La mise en place d’un Haut conseil des finances publiques permettra de vérifier les hypothèses sur lesquelles les budgets sont bâtis. Alors que la prévision de croissance pour 2013 sera «sans doute de 0,8%», selon François Hollande, la loi de Finances sera présentée le 28 septembre.
Avec son plan audacieux, Mario Draghi semble avoir forgé le maillon manquant à la chaîne de décisions prises au fil du temps pour surmonter la crise de la zone euro. Car une voie de rémission se dessine en particulier pour l’Espagne. On y a fait peu attention mais le président de la BCE n’imagine pas pour ce pays qu’un accord de sauvetage du type grec ou portugais, mais aussi une procédure peu connue ouverte par le sommet européen de juillet 2011. Calquée sur le modèle des lignes de précaution du FMI, il s’agit d’une ligne de crédit pouvant aller de 2 à 10% du PIB du pays considéré, soit pour l’Espagne de 25 à 120 milliards d’euros. Madrid pourrait trouver la formule moins humiliante et contraignante qu’un plan de sauvetage complet. Venant s’ajouter aux 100 milliards maximum d’aide bancaire déjà assurés, ce prêt autoriserait en outre la double intervention de la BCE sur la dette de moins de trois ans et des fonds de sauvetage européens sur le marché primaire de maturité plus longue. Mises bout à bout, ces aides de diverses natures sont impressionnantes. Elles pourraient convaincre les investisseurs privés de racheter de la dette de l’Espagne, d’autant que ni la BCE ni, dans le cas particulier de ce pays, les fonds de sauvetage européens n’auront de rang privilégié par rapport à eux. Si Madrid, mystérieux sur ses intentions, donnait rapidement corps à ce scénario, un pas considérable serait franchi vers la résolution de cette crise historique.
Le quotidien cite une étude du consultant Aon Hewitt soulignant le recours toujours plus fort des responsables des fonds de pension d’entreprises au Royaume-Uni des services de prise de décision en matière d’investissement. 27% des «trustees» interrogés délègue cette mission, dix points de plus que lors de la précédente enquête menée l’an passé.
Citant une étude du consultant ETFGI, le quotidien met en avant une collecte nette de 37,8 milliards de dollars cette année sur les fonds indiciels cotés de Vanguard, supérieure déjà à celle de 36 milliards engrangée pour l’ensemble de l’année 2011. Cela grâce à une «concurrence féroce sur les prix» menée au détriment tout d’abord du numéro un mondial, BlackRock.
La société américaine a mené un groupe d’investisseurs, également constitué notamment de Norges Bank, d’ADIA (Abu Dhabi Investment Authority) et de GIC (Government of Singapore Investment Corp) pour souscrire à une augmentation de capital réservée de 10,4 milliards de dollars de Hong Kong (1,05 milliard d’euros) de l’assureur chinois CPIC (China Pacific Insurance Co).
Selon Fondsprofessionell, la Deutsche Bank a refusé de commenter vendredi un article du Handelsblatt selon lequel le groupe envisage des réductions d’effectifs plus nombreuses qu’initialement envisagé.Sur les 1.900 suppressions d’emplois annoncées fin juillet, 1.500 concernent la banque d’investissement. Mais il serait à présent question de tailler aussi dans le pôle gestion de fortune, qui serait réorganisé.Selon le Handelsblatt, la Deutsche Bank se préparerait à déréférencer certains produits complexes, à réduire son activité de négoce actions, à se focaliser sur un nombre restreint de pays et à moderniser son infrasutrcture informatique.Les deux co-présidents du directoire, Anshu Jain et Jürgen Fitschen, devraient lever le voile sur leur stratégie le 11 septembre.
Le britannique Liontrust a confirmé avoir fermé le 4 septembre son fonds de droit irlandais Emerging Markets Opportunities, faute d’encours suffisants, rapporte FundWeb : les actifs de ce fonds, repris lors de l’achat d’Occam Asset Management en octobre 2011, sont tombés depuis lors de 60 millions à 8 millions de livres. Quant aux deux gérants de ce produit qui n’était plus économiquement viable, Eoghan Flanagan et James Mellersh, ils quittent Liontrust.
GLG a annoncé le 7 septembre le recrutement de Sudi Mariappa en tant que gérant de l’offre obligataire de performance absolue.Sudi Mariappa a travaillé précédemment pendant une dizaine d’années chez Pimco en tant que managing director responsable de l'équipe Global Portfolio jusqu’en 2008 et d’une équipe de gérants à l’international. Sous sa supervision, les actifs sous gestion des portefeuilles internationaux sont passés de 10 milliards de dollars à 85 milliards de dollars. Entre 2009 et 2010, Sudi Mariappa était par ailleurs conseiller senior auprès de Bill Gross, notamment sur l’offre alternative.
Les fonds sous gestion et sous administration à Guernesey s’inscrivaient fin juin à 270,8 milliards de livres, en hausse de 0,3% ou 711 millions de livres par rapport au premier trimestre 2012, selon des statistiques communiquées par la commission des services financiers de Guernesey.Les fonds ouverts domiciliés à Guernesey s'établissaient fin juin à 53,1 milliards de livres, en recul de 4,8% d’un trimestre sur l’autre et de 10%, soit près de 6 milliards de livres, d’une année sur l’autre.En revanche, les fonds fermés domiciliés à Guernesey ont terminé le deuxième trimestre à 126,1 milliards de livres, en progression de 1,8% d’un trimestre sur l’autre et de 3,1% ou 3,8 milliards de livres sur douze mois.
Les débuts d'H2O AM qu'il a lancé il y a tout juste deux ans, le trou d'air de la gestion lié à la crise européenne et les enseignements à en tirer, l'avenir de la zone euro dans laquelle il continue de croire... Bruno Crastes réalise pour Newsmanagers un vaste tour d'horizon de l'actualité et revient sur des sujets comme le partenariat de sa société de gestion avec Natixis AM ou l'avenir de la gestion d'actifs.
Le spécialiste des obligations convertibles Fisch Asset Management a annoncé le 7 septembre le recrutement, à compter du 1er septembre de Hanspeter Diem et Holger Leppin, en tant que responsables seniors des ventes et relations clients. Ce renforcement des effectifs est lié à la croissance des actifs sous gestion qui ont récemment atteint le montant record de 6,3 milliards de francs suisses.Dans ses nouvelles fonctions de responsable senior des ventes & relations clients, Hanspeter Diem, 50 ans, sera responsable de la clientèle institutionnelle en Suisse et au Liechtenstein. Avant d’entrer chez Fisch Asset Management, il a occupé le poste de directeur des affaires institutionnelles de BlackRock Asset Management Suisse SA. Et auparavant, il a officié en tant que responsable des activités en Suisse auprès de Barclays Global Investors. Cet économiste au bénéfice d’un master en économie et adminis-tration des entreprises de l’Université de Bâle, dispose de plus de 20 ans d’expérience dans l’industrie financière. Avec Holger Leppin, 46 ans, comme nouveau responsable senior des ventes & relations clients, Fisch Asset Management renforce également la distribution des fonds en Allemagne. Avant d’entrer chez Fisch Asset Management, il a dirigé le service de communication et distribution de FondsMedia Sàrl et a occupé diverses fonctions dirigeantes auprès de MPC Capital SA.
Bank Bordier est soupçonnée d’avoir facilité la récupération d’argent blanchi par des criminels, rapporte Finews. Bank Bordier a permis à trois Russes de retirer 60 millions d’euros en liquide au printemps 2011. La somme avait été transférée par Gemini Investment Funds au Bahamas à Arcutes Holding ayant un siège au Panama et un compte au sein de Bordier. Les billets ont été livrés dans un camion de transporteurs de fonds et pesaient plus de 600 kilos. Les trois Russes, au moment des faits employés par Otkritie Securities à Londres, sont sont depuis sous le coup d’un mandat d’arrêt.
Le fonds activiste Knight Vinke, actionnaire du géant des matières premières Xstrata, a annoncé le 9 septembre rejeter l’offre améliorée de Glencore pour une fusion. Il a appelé Xstrata à «demander le prix le plus élevé possible».Menacé de voir capoter son projet, Glencore a relevé vendredi son offre sur Xstrata, qui atteint désormais 37 milliards de dollars. Glencore a relevé le ratio d'échange proposé à 3,05 actions par action Xstrata, contre 2,8 auparavant. L’offre de Glencore prévoit également que son directeur général Ivan Glasenberg prenne les rênes de la nouvelle entité."La dernière proposition de Glencore dit clairement que la transaction implique un changement de contrôle, ce qui, comme nous continuons de le dire, suppose le paiement d’une prime conséquente», déclare Knight Vinke dans un communiqué.De son côté, Xstrata avait estimé vendredi que la prime améliorée était «significativement inférieure à ce que l’on pourrait attendre dans le cadre d’une reprise». Ses responsables ont adressé une lettre à Glencore «pour demander des clarifications» sur l’offre.
Rothschild & Cie Gestion s’apprête à annoncer la nomination de Marc Romano à la fonction de CEO de Rothschild HDF Investment Solutions (Rothschild HDF IS), l’entité issue du rapprochement de ses activités de multigestion avec HDF Finance au printemps dernier. Marc Romano va remplacer Pierre Lenders qui après avoir été nommé directeur général de Rothschild HDF Investment Solutions dès l’annonce de sa création en mai, a quitté ses fonctions vendredi 7 septembre, pour poursuivre d’autres intérêts personnels.Interrogé par Newsmanagers, Jean-Louis Laurens, associé gérant de Rothschild & Cie gestion, a insisté sur le fait que Pierre Lenders dont l’objectif premier lorsqu’il était à la tête de HDF Finance était d’adosser la société de gestion, avait ensuite rapidement fait part de son souhait de s’impliquer dans le domaine de la gestion alternative ISR. A ce titre, le responsable avait d’ores et déjà crée une société - Prius Ltd - intervenant dans ce domaine. « Par un hasard de circonstance, nous avons appris il y a peu que Marc Romano qui résidait à Londres souhaitait revenir sur Paris », a précisé Jean-Louis Laurens. « Nous connaissions le haut niveau de compétence de ce professionnel dans différents domaines notamment en matière de structuration avec de surcroît une expérience importante dans le monde de l’assurance. Les événements se sont alors accélérés. » Cela dit, Pierre Lenders va continuer de collaborer avec Rothschild HDF Investment Solutions dans le cadre d’un accord de coopération avec sa propre société. Celle-ci fournira des prestations de recherche dans le domaine de la gestion alternative ISR à laquelle Jean-Louis Laurens croit beaucoup. Rothschild HDF IS compte d’ailleurs s’impliquer plus encore en matière de gouvernance. « Nous sommes convaincus de l’intérêt de cette activité et je remarque également que nombre de hedge funds se montrent très actifs dans ce domaine », a précisé l’associé-gérant.Pour sa part, Marc Romano vient donc de quitter ses fonctions de CEO de Schroders New Finance Capital, une filiale de Schroders plc., spécialisée dans la multigestion alternative et a également occupé dans le passé, diverses fonctions dans le groupe Crédit Agricole, dont celles de CEO des multigestions de Crédit Agricole Asset Management et deputy CEO de Crédit Agricole Structured Asset Management et Managing Director de Calyon .Le nouvel arrivant doit apporter à Rothschild HDF Investment Solutions son expertise en matière de multi-gestion et de solutions d’investissement sur-mesure. Pour autant, son expérience internationale intéresse aussi fortement son nouvel employeur. Car si Jean-Louis Laurens se félicite de l’accueil réservé en quelques mois à Rothschild HDF Investment Solutions, comme l’atteste la collecte nette constatée surtout via les produits long only et de multigestion classique, le responsable n’en est pas moins convaincu que les temps ne sont guère porteurs en France. Dès lors, l’international figure parmi les objectifs de la société qui est aussi actuellement en cours de recrutement d’un commercial senior dédié au marché britannique.
Le new-yorkais Global X Funds (1,2 milliard de dollars) a annoncé le lancement de ce qu’il pense être le premier ETF sur les «junior miners», des compagnies minières «jeunes» du monde entier dans les domaines non seulement de l’or, mais aussi du charbon, du cuivre, du fer, du nickel, de l’argent, du titane et d’autres matériaux. Il s’agit du Global X Junior Miners ETF, dont l’acronyme sur NYSE Arca est JUNR ; le code Isin est US37950E6308 et le taux de frais sur encours se situe à 0,69 %.L’indice de référence établi par l’allemand Structured Solutions AG. Les quatre premières lignes sont Coeur d’Alene Mines Corp (argent, 2,59 %), AuRico Gold Inc (or, 2,57 %), Alumina Ltd (aluminium, 2,29 %) et China Molybdenum Co (molybdène, 2,23 %)