Les récents soubresauts de la crise grecque, sont l’occasion pour ACMN Vie de faire un point complet sur le niveau de ses engagements libellés en dettes souveraines de la Grèce, l’Irlande, du Portugal, de l’Espagne et de l’Italie, bien que ces deux derniers pays restent, à ce jour, en marge de cette crise. Au 31 mai 2011, ACMN Vie gère un encours s'élevant à 10 608 M€ Sur un encours fonds en euros de 9 519 M€, l’encours libellé en dettes souveraines de la Grèce, du Portugal et de l’Irlande s'élève à 130 M€ soit 1,37% de l’encours géré. En incluant l’Italie et l’Espagne cet encours s'élève à 299 M€, soit 3,14% de l’encours géré. La dette grecque représentant quant à elle 0,85% de nos investissements. Vous trouverez ci-dessous l’exposition de nos fonds en euros pays par pays : Grèce : 81,0 M€ Portugal : 31,9 M€ Irlande : 17,5 M€ Italie : 152,3 M€ Espagne : 16,5 M€ De fait, ACMN Vie est l’une des sociétés d’assurance-vie les moins exposées aux risques liés aux dettes souveraines des pays de la Zone Euro.
A la suite de travaux engagés avec l’AFG et l’AFTI sur la tenue du passif, l’AMF a inséré dans le livre IV de son règlement général de nouvelles dispositions qui définissent les différentes tâches liées à la centralisation des ordres et à la tenue du compte émission des OPCVM. Elles clarifient en outre le rôle des différents intervenants, sécurisent le circuit de passation des ordres et donnent une existence juridique aux ordres directs.
Le financement à court terme du pays est assuré, alors que les débats autour d’un deuxième plan d’aide vont se poursuivre dans les prochaines semaines.
L’Eiopa, la nouvelle autorité européenne de supervision des assureurs, publiera le 4 juillet à midi les résultats de la deuxième vague de tests de résistance menés sur le secteur à l'échelle de l’Europe.
Le taux de chômage de la zone euro est resté stable à 9,9% en mai, comme s’y attendaient les économistes. Selon Eurostat, 15,51 millions de personnes étaient dépourvues d’un emploi en mai, soit 16.000 de plus qu’en avril mais 551.000 de moins qu’en mai 2010. Le taux de chômage le plus élevé est en Espagne (près de 21%). Vient ensuite l’Irlande (14%). Le taux de chômage le plus bas est aux Pays-Bas (4,2%) et en Autriche (4,3%). En Allemagne, il a encore diminué, à 6,0% en mai contre 6,1% en avril.
L’Agence France Trésor, en avance sur son programme d'émission de titres à moyen et long terme, a annoncé l’annulation de l’adjudication unique du mois d’août, initialement prévue le 4. L’AFT précise qu’elle a émis à ce jour 128,1 milliards d’euros d’OAT et de BTAN sur un programme d'émission 2011 de 184 milliards d’euros net des rachats. Elle précise que le rythme normal des émissions mensuelles d’OAT, de BTAN et de titres indexés sur l’inflation reprendra en septembre. Dans cette attente, elle a annoncé qu’elle émettrait jeudi 7 juillet entre 7 et 8,5 milliards d’euros d’OAT 2020, 2021 et 2029. Les adjudications de BTAN et d’indexés sont prévues le 21 juillet, les montants visés seront annoncé le vendredi 15 juillet. En revanche, le calendrier des émissions hebdomadaires de bons du Trésor (court terme) reste inchangé.
L’Italie est encore confrontée à des risques concernant son endettement représentant quelque 120% de son produit intérieur brut (PIB) et ce malgré les nouvelles mesures d’austérité adoptée la veille, a estimé vendredi l’agence de notation Standard & Poor’s. Dans un communiqué, cette dernière précise que ces risques sont surtout le fait des faibles perspectives de croissance de la troisième économie de la zone euro.
La CNMV a délivré son agrément au compartiment BNY Mellon Absolute Return Equity Fund, un produit de droit irlandais qui est le premier fonds Insight Investment enregistré pour la vente en Espagne. Ce fonds d’actions, un compartiment de BNY Mellon Global Funds, a été lancé il y a presque cinq mois (lire notre article du 2 février).
State Street a annoncé le 29 juin le lancement d’une nouvelle activité de services à destination des hedge funds de la zone Asie-Pacifique et des projets de développement du côté des services dans l’immobilier et le private equity en Chine, à Hong Kong et à Singapour.Dans cette perspective, State Street a nommé Carol Hall en qualité de senior managing director et responsable des services à destination de l’investissement alternative dans la zone Asie-Pacifique. Elle sera basée à Hong Kong.
Au lendemain de l’annonce du lancement le 25 juillet du fonds multi-classes d’actifs Sauren Emerging Markets Balanced (lire notre dépêche du 30 juin), l’allemand Sauren Fund-Research a indiqué que le droit d’entrée sera de 5 %, la commission de gestion de 0,55 % et la commission de distribution de 0,65 %. De plus, il est prévu une commission de 15 % sur la performance excédant les 5 % annuels.Initialement, ce fonds de fonds sera investi principalement dans des fonds d’actions des pays émergents d’Asie à hauteur de 19,5 % et des fonds d’actions émergentes du monde entier de 13 %. L’exposition aux fonds obligataires des pays émergents sera de 22 % et celle aux hedge funds de 15 %.
Le groupe suisse UBS reprend au bancassureur néerlandais ING son activité de gestion en Australie, rapporte L’Agefi suisse. Les actifs sous gestion de cette activité s’élèvent à 24,8 milliards d’euros.
Le conseil d’administration de l’UBS proposera l'élection d’Axel Weber au Conseil d’administration de l’UBS lors de l’assemblée générale ordinaire de mai 2012, indique le groupe dans un communiqué publié le 1er juillet. Si l’intéressé est élu, le conseil prévoit de le nommer vice-président non indépendant. En 2013, il sera nommé pour succéder à Kaspar Villiger à la présidence du conseil. Président de la Bundesbank entre 2004 et 2011, Axel Weber avait été aussi pressenti pour succéder à Jean-Claude Trichet à la présidence de la Banque centrale européenne (BCE).
Avec le Baring Dynamic Emerging Markets Fund, Barings vient de lancer un produit multi-classes d’actifs sur les marchés émergents couvrant à la fois les actions, les obligations, les devises, les matières premières (indirectement), les dérivés, les instruments du marchés monétaires et/ ou le cash. L’objectif est de générer des performances similaires à celles des actions sur le long terme, mais avec moins de risque.Ce fonds est confié à l'équipe «multi-asset» (huit gérants de portefeuille et trois analystes), qui gère déjà 4 milliards de livres dans des produits d’allocation d’actifs dynamique, et plus spécifiquement au chef de cette dernière, Percival Stanion, assisté de Toby Nangle.Le nouveau produit est un compartiment de l’OEIC irlandais Baring Investment Funds plc. Le droit d’entrée et la commission de gestion, pour les investisseurs retail, seront de respectivement 5 % et 1,5 %, avec une souscription minimale de 2.500 livres, 5.000 dollars ou 3.500 euros.
La première banque de détail britannique, Lloyds Bank, qui va supprimer 15.000 emplois dans le monde d’ici 2014 et diviser par deux le nombre de ses implantations, a également annoncé une réorganisation de sa gestion de patrimoine, dont l’activité internationale sera pilotée depuis Genève par Russel Galley, rapporte L’Agefi suisse.Présent en Suisse depuis 1919, le groupe a fixé d’ambitieux objectifs pour son activité de gestion de patrimoine : tripler le nombre de clients et augmenter les revenus de 50% d’ici 2014. Elle sera désormais assurée sous deux marques – Lloyds TSB Private Banking et Bank of Scotland Private Banking – et à travers deux divisions. Comme son nom l’indique, UK Wealth sera focalisée sur le marché britannique, sous la houlette de Philip Grant, qui dirigeait précédemment le Private Banking UK. Le reste du monde sera couvert depuis Genève, où Russel Galley prend les commandes de l’entité International Wealth. Les actifs sous gestion du groupe s’élevaient fin 2010 à 192 milliards de livres.
Le 29 juin, Morgan Stanley a annoncé le lancement d’une exchange traded note (ETN) qui permet aux investisseurs de s’exposer à l’indice S&P 500® Total Return et à une combinaison équipondérée des contrats de futures à court terme sur le NYMEX West Texas Intermediate (WTI) Light Sweet Crude et le ICE Brent (Brent) Crude Oil.Ce produit de salle de marché, une obligation senior non collatéralisée, la Morgan Stanley S&P 500® Crude Oil Linked ETN, complète la Morgan Stanley Cushing® MLP High Income Index ETN lancée en mars sur la plate-forme ETN de Morgan Stanley.
Société Générale Securities Services (SGSS) a annoncé, jeudi 30 juin, qu’elle offre désormais à ses clients une plate-forme unique dédiée aux services d’agent de transfert pour les fonds d’investissement domiciliés au Luxembourg ou en Irlande."Cette plate-forme unique fournit aux gestionnaires d’actifs un outil simplifié de reporting et de suivi relatif aux fonds. Ce service associe les avantages traditionnels de la plateforme UCITS luxembourgeoise et les services SGSS dédiés aux hedge funds en Irlande, offrant ainsi une solution efficace destinée à un large éventail de fonds allant des fonds et OPCVM alternatifs aux produits UCITS conventionnels,» précise un communiqué qui détaille l’offre de services de distribution de fonds. Cette dernière est composée de la tenue de registres, la gestion des souscriptions et des rachats, la gestion des rétrocessions et leur paiement aux distributeurs, ainsi que des services de support à la distribution de fonds destinés aux gestionnaires d’actifs (fonctions d’agent payeur et de représentant).La plate-forme pourra relier les fonds domiciliés en Irlande à la plate-forme de distribution NSCC (the National Securities Clearing Corporation) aux États-Unis ou encore de pouvoir les gérer par l’antenne locale de SGSS en Asie au moyen de la même technologie. SGSS sera ainsi en mesure d’accompagner les gestionnaires d’actifs dans la distribution de fonds irlandais tant en Asie par l’intermédiaire de son bureau de Hong Kong relié à la plateforme irlandaise, qu’auprès des investisseurs américains, grâce à son lien avec la plateforme NSCC. Cette technologie permettra également de simplifier le processus relatif aux dispositions de la directive UCITS IV telles que les fusions transfrontalières et les structures maître-nourricier.»
Avec le renforcement de la réglementation entourant la vente de produits financiers, le secteur de la gestion d’actifs va connaître une séparation grandissante de l’activité de conseil de celle de la distribution, anticipent Caceis et PwC dans une étude présentée à l’occasion du Fund Forum International à Monaco.Mais cette évolution n’aura pas le même effet selon que l’on se trouve dans les pays anglo-saxons ou en Europe continentale, où deux modèles différents existent et vont d’ailleurs encore un peu plus s’éloigner. «Alors qu’en Europe continentale, les investisseurs vont rester captifs de leurs banques, les consommateurs dans les pays anglo-saxons vont connaître la fin de l’influence du produit et reconnaître la valeur intrinsèque du conseil», indique l’étude.Le modèle anglo-saxon va ainsi être caractérisé par une plus grande fragmentation du marché de la distribution. Afin de promouvoir leurs produits, les sociétés de gestion d’actifs vont devoir se doter d’équipes de marketing et de ventes afin de se rapprocher des distributeurs et des conseillers. Dans ce contexte, la gestion de la relation avec le client va devenir une fonction essentielle. La distinction entre gestion d’actifs, la distribution et le conseil va aussi pousser les sociétés de gestion à développer leur marque afin de se différencier des autres. La marque va ainsi devenir déterminante, ce qui explique d’ailleurs pourquoi des sociétés comme BlackRock comptent investir massivement dans ce domaine dans les prochaines années, comme l’a déclaré le président et CEO de la société, Laurence Fink, au cours du FFI (lire article du 30 juin). Caceis et PwC entrevoit également un développement des produits sur mesure, afin que les conseillers puissent justifier leurs honoraires.Côté Europe continentale, c’est une intégration plus verticale qui se dessine. Ainsi, les grands distributeurs type banques ou compagnies d’assurances vont exiger de leurs sociétés de gestion une gamme élargie afin de pouvoir satisfaire l’ensemble de leurs clients et faire face aux différentes phases de marché. Cela signifie, note l’étude, que les sociétés de gestion filiales de banques ou d’assureurs vont devoir conserver des fonds qui ne sont pas forcément commercialisés et donc peu rentables. Cette nécessité va laisser de la place aux sociétés de gestion indépendantes pour tester de nouvelles idées et stratégies d’investissement… que les grandes sociétés encourageront en investissant dans leurs fonds ou au capital afin de pouvoir en faire profiter leurs clients.Parallèlement, les distributeurs vont limiter le nombre de sociétés de gestion partenaires compte tenu de la responsabilité qui va leur incomber avec le renforcement de la réglementation entourant la vente. Ce surcroît de réglementation va aussi se traduire par un coût supplémentaire pour les distributeurs, qu’ils chercheront à répercuter sur les sociétés de gestion.
JPMorgan Asset Management vient d’annoncer le lancement d’un fonds de performance absolue dédié au Japon, le JP Morgan Asset Management Nippon Neutral Strategy.Ce fonds au format Ucits III sera domicilié au Luxembourg et aura un rendement équivalent à celui obtenu avec la stratégie sous-jacente market neutral qui affiche une performance annualisée de 7,4% sur cinq ans à fin 2010.
BNP Paribas Investment Partners a annoncé, jeudi 30 juin, la nomination d’Helena Viñes Fiestas au poste de co-responsable de la recherche ISR, aux côtés de Jacky Prudhomme. En pratique, elle vient renforcer l’équipe de recherche et pilotera l’ensemble des analyses et recherches dédiées aux fonds thématiques ISR qui privilégient les investissements dans les sociétés apportant des solutions aux enjeux environnementaux ou sociaux, souligne un communiqué.Agée de 39 ans, Helena Viñes Fiestas a occupé la fonction de Policy Adviser pour l’équipe Secteur Privé de l’Oxfam (Oxford Committee for Famine Relief), organisation non gouvernementale de lutte contre les injustices et la pauvreté qu’elle a rejoint en 2005. Elle a notamment été en charge du développement de la stratégie d’engagement auprès des investisseurs institutionnels et a piloté le projet « Better Returns in a Better World».
Laffitte Capital Management qui faisait part en début d’année de son ambition d’atteindre les 250 millions fin décembre (cf. Newsmanagers du 09/02/2011) est en passe de dépasser ses objectifs. Actuellement, la société va atteindre les 200 millions d’euros soit une progression proche de 60 % en l’espace de six mois, avec une collecte répartie sur le fonds phare, Laffitte Risk Arbitrage, dédié à l’arbitrage de fusions et acquisitions sur la zone euro et les Etats-Unis (165 millions d’euros) et le dernier né – Laffitte Equity Arbitrage, lancé il y a dix-huit mois – dont l’encours approche les 12,8 millions. Dans le détail, cette progression des actifs sous gestion «colle» avec les objectifs de la société de gestion qui consistait à rééquilibrer la provenance des fonds – franco-français essentiellement - au profit d’investisseurs européens. Dont acte. Avec un rapport France/ Europe de 100/0 il y a un an, ce dernier est désormais de 80/20 et doit tendre vers les 50/50, «avec», précise David Lenfant, associé fondateur de la structure, «une forte contribution d’investisseurs luxembourgeois et italiens». Quant au «mix clients » il est jugé équilibré dans la mesure où il est réparti équitablement entre une clientèle de gestion privée, d’investisseurs institutionnels et de multigérants. Reste les conseillers en gestion de patrimoine indépendants qui constituent clairement une piste à travailler. « Actuellement, ces professionnels ne représentent que 3 % à 4 % de nos encours », reconnait David Lenfant pour qui il s’agit d’un axe de développement futur fort de sa maison, à mettre en regard avec la baisse des rendements des fonds en euros qui sert les fonds comme ceux de Laffite CM. Toutes ces «bonnes nouvelles» entrainent également une évolution des ressources humaines de la société qui a recruté un gérant « situations spéciales » en début d’année et vient de recruter pour son fonds phare dédié à l’arbitrage de fusions et acquisitions un quatrième gérant. Les fonctions de support en marketing-commercial et en middle-office ont également été renforcées. Dernier évènement à signaler au niveau de la gestion cette fois : Laffitte Risk Arbitrage doit passer en liquidité quotidienne - alors qu’elle est actuellement hebdomadaire. Depuis sa création fin 2007, le fonds affiche une performance annualisée de 5,3 % avec une volatilité inférieure à 2% tandis que le second offre une performance de 4,75% depuis le début de l’année.
Les agréments nécessaires ayant été délivrés fin mai, Didier Pruvost, ancien directeur général d’Oddo AM, et Xavier Fauquet, ancien président directeur général de NSM Art et directeur à la banque de Neuflize, viennent de créer leur société de gestion, DDF Exclusive, et leur premier fonds d’investissement. D’ores et déjà, les deux responsables entendent marquer leur différence en matière de gestion. Pas question pour la maison de se faire un nom en réalisant du «stock picking» dans l’univers des petites et moyennes capitalisations françaises voire européennes – ce que beaucoup ont fait auparavant."Cette fenêtre s’est refermée», selon les deux cadres qui ont préféré se porter sur un créneau moins encombré, celui de la performance absolue. Didier Pruvost évoque même une niche gigantesque compte tenu de la baisse des rendements dans l’assurance vie dont son fonds doit profiter. D’où le fait que le fonds DDF Opportunités devrait être le seul de la société. Concrètement, l’OPCVM repose sur une gestion diversifiée avec un objectif de performance annuelle compris entre 5 % et 8 % sur un horizon de placement de trois ans, le tout avec une volatilité de 5/6. «Notre expérience nous permet de dire aujourd’hui que si les investisseurs admettent de ne pas prendre la totalité de la hausse des marchés, ils ne veulent surtout plus perdre», justifie Xavier Fauquet. En pratique, la gestion met dans son radar une centaine de valeurs européennes, qu’il s’agisse d’actions, d’obligations convertibles, etc, et tourne le dos à un suivi en silo des titres. «L’objectif pour nous est de regarder l’ensemble des actifs afin de déterminer pour chacun d’entre eux une valeur relative», explique Didier Pruvost. «Nous suivons un process «bottom-up» en nous intéressant aux entreprises susceptibles de connaître un élément déclencheur - de type une tombée de dividendes, un changement de président, un rachat de minoritaires – puis nous choisissons le bon support.» In fine, une analyse macro est effectuée, chargée de «valider» les choix en veillant à ce que la présence de secteurs, de marchés ne soit pas déséquilibrée au sein du portefeuille.Afin de se doter d’une couverture contre des risques extrêmes (défaut grec, etc), la gestion a également recours à des futures et des options (put, call). De fait, le fonds devrait être performant dans les périodes instables et doit plutôt peiner dans les périodes atones – ce que les patrons de la maison n’envisagent pas actuellement... Dans le cahier des charges que s’est fixé l'équipe de gestion – composé d’un ancien gérant alternatif, Laurent Denize et d’un gérant macro Eric Debry - la transparence, la liquidité et le contrôle des risques constituent également des données de base. Aussi le fonds est-il estampillé Ucits 3 et offre une liquidité quotidienne. C’est aussi pour cette raison que la société de gestion a refusé de recourir à de l’effet de levier.Reste à envisager le développement de DDF Opportunités. Actuellement, ce dernier affiche un encours de cinq millions d’euros provenant d’investisseurs «amis», explique Didier Pruvost. Quant à l’objectif de croissance des encours, il est pour le moins précis : 10 millions d’euros à la fin de l'été, 20 millions à la fin de l’année et entre 35 et 50 millions à la fin de l’année 2012. Pour cela, Didier Pruvost et Xavier Fauquet qui n’envisagent pas d’ouvrir le capital de leur société à un institutionnel, au moins dans un premier temps, vont ratisser large : du côté des conseillers en gestion de patrimoine indépendants et des grands investisseurs, même si, les deux responsables en sont conscients, les institutionnels s’intéresseront vraiment au fonds une fois la question du «track record» et du ratio d’emprise réglée. «Il existe des relais à 10/20 millions d’euros confirme Didier Pruvost et nous devons offrir une visibilité supplémentaire de 5 à 6 mois."Dans le détail, le fonds sera proposé avec deux parts, l’une réservée aux institutionnels, avec des frais de gestion de 0,5 % par an, et l’autre destinée à la clientèle «retail» avec des frais de gestion de 1,5 %. Quant aux «success fees», ils s'élèvent à 20 % au-delà de l’eonia avec «high watermark». Pour les institutionnels, le montant minimum à la souscription est de 150 000 euros et pour la clientèle «retail» de 50 000 euros (cinquante parts minimum).