution en Europe de Vanguard, explique comment le géant américain compte s'y prendre pour répliquer le modèle qui a fait son succès aux Etats-Unis.
Anne Petit, "country manager" pour la France, la Belgique, le Luxembourg et Monaco chez Muzinich & Co, dresse un premier bilan des neuf premiers mois de l'année. Elle présente également la stratégie d'investissement durable et les projets de la société de gestion
Dans un entretien à NewsManagers, Marc Olivier, directeur général France de Nordea AM, fait le point sur l’activité de la société de gestion en France. Filiale du groupe Nordea, elle gère 2,2 milliards d’euros pour des clients français sur un total de 222 milliards d’euros.