En procédant de la sorte, «les transactions fictives annulaient le risque de marché lié aux transactions réelles, ce qui ne déclenchait pas d’alerte dans nos systèmes», explique la banque. Plus précisément, les positions réelles liées aux futures, un produit centralisé qui engendre des appels de marge quotidiens, donnaient lieu tous les jours à une réconciliation des flux enregistrés par les back-offices de la Société Générale et ceux de la chambre de compensation, en l’occurrence Eurex. Si le trader s’était aussi appuyé sur des futures pour ses transactions fictives, ces contrôles auraient fait apparaître des divergences entre les livres de la banque et ceux du compensateur.
Jérôme Kerviel n’a pas fait pour seule victime la Société Générale, mais aussi la Place financière française dans son ensemble. La City ne s’y est pas trompée, qui retentit depuis jeudi de sarcasmes sur cette défaite française qui prend pour elle des allures de Trafalgar. Ce n’est sûrement pas fair play mais de bonne guerre de la part d’une capitale qui se considère comme le centre financier naturel de la planète et qui n’apprécie guère de voir son éternelle rivale française prétendre lui disputer son pré carré. De fait, la perte colossale de près de 5 milliards d’euros ne fait pas que jeter le discrédit sur les procédures de contrôle interne de la banque. Elle met aussi à mal la réputation d’excellence française dans un secteur, les produits dérivés sur actions, qui est l’un des très rares où la France avait su s’adjuger un leadership mondial. C’est pourquoi cette fraude doit faire réagir les régulateurs français qui, au-delà de leur sérénité affichée, doivent se demander en quoi leurs modes actuels de contrôle des activités de marchés sont encore appropriés aux niveaux de risques qui se prennent quotidiennement. Christine Lagarde les a interpellés à ce sujet, et leur réponse n’intéresse pas que les banques françaises. Comme le prouvent les débats de Davos, elle est également guettée par toute la finance mondiale qui ne peut que s’interroger sur le recours qu’elle fera désormais à une expertise qui peut s’accompagner de si dramatiques accidents.
Veolia a engagé des discussions avec EDF pour reprendre ses 34 %, assurent des sources concordantes. La valorisation de Dalkia est estimée à 5,9 milliards d’euros
En dépit de la crise survenue durant l’été, l’année 2007 a constitué un bon millésime pour l’industrie des hedge funds. Ces derniers ont en effet enregistré une croissance de 11,64 % l’an passé, contre des progressions respectives de 3,56 % et 6,42 % pour le S&P 500 et le Dow Jones.
Selon l’enquête de conjoncture de l’Insee, l’indicateur du climat des affaires est ressorti en janvier à 109, conformément aux attentes du consensus, un chiffre stable par rapport à décembre 2007.
De nombreux intermédiaires ont abaissé leur recommandation et/ou leur objectif de cours pour Société Générale en réaction aux pertes massives de 4,9 milliards d’euros annoncées jeudi par le groupe bancaire sur des prises de position non autorisées d’un de ses traders. La perspective d’une augmentation de capital dilutive avec une forte décote(sur la base de prix allant de 50 à 65 euros selon les estimations) explique également ces changements. Seuls CM-CIC Securities, Keefe, Bruyette & Woods et HSBC ont relevé leur recommandation, mais avec des objectifs de prix abaissés. Malgré cela, et alors que les explications données par le groupe sur l'événement, qualifié de «fraude», n’ont guère convaincu, le titre résistait vendredi matin, en hausse de 1,65% à 77,06 euros vers 12h30.
L’offre commune des brasseurs danois et hollandais valorise Scottish & Newcastle (S&N) à 7,8 milliards de livres (10,4 milliards d’euros). L’opération devrait être bouclée au deuxième trimestre.
Porsche a dépassé les attentes du marché en publiant un chiffre d’affaires pour le premier semestre (clos fin janvier) de 3,5 milliards d’euros (+ 14,2 %). En volume, les ventes ont crû de 18,7 % à 46.600 véhicules.
Comme Moody’s et S&P, Fitch a confirmé la notation AAA du rehausseur de crédit détenu par Dexia, avec perspective stable, en raison notamment de sa faible exposition au risque subprime par rapport à ses concurrents américains.
L’agence a ramené la note long terme à Baa2 contre Baa1. Elle juge qu’Oddo & Cie ne bénéficie plus d’un soutien suffisant d’AGF-Allianz (actionnaire à 20%) qui justifierait le cran supérieur de notation dont la société de gestion bénéficiait jusqu'à présent. Moody’s évoque aussi «la vulnérabilité croissante d’Oddo dans les conditions de marché actuelles».
La banque française a dit vendredi que sa participation de 3,78% dans Iberdrola n'était pas le résultat d’une décision stratégique. «C’est simplement la conséquence de la consolidation de tous nos actifs de nos fonds», a indiqué une porte-parole. Elle a ajouté que la banque ne détenait pas cette participation pour compte de tiers.
Une étude présentée aujourd’hui au Forum économique de Davos montre que deux ans après leur rachat en LBO, les sociétés américaines comptent en moyenne 7% de salariés en moins que les autres entreprises du même secteur. En revanche, le nombre d’emplois s'équilibre au bout de quatre à cinq ans.