Le plus gros fonds de Brevan Howard Asset Management a progressé cette année de 3,6% après avoir subi sa première perte en 2014, selon une personne proche de la société, rapporte l’agence Bloomberg. Le Brevan Howard Master Fund, qui joue sur les tendances macro-économiques, a progressé sur la période courant du début de l’année jusqu’au 6 mars malgré un recul de 0,6% le mois dernier. Les hedge funds macro ont progressé en moyenne de 2,8% sur les deux premiers mois de l’année, selon les données de Hedge Fund Research. Le Master Fund, dont les actifs sous gestion constituent la plus grande partie de l’encours total de Brevan Howard, soit quelque 27 milliards de dollars, a pour la première fois en 2014, enregistré un recul de 0,8%, après des gains de 12% en 2011, 3,9% en 2012 et 2,7% en 2013.
Newton Investment Management (Newton IM), filiale du groupe BNY Mellon, a annoncé la nomination de Henrietta Jowitt et Susan Noble en qualité d’administratrices indépendantes non-exécutives au sein de son conseil d’administration. Les deux intéressées sont les premières administratrices indépendantes nommées par la société de gestion. Elles rejoignent un conseil d’administration composé de sept administrateurs exécutifs et de deux administrateurs de BNY Mellon. Susan Noble, qui compte plus de 20 ans d’expérience dans le secteur de la gestion, a occupé des fonctions clés chez Robert Fleming Asset Management et Goldman Sachs Asset Management. Elle est actuellement administratrice non-exécutive de British Empire Securities and General Trust et d’Alliance Trust.Pour sa part, Henrietta Jowitt a occupé plusieurs postes de responsable marketing senior dans l’industrie des services financiers, ayant notamment travaillé chez Advent International Corporation et Schroders. Plus récemment, elle a fondé Rotation Point Limited, une société de conseil en stratégie. Ces deux nominations interviennent après celle de James Wylie au conseil d’administration de Newton en qualité de responsable de l’Amérique du Nord en mai 2014.
BlackRock participe aussi à la guerre des prix dans le monde des ETF. Selon le Financial Times, le gestionnaire américain a décidé de passer de 0,4 % par an à 0,07 % les frais de gestion du iShares FTSE 100 Ucits ETF. Il s’agit du premier ETF à avoir été coté sur le London Stock Exchange il y a 15 ans, selon le quotidien économique britannique.
Cinq mois après le départ de son gérant star Francisco Garcia Paramés, la société de gestion espagnole Bestinver a enfin réussi à freiner les retraits de ses fonds et, mieux, à susciter de nouveau l’attention des investisseurs en mettant en avant les performances de ses produits, rapporte le site espagnol Cinco Dias. De fait, son produit phare, Bestifond, a dégagé un rendement de 18,78 % depuis le début de l’année tandis que son fonds Bestinver International a réalisé une performance de 19,53% depuis le 1er janvier 2015. «Notre engagement est d’obtenir les meilleurs rendements à long terme, a déclaré à Cinco Dias Beltran de la Lastra, le nouveau directeur des investissements de Bestinver. Avec notre gestion ‘value investing’ nous cherchons les meilleurs résultats pour les investisseurs de nos fonds.»Le site d’information espagnol rappelle que le départ de Francisco Garcia Paramés en septembre 2014 a eu des effets néfastes sur la société de gestion, matérialisés par une décollecte nette supérieure à 2,5 milliards d’euros. Depuis, le rythme des sorties s’est considérablement ralenti, avec seulement 4,2 millions d’euros de retraits nets enregistré en février. Et le mois de mars pourrait être le premier au cours duquel Bestinver recommencerait à réaliser des souscriptions nettes positives. «L’évolution des flux est totalement positive et nous pouvons dire qu’elle est stabilisée, a ainsi annoncé Beltran de la Lastra. Ce qui est important maintenant est de recommencer à transmettre aux investisseurs notre proposition de valeur.»
Le gestionnaire d’actifs Matthews Asia a annoncé le recrutement de Derek Chow au poste de responsable de la distribution auprès des intermédiaires américains. Basé à San Francisco, en Californie, il sera chargé de diriger l’activité dédiée aux intermédiaires américains, à savoir les family offices, les «broker dealer» et les clients de banque privée. Il sera rattaché à Frank Wheeler, responsable mondial de la distribution et du marketing chez Matthews Asia.Précédemment, Derek Chow a passé trois ans au poste de vice-président senior et de responsable du développement chez Voya Investment Management (anciennement ING Investment Management aux Etats-Unis). Avant cela, il était responsable de la distribution retail aux Etats-Unis pour FAF Advisors / First American Funds.Spécialiste des investissements sur les marchés asiatiques, Matthews Asia affiche 27,8 milliards de dollars d’actifs sous gestion au 31 janvier 2015.
Albert Nicholas sait bien que des universitaires renommés affirment que les sélectionneurs de valeurs ne peuvent pas battre leur indice sur le long terme. Il a de bonnes raisons de ne pas être d’accord, bien qu’il n’ait pas de Ph.D., selon le numéro d’avril du magazine Bloomberg Markets. En effet, le Nicholas Fund, qu’il gère depuis 1969, a dépassé l’indice Standard & Poor’s 500 de 2 points de pourcentage en moyenne par an ces 40 dernières années et l’a battu chaque année depuis 2008. Ainsi, un investissement de 10.000 dollars dans le fonds en septembre 1974 valait environ 2 millions de dollars en septembre 2014. Cela place le Nicholas Fund en tête de la catégorie diversifiée actions US du classement annuel des fonds de Bloomberg Markets. La société d’Albert Nicholas gère six fonds et un total de 5 milliards de dollars d’actifs. « Nous avons deux principes », indique le gérant : « le premier est : ne perdons pas d’argent. Le second est n’oublions pas le principe numéro un ».
Selon Bloomberg, Blackstone a pris une participation dans le hedge fund Solus Alternative Asset Management. Cet investissement permet aux fondateurs du fonds spécialisé dans les stratégies «event driven» de céder leurs parts et de préparer graduellement leur futur départ. Blackstone a levé plus de 3 milliards dollars afin de prendre des participations de 15 % à 25 % dans des hedge funds dont les fondateurs prévoient de céder leurs parts, note Bloomberg. L’investissement dans le capital de Solus Alternative AM est le deuxième de ce type.
Ledgex Systems lance une solution de gestion de la relation client (CRM) spécialement adaptée aux besoins des hedge funds, des fonds de dotation et des fondations, des fonds de fonds, des fonds de pension et des family offices. Ledgex CRM assure, sans coûts ni effectifs supplémentaires, une gestion exhaustive de la relation client, avec des services améliorés notamment en termes de reporting, et devrait permettre de fidéliser la clientèle tout an favorisant une croissance des actifs, explique la société.
Alors que la banque privée de Credit Suisse en France est devenue une succursale du groupe au Luxembourg depuis le 1er janvier, son dirigeant réfute l’idée d’y voir un signe de repli. « Nous ne sommes pas en train de réduire la voilure en France, bien au contraire, déclare Pierre Fleuriot, le président de Credit Suisse en France, Belgique et Luxembourg, dans un entretien au quotidien Les Echos. Nous y recrutons des banquiers privés depuis plusieurs mois et nos actifs sous gestion ont crû de plus de 10 % sur un an, hors éléments exceptionnels. » Pour Pierre Fleuriot, ce rattachement vise à promouvoir l’accès de la gamme luxembourgeoise auprès des clients français, en particulier les fonds dédiés créés sur mesure, les fonds de gestion alternative et de private equity. De fait, depuis 2013, Credit Suisse, très centré sur la banque d’investissement, a l’ambition de se renforcer sur la gestion de fortune à l’instar d’UBS. En Europe, le groupe concentre ainsi ses efforts sur les plus grands patrimoines et optimise ses ressources, selon le quotidien économique. En France, Pierre Fleuriot indique que la priorité est donnée aux fortunes de plus d’un million d’euros. « Le modèle de banque intégrée que nous proposons à nos clients, dit-il, est particulièrement adapté aux besoins des clients fortunés (HNWI) ou très fortunés (UHNWI) », avance-t-il.
Au sein de Goldman Sachs Group, la division « Investment Management » constitue la plus petite unité. Mais le groupe bancaire américain continue à vouloir faire grandir cette activité, qui pèse 1.000 milliards de dollars, afin de rattraper la concurrence.Timothy O’Neill et Eric Lane, co-responsables de la gestion d’actifs, voient un potentiel de croissance important pour cette activité. Ils anticipent que la croissance de Goldman Sachs Asset Management, dont les clients sont de gros institutionnels, devrait se situer au-delà des 10 % par an, selon Bloomberg. La gestion privée, dédiée aux clients fortunés, devrait croître à un rythme encore plus soutenu, estiment-ils. La croissance devrait être soutenue par un intérêt grandissant pour les produits alternatifs et une plus importante externalisation de la gestion de portefeuille de la part de fonds de pension et sociétés d’assurance.
One Oak Capital Management a lancé un hedge fund, le Alpha Opportunities Fund, qui emploie une stratégie long-short relative value sur le crédit et cherche à exploiter des opportunités à court terme sur le marché des obligations d’entreprise investment grade, rapporte Hedge Week. Le produit est destiné aux investisseurs institutionnels, aux individus fortunés et aux family offices.
Le président du fonds de pension japonais GPIF (Government Pension Investment Fund), Takahiro Mitani a consenti à rester à la tête de l’institution alors qu’il envisageait initialement de partir à la fin du mois de mars, rapporte Bloomberg. L’intéressé, âgé de 66 ans, a en effet accepté la proposition du ministre japonais de la santé et du travail, Yasuhisa Shiozaki, de rester aux commandes du fonds de pension japonais jusqu’à la nomination d’un successeur permanent, alors même que son mandat de 5 ans s’achève dans quelques semaines. «Il sera irresponsable pour moi de partir maintenant alors qu’aucun successeur n’a encore été trouvé, a déclaré Takahiro Mitano à l’agence de presse. J’espère qu’ils trouveront quelqu’un très bientôt afin que je puisse partir. J’ai occupé cette fonction pendant 5 ans et c’est un poste à forte pression. Je pense qu’il est préférable d’avoir quelqu’un de plus jeune pour prendre la relève.»
Le recours à l’emprunt des collectivités locales françaises devrait rester stable cette année autour de 18 milliards d’euros du fait notamment d’une baisse de leurs investissements qui compenserait la diminution programmée des dotations de l’Etat, estime Standard & Poor’s. Dans une étude publiée mercredi, l’agence de notation anticipe ensuite une hausse à 20 milliards d’euros pour 2016 qui proviendrait pour l’essentiel du bloc communal (municipalités et intercommunalités). Avec des tombées annuelles d’emprunts qui devraient rester relativement stables autour de 13 à 14 milliards d’euros sur la période, l’encours de dettes des collectivités continuerait sa progression graduelle pour s’inscrire à 152-153 milliards en 2016. Il représenterait alors 78% de leurs recettes de fonctionnement, contre 73% fin 2014, un niveau qui, par comparaison internationale, «resterait modéré», indique S&P.
La banque centrale du Danemark, qui a abaissé récemment ses taux en territoire négatif après les mesures prises par la banque nationale suisse et la BCE, a décidé d’augmenter le montant que les banques du pays sont autorisées à détenir dans leurs comptes courants de 37 milliards à 145 milliards de couronnes danoises. Les dépôts ont ainsi atteint 356 milliards de couronnes en début de mois, alors qu’ils n’étaient que de 100 milliards il y a un an, a indiqué l’autorité dont l’objectif est de maintenir le peg avec l’euro.
Selon la Banque des réglements internationaux, 2.400 milliards de dollars de titres de dette souveraine se négociaient à des rendements négatifs fin février.
La Commission a ouvert une procédure d’infraction à l’encontre de la France contre cette contribution additionnelle de 3% à l’IS, assise sur les dividendes distribués. Créée à l'été 2012 pour tirer les conséquences d’un autre contentieux européen, elle a rapporté 1,9 milliard d’euros en 2014.
Dirk Müller, connu pour être le plus célèbre courtier en actions d’Allemagne, lance un fonds d’investissement. Celui que la presse surnomme Mister Dax lancera un fonds actions en collaboration avec M.M. Warburg et Focam Ag. Son fonds investira dans des actions européennes et américaines selon une approche value. C’est M.M. Warburg Invest qui sera en charge de la gestion.
L’autorité américaine des marchés financiers (SEC) entend se concentrer davantage sur les agences de notation et la problématique de la valorisation des fonds, indique l’un de ses responsables, Andrew Ceresney. La SEC a notamment décidé de renommer sa division des «produits structurés et novateurs» en division des «instruments financiers complexes».
Les encours de CPR Asset Management ont augmenté de 12% en 2013 par rapport à 2014, à plus de 28 milliards d’euros, un plus haut historique selon le gérant. La collecte nette s’élève à 2 milliards d’euros sur l’année. Les classes d’actifs moyen long terme ont collecté plus de 3 milliards d’euros (1,7 milliard sur les actions, 900 millions sur les taux et 400 millions sur les diversifiés) tandis que la gestion monétaire a essuyé une décollecte de 1 milliard.
A l’issue d’un appel d’offres lancé en septembre 2014, la Caisse Nationale des Barreaux Français (CNBF) a sélectionné Candriam pour gérer un mandat de 30 millions d’euros sur les actions zone OCDE hors euro. William Seyrig, directeur des études et du développement indique, par ailleurs, que le mandat a démarré en février 2015.
La Commission des sanctions de l'Autorité des marchés financiers ( AMF) a prononcé à l'encontre de Bernheim Dreyfus & Co SAS une sanction pécuniaire de 80.000 euros.
La banque centrale suédoise a abaissé mercredi son taux repo de 15 points de base à un niveau de -0,25% et a augmenté le montant de ses rachats d’obligations d’Etat à 30 milliards de couronnes à l’issue d’une réunion non programmée. Tout en réservant le droit de prendre des mesures supplémentaires si nécessaire, l’autorité a précisé que le taux directeur sera maintenu à ce niveau au moins jusqu’au deuxième semestre 2016, alors que les rachats porteront sur des maturités allant jusqu’à 25 ans. Ces mesures visent à faire revenir le taux d’inflation vers son objectif de 2%, qui pourrait être menacé par une appréciation trop forte de la devise. Cette dernière dévissait d’ailleurs de 2,4% contre dollar et de 2,1% contre euro suite à l’annonce. Cette décision met la pression sur la banque centrale de Norvège qui doit se réunir demain et devrait à nouveau baisser ses taux à 1%, selon le consensus.