Selon le quotidien qui cite Pan Jiancheng, directeur général adjoint du Bureau National d’Observation de l’Economie, la croissance chinoise pourrait rebondir au deuxième ou au troisième trimestre de cette année. Le ralentissement modéré de l’économie aiderait à amoindrir les pressions inflationnistes, ajoute le responsable.
Tout en s’inquiétant de la «renationalisation des marchés de dette» qui «pourrait potentiellement faire exploser l’euro», le financier américain estime dans un entretien au quotidien que l’Europe doit mettre en place une véritable politique de croissance. «On ne sort pas d’une situation de dette excessive en pratiquant seulement l’austérité». Et d’ajouter que «si l’Europe prend les bonnes décisions, elle pourra se sauver seule».
Le SIPTU, le premier syndicat irlandais, a indiqué vendredi qu’il n’appellerait pas à voter pour le nouveau pacte budgétaire européen, que Dublin soumettra à référendum le 31 mai, s’il n’inclut pas la mention d’un soutien à la croissance. Selon un sondage publié la semaine dernière, le pacte budgétaire est actuellement soutenu par une courte majorité d’Irlandais, mais 40% des personnes sondées restent indécises.
L’Europe n’a pas encore surmonté la crise de la dette mais les dernières décisions prises par la zone euro la placent sur le bon chemin, a déclaré le ministre allemand de l’Economie Wolfgang Schäuble. Mais selon lui, il lui faudra encore du temps pour que la zone euro regagne la confiance des marchés. Evoquant le cas de l’Espagne, il a estimé que les réformes déployées étaient vraiment impressionnantes.
La Commission des infractions fiscales (CIF), une instance du fisc, a informé mi-avril 14 dirigeants et anciens dirigeants de Wendel de l’éventualité de poursuites pénales pour fraude fiscale, a rapporté le Journal du Dimanche. C’est le prochain ministre du Budget qui devra prendre la décision formelle de dépôt d’une plainte pénale. Un redressement fiscal de 240 millions d’euros touche déjà ces 14 personnes.
Le second tour de l'élection présidentielle française opposera le 6 mai le socialiste François Hollande, arrivé en tête du premier tour avec 28,63% des suffrages exprimés, au président actuel, Nicolas Sarkozy, qui a rassemblé 27,08% des votes, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur. Fait marquant du scrutin : la candidate du Front national, Marine Le Pen, signe le meilleur score présidentiel de l’extrême droite sous la Ve République avec 18,01% des suffrages. Pour le second tour de l'élection présidentielle, le candidat socialiste remporterait une victoire nette sur son adversaire, d’après les résultats de trois sondages réalisés hier après l’annonce des premières estimations des résultats. François Hollande est en effet crédité de 54,5% par l’Ifop, de 54,0% par Ipsos, et de 56,0% par CSA. Nicolas Sarkozy a appelé hier à trois débats avec son adversaire entre les deux tours.
L’indice PMI préliminaire calculé par HSBC traduisant l’activité du secteur manufacturier en Chine s’est légèrement redressé au mois d’avril mais reste en zone de contraction pour le sixième mois consécutif, à 49,1 points après 48,3 points en mars. «Le ralentissement économique en Chine s’est stabilisé» estime Citigroup qui table sur une croissance de 7,9% au deuxième trimestre.
Le gouvernement espagnol a présenté vendredi de nouvelles réformes dans les secteurs de la santé et de l'éducation destinées à réduire les dépenses publiques de dix milliards d’euros par an, au moment où le président du gouvernement Mariano Rajoy cherche à rassurer les marchés. Les onze régions dirigées par le Parti populaire (PP) de Mariano Rajoy ont déjà signé les mesures.
La Banque centrale européenne doit surveiller de près les flux financiers arrivant en Allemagne, a estimé vendredi Benoît Coeuré, membre du conseil de la BCE. «Un scénario du pire serait que la liquidité qui arrive en Allemagne se traduise par des bulles sur les actifs», a-t-il déclaré lors d’une conférence aux Etats-Unis.
L’indice Ifo du climat des affaires a progressé pour le sixième mois d’affilée en avril, alors qu’il était attendu en repli, démontrant ainsi que la première économie européenne reste vigoureuse et épargnée par les nouveaux soubresauts de la crise de la zone euro. L’indice atteint 109,9, contre 109,8 en mars et un consensus Reuters de 109,5.
Les ventes au détail au Royaume-Uni ont progressé de 1,8% en mars par rapport à février, enregistrant leur plus forte progression mensuelle depuis janvier 2011, selon les données publiées vendredi par l’Office national des statistiques (ONS). Les économistes tablaient sur une progression mensuelle 0,5%. En rythme annuel, la progression est de 3,3% (+1,4% attendu).
L’Agence France Trésor annonce l’adjudication, le lundi 23 avril, d’un montant global compris entre 6,4 et 7,6 milliards d’euros de bons du Trésor (BTF). Cette opération portera sur 3,6 à 4,0 milliards d’euros de bons à 12 semaines qui arriveront à échéance le 19 juillet 2012, sur 1,4 à 1,8 milliard d’euros de bons à 23 semaines, à échéance du 4 octobre et sur 1,4 à 1,8 milliard d’euros de bons à 49 semaines, à échéance du 4 avril 2013.
Le ministre japonais de l’Economie Motohisa Furukawa a évoqué vendredi la possibilité pour la Banque du Japon de procéder à des achats d’obligations d’une durée plus longue dans le cadre d’un assouplissement de sa politique monétaire. La banque centrale japonaise tient sa prochaine réunion de politique monétaire vendredi 27 avril et certains anticipent un nouvel assouplissement dans le but de lutter contre les tendances déflationnistes.
Le secteur mondial des hedge funds a vu ses encours bondir pour atteindre un nouveau record, à 2.130 milliards de dollars, rapporte le Financial Times, citant les statistiques de Hedge Fund Research. L’industrie a ainsi grossi de plus de 700 milliards de dollars depuis la crise de 2008, surtout grâce à de bonnes performances.
Les encours des ETP de matières premières dans le monde se sont accrus de 19 milliards de dollars au premier trimestre pour atteindre le montant record de 189 milliards de dollars, selon des statistiques communiquées par ETF Securities.Plusieurs facteurs ont contribué à ce rebond des ETP de matières premières, entre autres le rebond de la croissance américaine et la restructuration de la dette grecque qui ont redonné un certain appétit pour le risque aux investisseurs.
Pierre Servant, directeur général de Natixis Global Asset Management (NGAM), a annoncé à Newsmanagers et à L’Agefi Hebdo qu’un fonds d’actions indiennes de droit luxembourgeois doit normalement être lancé le mois prochain. Le Natixis IDFC India Equity a déjà obtenu l’agrément de la CSSF, mais attend encore le feu vert du régulateur indien (SEBI).Ce produit sera géré par la société indienne IDFC Asset Management Company (IDFC AMC, 5,5 milliards de dollars d’encours fin mars) dans laquelle le groupe français a pris une participation de 25 % (lire Newsmanagers du 20 décembre 2010 et du 9 décembre 2011).De passage à Paris, Naval Bir Kumar, CEO de la société indienne, a précisé que le nouveau fonds sera un produit «core India» dont l’indice de référence sera le MSCI India mais qui aura la faculté d’investir 35 % de son encours en dehors de cet indice. «Il aura une stratégie de pur alpha et répliquera le portefeuille virtuel que nous faisons tourner depuis un an et qui aurait surperformé de 350 points de base le MSCI India s’il avait été opérationnel. Il n’y a aucune contrainte de capacité, puisqu’il s’agit d’un fonds à 70 % de grandes capitalisations (la moyenne du portefeuille se situe entre 4 milliards et 5 milliards de dollars de capitalisation). Et c’est un fonds de convictions, avec seulement une quarantaine de lignes. Je précise que le risque de change ne sera pas couvert en standard, mais on pourra prévoir une couverture sur demande via une part adaptée ", précise le manager.D’autres produits indiens pourraient suivre en cas de succès. «On pourrait ainsi imaginer un fonds d’actifs «réels», mais toujours de valeurs cotées, puisque notre maison-mère gère déjà 2,5 milliards de dollars en actions infrastructures et possède donc une bonne expertise de ce secteur. Ce qui est normal, puisqu’elle a été créée à l’initiative du gouvernement indien justement pour promouvoir l’implication du secteur privé dans le développement des infrastructures», détaille Naval Bir Kumar.Pour sa part, Pierre Servant, après avoir noté que l’encours de NGAM a continué d’augmenter depuis la fin de 2011 (où il était de 544 milliards d’euros), a précisé : «environ la moitié de notre collecte nette de l’an dernier est venue des marchés émergents, essentiellement de grands institutionnels et de fonds de pension».Quant à la prise de participation dans IDFC AMC, le directeur général du groupe français a expliqué : «Nous avons choisi IDFC Asset Management Company comme partenaire parce qu’IDFC, sa maison-mère, est un grand établissement financier. Parce qu’il s’agit d’un groupe coté, géré professionnellement, et non d’une entreprise familiale. Parce que l’activité de gestion d’actifs est d’une très grande qualité, avec de surcroît un réseau de distribution très efficace et, quatrièmement, parce que la société est l’un des six gestionnaires indiens à disposer d’une licence pour gérer des plans de retraite soutenus par les pouvoirs publics. Last but not least, nous avons été pleinement convaincus de la valeur et de l’expertise de l'équipe, qui correspond bien à la culture d’excellence que nous avons chez Natixis Global Asset Management».
Les actifs sous gestion de la banque privée Lombard Odier s'établissaient fin 2011 à 142 milliards de francs suisses contre 140 milliards de francs à la mi-2011 et 143 milliards de francs début 2011, selon finews.La collecte nette se serait élevée l’an dernier à 7,2 milliards de francs. Mais l'évolution des encours a été affectée par un effet marché négatif.