Pour que Paris parvienne à assouvir ses ambitions de Place financière internationale, il lui faudra mettre d’urgence un terme à une ambivalence qui sape, notamment à l’étranger, la crédibilité de sa démarche. Le dossier est d’autant plus crucial que l’incarnation la plus flagrante de cette ambivalence se trouve occuper le bureau principal du Palais de l’Elysée. D’un côté, la volonté de rayonnement financier de Paris se trouve efficacement relayée au niveau politique. Bercy et l’Elysée ont donné sur ce sujet des gages fort appréciés des professionnels. Mais de l’autre, des signaux très fâcheux viennent d’être allumés qui hypothèquent sérieusement ces avancées. Les envolées présidentielles sur le thème de la « finance devenue folle » sont politiquement compréhensibles mais laissent planer un doute s’agissant du développement à Paris de la finance de marché. Quant aux lourdes charges de son conseiller Henri Guaino contre d’éventuels « prédateurs » qui voudraient vouloir se rapprocher de Société Générale, elles ne sont pas plus compatibles avec le droit européen qu’avec l’intérêt de la Place qui imposent tous deux l’ouverture. Le terme « Place » pouvant signifier « carrefour » ou « forteresse », il conviendrait de signifier clairement laquelle des deux acceptions le pouvoir a en tête. Les financiers choisissent la première. Si le politique opte pour la deuxième, Paris n’a guère d’illusions à se faire sur son avenir financier.
Si le bénéfice publié a progressé de 60 % au dernier trimestre, les analystes ont surtout relevé la faiblesse des marges de raffinage et l’absence de précisions sur les réserves du groupe. Des éléments qui ne plaident pas pour une revalorisation malgré la décote vis-à-vis des concurrents.
La banque a confirmé ce qu’elle disait en privé depuis plusieurs jours : elle réexamine l’intérêt d’un rapprochement avec la Société Générale à la lueur des bouleversements du secteur bancaire. Les effets d’une fusion dans des activités de BFI fragilisées restent au cœur du dossier.
Alors que Vodafone détient 44 % de SFR (le reste étant aux mains de Vivendi), son directeur général Arun Sarin a déclaré hier : « Je m’attends à ce que cette situation se maintienne pendant de nombreuses années. » Il a justifié sa position évoquant « un bon partenariat » qui « génère de bons dividendes ».
Le ralentissement américain et des frais accrus de recherche et développement ont eu raison des objectifs de marge de l’éditeur de jeux pour téléphones mobiles
Les décisions de notations de S&P qui ont affecté les titres adossés à de la dette et autres produits structurés (CDO d’ABS et CDO de CDO) représentent un volume de 264 milliards de dollars, soit 35,2 % du volume des CDO suivis par l’agence. Au total, ces actions concernent 534 milliards de dollars de dettes liées au subprime. Dans le même temps, Moody’s a estimé un taux de perte moyen pour les crédits liés aux RMBS subprime émis en 2006 entre 14 % to 18 %.
Le Parlement européen a donné jeudi son feu vert à une libéralisation totale des services postaux européens au 1er janvier 2011, mettant un point final à un processus progressif entamé il y a 15 ans. Le marché est estimé à 88 milliards d’euros.
L’Agence France Trésor annonce l’adjudication, le lundi 4 février, d’un montant global de 6,8 milliards d’euros de bons du Trésor (BTF), dont 2,0 milliards de bons à très court terme (échéance 06/03/08). Cette opération portera également sur 2,8 milliards d’euros de bons à 12 semaines qui arriveront à échéance le 30/04/08 et sur 2,0 milliards d’euros de bons à 23 semaines, à échéance du 17/07/08.La date de règlement est fixée au 07/02/08 pour les deux lignes.
Aviva arrive en Corée du sud à travers la création d’un consortium avec Woori Finance Holdings Company. Ce consortium a signé un accord définitif avec LIG Insurance et sept actionnaires individuels afin d’acquérir 91,65 % de LIG Life Insurance une compagnie d’assurance vie sud-coréenne, pour un montant de 98 millions d’euros.
L’action de la compagnie d'électricité espagnole Iberdrola gagne plus de 6% à la mi-journée après les propos du porte-parole de la présidence française, David Martinon, selon lesquels le gouvernement de Madrid est informé de l’intérêt «de principe» d’EDF pour le marché espagnol.
Le nombre des demandeurs d’emploi a baissé beaucoup plus que prévu en Allemagne en janvier, une décrue qui se poursuit depuis maintenant 22 mois d’affilée. Le nombre de chômeurs a reculé de 89.000 en janvier en données corrigées des variations saisonnières, pour s'établir à 3,412 millions de personnes, au plus bas depuis juin 1993.
La France, l’Allemagne, l’Autriche, la Bulgarie, la Grèce, le Luxembourg, la Lettonie et la Slovaquie, soit une minorité de blocage, ont présenté une alternative impliquant une séparation effective de la production et de la distribution, qui se ferait par le biais des régulateurs nationaux garantissant un libre accès aux infrastructures pour les nouveaux entrants et l’indépendance des décisions d’investissement.
La Commission fédérale des banques (CFB) s’attend à ce qu’UBS et le Credit Suisse inscrivent de nouvelles dépréciations dans leurs comptes, liées non pas à la crise des «subprime» mais à des activités telles que les cartes de crédit et les prêts aux entreprises et aux particuliers, a déclaré son président, Daniel Zuberbuehler. Il estime qu’UBS n’est pas à l’abri de nouveaux amortissements bien qu’elle ait dévoilé mercredi un montant total de 18,4 milliards de dollars de dépréciations au titre de 2007. «Aussi longtemps que durera la crise, il y aura de nouvelles dépréciations», a-t-il dit dans le quotidien Blick, en faisant référence à UBS. Vers 13 heures, alors que l’indice DJ Stoxx européen des banques se contracte de 3,5%, UBS chute de 8,55% et Credit Suisse de 5,46%.
BNP Paribas a entamé une réflexion sur l’opportunité de lancer une offre sur la Société générale. «On y réfléchit simplement parce que toute l’Europe bancaire y réfléchit», a déclaré un porte-parole. De son côté, pour le porte-parole de l’Elysée, la Société générale n’est pas contrainte de «s’adosser» à une autre institution financière et, «pour le moment», la question de son rachat «ne se pose pas». La question du rachat d’une partie au moins du capital de la banque française, en difficulté à la suite de l’annonce de pertes massives, est «une question de principe qui n’est pas une question d’actualité», a dit David Martinon lors de son point de presse hebdomadaire.
Le groupe suisse d’assurance Bâloise a annoncé son intention de fusionner avec l’allemand Gothaer Versicherungsbank, afin de créer un groupe qui figurerait parmi les dix plus grands du secteur en Allemagne. La transaction lui permettra de doubler sa taille, passant de 6,7 milliards en 2006 à près de 14,6 milliards de francs (9,1 milliards d’euros) de primes par an pour le nouveau groupe. Bâloise réalise actuellement près d’un tiers de son activité en Allemagne.
Le numéro un mondial du rehaussement de crédit, a fait état d’une lourde perte au quatrième trimestre, 2,3 milliards de dollars sur la période, soit 16,61 dollars par action, contre un bénéfice de 181 millions (1,32 dollar par action) il y a un an. MBIA a expliqué qu’il avait passé ces provisions pour couvrir son portefeuille de dérivés de crédit, la somme de 3,5 milliards de dollars.
L’action Deutsche Bank perd 4,37% à 73,37 euros à 13 heures à la Bourse de Francfort, alors que des intervenants évoquent une rumeur de marché selon laquelle la première banque allemande s’apprête à émettre un avertissement sur ses résultats.Deutsche Bank doit publier le 7 février ses résultats préliminaires du quatrième trimestre.