Le plan de Warren Buffett relève donc d’abord d’un opportunisme bien senti. L’homme d’affaires a déjà annoncé fin 2007 le lancement d’une activité de rehaussement de crédit sur le segment des obligations municipales, terrain de jeu originel des monoline. Objectif : profiter de l’élargissement des marges sur les affaires nouvelles. Réassurer une partie de l’activité de MBIA, Ambac et FGIC équivaudrait ni plus ni moins à priver ces derniers de la partie la plus stable et la moins risquée de leur portefeuille. Il ne faut donc pas s’étonner qu’un des trois groupes ait refusé cette proposition, les deux autres réservant leur réponse.
Alors que Toshiro Muto avait la faveur des pronostics pour remplacer Toshihiko Fukui à la tête de la Banque centrale japonaise, le parti démocratique du Japon, parti d’opposition qui contrôle la chambre haute du parlement, pourrait s’opposer à cette nomination, rapporte la chaîne de télévision.
L’équipementier automobile américain Delphi encore en faillite pourrait voir sa sortie de la banqueroute retardée alors que la crise des marchés financiers bat son plein. Delphi pourrait même demander une aide supplémentaire à son ancienne maison-mère General Motors. JPMorgan, Citigroup et des fonds spéculatifs qui devaient financer son plan de réorganisation ont rejeté les termes du financement de 6,1 milliards de dollars de ce plan.
Sur le dernier trimestre 2007, la banque affiche un bénéfice de 1,33 milliard de francs (809 millions d’euros), contre 1,45 milliard attendu. Par ailleurs, Credit Suisse a réduit ses dépréciations en annonçant 1,3 milliards de francs de provision pour le quatrième trimestre, à comparer aux 2,2 milliards de francs du trimestre précédent. Toutefois, les résultats du groupe ont souffert au dernier trimestre de ses activités banque d’investissement, en repli de 86% à 328 millions de francs, et gestion d’actif, en perte de 247 millions contre un bénéfice de 89 millions l’année précédente.
Le jugement des investisseurs sur les perspectives économiques allemandes s’est amélioré en janvier alors que le marché attendait une détérioration, indique l’enquête de l’institut ZEW. Son indice du sentiment économique, calculé sur la base d’une enquête auprès de 314 analystes et investisseurs institutionnels, est remonté à -39,5 après être tombé à -41,6 en janvier. Il était à -37,2 en décembre.
Le fonds Alpha annoncera prochainement l’acquisition de la société Frial (surgelés de produits de la mer) pour un peu moins de 180 millions d’euros. Ce LBO primaire sera financé à 60% par de la dette senior et mezzanine. Barclays Capital en est l’arrangeur mandaté, rejoint par Fortis et Cadif (candidats malheureux à l’arrangement). La mezzanine (sans warrant) sera syndiquée auprès du britannique MezzVest. Etant donné le contexte de marché, la part amortissable du crédit senior a été porté à 55%. Le marché des LBO primaires de taille moyenne semble donc s’animer à nouveau : la semaine dernière, Industri Kapital a repris Etanco à la famille Lebraut, pour quelques 255 millions d’euros.
Les ministres des Finances de l’Union européenne ont invité mardi la France "à renforcer le rythme de la consolidation budgétaire et de la réduction de la dette, y compris par le biais d’une mise en oeuvre rigoureuse du budget 2008, afin d’assurer que la marge de sécurité contre le dépassement du seuil de 3% pour le déficit soit atteinte plus rapidement et - si les conditions cycliques le permettent - de viser à atteindre l’OMT en 2010".
Sanofi-Aventis a publié mardi des résultats du quatrième trimestre 2007 reflétant l’impact négatif des génériques sur ses ventes. Les ventes du quatrième trimestre ont diminué de 6% à 6.911 millions d’euros (6.970 millions attendus). Le résultat opérationnel courant du dernier trimestre 2007 a chuté de 13,7% à 1.960 millions d’euros (2.036,4 millions attendus). Au titre de 2007, Sanofi envisage de verser un dividende de 2,07 euros par action, en progression de 18,3%.
Le fonds d’investissement Petershill de Goldman Sachs vient de rentrer à hauteur de 20% dans Capula Investment Management, un Hedge Fund qui gère 3 milliards de dollars créé par Masao Asai et Yan Huo. La banque restera «passive» commente le Hedge.
Lehman Brothers, BNP Paribas et deux autres banques ont été choisies pour mettre sur le marché une émission de 5 milliards de dollars du brasseur Carlsberg pour finaancer son offre sur Scottish & Newcastle, qu’il fait conjointement avec Heineken.
L’action du groupe néerlandais de services financiers ING a perdu jusqu'à 6,5% ce matin. La société s’est réfusé à commenter ces rumeurs, mais une porte-parole a dit qu’ING était «parfaitement conscient de son obligation de rendre publique le moindre écart important». «Il y a des rumeurs de dépréciations représentant entre 6 et 8 milliards d’euros chez ING», a dit un courtier.
Selon les résultats d’une enquête Accenture publiée ce jour, plus des trois-quarts des grands assureurs européens évaluent à moins de 25 millions d’euros le coût de mise en conformité à Solvency II d’ici 2012. Parmi eux, plus de la moitié table sur un budget inférieur à 5 millions d’euros. Plus précisément, un tiers des assureurs interrogés situent ces coûts dans une fourchette comprise entre 5 et 25 millions d’euros, et 43 % en deçà de 5 millions d’euros.
Coface annonce la création de « Coface Egypt », et le rachat de l’activité de Fiani Partners. Coface poursuit sa politique d’expansion en Méditerranée orientale, ainsi qu’au Proche et Moyen-Orient. Coface est déjà présente directement à Dubaï, en Israël, en Algérie et au Maroc et indirectement à Oman, en Arabie Saoudite, en Jordanie et au Koweït à travers les partenaires du réseau CreditAlliance.
Difficile de se montrer plus partagés. Si la moitié de nos lecteurs estime que l’euro a amorcé une phase de baisse, l’autre moitié pense le contraire. Pour mémoire, les experts du Panel Agefi Changes voient l’euro/dollar se maintenir à 1,45 à un horizon de six mois.
En amont du Conseil des ministres des finances qui se tient ce matin, Christine Lagarde a négocié des marges de manœuvre budgétaire pour les années à venir.
Le groupe pharmaceutique pourrait se séparer de son activité de recherche gastro-intestinale, rapporte le journal en s’appuyant sur des sources de la presse suédoise. La société étudierait la cession de son unité de recherche, ou alors la cotation indépendante de cette activité. Le montant de l’opération attendue s’élèverait à 1 milliard de couronnes suédoises (106,15 millions d’euros).