La Commission a présenté hier ses propositions, à traité constant, pour créer des euro-obligations et resserrer le contrôle budgétaire des Etats européens. Elles s’inscrivent dans une négociation plus large, en vue du sommet du 9 décembre, visant cette fois à réformer le traité européen.
Selon une enquête réalisée par Barclays Capital auprès d’un millier de clients, près d’un sur deux estiment qu’un pays au moins sortira de la zone euro en 2012. Environ 35 % des investisseurs pensent que cette sortie sera limitée à la Grèce. Ils sont par ailleurs deux tiers à tabler sur une récession en Europe en 2012.
« Les dynamiques financières provoquées par la crise de confiance persistante ont, du point de vue de Standard & Poor’s, accru le risque d’une nouvelle récession dans un nombre croissant de pays membres de la zone euro, qui pourrait potentiellement faire peser une pression supplémentaire sur les notations souveraines de la région », a déclaré David Beers, directeur de la notation souveraine de S&P dans un discours à Dublin. De son côté Fitch estime que l’intensification de la crise pourrait menacer la note AAA de la France.
La Commission européenne a proposé mercredi que lui soient confiés des pouvoirs intrusifs dans les budgets nationaux, ce qui pourrait ouvrir la voie à des émissions communes de dette pour les pays de la zone euro. Selon le dispositif, l’exécutif communautaire pourrait émettre des recommandations ou même réclamer qu’un nouveau budget soit établi, même si les parlements nationaux conserveraient le dernier mot. Ces nouvelles dispositions pourraient ouvrir la voie à la création d’euro-obligations, pour lesquelles la Commission a présenté trois options allant d’une simple coordination des émissions de dette à une mutualisation totale de celle-ci.
L’activité du secteur privé de l’ensemble de la zone euro s’est contractée en novembre pour le troisième mois d’affilée. L’indice PMI composite «flash» est ressorti à 47,2 après 46,5 en octobre. L’activité du secteur manufacturier allemand s’est contractée en novembre pour le deuxième mois d’affilée et a touché son plus bas niveau depuis juillet 2009, pâtissant d’une baisse des commandes, montrent l’enquête Markit auprès des directeurs d’achat. En France, l’activité a poursuivi sa contraction en novembre mais à un rythme moins soutenu qu’en octobre. L’indice PMI «flash» composite a progressé à 48,7 contre 45,6 en octobre.
Berlin a vendu ce matin seulement 3,644 milliards d’euros de nouvelles obligations à 10 ans alors qu’elle espérait en lever jusqu'à 6 milliards. Le taux de demande sur offre n’a atteint que 1,1 fois, mais sans l’intervention de la Bundesbank, qui a pris une partie du papier comem cela lui arrive parfois, le vrai taux de couverture n’aurait été que de 0,65 fois. La faiblesse du rendement servi, à 1,98%, explique en partie celle de la demande. Mais les professionnels des marchés y voient une conséquence claire de la crise. «Il n’y plus d’intérêt, hors zone euro, pour les emprunts d’Etat européens, se désole un spécialiste en valeur du Trésor. L’exécution de toutes ces opérations va être de plus en plus délicate si les responsables politiques ne prennent pas enfin toute la mesure du problème».
Les rendements des emprunts d’Etat belges et français ont grimpé mercredi matin à la suite d’informations de presse selon lesquelles la France et la Belgique pourraient être en train de renégocier un plan de sauvetage pour la banque Dexia. L'écart de rendement entre les emprunts d’Etat belges à 10 ans et le Bund allemand de même échéance a atteint son plus haut niveau depuis la création de la zone euro, à 330 points de base, selon les données de la plate-forme Tradeweb.
Les commandes nouvelles à l’industrie dans la zone euro ont diminué nettement plus que prévu en septembre, enregistrant leur plus forte baisse d’un mois sur l’autre depuis décembre 2008, selon les données publiées mercredi par Eurostat. Les commandes à l’industrie dans les 17 pays utilisant la monnaie unique ont diminué de 6,4% en rythme mensuel (consensus Reuters: -2,5%), après avoir augmenté de 1,4% en août. La France, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne enregistrent de fortes contractions des commandes industrielles.
Les futures sur le Bund allemand se sont retournés à la baisse mercredi avec une offre de titres à 10 ans et alors que des traders font état de rachats d’obligations à court terme italiennes et espagnoles par la Banque centrale européenne (BCE).
Les principes de l’AAOIFI sur la sharia, qui font référence en matière de finance islamique, ont été traduits en français. Une initiative qui fait suite à l’accord signé en 2009 entre Paris Europlace et l’association basée à Bahreïn.
Ed. de Rothschild Banque Italia a signé un accord pour vendre, via FinecoBank, la banque en ligne d’UniCredit, les fonds d’Edmond de Rothschild Investment Managers et d’Edmond de Rothschild Asset Management, rapporte Bluerating. Des parts A, C, D et E seront disponibles.
Les femmes ne sont pas très présentes dans le capital investissement. Tout au moins aux postes importants. C’est ce qui ressort d’une étude publiée par Deloitte en collaboration avec l’AFIC (Association Française des Investisseurs en Capital) sur la mixité dans les métiers du capital investissement. Leur présence varie en effet selon le niveau hiérarchique de leur poste. Les fonctions supports sont ainsi beaucoup plus féminisées que les équipes d’investissement : 70% des femmes occupent des fonctions support alors que seulement 17% des femmes composent les équipes d’investissement. Lorsqu’on atteint le grade «partner» membre du directoire ou comité exécutif, ces fonctions sont occupées neuf fois sur dix par des hommes. «Les promotions internes, notamment dans les fonctions cœur de métier et stratégiques, ne permettent pas de renforcer la mixité», constate l'étude. Alors que 12% de chargées d’affaires/analystes femmes ont été promues directeurs de participations, la proportion est de 20% pour les hommes. De même 5% des femmes directeurs de participations ont été promues partners à comparer à 11% pour les hommes. Les recrutements externes ne bénéficient pas non plus au rééquilibrage hommes/femmes aux postes clé. En proportion de leurs effectifs respectifs il est recruté autant d’hommes que de femmes (de l’ordre de 20%). Existe-t-il une réelle volonté de faire changer les choses ? Dans un environnement professionnel où le réseau et la cooptation demeurent importants (87%), «la mixité n’est pas un objectif de management RH suffisamment marqué au sein des sociétés de gestion», constate l'étude. Si 48% des répondants indiquent avoir un objectif de mixité, les 4/5ème n’ont pas d’actions spécifiques pour favoriser le recrutement de femmes. Plus des trois-quarts n’ont pas d’objectif de mixité dans les conseils d’administration de leurs participations et ne sont pas préoccupés par la loi nº 2011-1032 relative à la représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein des conseils d’administration et de surveillance et à l’égalité professionnelle.
Viveris REIM, société de gestion de portefeuille spécialiste de la gestion d’actifs immobiliers, a recruté Julien Ganier en tant que gérant senior. L’impétrant a rejoint l'équipe de gestion le 16 septembre dernier. Il s’agit d’une création de poste. Julien Ganier assurera ses missions de structuration et de gestion de portefeuilles. Il sera également responsable du développement durable appliqué à la gestion immobilière, dans la continuité de la charte d’engagement pour l’investissement responsable mise en place par la société, précise un communiqué.Agé de 35 ans, Julien Ganier a occupé auparavant différentes fonctions dans des sociétés comme Vastned Management France (directeur du patrimoine adjoint), Constructa Asset Management (directeur de portefeuille puis directeur des partenariats) et Metro Group Asset Management en tant que directeur pour l’Europe duSud.
Pour sa première opération depuis son intégration en juin 2011 dans le groupe Eurazeo, Eurazeo PME, la société de gestion des investissements réalisés par OFI Private Equity Capital, a annoncé le renforcement de sa participation au capital de FDS Group.L’opération a été réalisée par rachat des parts des actionnaires minoritaires de FDS Group, et par le refinancement intégral du bilan de l’entreprise et l’ajout de moyens supplémentaires pour son développement. A l’issue de cette opération, Eurazeo PME détient 74,3% du capital de FDS Group, précise un communiqué.FDS Group est l’un des leaders mondiaux de l’étanchéité industrielle à destination des grands donneurs d’ordre de l’énergie (pétrole et gaz, pétrochimie, nucléaire).
La société Tikehau IM lancera le 7 décembre prochain TK Rendement 2016, un fonds d’obligations d’entreprises à échéance fixée le 31 décembre 2016. L’objectif de performance nette annuelle de l’OPCVM est fixé à 7%. La société spécialiste de la gestion obligataire entend profiter du doublement des spreads de crédit depuis cet été. Ils atteignent désormais des niveaux comparables à ceux d’octobre 2008, offrant aux obligations d’entreprise un surcroit de rendement important, détaille un communiqué. En outre, les entreprises européennes du secteur haut rendement ont vu leurs taux de défaut historiques à leur plus bas en 2011.Dans la pratique, le portefeuille est composé d’obligations européennes, majoritairement à haut rendement. Diversifié, il sera géré de façon active «pour se réajuster en fonction des opportunités de marché et réinvestir ses coupons, offrant ainsi aux investisseurs un profil de rendement plus dynamique qu’une gestion passive buy and hold», précise Tikehau IM. Caractéristiques : Code ISIN : Part C : FR0011131812 / Part D : FR0011131820Commission de rachat acquise à l’OPCVM : 3% jusqu’au 31/12/2013, 2% jusqu’au 31/12/2014, 1% jusqu’au 31/12/2015 puis néantFrais de gestion : 1.3% TTC Commission de surperformance : Néant Minimum à la souscription : 1 000 eurosInvestisseurs concernés : tous souscripteurs
Convictions AM a recruté Fabienne Segalen au poste de responsable de la conformité et du contrôle interne (RCCI). La société de gestion française internalise ainsi cette fonction. Depuis 2004, Fabienne Segalen était chez JB Drax Honoré où elle était responsable du contrôle interne depuis 2008.
Nexar Capital Group, spécialiste de la gestion alternative, vient de recruter Antoine Prudent au poste de responsable global du développement. Il s’agit d’une création de poste qui permettra à l’impétrant de superviser les équipes de vente, développement produits, reporting et marketing de Nexar. Antoine Prudent devient également membre du comité exécutif et du comité d’investissement de Nexar. Agé de 36 ans, Antoine Prudent a travaillé pendant dix ans chez Unigestion, où il était responsable du développement des produits hedge funds depuis 2006. Il était auparavant en charge de la structuration et des ventes Dérivés Actions chez Natexis Banques Populaires, précise un communiqué.
HSBC Private Bank a indiqué avoir promu Bernard Rennell au poste de chief executive officer pour l’Asie du Nord. Basé à Hong Kong, il sera responsable de toute l’activité banque privée de la région, qui comprend Hong Kong, la Chine, Taiwan, le Japon et les Philippines. Il travaillera sous la direction du CEO de HSBC Private Bank, Krishna Patel.
Le luxembourgeois Nestor Investment Management annonce qu’Anna Ho d’OP Calypso Capital Ltd va gérer le nouveau fonds d’actions Nestor China lancé le 1er août et qui se focalise sur les petites et moyennes capitalisations chinoises. Ce produit bénéficie d’un agrément de commercialisation en Allemagne et en Autriche depuis le 11 novembre.Anna Ho, qui gère depuis plusieurs années le Nestor Fernost fonds, sélectionnera des valeurs de croissance peu onéreuses en fonction de thèmes prédéterminés, notamment en fonction des tendances de long terme comme l’augmentation de la consommation et de la demande d'éducation, ainsi que la hausse des dépenses de santé liées au vieillissement de la population et l’importance croissante de la protection de l’environnement décrétée par Pékin. Le portefeuille se composera de 30 à 40 lignes. Pour les petites capitalisations, la gérante a fixé des critères qui doivent garantir à tout moment la liquidité du portefeuille d’ensemble.Caractéristiques :Dénomination : Nestor China FondsCode Isin : LU0656651824Droit d’entrée : 3 % maximumCommission d’administration : 1,40 %Rémunération du gérant : 0,45 %Commission de banque dépositaire : 0,10 %
La gamme PTR de fonds total return de Pictet (Corto, Mandarin, Kosmos) se complète d’un nouveau produit luxembourgeois (Sicav partie I), le Banyan (l’arbre de la sagesse de Bouddha…), focalisé sur l’Asie hors Japon. Ce produit long/short est géré de Londres par Nidhi Mahurkar assistée d’Anthony Cheung, un spécialiste de la Grande Chine qui arrive de chez Gartmore et d’Olivier Doleires pour la partie gestion du risque.Le nouveau fonds coordonné à liquidité hebdomadaire lancé le 2 novembre débute avec un encours de 180 millions de dollars parce qu’il résulte de la transformation d’un fonds d’investissement spécialisé (FIS) qui avait été monté pour un fonds souverain du Moyen-Orient et qui va désormais pouvoir être distribué auprès des institutionnels et des particuliers (il n’a pas encore d’agrément de commercialisation en France).Le FIS d’origine a généré une performance annuelle moyenne de 16,8 % depuis son lancement en juillet 2002 contre 12,8 % pour le MSCI Emerging Asia. Le portefeuille peut comporter entre 50 et 90 lignes ; il est actuellement de 60 valeurs, dont 35 en long et 25 en short et l’exposition brute se situe en moyenne entre 130 et 135 % et entre 40 et 90 % en net. Un overlay de liquidité très strict permet que 95 % du portefeuille soient liquidés en moins d’une journée. En moyenne, le taux de rotation annuel se situe à 350 %, celui du book «short» étant plus élevé que le long.Nidhi Mahurkar souligne qu’il s’agit d’une stratégie de sélection de valeurs (bottom-up) de grandes et moyennes capitalisations et que les gérants veillent à éviter le levier, l’illiquidité et la concentration. Elle recherche les bons cash flows, les bénéfices élevés et les bilans solides.CaractéristiquesDénomination : Pictet Total Return-BanyanCodes Isin : LU0637929265 (part I, partir de 1 million de dollars)/ LU0637929778 (part P)Commission de gestion :1,10 % (part I)/ 1,60 % (part P)Frais administratifs et de conservation : 0,40 %Commission de performance : 20 % avec high watermarkTaux butoir : Libor USD 3 moisDélai de préavis : 5 jours avant la publication de la valeur liquidative (vendredi 17h de Luxembourg)Des parts couvertes du risque de change sont disponibles en euros, livres sterling et francs suisses
Le groupe espagnol BBVA a décidé de redéployer son activité dans le domaine des ETF et va désormais centrer son développement au Mexique, où sont déjà cotés des fonds pour un volume de 850 millions d’euros pour y servir les clients latino-américains, rapporte Funds People, relayant Expansión. Au Mexique, le BBVA a une part de 14,8 % du marché.Parallèlement, le BBVA a choisi de liquider ses produits les moins traités sur la Bourse espagnole, AFI Monetario Euro ETF, Acción Ibex Top Dividendo ETF y Acción FTSE Latibex Top ETF.
Selon Mutual Fund Wire, Guggenheim Partners a confirmé avoir mis en vente sa filiale canadienne Claymore dédiée aux ETF. Avec 6,8 milliards de dollars canadiens sous gestion et une part de marché de 16%, Claymore occupe le deuxième rang derrière iShares. La presse canadienne a cité PowerShares d’Invesco et Bank of Montreal comme acheteurs potentiels.
Turgul Kolad et Pierre André Klein sont transférés du centre d’investissement de Pioneer de Dublin à Pioneer Investments Deutschland (Munich). Ils vont y renforcer le pôle de gestion obligataire au profit de la clientèle institutionnelle.Le premier, spécialiste des stratégies quantitatives, devient lead fund manager pour la clientèle institutionnelle allemande tandis que le second devient co-gérant et analyste obligataire pour les mandats institutionnels.