Gaz de France serait le principal bénéficiaire, emportant 300 Mw sur 500, de l’opération de mise aux enchères organisée hier par Electricité de France, à la demande du Conseil de la concurrence et qui a recueillie une douzaine d’offres. Il s’agit de permettre aux concurrents alternatifs d’EDF de s’approvisionner à un coût moindre autorisant une concurrence plus juste.
Le Chicago Mercantile Exchange (CME) pourrait annoncer d’ici la semaine prochaine un «plan définitif» de rachat du marché des métaux précieux, croit savoir le quotidien. La transaction pourrait voir les actionnaires du Nymex recevoir du cash et des titres CME pour un montant de 9,5 milliards de dollars, indique le journal citant une source proche du dossier.
Le journal rapporte que les législateurs américains, soutenus par le Secrétaire d’Etat au Trésor Henry Paulson, vont déposer des propositions de révision des règles en matière de crédit hypothécaire. Ils souhaitent ainsi éviter qu’une nouvelle crise du crédit ne survienne à l’avenir de la même façon.
Le fonds alternatif britannique Toscafund Asset Management a pris contact avec Washington Mutual pour lui proposer de participer à tout consortium cherchant à recapitaliser la banque. Le fonds a approché le Conseil de WaMu cette semaine même, selon le quotidien économique américain (Lire aussi page 10).
Le quotidien rapporte que la banque française allait se lancer dans un plan social d’importance. Si les contours et les modalités de la restructuration envisagée ne sont pas encore définis, il n’en demeure pas moins que Natixis va devoir se séparer de «plusieurs centaines d'équivalent temps plein», soit entre 400 et 500 personnes sur les 6.400 salariés que compte le groupe, chiffre le journal. La banque espère ainsi réaliser entre 250 et 500 millions d’euros d'économies. Dans un premier temps, ce plan touchera des consultants et des prestataires extérieurs, mais si le projet venait à porter sur 1.000 équivalent plein temps comme le journal le précise alors les équipes des fonctions support de même que les métiers de vente de Natixis subiront cette restructuration. La Tribune souligne que la direction de Natixis pourrait détailler tout cela lors de sa présentation le 27 mars de son «Projet performances».
Avec une moyenne de 67 euros par an, les prix des services pratiqués par les banques françaises sont inférieurs à celle de la zone euro (73 euros). Pour la première fois depuis cinq ans, ils sont aussi plus bas que la moyenne mondiale (70 euros), relèvent l’Efma, Capgemini et ING dans leur étude annuelle sur la banque de détail.
Le groupe néerlandais a annoncé procéder au placement d’environ 1 milliard de dollars de titres. La cession de cette tranche de 6,3 % devrait ramener la participation de Philips à 13,5 %.
La Banque centrale européenne (BCE) a prêté mercredi aux banques 60 milliards d’euros de fonds supplémentaires à 91 jours, la forte demande poussant le taux moyen pondéré à 4,40%. La BCE précise que 139 banques ont soumissionné à hauteur de 132,6 milliards d’euros.
Selon les chiffres publiés par Eurostat, la production industrielle européenne a crû de 0,9 % en janvier par rapport à décembre (+3,8 % en rythme annuel), soit nettement au dessus des 0,3 % attendus.
Le financement des banques américaines sur le marché européen des covered bonds pourrait être compliqué par la décision de Moody’s, qui a dégradé d’un cran, de AAA à Aa1, les titres émis par WaMu. Celui-ci a été en 2006 le premier émetteur américain à venir se financer en Europe via des obligations sécurisées, en plaçant au total 6 milliards d’euros.
Les Bourses affichaient une hausse d’environ 2% en Europe mercredi matin, tirées par les valeurs bancaires, après l’annonce mardi d’une intervention massive de la Fed pour assurer de la liquidité. Mais l’optimisme des marchés actions contraste avec le statu quo sur le marché monétaire. Ce matin, l’Euribor 3 mois s’est encore tendu de 1 point de base à 4,60%, et hier l’Eonia (taux au jour le jour) est passé de 4,12 à 4,22%. Et même si les indices de crédit se sont resserrés, l’iTraxx Crossover se traite encore au-dessus des 600 pb. Pour nombre d’observateurs, l’action des banques centrales traite un symptôme, mais le fond du problème - la qualité du bilan des banques et leur appétit pour le risque - reste non résolu.
Le groupe agroalimentaire américain va placer aujourd’hui deux emprunts benchmark en euros - une première - à 4 ans et 7 ans. Les prix indicatifs ont été fixés à 185 pb et 220 pb au-dessus des swaps.
Le groupe de communication extérieure table sur une croissance organique de l’ordre de 6 % en 2008, après 8,8 % en 2007. Le développement de JCDecaux s’appuie sur la montée en puissance de la publicité digitale et la croissance rapide des marchés émergents.
En fin de matinée, le brut léger américain pour livraison avril recule de 0,18% ou 20 cents à 108,56 dollars et reste non loin de son nouveau plus haut historique de 109,72 dollars touché mardi en fin de séance.
Le titre prenait 14 % en fin de matinée après que ses deux principaux actionnaires ont accepté hier de céder l’activité de location de bureaux au fonds souverain de Dubaï.
A la suite de la consultation de Place lancée sur le sujet, l’Autorité des marchés financiers publie le nouveau dispositif visant à simplifier l’instruction et le visa pour les opérations financières des sociétés cotées. Une première note d’opération type sur les émissions d’actions avec maintien du droit préférentiel de souscription est déjà disponible auprès de l’Afei (www.afei.com). D’ici à la fin du premier semestre 2008, deux autres notes d’opération type devraient être publiées, l’une portant sur les augmentations de capital avec suppression du droit préférentiel de souscription, l’autre relative aux émissions d’Oceane.
Le fournisseur d’accès à Internet a dégagé l’an passé un bénéfice net de 150,2 millions d’euros. L’Ebitda a quant à lui gagné 35 % à 443,6 millions. Un chiffre supérieur aux attentes.
Selon le quotidien belge De Standaard, le bancassureur négocie l’entrée de Ping An au capital de sa filiale de gestion de fonds Fortis Investments. Fortis a indiqué le 7 mars mener des négociations exclusives pour améliorer sa solvabilité de deux milliards d’euros. Il compte déjà l’assureur chinois parmi ses actionnaires.
La Commission européenne a donné mercredi son feu vert au régime français de réduction fiscale accordée aux redevables de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) qui investissent dans des PME.
Le quatrième réassureur mondial a fait état d’un bénéfice net de 144,4 millions d’euros au quatrième trimestre, supérieur aux prévisions, grâce à une croissance du résultat dans la réassurance IARD.
La nouvelle intervention des banques centrales est bienvenue non seulement parce que les marchés tendaient à reprendre une très mauvaise route mais aussi parce qu’elle remet en lumière leur capacité à agir de conserve dans les grandes occasions. Les tensions réapparues dans certains compartiments clés des marchés de crédit menaçaient de susciter une nouvelle crise grave pour certains de ses acteurs. La dégradation des rapports entre banques et fonds d’investissement pouvait conduire à des ventes d’actifs précipitées et à une redoutable spirale de baisse des cours. Outre la coordination des actions, la forme qu’elles prennent, avec l’usage nouveau des T Bonds et l’élargissement de la gamme d’actifs admis comme collatéraux, prouve que la Fed et ses partenaires demeurent prêts à toutes les adaptations. Cette preuve de concertation est d’autant mieux venue que, sur le terrain tout aussi capital de la politique monétaire, les divergences entre la Fed et la BCE se creusent de plus en plus ouvertement. Entre l’une qui considère que la situation requiert une baisse des taux accélérée et la BCE qui ne jure que par le risque inflationniste et va jusqu’à critiquer à mots couverts la baisse du dollar, les marchés étaient en droit de se demander si le dialogue inter-régulateurs n’était pas moribond. Si l’intervention d’hier ne tranche pas le débat monétaire de fond, il permet au moins de rassurer à court terme quant à la vigilance des régulateurs.
La Société Générale s’apprête à créer une structure dédiée au segment des banques centrales et des fonds d’Etat, dont la puissance financière aiguise les appétits des gérants. Cette clientèle représenterait déjà 10 % des actifs sous gestion de sa filiale, soit quelque 35 milliards d’euros.