Les risques à court terme pesant sur les économies asiatiques sont en nette hausse en raison de la crise de la dette en Europe et du ralentissement de l'économie américaine, a estimé jeudi le Fonds monétaire international, appelant à une riposte rapide des dirigeants politiques. Le FMI a également mis en garde contre le risque d’une fuite des capitaux de la région, si les investisseurs étrangers décidaient de liquider les positions massives qu’ils se sont constituées sur les marchés asiatiques depuis 2009.
Le rendement brut de l’adjudication de BTP (obligations) italiennes à cinq ans a diminué à 5,32% contre un plus haut de l'ère euro de 5,6% le mois précédent. Ce rendement est au plus bas depuis les 4,93% de l’adjudication de juillet dernier. L’Italie a adjugé jeudi pour 6,2 milliards d’euros de dette, à comparer à l’objectif qui variait de 4 à 6,5 milliards d’euros. Cette adjudication comprenait globalement 3,5 milliards d’euros de titres à cinq ans, ainsi que du papier à échéance 2018, 2021 et 2025.
La Banque centrale européenne est intervenue jeudi pour acheter de la dette italienne à l’issue d’une adjudication, ont dit des traders. Selon eux, la BCE a acheté d’abord et surtout des BTP italiens d’une échéance autour de 10 ans, peu après qu’eurent été publiés les résultats de l’adjudication italienne. Auparavant, le rendement à 10 ans était monté à 5,87%, au plus haut depuis que la BCE s’est engagée dans les achats d’obligations italiennes en août. Le rendement est retombé à 5,80%, en hausse de six points de base sur la journée.
Les professionnels du capital investissement ont collecté 1,471 milliards d’euros au premier semestre 2011, en recul de 6% par rapport au 1er semestre 2010, pour atteindre un niveau proche des plus bas historiques, indique l’Association Française des Investisseurs en Capital (AFIC) et Grant Thornton dans une étude. Pour le sixième semestre consécutif, les levées de fonds sont inférieures aux investissements, traduisant un déstockage progressif et donc un risque de tarissement des ressources.
La Banque centrale européenne (BCE) a déclaré qu’obliger les créanciers obligataires privés à accepter des pertes sur la dette souveraine de la zone euro pourrait porter atteinte à l’euro et aux banques de la région et produire plus de volatilité sur le marché des changes. «En particulier, les investisseurs internationaux publics et privés pourraient y regarder à deux fois avant d’investir une bonne partie de leurs avoirs dans des actifs libellés dans une monnaie d’Etats souverains qui pourraient ne pas remplir intégralement leurs engagements».
L’Agence France Trésor annonce l’adjudication le lundi 17 octobre d’un montant global de 8 milliards d’euros de bons du Trésor (BTF). Cette opération portera sur 4,5 milliards d’euros de bons à 13 semaines qui arriveront à échéance le 19/01/12, sur 1 milliard d’euros de bons à 16 semaines à échéance du 09/02/12, sur 1 milliard d’euros de bons à 26 semaines à échéance du 19/04/12, et sur 1,5 milliard d’euros de bons à 48 semaines à échéance du 20/09/12.
Le plus grand risque pesant sur l'économie allemande est celui d’une accentuation de la crise européenne de la dette, qui pourrait entraîner un durcissement des conditions de crédit, ont averti jeudi les principaux instituts économiques du pays. Les huit instituts ont abaissé leur prévision de croissance pour la première économie européenne, à 0,8% en 2012, bien loin des 2 % projetés en avril dernier.
Le déficit commercial britannique s’est réduit au mois d’août plus fortement qu’attendu, les exportations en valeur ayant atteint un niveau record, tandis que les importations ont légèrement baissé, selon les dernières données officielles publiées jeudi. Selon l’Office national de la statistique, le déficit commercial a été ramené à 7,768 milliards de livres sterling (8,86 milliards d’euros) en août, contre 8,154 milliards (9,312 milliards d’euros) en juillet, en net retrait par rapport aux prévisions de 8,8 milliards (10,05 milliards d’euros).
Annoncée mardi 12 octobre par la newsletter Multiratings, l’arrivée de Sylvie Terris, actuelle directrice des placements d’Aprionis (groupe Humanis), chez Agrica Epargne a été confirmée à Newsmanagers. Attendue dans le courant du mois de décembre au sein de la filiale de gestion du groupe Agrica, elle aura pour mission d'épauler Jean-Claude Guimiot, son directeur général délégué. Au sein de sa nouvelle entreprise, elle occupera la fonction de directeur financier.
Jacques Tebeka est responsable de la multigestion diversifiée chez Edrim. Il souligne dans L’Agefi Hebdo qu’il est certes attentif aux notations qualitatives des fonds, et surtout aux commentaires faits par les analystes sur le fonds, mais que ces notations n’entrent pas en tant que tel dans son processus de sélection. «Nous faisons en effet notre propre analyse. Et lorsque nous n’aimons pas un fonds, c’est notre vue qui prévaut, même si le fonds est bien noté», insiste-t-il. Le responsable préfère une approche plus globale sur les fonds. «Nous ne voulons pas uniquement savoir s’ils sont bons ou pas mais aussi s’ils s’insèrent dans notre allocation. Le risque principal dans la sélection de fonds est l’asymétrie d’information entre nous et le gérant. Dans le cadre de l’évaluation d’un fonds, on peut être séduit par un processus de gestion. Mais c’est dans la durée, grâce aux échanges répétés avec les gérants, qu’il sera possible de mieux comprendre sa philosophie, son approche d’investissement. Surtout, en termes de risque, nous ne pouvons pas nous appuyer sur une analyse externe», explique Jacques Tebeka.
Selon L’Agefi Hebdo, les notations qualitatives de leurs gammes de fonds ont un double intérêt pour les sociétés de gestion. D’un point de vue commercial, cela doit faciliter la promotion des produits et leur référencement sur des plates-formes de distribution. « La notation est un bon faire-valoir surtout quand le label fait référence », note Yves Maillot, responsable de la gestion actions chez Robeco. Avec une réserve toutefois : « Tout va dépendre du public auquel on s’adresse, indique Frédéric Cruzel, directeur de la clientèle française chez LODH Gestion. Ces notations sont très importantes dans le domaine de la distribution car le client final est sensible à un avis externe sur les fonds. En revanche, les clients institutionnels qui y ont recours les utilisent souvent pour conforter leurs choix mais ils se fieront avant tout à leur propre capacité d’analyse. » Ces notations sont surtout utilisées par les structures les plus légères. « On les regarde à chaque fois que nous étudions un fonds, fait savoir Jean-Louis Hostache, gérant chez Conseil Plus Gestion». En effet, plus la taille de la société de gestion sera importante, plus elle disposera de capacités pour réaliser ses propres analyses, et moins elle aura recours à ces outils.Par ailleurs, les investisseurs considèrent parfois les analyses des fonds comme formatées dans un cadre qui ne correspond pas toujours à leurs besoins et contraintes. «Les notes sont déterminées en fonction d’une grille de critères prédéfinis et figés », relève Frédéric Pétiniot, directeur général d’Amadeis, cabinet indépendant de conseil en investissement. Les différents critères (performance passée, processus d’investissement, frais de gestion…) vont être pondérés en fonction des exigences des investisseurs. Un véritable travail sur mesure. « Nous avons notre propre grille de lecture, dit Francis Jaisson, responsable de la multigestion chez Covea Finance. En tant que société de gestion d’une mutuelle d’assurance, nous avons une plus grande aversion au risque. »
L’Agefi rapporte que Fitch a mis en évidence hier, au cours d’une conférence de presse, la baisse significative de l’exposition des fonds monétaires européens à l’Italie et à l’Espagne, accompagnée d’un raccourcissement des maturités correspondantes. Cet été, l’allocation géographique moyenne des fonds monétaires notés AAA par Fitch privilégiait le Royaume-Uni (20%) et la France (19%), suivis de l’Allemagne (13%), des Pays-Bas et des Etats-Unis (10% chacun). En outre, les maturités très courtes dans la composition globale des portefeuilles, avec des liquidités au jour le jour, représentaient en septembre dernier «en moyenne plus de 30%» des actifs de l’univers des fonds monétaires notés par l’agence, contre 20% au mois de mai.
Selon la Börsen-Zeitung, le zurichois Julius Baer n’a ni confirmé ni démenti s'être porté candidat pour acquérir la Banque Sarasin de Bâle auprès du néerlandais Rabobank, qui en possède 46,6 % du capital et 69 % des droits de vote.Cependant, l’acquéreur potentiel envisagerait de payer en actions Julius Baer, ce qui risque de ne pas convenir à Rabobank, parce que Julius Baer est compromis dans une affaire fiscale aux Etats-Unis.De plus, le conseil d’administration de Sarasin estime que l'échange d’actions serait désavantageux pour les actionnaires minoritaires.
Responsable de la clientèle institutionnelle chez Hauck & Aufhäuser Asset Management, Harald Steiner a été recruté par Delta Lloyd Asset Management (DLAM), filiale de gestion du néerlandais Delta Lloyd, comme responsable de la distribution auprès des institutionnels allemands et autrichiens. Jusqu'à présent, DLAM n'était présente sur ce créneau qu’en Autriche. Le nouvel arrivant est subordonné à Rik Verhoeven, directeur général de Delta Lloyd Asset Management Vertriebs GmbH.
Les marchés financiers ont beau être particulièrement chahutés, les professionnels de la finance de la City et de Wall Street s’attendent quand même à une augmentation de leur bonus au titre de l’année 2011. C’est ce qui ressort de différentes enquêtes menées par eFinancialCareers. 64 % des professionnels de la finance au Royaume-Uni et 62 % des employés américains interrogés tablent ainsi sur un bonus supérieur ou égal à celui de l’an dernier.Ils sont toutefois moins optimistes qu’il y a un an, puisqu’ils étaient à l'époque 82 % à la City et 71% à Wall Street à espérer un bonus égal ou plus important.
Pimco a annoncé le 11 octobre le recrutement de cinq professionnels de l’investissement qui vont renforcer l'équipe actions émergentes à Londres, New York et Singapour.John Longhurst, précédemment chez Capital International Research, rejoint Pimco en qualité de responsable de la recherche sur les actions émergentes. Il sera basé à Londres. Andrew Pyne, ex-Goldman Sachs AM, sera basé à New York en qualité de product manager sur les actions émergentes. Egalement transfuges de Goldman Sachs AM, Richard Flax et Laura Schlockman sont recrutés en tant que analyste sur les actions émergentes basé à Londres pour le premier et product manager sur les actions basé à new York pour le second. Enfin, Raymond Goh, précédemment chez Capstone Investment Advisors, rejoint Pimco à Singapour en tant que trader actions.
Prudential annonce la nomination de David Hunt au poste de CEO de Prudential Investment Management à compter du 9 novembre. L’intéressé occupait auparavant le poste de senior partner et co-directeur pour la gestion d’actifs pour l’Amérique du Nord chez McKinsey & Company. David Hunt remplace dans ses nouvelles fonctions Charles Lowrey, promu en février au poste de head of US business.Prudential IM gère plus de 538 milliards de dollars d’actifs à fin juin 2011.
Le new-yorkais Van Eck Global a annoncé le lancement du Market Vectors Renminbi Bond ETF (acronyme sur NYSE Arca: CHLC) qui propose aux investisseurs une exposition à des obligations libellées en yuans (ou renminbi). Cet ETF cherche à répliquer, avant frais l'évolution et la performance de l’indice Market Vectors Renminbi Bond Index (acronyme: MVCHLC) qui se focalise sur les obligations en yuans de catégorie investissement d'émetteurs situés en Chine et hors de Chine.Il s’agit du 37ème fonds de la gamme d’ETF Market Vectors et la commission de gestion est plafonnée à 0,39 % jusqu’au 1er mai 2013. C’est aussi le troisième ETF de Market Vectors à proposer une exposition à des actifs libellés en yuans.
Septembre avec ses turbulences s’est traduit par une chute des actifs gérés pour quatre maisons américaines de renom qui ont publié presque simulténément l'évolution de leurs encours.Franklin Resources affichait ainsi fin septembre 659,9 milliards de dollars d’encours contre 716,4 milliards un mois plus tôt, à la suite notamment d’une contraction de 32,6 milliards du portefeuille actions, à 254,2 milliards de dollars.Pour sa part, Legg Mason annonce un encours de 611,8 milliards de dollars contre 643,4 milliards fin août tandis qu’Invesco retombe sous la barre des 600 milliards de dollars, à 588,4 milliards contre 629,4 milliards. Cette baisse de 31 milliards est imputable à concurrence de 23,2 milliards à la contraction de la poche actions.AllianceBernstein (groupe Axa) affiche pour sa part un encours de 402 milliards de dollars fin septembre contre 433 milliards fin août. La poche actions a diminué de 25 milliards de dollars en un mois, à 131 milliards.
Carlson Fund Management Company devient DNB Asset Management. Cela fait suite au changement de nom de la maison mère à 100 % de la société de gestion, DnB NOR Group, qui va regrouper toutes ses marques sous le nom de DNB, l’abréviation de Den Norske Bank (la banque norvégienne).
Russell Investments élargit son offre à destination du marché italien avec le RIC Global Bond Fund, un fonds obligataire mondial multi-gérants d’un encours de 1,6 milliard d’euros. Ce produit est investi principalement dans des obligations gouvernementales, dans des obligations d’entreprises investment grade et dans des obligations des secteurs non gouvernementaux bien notées.
Comme elle l’avait annoncé, La Française AM vient d’ouvrir un bureau de représentation en Italie, à Milan, au 14 Via Dante. Il se compose pour l’instant de Marco Peri, responsable pour l’Italie (country head), qui sera rejoint dans les prochains jours par une seconde personne, selon nos informations. Parallèlement, la société de gestion française continue de faire enregistrer ses fonds dans la Péninsule. Ainsi, elle vient d’obtenir, de la part des régulateurs locaux, Consob et Banque d’Italie, l’agrément pour distribuer aux particuliers deux nouveaux fonds : LFP Money Market (LFP Trésorerie en français) et LFP EM Impact Europe (LFP Europe Impact Emergent). La société avait déjà fait enregistrer trois autres fonds : LFP Convertible Dynamique, LFP Obligations Emergentes et LFP Protectaux.
Lombard Odier vient de recruter trois personnes en Asie-Pacifique.Sheau-Yien Wang rejoint l’équipe commerciale institutionnelle où elle sera responsable des relations avec les grands clients institutionnels en Asie du Sud-Est. Elle vient de State Street Global Advisors Singapore Limited où elle était dernièrement managing director, responsable commerciale Asie (hors Japon). Joanna Wong intègre également cette équipe en tant que responsable de la distribution pour les tiers de Lombard Odier en Asie. Elle était précédemment chez AllianceBernstein où elle s’occupait de développement produits et stratégie. Enfin, Hyoung Nam Kim est nommé directeur du développement en Corée. Il provient de Goldman Sachs Asset Management à Séoul, où il était directeur exécutif, en charge des ventes institutionnelles. Sheau-Yien Wang et Joanna Wong seront basées à Singapour tandis que Hyoung Nam Kim travaillera depuis Hong Kong."Le renforcement du service commercial institutionnel et l’extension de l’offre institutionnelle sont des éléments clés de notre plan de croissance en Asie», a déclaré Vincent Duhamel, limited partner et responsable régional Asie de Lombard Odier.
Le suisse Julius Baer Group et l’australien Macquarie Group ont annoncé ce 13 octobre avoir conclu un accord de coopération stratégique dans les domaines de la banque privée et de la banque d’investissement pour le Nord et le Sud-Est de l’Asie. Dans le cadre de cet accord, Julius Baer confiera les transactions de banque d’investissement de ses clients à Macquarie tandis que ce dernier adressera ses clients pour les services de banque privée à Julius Baer. D’autre part, Macquarie ouvrira une gamme plus large de produits de banque d’investissement aux clients de Julius Baer en Asie.En outre, les activités du pôle «Private Wealth» de Macquarie en Asie seront transférées à Julius Baer. Ce pôle dispose de bureaux à Singapour et Hong-Kong et affiche environ 1 milliard de dollars américains d’encours.