Sous la pression des marchés et de Berlin, l’inévitable révision en baisse des prévisions de croissance pour 2012 exigera de nouvelles mesures budgétaires.
Nyse Euronext a connu vendredi à la mi-séance un incident qui a entraîné la suspension de la diffusion des indices CAC 40 et BEL 20 pendant vingt minutes, portant à sept le nombre de problèmes techniques rencontrés par l’opérateur boursier depuis le mois de juin.
La Banque centrale européenne a décidé de reporter de neuf mois supplémentaires le système paneuropéen de transactions d’actions qu’elle prévoit de créer, et qui serait donc actif à partir de la mi-2015. Ce projet de plate-forme, Target 2 Securities (T2S), doit à terme offrir un système unique de règlement des transactions de valeurs, et ce en plusieurs devises.
Reuters assure de sources proches que Fortress Investment Group a recruté David Dredge en tant que coresponsable de la gestion d’un de ses pôles d’activité (Convexity Strategies). La nouvelle recrue du groupe de gestion alternative travaillait précédemment comme gérant au sein d’Artradis Fund Management, un fonds basé à Singapour ayant fermé ses portes cette année.
Toujours en progression, mais moins forte en septembre qu’en août, la collecte du Livret A s’est établie à 1,13 milliard d’euros le mois dernier, selon les données publiées par la Caisse des dépôts. Le Livret de développement durable (LDD, ex-Codevi) a en revanche accusé un flux négatif de 0,38 milliard d’euros, ramenant son encours total à 68,7 milliards.
L'écart entre le rendement des obligations d’Etat françaises à 10 ans (OAT) et celui des titres d’Etat allemands de même maturité (Bund) a atteint vendredi un record, les investisseurs anticipant de plus en plus un abaissement de la note de la France par les agences de notation. Pour la première fois, l'écart entre les taux des deux pays a atteint 119 points de base en fin de matinée. Le «spread» s’inscrivait ainsi en hausse par rapport à son niveau de jeudi, qui était de 115 points de base..
Les modifications du règlement général de l’AMF transposant la directive OPCVM IV et modernisant le cadre juridique de la gestion d’actifs, ont été homologuées par arrêté du 3 octobre 2011. Les principales modifications du livre III concernent les sociétés de gestion de portefeuille et les dépositaires d’OPCVM.
Le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, a nommé Ignazio Visco au poste de gouverneur de la Banque d’Italie qu’occupait jusqu’alors Mario Draghi. En revanche, Lorenzo Bini Smaghi, membre du directoire de la BCE, a décidé de ne pas démissionner pour laisser le poste à un Français après l’arrivée de l’Italien Mario Draghi à la tête de cette institution, contrairement à l’engagement pris, affirme vendredi Il Sole 24 Ore
Fidelity Worldwide Investment vient de recruter James Bateman en tant que gérant de portefeuille dans son équipe de multigestion. Il dirigera aussi une équipe de trois gérants et pilotera le développement du processus de sélection de gérants pour les produits actions gérés à Londres.James Bateman, qui doit rejoindre Fidelity en janvier, est actuellement vice-président, en charge de la multigestion et de l’analyse de fonds chez Barclays Wealth. Il s’occupe de cinq fonds de multigestion représentant 2,3 milliards de livres et de l’analyse de 40 fonds.
Les fonds monétaires américains ont réduit de 62 % en dollars leur exposition aux banques françaises entre fin mai et fin septembre 2011. Elles ne représentent plus que 6,7 % des actifs, alors qu’elles avaient constitué jusqu’à 16,4 % des portefeuilles en mai 2009. Il s’agit du plus fort déclin enregistré parmi les pays européens, commente Fitch Ratings qui publie ces données à partir d’un échantillon représentant 654 milliards de dollars. Sur le dernier mois seulement, la baisse a été de 42 %. Cette désaffection s’inscrit dans un contexte de désamour pour les banques européennes. Ainsi, les fonds monétaires américains ont diminué leur exposition totale aux banques européennes de 14 % entre fin août et fin septembre. L’exposition aux banques européennes n’est plus que de 37,7 %, contre 42,1 % fin août et 47,2 % fin juillet. En pourcentage, il s’agit du plus faible niveau jamais observé depuis que Fitch compile ces données, soit le second semestre 2006. Ce sont les banques canadiennes qui profitent de cette tendance. L’exposition à ces établissements a augmenté de 12 % depuis mai et représente maintenant la plus forte allocation pays, à 10,7 % des actifs.
Le capital-investisseur américain The Blackstone Group a certes affiché pour le troisième trimestre 2011 une perte économique nette de 342 millions de dollars contre un bénéfice net de 339 millions pour la période correspondante de 2010. Mais, pour les neuf premiers mois de l’année, le bénéfice net marque une progression de 3 % sur janvier-septembre 2010, à 929 millions de dollars.Le bénéfice distribuable a été de 120 millions de dollars pour le troisième trimestre contre 166 millions pour la juillet-septembre, 2010, tandis que pour les trois premiers trimestres, il marque une hausse de 8 % à 501 millions de dollars.Au 30 septembre, les actifs sous gestion générateurs de commissions ont atteint le montant record de 133 milliards de dollars, contre 104 milliards de dollars un an plus tôt. Quant aux encours totaux, il ressortaient à 158 milliards de dollars (+ 32 % en glissement annuel).
Emmanuel Martin, directeur des gestions d’Acropole Asset Management, a indiqué à Newsmanagers que l’encours est certes revenu à 750 millions d’euros fin septembre, plus ou moins son niveau de début d’année (et contre 800 millions en juin), tandis que Nathalie Sabathier, directrice du développement, précisait que les souscriptions nettes depuis le début de l’année se situent encore à environ 80 millions d’euros.Cette évolution, globalement positive compte tenu de l’effet de marché, s’explique par le fait que plus de 80 % des encours sont gérés pour le compte d’investisseurs institutionnels, moins versatiles que les clients de distribution.De fait, le résultat d’Acropole mérite d'être mesuré à l’aune d’un marché où la collecte des fonds d’obligations convertibles commercialisés en France a été positive d’environ 220 millions d’euros à fin septembre. Les importantes rentrées enregistrées à fin juillet par l’ensemble des fonds de cette classe d’actifs (1.2 milliard d’euros, ce qui a porté l’encours à plus de 13 milliards) ont été suivie de deux mois de sorties nettes (près de 600 millions d’euros en août et plus de 400 millions en septembre). Il semble que les fonds concernés par ces gros mouvements soient surtout des fonds «globaux», investis en convertibles internationales. Acropole a donc drainé plus de 36 % des souscriptions nettes totales en France sur son créneau d'élection.Par ailleurs, le gestionnaire français a annoncé le recrutement tout récent de Dominique Roustide comme responsable partenariats/distribution. Rattaché à Nathalie Sabathier, directeur général, responsable du développement, plus particulièrement responsable du suivi et du développement de la clientèle fonds de fonds, banques privées et family offices. Ce poste était vacant depuis quelques mois (lire Newsmanagers du 3 février).Dominique Roustide, qui était chargé entre 2007 et 2010 de commercialiser les fonds Oddo AM auprès des distributeurs, était en dernier lieu advisor chez Amade Global Partners.
Haro sur la direction de Dexia ! Tout en reconnaissant que l’affaire se présentait comme un «Lehman Brothers en puissance» et que, in fine, elle a été parfaitement gérée, Christian Cambier, l’emblématique président de Prigest, n’entend pas accepter ce qu’il considère comme une spoliation «dans le seul but de préserver les intérêts des actionnaires majoritaires et d’un management qui porte une lourde responsabilité dans la défaillance de la société». Aussi, le fondateur de Prigest a-t-il fait parvenir, cette semaine, une lettre à Pierre Mariani, administrateur délégué de l'établissement franco-belge reprenant, entre autres, les fautes et les manquements du management.Dans ce courrier dont Newsmanagers a obtenu la copie, Christian Cambier qui détient 1 % du capital de la banque – essentiellement au sein de Valfrance, le fonds phare de la maison – rappelle tout d’abord les propos contradictoires de la direction de Dexia. En juillet 2011, lors de la présentation des résultats semestriels, celle-ci avait déclaré que «le passé avec la perte de quatre milliards d’euros étaient apurés». Or, «deux mois plus tard,» note Christian Cambier «le plan de liquidation présidé par Pierre Mariani conduit à céder les plus beaux actifs de l'établissement – dont RBC – Dexia et BIL – pour 8,2 milliards d’euros, à rapprocher avec une capitalisation boursière qui tangente le milliard d’euros». Par ailleurs, Christian Cambier relève que des hedge funds depuis le mois d’avril ont vendu 25 millions de titres à découvert et «qu’il serait surprenant qu’une telle stratégie ne soit pas fondée sur des informations d’initiés» – Ndlr : selon des sources proches du dossier, le fonds Wellington serait soupçonné.Contacté hier après-midi, le président de Prigest se veut néanmoins constructif et ne souhaite pas entamer de longues procédures pour obtenir gain de cause. Aussi, le patron de Prigest compte-t-il demander une offre publique de retrait en raison d’un changement important du périmètre de la société. «A 3,40 euros par titre qui ouvrira ainsi la voie à un dédommagement», conclut-il.
La société de gestion Equitis annonce le lancement, en collaboration avec le groupe Star Invest, d’un fonds d’investissement de proximité ultramarin. Starinvest Dom-Tom. Le fonds est réservé aux contribuables des départements et collectivités d’Outre-Mer. Il investira au moins 60% de sa collecte dans des TPE et PME non cotées situées notamment à la Réunion, aux Antilles et en Guyane et a pour objectif de lever 10 millions d’euros.
A partir du 6 novembre prochain, Jean-Louis Charles rejoint le groupe AG2R- La Mondiale, en qualité de directeur des investissements du groupe. Il quitte Groupama où il travaillait depuis neuf ans et occupait la fonction de directeur du financement et des investissements de l’assureur.
Fival se voit retirer par l’Autorité des marchés financiers (AMF) son agrément de société de gestion. Elle l’avait obtenu le 22 mai 1990."Ayant constaté que la société de gestion de portefeuille Fival SA ne remplissait plus les conditions et engagements auxquels était subordonné son agrément s’agissant de la permanence des moyens, notamment financiers et humains, le collège de l’AMF, lors de sa séance du 6 septembre 2011, a décidé, en application de l’article L. 532-10 du code monétaire et financier, de prononcer le retrait de son agrément en qualité de société de gestion de portefeuille», annonce le régulateur dans un communiqué daté du 20 octobre.En clair, les actifs de la société, filiale du groupe genevois Caprinco, ne sont pas suffisants pour assurer la pérennité de la structure, explique Marc Gilson, le directeur général de Fival, contacté par Newsmanagers. Ses encours sous gestion se limitent à une dizaine de millions d’euros, principalement dans des mandats et deux fonds ouverts, Ariane Invest, un fonds d’actions européennes, et Fival Réactif, un fonds de fonds flexible. A fin 2009, selon l’annuaire de l’Association française de la gestion financière, les actifs étaient de 35 millions d’euros.Ces actifs vont être repris dans les jours qui viennent par une autre société de gestion, sous réserve de l’accord des clients.Quant à Fival, elle devrait continuer à exister, mais sous une autre forme. «Nous allons demander le statut de conseiller en investissement financier», indique Marc Gilson. Mais ses effectifs devraient être réduits, de quatre personnes aujourd’hui, à une.Le retrait d’agrément sera effectif le 1er décembre. Jusqu’à cette date, Fival est placée sous le contrôle d’Alain Hindié désigné en qualité de mandataire par l’AMF. De plus, la société ne pourra effectuer que des opérations strictement nécessaires à la préservation des intérêts des clients investis dans les fonds et les mandats qu’elle gère.
Mirabaud vient de recruter Renaud Martin en tant que responsable de la gestion obligations convertibles, un poste nouvellement créé. Rattaché à la ligne de métier Mirabaud Asset Management, il est basé à Paris. Renaud Martin était précédemment directeur du département obligations convertibles chez Calyon, après un passage à La Française des Placements.
Le sentiment que les femmes et les hommes ne sont pas sur un pied d'égalité au sein de l’entreprise est persistant. Evoqué dans de nombreuses entreprises en France, ce constat s’applique également au secteur de la finance. C’est ce que révèle une enquête menée par eFinancialCareers.fr auprès de 351 professionnels de la finance en France.Alors que les parlementaires français ont décidé d’instaurer des quotas de femmes dans les conseils d’administration des entreprises du CAC 40, les femmes semblent encore sous-représentées au sein des sociétés financières. En effet, 52% des professionnels interrogés pensent que les femmes représentent actuellement moins de 5% de l’équipe de direction de leur entreprise. De plus, une très large majorité (81%) des sondés estime que les opportunités de carrière dans le secteur de la finance sont plus limitées pour les femmes que pour les hommes. Pour 90% d’entre eux, les femmes doivent surmonter plus d’obstacles que leurs collègues masculins pour accéder à un poste de direction. 51 % de ces personnes jugent que les problématiques sont liées au congé parental, à la garde des enfants et à la flexibilité horaire. Les professionnels de la finance ne sont pas très optimistes quant à une éventuelle évolution de cette situation. 52% sont ainsi convaincus que le nombre de femmes à des postes de direction n’évoluera pas à la hausse au cours des cinq prochaines années. Pour les 45% qui tablent sur une augmentation, cette évolution sera le résultat de lois garantissant l’égalité des opportunités. Ils pensent également qu’un employeur plus compréhensif face aux exigences familiales peut aider à inverser la tendance.Concernant la rémunération, 88% des répondants sont convaincus qu’elle n’est pas la même pour un homme et une femme occupant des postes de direction similaires. 34% pensent même que les femmes gagnent au moins 25% de moins que les hommes.