Dans l’attente de Bâle III, la Caisse d'Épargne d’Auvergne et du Limousin limite ses investissements à l’achat de titres d’Etat. En raison des exigences réglementaires et des directives du groupe BPCE, le rendement des encours de la caisse régionale a été légèrement inférieur aux prévisions des gérants. « Afin de se préparer aux nouvelles réglementations, BPCE a fortement réduit l’autonomie des caisses régionales ces derniers temps » nous explique une source proche de la direction financière. La Caisse d'Épargne Auvergne Limousin travaille donc exclusivement avec Opal, mais de façon limitée : « nous sommes outillés pour gérer la majorité de nos encours et avons peu recours à Opal ». Néanmoins, la caisse régionale ne s’empêche pas les collaborations avec des partenaires externes (uniquement ceux figurant sur une liste établie par le groupe BPCE), ces derniers étant utilisés principalement pour les besoins en conseil des gérants et sur l’ALM.
Bernard Descreux, Directeur de la Division Gestion d’Actifs, Direction Financement & Investissement d’EDF à l’occasion de la conférence Bilan 2011 et perspectives 2012 pour l’industrie de la gestion en Europe: Nous sommes un gérant total return, diversifié dans la mesure où notre benchmark est constitué d’indices actions et obligations. La performance sur l’année 2011 a été plus ou moins égale à 0%. Nous sommes revenus sur des gestions passives pour minimiser le risque d'écart de suivi dans les cas où l’on pensait que le processus de gestion serait moins résistant dans un contexte de marché chaotique. Nous sommes aujourd’hui dans un environnement de marché où les liquidités sont abondantes, en raison notamment des interventions des banques centrales. Il est opportun de revenir à l’achat sur des classes d’actifs qui ont été délaissées. Par exemple sur les actions, malgré la persistance de tensions sur la zone euro, il ne faut pas hésiter à moyenner à la baisse lorsque l’on observe des points d’entrée vraiment intéressant. Il faut faire confiance aux gérants qui font réellement de la gestion active, c’est à dire qui honorent leurs promesses. Nous renforçons la part des actifs américains, dans la première partie de l’année, de même que les obligations émergentes. Dans une deuxième partie d’année, nous étudierons un retour sur les actifs libellés en euro et sur les actions émergentes.
L’interdiction de vendre à découvert les principales valeurs financières françaises, décidée par l’AMF l'été dernier, a pris fin. Un règlement européen doit harmoniser les régimes de transparence sur ces opérations en novembre prochain. Ce texte généralise notamment la «locate rule».
Dans un entretien accordé au quotidien, le patron de la société d’investissement, Frédéric Lemoine, souligne sa volonté d’acquisitions de sociétés dont la valorisation peut aller jusqu’à un milliard d’euros. Le dirigeant cible particulièrement des entreprises à capitaux familiaux en Europe du Nord, dans des pays comme l’Allemagne, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas.Wendel souhaite atténuer sa dépendance envers les investissements en France. Le financement bancaire est toujours disponible selon Frédéric Lemoine, bien qu’à un coût plus élevé du fait de la crise de la dette souveraine en zone euro. «Pas moins de liquidité, mais davantage de marge» résume-t-il.
Le fonds souverain chinois China Investment Corp aurait obtenu une injection de capital de 50 milliards de dollars de la part de la Banque Populaire de Chine (PBOC), selon le journal officiel Shanghai Securities News, qui ne cite pas de sources. CIC gère 410 milliards de dollars d’actifs, et les nouveaux fonds auraient été affectés à la filiale d’investissements internationaux.
L’Union européenne souhaiterait imposer des règles plus strictes sur les activités de «shadow banking», selon le quotidien qui évoque une note rédigée par Michel Barnier, le commissaire européen au Marché intérieur. Les options possibles incluent un contrôle accru des relations entre les banques et les établissements de l’ombre, avec une extension des lois existantes et la création de nouvelles.
La Chine et l’Union européenne (UE) tiennent aujourd’hui un sommet à Pékin. Les derniers chiffres du commerce extérieur publiés hier par Eurostat devraient alimenter les conversations. Sur les dix premiers mois de l’année 2011, le déficit commercial de l’UE a atteint 132 milliards d’euros, en réduction par rapport aux 140 milliards enregistrés sur la même période en 2010. Mais l’essentiel du gain est à mettre au compte de l’Allemagne, dont le déficit est passé de 8,3 milliards à 554 millions. Celui de la France reflue sous les 10 milliards grâce à une hausse des exportations supérieure à celle des importations. Les exportations des Vingt-Sept vers la Chine ont d’ailleurs progressé de 21% à 112 milliards tandis que les importations croissaient de 5% à 244 milliards. Sur un autre thème de discussion probable au sommet, le fonds souverain chinois CIC a indiqué hier que les emprunts d’Etat européens n’étaient pas un support adapté pour des investisseurs à long terme tel que lui.
Le fabricant de biscuit Poult serait en train d’organiser la sortie de son actionnaire LBO France en deux temps, selon Private Equity Magazine. Le fonds serait entré en discussions exclusives avec le groupe Bouvard, concurrent de Poult, pour lui céder 30% du capital. La sortie complète de LBO Franceinterviendrait début 2013 sur la base de l’Ebitda 2012. Actionnaire depuis 2006, le fonds d’investissement avait tenté en vain de vendrele fabricant de biscuitsen 2010.
Le Conseil paritaire de la publicité a proposé lundi une recommandation pour encadrer la publicité des « opérations sur le forex, les indices boursiers, le cours des matières premières avec un effet de levier ». Ces règles doivent mettre de l’ordre dans une profession confrontée à la publicité « sauvage » de certains sites de trading. Le périmètre devrait aussi être élargi à des biensnon financiers comme l’achat de parts de vin ou de forêts.
Pékin a approuvé la création d’une coentreprise entre UBS et la maison mère de State Development & Investment Corp sous contrôle de l’Etat chinois, destinée à lancer le premier fonds d’arbitrage sur les dérivés de matières premières, selon Bloomberg qui cite un gérant.
La banque américaine a cédé le solde de 3,9% de participation qu’elle détenait encore au capital de Hana Financial pour 372 milliards de wons, l’équivalent de 251 millions d’euros, mettant ainsi fin à une présence de sept ans au capital de la banque sud-coréenne. La cession s’est faite au prix unitaire de 38.950 wons, soit une décote de 3%.
L’opérateur de la Bourse de Francfort a annoncé avoir dégagé un bénéfice avant intérêts et impôt de 228 millions d’euros au quatrième trimestre, après une perte de 219 millions un an plus tôt. Un rebond néanmoins inférieur au consensus Reuters qui anticipait un Ebit de 258 millions.
L’Efama, l’association européenne des gestionnaire d’actifs, a répondu lundi à la consultation ouverte par les autorités américaines sur la règle Volcker, destinée à empêcher les banques de se livrer à des activités de trading pour compte propre. Elle considère que cette règle constitue «une application extraterritoriale inappropriée de la juridiction américaine». L’Efama craint en particulier une différence de traitement entre fonds américains, d’une part, et Ucits ou autres fonds d’investissement régulés vendus en Europe, d’autre part. «Si ces problèmes ne sont pas résolus, ils pourraient conduire à une restructuration extensive et chère d’une industrie qui n’a rien à voir avec les objectifs de la règle Volcker», estime le directeur général de l’Efama, Peter de Proft.
Le patrimoine global des ménages français a vu sa progression ralentir en 2011 à 4,2% contre 8,8% en 2010. Il pèse 11 806 milliards d’euros fin 2011 selon les estimations des Cahiers de l’Epargne-PAIR Conseil. La faiblesse du recours au crédit continuera de pénaliser le marché des nouveaux placements financiers des ménages en 2012. Les Cahiers de l’Epargne remarquent que, malgré un taux d’épargne record, le taux de placements financiers en pourcentage du revenu disponible des ménages resterait inférieur à 8% en 2012 comme en 2011, soit très en-deçà de sa moyenne de long terme à 10% et des 12% des années fastes 2005-2007. Les Français ont notamment pioché dans leur patrimoine pour nourrir leurs apports dans l’immobilier.
Le fonds souverain chinois CIC juge les emprunts d’Etat européens, notamment espagnols ou italiens, peu adaptés pour un acteur de sa nature. «Il est difficile de réaliser de tels investissements pour un investisseur de long terme comme nous, a indiqué lundi son président Lou Jiwei. Les occasions résident plutôt dans les projets industriels et d’infrastructure».
La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé avoir racheté pour 59 millions d’euros d’obligations d’Etat la semaine dernière, maintenant ses rachats au plus bas après 124 millions d’euros la semaine précédente. L’institut d'émission précise que le montant total de ses rachats d’obligations souveraines s'élève à ce jour à 219,5 milliards d’euros. Elle procédera mardi à un appel d’offres pour des dépôts à une semaine pour absorber l’excès de liquidités créé par ses derniers rachats.
Le Conseil paritaire de la publicité a proposé lundi une recommandation pour encadrer la publicité des « opérations sur le forex, les indices boursiers, le cours des matières premières avec un effet de levier ». Ces règles doivent mettre de l’ordre dans une profession confrontée à la publicité «sauvage» de certains sites de trading. Le périmètre devrait aussi être élargi à des biens non financiers comme l’achat de parts de vin ou de forêts.
La crise de la dette souveraine durera toute l’année 2012, estiment les investisseurs spécialisés dans le marché obligataire interrogés par l’agence Fitch dans le cadre d’une enquête trimestrielle. «Pour 48% des personnes qui ont répondu, la crise de la dette souveraine devrait se poursuivre sans qu’il n’y ait d'évolution notable», a déclaré Monica Insoll, directrice générale de la recherche de Fitch Credit Market. «Un quart des investisseurs pensent que la situation va se détériorer» et un autre quart «pense que cela ira mieux et que la crise sera résolue.
Le Trésor italien a emprunté 12 milliards d’euros dont 8,5 milliards à 12 mois avec un rendement en repli à 2,23%, les coûts de financement du pays poursuivant ainsi leur baisse avant une nouvelle opération de liquidités à trois ans programmée d’ici la fin du mois par la Banque centrale européenne (BCE). Mais la demande pour le papier italien était moins forte que lors de la précédente émission de bons à 12 mois, le ratio de couverture tombant ainsi de 1,5 vers la mi-janvier à 1,1.
Les indicateurs avancés de l’OCDE signalent une amélioration de la conjoncture aux Etats-Unis, au Japon, en Inde et en Russie. L’indicateur composite avancé de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) s’est inscrit à 100,4 en décembre, soit au-dessus de sa moyenne de long terme calée à 100, après 100,2 en novembre. Celui des pays du G7 s’inscrit à 100,7 après 100,4 tandis que celui de la zone euro diminue de 98,5 à 98,3. La France recule également de 98,8 à 98,6.
La France a levé ces derniers jours l’interdiction des ventes à découvert sur dix valeurs financières françaises, indique Reuters. L’interdiction des ventes à découvert sur les valeurs financières françaises, décidée le 11 août dernier en pleine tempête boursière, avait été prolongée pour trois mois le 10 novembre et arrivait théoriquement à échéance autour du 10 février.
A compter du 1er avril 2012, Holger Kerzel, qui était déjà l’un des cadres dirigeants de l’entreprise depuis 12 ans, entrera à la direction générale de MEAG Munich Ergo KAG. Il y sera chargé de la gestion des portefeuilles actions et «autres placements de fonds propres» pour Munich Re, Ergo et la clientèle externe au groupe. Le président exécutif de la société est Thomas Kabisch, qui fait en même temps fonction de CIO.MEAG gère actuellement 210 milliards d’euros, dont 10 milliards pour les clients particuliers et institutionnels hors groupe.