Dans un rapport des inspections générales des affaires sociales et des finances que le quotidien s’est procuré, plusieurs propositions sont avancées pour réformer l'épargne salariale. L’une d’entre elles propose d’abaisser le seuil de «50 et plus» à plus de 10 salariés pour la mise en place de la participation obligatoire. Pour les entreprises plus petites, il s’agirait d’opter plutôt pour «la souplesse de l’intéressement, dont la formule de calcul est plus adaptable». Mettant en garde contre une «inflation législative», le rapport de l’IFG et de l’IGAS préconise des modifications réglementaires «quand elles sont possibles» ainsi que la rédaction d’un cahier des bonnes pratiques entre partenaires sociaux et gouvernement.
Le chef de mission du FMI en Irlande, Craig Beaumont, a estimé que le pays devait s’accrocher à son ajustement budgétaire de 2 milliards d’euros en 2015, sans tenir compte des perspectives de la croissance. Cela permettra au gouvernement de disposer d’un «coussin», a-t-il noté. Craig Beaumont a également appelé l’Irlande à indiquer de quelle manière elle prévoyait d’atteindre un budget équilibré en 2018.
Des responsables argentins ouvriront la semaine prochaine, et ce pour la première fois, des négociations avec les fonds spéculatifs qui avaient refusé de participer à la restructuration de sa dette, a déclaré un avocat de l’Argentine, à l’occasion d’une audience d’un tribunal de Manhattan hier. Carmine Boccuzzi, du cabinet Cleary Gottlieb Steen & Hamilton, a précisé qu’une offre d'échange n'était pas à l’ordre du jour.
Le Financial Times et l’agence Reuters ont pu consulter un projet de communiqué établi par le Fonds monétaire international (FMI) à l’issue de son bilan de santé annuel de la zone euro. Selon le document à paraître aujourd’hui, le Fonds considère que le taux d’inflation en zone euro «est faible de manière inquiétante, y compris dans les pays du noyau dur». Si les prix continuent à progresser doucement, le FMI estime que la BCE devrait envisager de marcher sur les traces de la Fed, de la Banque du Japon et de la Banque d’Angleterre en achetant «à grande échelle» des obligations souveraines. «Cela donnerait un coup de fouet à la confiance, améliorerait les bilans des entreprises et des ménages, et stimulerait le crédit bancaire», soutient le FMI. Un tel appel pourrait déclencher une nouvelle tempête en Allemagne, très critique à l'égard de mesures qui punissent, selon elle, les pays précautionneux.
Le Fonds de dotation du Louvre vient de sélectionner le fonds de gestion active au profil opportuniste sur les actions européennes Alken European Opportunities. L’institution a réalisé un investissement d’un montant d’environ 6 millions d’euros, en remplacement d’un fonds indiciel. Ce placement traduit notre volonté de renforcer la gestion active sur les actions européennes, il faut en effet faire preuve d’une grande sélectivité dans le choix des titres en portefeuille étant donné le re-rating important du marché ces dernières années, a expliqué Philippe Gaboriau, directeur du Fonds de dotation du Louvre à la rédaction d’Instit Invest.
Dans le cadre de la présente consultation, l’ERAFP procède d’une part à la poursuite de la diversification de son allocation d’actifs avec la gestion d’actions d’Asie Pacifique ISR au travers d’OPC (Lot 1) et d’autre part au renouvellement de mandats qui vont arriver à échéance, portant sur la gestion d’obligations crédit ISR libellées en EUR (Lot 2). Les actifs du Lot 2 seront détenus directement par l’ERAFP et non au sein d’un OPC. Lot 1 : Mandat Actions Asie Pacifique ISR A titre indicatif les montants confiés au démarrage seront de l’ordre de 400 millions d’euros répartis sur deux gérants. Aucun montant indicatif minimum n’est donné pour le mandat stand-by. Le mandat de gestion discrétionnaire aura pour objectif de développer une gestion active non benchmarkée, dans le but d’obtenir une performance supérieure sur le long terme à celle de l’indice de comparaison de la performance, le MSCI AC Asia Pacific dividendes nets réinvestis exprimé en euros, non couvert, ou tout autre indice équivalent qui pourra lui être substitué si nécessaire à l’initiative de l’ERAFP. L’univers d’investissement du mandat sera majoritairement composé d’actions et autres titres de capital dont le pays d’origine figure parmi les pays d’origine des titres inclus dans le MSCI AC Asia Pacific, selon la méthodologie d’attribution d’origine géographique et l’appréciation du fournisseur d’indice. La couverture géographique pourra donc évoluer avec le MSCI AC Asia Pacific. Le processus de gestion consiste en la sélection de valeurs dans les différents pays de l’indice MSCI AC Asia Pacific, dans le respect du Dispositif ISR de l’ERAFP pour cette classe d’actifs (voir document joint). La sélection des valeurs devra reposer sur une analyse fondamentale des entreprises et sur des contacts réguliers avec le management de l’entreprise. Les investissements devront être réalisés dans une perspective de long terme. Les investissements dans des pays membres de l’OCDE (Australie, Japon, Nouvelle Zélande et Corée du Sud) devront être majoritaires. La gestion s’effectuera au travers d’un OPC de droit français. Le Titulaire devra soit reprendre un OPC existant dédié à l’ERAFP, soit créer un OPC dédié à l’ERAFP. En cas de reprise de la gestion d’un OPC existant le Titulaire devra en restructurer les actifs afin d'être conforme au présent lot et en effectuer les modifications d’agrément auprès de l’AMF. Lot n°2 : Mandat Obligations Crédit ISR libellées en EUR Le Lot n°2 aura cinq attributaires qui seront tous les cinq, pris individuellement, titulaires d’un Mandat régi par les termes du même Mandat, lequel constituera le cahier des charges du marché. Toutefois, deux de ces cinq Mandats seront des Mandats dits stand-by. A titre indicatif les montants confiés au démarrage seront de l’ordre de 2,5 milliards d’euros répartis sur trois gérants avec un minimum de 400 millions d’euros par Mandat actif. Aucun montant indicatif minimum n’est donné pour les mandats stand-by. Ces montants seront confiés au Titulaire sous la forme d’un portefeuille d’Obligations Crédit libellées en EUR déjà constitué et/ou d’abondement en numéraire. Le mandat aura pour objectif de développer une gestion de type « Buy and Hold » dans le but de maximiser le taux de rendement à l’achat en minimisant le risque de défaut et dans le respect du Dispositif ISR de l’ERAFP pour cette classe d’actifs. L’univers d’investissement du mandat sera principalement composé d’obligations ou de titres de créances négociables dont le nominal est libellé en EUR et cotés ou listés sur un marché règlementé de l’OCDE. Les titres émis ou garantis par un Etat souverain, une collectivité locale ou une agence supranationale ne seront pas autorisés. Le portefeuille sera principalement constitué d’obligations de catégorie « Investissement » (Investment Grade). Des investissements de diversification en obligations « Non Investissement » (Non Investment Grade), en Placements Privés de type EuroPP, en titres non notés et en titres de Titrisation européennes seront également autorisés. L’indice de comparaison de la performance du mandat est l’IBoxx Euro Corporate Bond ou tout autre indice équivalent qui pourra lui être substitué si nécessaire à l’initiative de l’ERAFP. Aucune limite d'écart de suivi (tracking error) ne sera fixée par rapport à l’indice de comparaison de la performance. Les Titulaires accorderont un rôle primordial à la qualité du crédit et se conformeront à la réglementation comptable de l’ERAFP (comptabilité de type assurantielle). Les placements devront être effectués avec l’idée de conserver le titre jusqu'à son échéance et le taux de rotation du Portefeuille sera a priori très faible. La gestion s’effectuera au travers d’un mandat de gestion discrétionnaire (sans création ni reprise d’OPC). Chaque Titulaire se verra confier la gestion d’un portefeuille d’Obligations Crédit libellées en EUR déjà constitué et/ou un abondement en numéraire. Pour lire l’avis complet : cliquez ici
Les membres du G20 font toujours davantage pour restreindre le commerce international que pour le libéraliser, se désolent dans un rapport l’OMC, la Cnuced et l’OCDE. Depuis 2008, les agences ont recensé 1.185 mesures protectionnistes prises par les membres du G20 (dont 112 sur 6 mois à fin mai dernier). Quelque 79% de ces mesures restent aujourd’hui en vigueur. Les biens les plus concernés par les restrictions les plus récentes sont les équipements électriques et les produits pharmaceutiques.
La société de private equity viserait selon Manager Magazin le retour en Bourse du distributeur allemand dès l’an prochain. Récent acquéreur du parfumeur français Nocibé, Douglas a été racheté en 2013 seulement par Advent associée à la famille fondatrice Kreke. Le magazine allemand souligne qu’en cas de marché boursier jugé défavorable, plusieurs investisseurs se tiennent d’ores et déjà à l’affût.
Près de deux millions de personnes ont rejoint l’an dernier le groupe des millionnaires en dollars dans le monde, selon le dernier rapport sur la fortune dans le monde réalisé par Capgemini et RBC Wealth Management. Le nombre de personnes disposant d’au moins un million de dollars à investir a augmenté de 15% pour atteindre 13,7 millions. La fortune cumulée de ces millionnaires, qui n’a cessé de croître depuis 2008 malgré la crise financière, atteint 52.620 milliards de dollars (38.770 milliards d’euros). Si l’Amérique du Nord est toujours la région du monde qui en compte le plus, la région Asie-Pacifique pourrait prendre la première place cette année, grâce notamment au Japon, où les marchés boursiers et l’immobilier ont créé de nouvelles fortunes, et à la Chine.
Un rapport de la banque britannique avance que les compagnies pétrolières et gazières augmenteront leurs dépenses d’exploration et de production de 6% à 712 milliards de dollars cette année (et même de 8,4% en Amérique du Nord), en dépit d’un léger repli des investissements des majors du secteur. Barclays a interrogé le mois dernier sur le sujet plus de 300 acteurs du secteur.
Le fournisseur d’analyses et de recherche Morningstar a annoncé l’introduction d’un nouveau service destiné à aider les investisseurs institutionnels à évaluer les fonds, les stratégies d’investissement et les sociétés de gestion. Manager Research Services donne accès aux travaux de recherche sur les fonds, aux notations, aux données propriétaires ainsi qu’aux analystes de Morningstar.
Le gestionnaire d’actifs suisse E.I. Sturdza Investment Funds se lance sur le marché espagnol. Cette boutique vient en effet d’y enregistrer sa sicav E.I. Sturdza Funds, domiciliée en Irlande, grâce à laquelle elle mettra à disposition des investisseurs espagnols, institutionnels et « retail », une gamme de sept fonds (deux fonds obligataires et cinq fonds actions), rapporte Funds People. Les fonds actions sont organisés par région : deux d’entre eux investissent en Asie – le premier en Chine et le second au Japon –, deux véhicules investissent en Europe et le dernier aux Etats-Unis. Concernant la gamme de fonds obligataires, l’investisseur aura accès à un véhicule dédié à la dette européenne tandis que le second a une vocation internationale.Allfunds Bank est chargée d’assurer la commercialisation des fonds d’E.I. Sturdza tandis que la société Capital Strategies sera son distributeur en Europe.
La banque privée Julius Baer vient de recruter trois nouveaux conseillers clientèle basés aux Pays-Bas, indique Finews. Il s’agit de Eelco Pronk, Huib Dekker et Ben van de Velde. Tous les trois rejoignent Julius Baer en provenance de Rabobank. Le trio de banquiers privés travaillera sous la responsabilité de Geoffrey Bruyn, directeur de activités néerlandaises.
Bestinver franchit un nouveau cap dans sa croissance. La société de gestion espagnole vient en effet de dépasser la barre du milliard d’euros d’actifs sous gestion au Luxembourg, rapporte Funds People qui évoque des chiffres de Morningstar. Il y a deux ans, Bestinver avait repris en co-gestion la sicav luxembourgeoise de Sycomore AM pour y loger ses propres fonds, clones de ses véhicules les plus connus en Espagne. Deux ans plus tard, ses fonds luxembourgeois affichent 1 milliard d’euros d’encours, dont 470 millions pour Bestinver International, 250 millions d’euros pour Bestinver Iberian et 330 millions pour Bestinfund.Début juin, le groupe Bestinver avait annoncé avoir franchi le cap des 10 milliards d’euros d’encours.
Point72 Asset Management (anciennement SAC Capital Advisors), le hedge fund américain créé par Steven A. Cohen, aurait recruté Seiji Onoen, actuellement broker chez Goldman Sachs, pour diriger ses opérations au Japon, révèle Bloomberg qui s’appuie sur les propos d’une source proche du dossier. Cette source aurait précisé que l’arrivée de Seiji Onoen chez Point72 Asset Management sera effective en juillet. Point72 Asset Management n’aurait pas souhaité commenter l’information.
La banque américaine Morgan Stanley a recruté Marcus Mitchell, un « senior loan executive » ainsi que son équipe pour proposer à une clientèle de grandes fortunes des prêts ou des solutions pour invertir directement dans l’immobilier, les yachts, les oeuvres d’arts ou autres produits de luxe, rapporte Reuters. Marcus Mitchell et son équipe arrivent de Deutsche Bank AG.
CPR Asset Management a décidé en mai de rendre éligible au Plan d’Epargne en Actions (PEA) son fonds CPR Croissance Dynamique, qui propose une exposition comprise entre 60% et 100% aux marchés actions.. Cette éligibilité n’aura «aucun impact majeur sur la stratégie du fonds», selon Cyrille Geneslay, gérant allocataire de CPR AM. Pour obtenir l’éligibilité au PEA de CPR Croissance Dynamique, il était nécessaire que tous les supports sur lequel l’OPCVM sont investis soient éligibles au PEA. «Nous avons donc porté un soin particulier, avant d’initier ce changement, à identifier et à recenser l’ensemble des supports PEAbles disponibles. Le constat est assez clair : sur les investissements actions qui constituent la partie prédominante des placements du fonds, toutes les classes d’actifs sont disponibles en ETFs PEAbles», souligne Cyrille Geneslay. Pour l’obligataire, minoritaire dans le portefeuille, l'équipe de gestion devra pratiquer nos investissements via des futures, «ce qui était déjà réalisé pour la partie internationale», ajoute-t-il. Les investissements sur les matières premières ne sont toutefois pas réplicables dans la nouvelle version PEA du portefeuille.La portefeuille de CPR Croissance Dynamique est actuellement exposé à hauteur de 86% aux différents marchés actions, en privilégiant les Etats-Unis et la zone euro qui représentent respectivement 46% et 17% des investissements. Cette exposition devrait être légèrement réduite dans un futur proche. Suite aux grandes mesures de la BCE, «nous pensons que les marchés pourraient avoir besoin d’une pause pour digérer», estime le gérant de CPR AM, qui prévoit de réduire progressivement lesinvestissements «pour revenir vers 80% d’exposition qui représente notre position neutre». Par ailleurs, CPR AM a annoncé avoir légèrement modifié le degré d’exposition aux actions de CPR Croissance Prudente, fonds au profil patrimonial de la gamme croissance. Cette exposition passe de 0% à 30%, contre une fourchette de 10% à 30% auparavant. En parallèle de l’annonce d’une modification des orientation de ces fonds de la gamme Croissance, CPR Asset Management a dressé le portrait robot de la situation macro-économique du moment. La société de gestion s’attend à ce qu’aux Etats-Unis, la conjoncture reste modérée. La zone euro devrait pour sa part sortir graduellement de la récession «grâce à une accélération de la croissance dans quasiment tous les pays», estime Philippe Weber, responsable études et stratégie de CPR AM.Malik Haddouk, directeur de la gestion diversifiée, s’attend à ce que les marchés actions observent au cours des prochains mois «une pause avant de reprendre de l’altitude en fin d’année». CPR AM maintient donc son objectif de progression de 10% pour l’année 2014, soulignant que «les conditions financières se sont nettement améliorées et les risques systémiques se sont dissipés». La volatilité devrait se situer dans les prochains mois autour de 15 à 20 %.