L’environnement actuel pourrait-il remettre en cause la politique d’acquisitions ? « Aujourd’hui il n’y a pas d’effondrement de marché donc il ne faut pas dramatiser une situation », a répondu Emmanuel Babeau en ajoutant : « je vous confirme que Stolichnaya est toujours en discussion et que pour Absolut, on est dans le processus de vente organisé par le gouvernement suédois. On travaille sur les deux car l’une ou l’autre nous intéresse. » Pour mémoire, la première est estimée à 2,5 milliards d’euros et la seconde entre 4 et 5 milliards.
Selon le quotidien japonais, Mizuho Financial Group va créer une alliance avec la principale banque indienne, Sate Bank of India. L’annonce d’une coopération pourrait être faite aujourd’hui même vendredi. Les banques japonaises commencent depuis peu à considérer concrètement les opportunités de croissance à l’international, face au manque de perspectives intéressantes au sein de l’Archipel.
Selon le journal, Bercy a saisi le Conseil d’Etat pour lui demander un avis consultatif sur les modalités d’attribution de la quatrième licence mobile UMTS. Actuellement évaluée à 619 millions d’euros, le gouvernement s’est donné les moyens d’en modifier le prix ou les modalités de paiement par décret, comme le demande Free.
Les actionnaires de WestLB, la banque allemande en difficultés dans le sillage de la crise du crédit hypothécaire à risque américain, pourrait entériner la création d’une société distincte dédiée à la gestion de la dette de l’établissement financier. Ce modèle de transfert a d’ores et déjà été utilisé dans d’autres cas de banques publiques outre-Rhin, comme avec SachsenLB. Une telle manœuvre présenterait naturellement l’avantage non négligeable de laisser voir des comptes apurés en vue d’une fusion de WestLB, selon le quotidien économique allemand.
Friends Provident va annoncer la semaine prochaine le résultat de sa revue stratégique. L’assureur britannique pourrait annoncer son intention de scinder ses activités. Son activité européenne de gestion de fortune, Lombard, pourrait être cédée et valorisée à 700 millions de livres, et sa part de 53 % au capital du gestionnaire d’actifs F&C vaudrait 500 millions de livres.
Le président de la République française a déclaré dans un entretien au journal, à l’occasion de sa visite en Inde, que le Gouvernement français appuiera l’éventualité d’une vente d’avions de combat Rafale à ce pays si Dassault Aviation décide d’en proposer. Nicolas Sarkozy mise également sur la vente aux indiens de la technologie nucléaire civile française.
La stratégie de développement à l’international d’Industrial & Commercial Bank of China (ICBC) reste d’actualité et une opération pourrait être finalisée dès cette année, rapporte le journal citant le membre du conseil d’administration Pan Gongsheng. La banque va se concentrer sur les pays émergents. Des institutions américaines touchées par la crise du crédit pourraient également être des objectifs possibles.
Deutsche Post veut vendre sa filiale américaine déficitaire DHL à son concurrent FedEx et des discussions sont en cours. Le président du directoire de Deutsche Post, Klaus Zumwinkel, censé quitter son poste en novembre, «veut laisser la société en bon ordre», a déclaré un dirigeant du groupe allemand de courrier et de logistique cité par le quotidien financier.
L’environnement actuel pourrait-il remettre en cause la politique d’acquisitions ? « Aujourd’hui il n’y a pas d’effondrement de marché donc il ne faut pas dramatiser une situation », a répondu Emmanuel Babeau en ajoutant : « je vous confirme que Stolichnaya est toujours en discussion et que pour Absolut, on est dans le processus de vente organisé par le gouvernement suédois. On travaille sur les deux car l’une ou l’autre nous intéresse. » Pour mémoire, la première est estimée à 2,5 milliards d’euros et la seconde entre 4 et 5 milliards.
Si le régulateur se félicite de l’amélioration du gouvernement d’entreprise des sociétés cotées, il souligne les efforts restent à accomplir en matière de cartographie des risques, d’appréciation du contrôle interne et de meilleure transparence sur la rémunération des dirigeants.
Le bancassureur allemand a rassuré les marchés en annonçant pour 2007 un bénéfice record, même si sa filiale bancaire plonge dans le rouge au dernier trimestre
A court terme, la Société Générale n’a certes pas besoin d’abdiquer son indépendance. Bénéficiaire en 2007, elle devrait procéder dans les prochains jours à une augmentation de capital de 5,5 milliards d’euros, avec droits préférentiels de souscription, pour restaurer à 8 % son ratio tier one de 6,7 % après ces charges. L’opération est d’ores et déjà garantie par un syndicat bancaire que dirigent JPMorgan et Morgan Stanley. Pas question donc de solliciter prioritairement les poches profondes de fonds souverains, comme l’ont fait ses homologues UBS, Citigroup et Merrill Lynch. Le groupe a aussi pu compter hier sur le soutien public de l’un de ses actionnaires, Groupama, qui souscrira « à hauteur de sa participation actuelle, soit 3,5 % du capital, et se réserve la possibilité de l’augmenter ». Parmi les autres actionnaires du groupe, on compte la Caisse des dépôts (2,07 % au 30 juin 2007), la CNP (1,1 %) et Dexia (1,00 %).
Suite à l’annonce de la cession prochaine d’YSL Beauté, la Société Générale a relevé sa recommandation sur Clarins de « conserver » à « achat » avec un objectif de cours porté de 53 à 66 euros, estimant que le groupe familial ne pourra pas rester indépendant à terme face à la consolidation en cours du secteur des cosmétiques.
Deuxième recapitalisation depuis qu’Apax Partners (France) est entrée au capital du luxembourgeois IEE (capteurs pour des applications de sécurité) en juillet 2004! Après la mise en place d’un premier refinancement de 105 millions d’euros en 2005, le montant de la nouvelle opération atteint 165 millions d’euros. Dans le contexte difficile sur les marchés de crédit, les conditions financières de la recapitalisation sont plutôt favorables: la dette senior A est ressortie à 225 points de base (pb), la senior B à 275 pb, la senior C à 325 pb. C’est encore plus fragrant pour la mezzanine «pricée» à 950 pb (dont 500 en pay in kind, c’est-à-dire payables in fine), qui plus est sans warrant. Ce financement a été arrangé par l’irlandais AIB, qui avait déjà travaillé avec Apax sur la recapitalisation de Parkeon en 2006 et le deal Prosodie.
Débouclage heureux pour le groupe Pizza Pino. Reprise (à 80%) par Astorg Partners en 1999 après son dépôt de bilan, la chaîne de restauration italienne connaît aujourd’hui une forte croissance, avec un Ebit supérieur à 15%. Astorg a été approché par plusieurs candidats en 2007, le décidant à organiser un processus de cession. Le groupe Bertrand a été retenu début décembre, mais le fondateur André Sfez a fait jouer son droit de préemption prévu dès l’origine dans le pacte d’actionnaire. Si le financement de l’opération n’est pas connu, il restait 11 millions de dette de la recapitalisation montée en 2006 (Natixis étant la banque arrangeuse de l’opération à l’époque).