Le gestionnaire de fortune GAM ouvre aux investisseurs privés l’accès à un fonds de métaux industriels, autorisé par l’Autorité de surveillance des marchés financiers (Finma), rapporte L’Agefi suisse. Le portefeuille comprend de l’aluminium, du cuivre, du nickel et du zinc. Le fonds est introduit sur le segment Sponsored Funds de SIX Swiss Exchange dès ce lundi 15 juin.
Plus de 4.000 hedge funds et fonds de private equity ont vu le jour en Chine ces trois derniers mois, provoquant un exode massif des sociétés de gestion traditionnelles, les gérants de fonds ambitieux cherchant à profiter de l’essor des marchés actions du pays, rapporte le Financial Times. Le nombre de fonds d’investissements privés (incluant les titres, le private equity et le capital risque) totalise 12.285 fin mai, contre 7.989 trois mois plus tôt, selon le régulateur chinois. Les encours sous gestion ont augmenté de 75 milliards de dollars à 433 milliards de dollars. Les employés dans les hedge funds et les fonds de private equity ont augmenté de plus de 60.000 en trois mois, atteignant 199.000 fin mai. Les hedge funds chinois diffèrent de leurs homologues occidentaux. Leur clientèle est principalement retail, ils ont un ticket d’entrée de 161.000 dollars et une période de blocage de 12 mois. Ils sont aussi plus petits en moyenne. Sur les 12.285 fonds enregistrés, seuls 56 gèrent plus de 1,6 milliard de dollars d’encours.
En mettant en œuvre UBS Switzerland AG, UBS a franchi «une nouvelle étape importante pour améliorer la capacité d’assainissement et de liquidation du groupe et répondre aux exigences réglementaires touchant le secteur bancaire dans son ensemble», selon un communiqué publié le 14 juin. UBS Switzerland AG exerce désormais ses activités en tant que filiale détenue entièrement par UBS SA et disposant de sa propre licence bancaire. Dans le cadre des changements apportés à la structure juridique d’UBS, les activités Retail & Corporate et Wealth Management d’UBS SA comptabilisées en Suisse ont été transférées vers UBS Switzerland AG le 14 juin 2015.
Katia Coudray, la nouvelle CEO de SYZ Asset Management, la division de gestion d’actifs du groupe qui gère les fonds Oyster, précise sa stratégie dans les colonnes de L’Agefi suisse. «Notre devise est d’être les meilleurs, pas les plus grands», souligne la nouvelle CEO. «C’est pour cette raison que nous n’avons jamais eu l’ambition d’être un gérant d’actifs global avec une offre sur chaque classe et sous-classe d’actifs. Au contraire, notre objectif est de générer des rendements supérieurs en surpassant la compétition dans nos domaines de compétences et en complétant nos experts internes par les apports de gérants externes pointus. Nos compétences couvrent entre autres les actions européennes, les multi-actifs, et le rendement des dividendes, sur lequel au terme de 3 ans d’efforts, nous offrons un produit qui obtient le même rendement que la compétition (soit 3,5%) avec une performance supérieure de 1% à celle de nos concurrents car l’objectif de rendement est doublé d’une appréciation de la valeur des actions."Katia Coudray souligne par ailleurs que la division Wealth Management n’est pas un «client captif» de la division Asset Management comme c’est le cas dans de nombreuses banques. «Depuis le début, les deux activités ont été conçues pour être totalement indépendantes. Et elles le sont effectivement: seuls 10% des 16,5 milliards gérés par l’Asset Management sont placés auprès de notre groupe de Wealth Management qui est un client comme les autres», explique-t-elle.
Mirabaud Asset Management va lancer un fonds d’obligations d’entreprises mondiales pour l’équipe obligataire qu’elle a récemment recrutée, rapporte Citywire Global. Le fonds Mirabaud Global Investment Grade Bond sera géré par Andrew Brojil, Bert Hospers, Sai Kit Lam et George Luijkx. Mirabaud a recruté l’équipe chez Syntrus Achmea Asset Management en janvier.
Le gestionnaire d’actifs américain BlackRock a annoncé, vendredi 12 juin, la signature d’un accord portant sur l’acquisition d’Infraestructura Institucional, une société d’investissement mexicaine spécialisée dans les infrastructures qui gère environ 1 milliard de dollars d’actifs. Cette opération, dont le montant n’a pas été dévoilé, permet à BlackRock d’étoffer ses compétences dans les infrastructures et de renforcer sa présence au Mexique, souligne la société de gestion dans un communiqué. De fait, l’accord permet de renforcer la plateforme mondiale de BlackRock dédiée aux infrastructures qui va gérer, à l’avenir, plus de 7 milliards de dollars d’actifs contre 6 milliards de dollars actuellement. Cette plateforme emploiera ainsi plus de 80 salariés et comptera six bureaux dans le monde. Cette opération, dont la finalisation est attendue pour le quatrième trimestre 2015, va permettre au bureau mexicain de BlackRock de porter ses encours totaux à 26 milliards d’euros d’actifs et le nombre de ses collaborateurs à plus de 50 personnes.
GAM a décidé de modifier l’organisation de ses activités de distribution en Europe continentale qui seront désormais chapeautées par une seule personne, en l’occurrence Daniel Durrer. Autrement dit, les équipes installées à Zurich, Francfort, Milan, Madrid, Genève et Luxembourg sont lui désormais rattachées directement. Daniel Durrer travaille au sein de GAM à Zurich depuis 2002 dans différentes fonctions liées à la distribution et au développement des activités.
Les actifs sous gestion des fonds domiciliés en Irlande se sont accrus de près de 25% ou 317 milliards d’euros durant l’année à fin décembre 2014, selon Pat Lardner, patron d’ Irish Funds, qui s’exprimait le 12 juin à l’occasion de la conférence annuelle de l’association professionnelle. Au cours des trois premiers mois de 2015, les actifs ont encore progressé de 14%, soit quelque 234 milliards d’euros si bien que les encours tutoient désormais la barre des 2.000 milliards d’euros, souligne un communiqué de l’association.
Alexandra Morris, spécialiste des actions européennes chez Odin Fund Management, a quitté la société de gestion norvégienne fin avril 2015, a appris Citywire Global. L’intéressée travaillait depuis 11 ans au sein de la société basée à Oslo en qualité de de «senior portfolio management». Elle a notamment été en charge du fonds Odin Europa (629,5 millions d’euros d’encours) dont elle assurait la gestion depuis novembre 2004. Ce véhicule est désormais géré par Havard Opland, qui officiait déjà comme co-gérant du fonds depuis mai 2013.
Standard & Poor’s a confirmé vendredi les notes à long terme AAA et à court terme A1+ du Royaume-Uni, mais elle a dégradé la perspective associée à sa note à long terme, de «stable» à «négative». Selon l’agence de notation, «la décision du gouvernement britannique d’organiser un referendum sur le maintien du pays au sein de l’Union européenne d’ici à 2017 indique que les politiques économiques risquent de dépendre de la politique partisane davantage que nous ne l’avions anticipé». Elle dresse un parallèle avec la situation américaine de 2011, qui l’avait conduite à dégrader la note souveraine des Etats-Unis. S&P estime également qu’un départ du Royaume-Uni des instances européennes soulèverait des incertitudes quant à la capacité du pays à financer ses importants déficits jumeaux (budgétaire et commercial) et sa dette extérieure à court terme, qui atteint un niveau élevé.
Dans un discours prononcé devant des dirigeants d’entreprise à Berlin, la chancelière allemande a reconnu qu’un euro fort «signifie qu’il est plus difficile (pour des pays comme l’Espagne et le Portugal, ndlr) de retirer des bénéfices des réformes» Le seul fait qu’Angela Merkel choisisse de s’exprimer sur l’euro a surpris et confirme à demi-mot, selon certains économistes, qu’un euro faible reste l’option préférée non seulement des industriels mais aussi des politiques allemands.
L’institut d'études économiques KOF a annoncé vendredi avoir revu en légère hausse ses prévisions de croissance pour cette année et l’an prochain. Il table désormais sur une progression du produit intérieur brut (PIB) de 0,4% en 2015 et de 1,3% en 2016, contre 0,2% et 1% jusqu'à présent. «Tout comme dans ses dernières prévisions de mars, le KOF prévoit une brève récession en Suisse, laquelle sera surmontée au second semestre», explique-t-il.
Le moment pour la Banque d’Angleterre de relever ses taux d’intérêt se rapproche et les indicateurs économiques des prochains mois aideront à en fixer la date exacte, a déclaré vendredi un responsable de la banque centrale britannique. Ian McCafferty, membre du comité de politique monétaire, a ajouté qu’il surveillerait de près les indicateurs comme le chômage et l'évolution des salaires. Il s’attend à ce que l’inflation revienne à 2% d’ici à fin 2017.
L’indice PPI des prix à la production établi par le département du Travail américain a progressé de 0,5% le mois dernier, soit la plus forte hausse en plus de deux ans et demi. Sur un an, le PPI a reculé de 1,1%. La chute des cours du pétrole et le rebond du dollar ont pesé sur les prix des producteurs ces derniers mois. Ils devraient cependant connaître un redressement progressif, la remontée des prix de l'énergie s’accompagnant d’une vigueur persistante du dollar.
La Cour de l’UE rend demain son verdict, a priori favorable, sur l’OMT, l’un des outils inventés par la BCE pour endiguer la crise des dettes souveraines.
La filiale de gestion du Crédit Mutuel Nord Europe vise 72 milliards d’euros d’encours à horizon 2020, contre 50 milliards à fin mars. La part issue de l’international a vocation à doubler, à 20% du total des actifs, avec une collecte réalisée pour moitié hors de France.