L’action Crédit agricole SA cède 2,8% à 17,38 euros vers midi, après être tombée jusqu'à 17,05 euros, un plus bas depuis novembre 2003. Elle se retrouve ainsi à portée de son cours d’introduction en Bourse de 16,60 euros, en décembre 2001. Bear Stearns a abaissé mardi sa recommandation sur la banque de «superformance» à «sous-performance», estimant que le véhicule coté de la banque verte, qui publie ses comptes 2007 début mars, pourrait passer de nouvelles dépréciations d’actifs, estimées à 650 millions d’euros.
La troisième banque britannique, a relevé le montant des dépréciations sur ses actifs risqués pour le porter de 1,3 à 1,6 milliard de livres (2,17 milliards d’euros), tout en affichant des résultats conformes aux attentes. Le groupe a fait état d’un bénéfice imposable de 7,08 milliards de livres pour 2007, contre 7,17 milliards de livres en 2006.
Spécialisé dans l’Audit, le Consulting et Risk Services, le Corporate Finance, l’Expertise comptable, le Juridique et Fiscal, Deloitte a réalisé en 2007 la plus forte croissance du marché français : 18,5%. Il compte 6000 collaborateurs et associés. Cette croissance est amplifiée par les rapprochements opérés en 2007 avec BDO Marque & Gendrot et Constantin.
Le fonds souverain sud-coréen Korea Investment Corp (KIC) a annoncé mardi avoir reçu de l’Etat 10 milliars de dollars (6,8 milliards d’euros) supplémentaires destinés à financer une stratégie d’investissement plus offensive. KIC disposait jusqu'à présent de 20 milliards de dollars, investis en majeure partie en obligations.
Nicolas Sarkozy a de nouveau promis mardi qu’aucune chaîne du service public de la télévision ne serait privatisée et il a envisagé une dotation en capital pour France Télévisions en 2008. «Il n’y aura pas de privatisation de France Télévisions», a dit le président de la République lors de l’installation de la «commission pour la nouvelle télévision publique». Il a demandé à la commission de réfléchir à deux options, en ce qui concerne la suppression de la publicité dans l’audiovisuel public : soit la suppression de toute publicité dès le 1er janvier 2009, soit une suppression progressive «en commençant en 2009 par supprimer la publicité après 20h00 sur l’ensemble des chaînes de France Télévisions». «Chaque euro de recette publicitaire en moins pour le service public sera compensé par un euro de ressource publique», a également promis le chef de l’Etat. «J’ai demandé au gouvernement d’expertiser la possibilité d’apporter à France Télévisions une dotation en capital en 2008", a-t-il ajouté.
Air France-KLM pourrait aussi injecter trois milliards d’euros sur six ans dans la compagnie italienne, selon les propos du vice-président du groupe franco-néerlandais rapportés mardi par le Wall Street Journal."Si nous parvenons à un accord avec le gouvernement italien, nous ferons une offre générale sur Alitalia. Et si cela fonctionne, nous la sortirons de la cote», a dit Leo M. van Wijk.
Le groupe indien Polycab Wires et le groupe français spécialisé dans les câbles pour l'énergie Nexans se sont associés pour la création d’une coentreprise dans la fabrication de câbles de caoutchouc. Le chiffre d’affaires est attendu à 50-60 millions d’euros d’ici 2011.
Dubaï International Capital, le directeur financier du fonds, a déclaré que ce dernier voulait faire passer le total des actifs gérés de 13 milliards actuellement à entre 25 et 30 milliards d’ici trois à quatre ans.
Le deuxième réassureur mondial anticipe un ratio combiné dans la réassurance dommages, un indicateur clé de rentabilité dans le secteur, d’environ 98% cette année contre 96,4% l’an dernier, une dégradation «essentiellement due à des baisses de prix modérées». Le ratio combiné est le rapport entre les frais généraux, les commissions et les indemnités versées d’une part et les primes encaissées d’autre part. Un ratio inférieur à 100% traduit une activité de souscription rentable.
Une semaine après la publication de ses résultats, la banque suisse a annoncé de nouvelles dépréciations d’actifs structurés pour 2,85 milliards de dollars. Celles-ci devraient affecter les résultats du premier trimestre 2008, à hauteur d’un milliard de dollars. Crédit Suisse a annoncé cela à la suite de résultats d’investigations menées en interne sur son exposition liée au subprime. La banque s’était pourtant montrée confiante sur ce sujet lors de la présentation de ses comptes. Certains analystes s’étaient cependant déjà inquiétés d’une exposition résiduelle de 3,9 milliards de francs suisse.
Dans l'édito de son dernier bulletin mensuel, la Banque de France suggère trois pistes d’amélioration pour les agences de notation: «une plus grande transparence des méthodes de notation et du rôle des agences dans le processus de titrisation», «une différenciation des échelles de notation entre produits obligataires et produits structurés» et - «mesure la plus ambitieuse, car les travaux à ce sujet sont encore balbutiants» - «une notation spécifique du risque de liquidité». «Faute d’une autorégulation suffisante, les autorités, notamment en Europe, seraient conduites à considérer l’opportunité d’une alternative réglementaire», avertit l’institution.
Le groupe japonais envisage une baisse de 22% de son bénéfice d’exploitation en 2008, à 195 milliards de yens (1,23 milliard d’euros) en 2008 à cause notamment de la hausse des prix des matières premières.
Pourtant, alors que la prime de risque du DJ Stoxx se situe au niveau élevé de 7,82 %, « nous y voyons la défiance des investisseurs envers des estimations de profits pour 2008 encore trop optimistes », soulignent les stratèges de CM-CIC Securities. Ce qui laisse anticiper une nouvelle dégradation des perspectives de résultats pour 2008. « Un retour de la prime de risque vers sa moyenne des trois années antérieures à 2008 (6,35 %) impliquerait une croissance bénéficiaire 2008 de –8,8 % contre +10 % actuellement attendu, précise CM-CIC. En termes de révisions sur les masses, cette dégradation reviendrait à amputer les profits de 17 % (de 118 milliards d’euros sur un total de 690 milliards). »
Le conglomérat américain serait en train de considérer les différents actifs d’Allco Finance à la suite des difficultés rencontrées par ce dernier, rapporte le journal. General Electric s’intéresserait notamment au crédit-bail sur les avions et les transports, de même que les propriétés d’Allco. Celui-ci a reporté pour la deuxième fois la publication de ses résultats.
Nouvelles dépréciations en vue, selon le quotidien. Calyon, la banque d’investissement du Crédit Agricole, serait la plus exposée des banques françaises au rehausseur de crédit américain FGIC. Ses grandes concurrentes hexagonales « ne devraient pas être beaucoup mieux loties ». Calyon pourrait passer de nouvelles dépréciations à ce sujet. Les craintes se renforcent alors que les établissements français ne se sont pas montrés très bavards dans ce contexte.
L'élargissement actuel des marges de crédit et les risques accrus de nouvelles liquidations forcées amènent les émetteurs à déserter le marché primaire