Les questions de gouvernance font partie des aspects qui ont conduit le Fonds de réserve pour les retraites (FRR) à s’intéresser aux entreprises des pays développés présentes dans les marchés émergents. Faisant actuellement l’objet d’un appel d’offres en sélection de gérants, la thématique pourrait représenter à terme une part significative de l’allocation consacrée aux actions marchés émergents dont le poids stratégique représente à ce jour près de 15% de la poche dynamique du FRR (poche dotée d’un encours de 13,3 milliards d’euros au 31 décembre). « Nous ne pouvions envisager de faire passer le poids des actions émergentes dans notre allocation d’un niveau quasi insignifiant en 2008 à une exposition représentant plusieurs centaines de millions d’euros en recourant exclusivement à des supports collectifs représentatifs d’entreprises localisées dans cette zone ». explique Jean-Philippe Olivier, responsable de la gestion déléguée au sein du FRR. « Les problématiques de gouvernance, de gestion de notre risque réputationnel et l’impossibilité de définir selon nos souhaits un cadre dédié dans ce type de supports nous ont amenés à envisager la réalisation d’une partie de cette exposition via des sociétés issues des pays développés pouvant « capter » une partie de la croissance de cette zone », précise-t-il. En amont de son investissement, dans le cadre d’un appel d’offres en sélection de gérant qu’il mène actuellement, le FRR a analysé de nombreuses gestions mettant en ??uvre des processus d’investissement très différents les uns des autres. « Ces gestions ont en commun de conserver in fine une sensibilité forte au marché domestique. Si une valeur est en difficulté sur son marché, l’argumentaire de l’exposition aux marchés émergents n’est généralement pas suffisant pour justifier sa présence en portefeuille », observe Jean-Philippe Olivier. Le FRR recherche, dans sa procédure, un processus d’investissement dédié plus spécifique qu’une gestion active appliquée à un univers défini selon le seul critère du chiffres d’affaires par exemple. « La contribution des marchés émergents à la rentabilité de l’entreprise nous semble être un indicateur plus pertinent que le seul chiffre d’affaires. Il existe en effet beaucoup de cas où l’entreprise réalise une part importante de son chiffre d’affaires dans les marchés émergents, mais la contribution de cette zone à la rentabilité du groupe est nulle, en stagnation voire négative », analyse Jean-Philippe Olivier. « Les entreprises orientent malheureusement très peu leur communication sur cet aspect, se contentant généralement d’une information segmentée en grande zones géographiques », note-t-il. « C’est sur ce point que nous attendrons de nos gestionnaires une réelle capacité à sélectionner les valeurs dans une zone où la concurrence des entreprises locales se fait de plus en plus forte ». Le FRR a opté pour une exposition géographique plus étendue. « Nous avons souhaité investir sur deux zones, d’une part l’Europe plutôt que la zone euro dans la mesure où des valeurs au Royaume-Uni et en Suisse notamment nous permettront de mieux couvrir certains secteurs, et d’autre part le monde développé, incluant l’Amérique et l’Asie, afin d'être en mesure de couvrir l’ensemble des secteurs économiques et d’optimiser l’objectif recherché, à savoir une participation à la surperformance des marchés émergents dans une optique de moyen long terme », explique Jean-Philippe Olivier. « Les régressions que nous avons effectuées laissent à penser que nous aurons du mal à obtenir plus de 25-30 % de la surperformance des marchés émergents. Cela dépendra notamment des thématiques choisies par le gérant et des biais sectoriels, par définition mouvants », estime Jean-Philippe Olivier. « Nous n’avons pas souhaité à ce stade entrer dans des fonds qui « vendent » la thématique des marchés émergents tout en étant rémunérés en commissions de surperformance calculées par rapport à un indice marché développé », indique Jean-Philippe Olivier. S’il ne s’interdit pas de souscrire à des véhicules d’investissement collectifs afin de « compléter ou devancer son exposition via des véhicules dédiés », le FRR privilégie le recours aux mandats dédiés, au travers desquels il dispose de toute la latitude pour mettre en ??uvre le mode de tarification de son choix. Ce type de support lui offre également une transparence totale sur les transactions réalisées et la mise en ??uvre du processus d’investissement, levant ainsi les risques de déviation du biais de gestion. L’idée pourrait tenter certains gérants de fonds ouverts en cas de dégradation des perspectives sur les marchés émergents. Au final, « si l’idée de s’exposer aux marchés émergents via les marchés actions des pays développés parait simple en théorie, sa mise en ??uvre est beaucoup plus complexe qu’il n’y parait. Il faut bien appréhender la gestion que l’on souhaite obtenir et ne pas être déçu in fine si elle ne vous délivre pas la performance des marchés émergents, que seule une gestion locale peut viser », conclut Jean-Philippe Olivier. Source : bfinance
BlackRock annonce le lancement du fonds BSF Global Absolute Return Bond, au sein de sa gamme de sicav luxembourgeoises. Le produit s’adresse aux investisseurs à la recherche de rendement dans un contexte de taux bas et de regain de volatilité sur de nombreux segments du marché obligataire. Géré par Ian Winship, responsable de l’équipe Sterling Fundamental Fixed Income de BlackRock, le fonds combine approche fondamentale et quantitative. Ian Winship sélectionnera les «meilleures idées» sur tous les segments du marché obligataire : taux mondiaux, marchés émergents, obligations de qualité investment grade, obligations à haut rendement, etc. Le fonds est suffisamment souple pour pouvoir exploiter toutes les ressources de la plateforme BlackRock, y compris les stratégies sur produits dérivés si nécessaire.Au 30 juin 2012, les encours sous gestion de BlackRock représentaient 3.560 milliards de dollars.Caractéristiques- Code ISIN, cat. A2 en euro : LU0783530669- Frais d’entrée : 5,00 %- Frais de sortie : -- Frais courants : 1,62 %- Investissement initial minimum : 5.000 dollars ou sa contre-valeur en devise
Deux fonds d’investissement Aktiv Kapital et Oko Investments ont repris un portefeuille de crédits douteux d’une valeur nominale de 800 millions d’euros à la banque espagnole Bankia, rapporte L’Agefi. Dans le détail, Bankia cède au fonds d’investissement norvégien Aktiv Kapital les crédits à la consommation destinés aux particuliers et au fonds luxembourgeois Oko Investments les crédits aux petites et moyennes entreprises.
Selon le Wall Street Journal, Alison Carnwath, présidente du comité des rémunérations de Barclays, a démissionné avec effet immédiat du conseil d’administration de la banque britannique. Elle quitterait Barclays pour des «raisons personnelles», estimant ne plus être en mesure de consacrer assez de temps à son poste d’administratrice de Barclays étant donné ses autres engagements.
Le groupe Avenir Finance a réalisé au premier semestre 2012 un chiffre d’affaires de 21 millions d’euros en hausse de 15 % par rapport au premier semestre 2011 (18 millions), avec néanmoins un résultat net (part du Groupe) en baisse de 96 % à 20 000 euros pour les six premiers mois de l’année 2012. La collecte de SCPI progresse de 50%, à 15 millions d’euros, les ventes de biens immobiliers sont en hausse de 10% et la collecte institutionnelle de capitaux s’élève à 170 millions d’euros contre une décollecte de 45 millions au premier semestre 2011.Le pôle Gestion d’Actifs enregistre pour sa part un chiffre d’affaires de 15,14 millions d’euros, en hausse de 24 % sur un an.Malgré la baisse des marchés financiers, le pôle Gestion Privée réalise un chiffre d’affaires de 5,8 millions d’euros en baisse de 4% par rapport au premier semestre 2011.
Man Group, qui a publié d’importants rachats nets au premier semestre, prévoit de réduire ses coûts de 100 millions de dollars, rapporte le Handelsblatt, qui cite le président du directoire Dollar Peter Clarke. Des suppressions de postes seraient prévues, notamment dans l’activité produits garantis.
En juin, les rachats sur les contrats d’assurance vie se sont élevés à 1,1 milliard d’euros, portant la décollecte nette à 4,7 milliards au premier semestre, selon les derniers chiffres de de l’Association Française de l’Assurance. Le montant des cotisations collectées par les sociétés d’assurances au cours des six premiers mois de 2012 est de 58,6 milliards d’euros, contre 69,2 milliards sur les six premiers mois de l’année 2011.A fin juin, l’encours des contrats d’assurance vie (provisions mathématiques + provisions pour participation aux bénéfices) s’élève à 1 369,9 milliards d’euros.
Alors que son partenariat avec Oddo dans la banque privée est dans l’impasse, la Banque Postale pourrait se tourner vers le Crédit Mutuel Arkéa. «Il y a des discussions pour une éventuelle collaboration dans la banque privée», indique le groupe mutualiste à Brest, confirmant une information des Echos. L’hypothèse d’un rachat de la BPE, filiale d’Arkéa, n’est en revanche confirmée ni par les intéressés, ni par Philippe Wahl, le patron de la Banque Postale, qui s’est exprimé hier sur le sujet lors d’un conseil d’administration de La Poste.
Les actionnaires du London Metal Exchange ont approuvé hier à une écrasante majorité en assemblée extraordinaire (64 voix contre 3) le projet de rachat de l’institution par l’opérateur de la Bourse de Hong Kong (HKeX) pour 1,4 milliard de livres.
Repris en 2004 par un consortium de sociétés de private equity et passé par le régime des faillites en 2010, le studio a enregistré en mode confidentiel les premiers documents devant lui permettre un retour en Bourse. Bloomberg croit savoir que MGM est épaulé par JPMorgan et Goldman Sachs.
Le club de football britannique a mis entre parenthèses son projet d’introduction de 300 millions de dollars en Bourse de New York (valorisant le club à 3 milliards), à la suite selon Reuters d’un entretien téléphonique entre ses responsables et les banques, au premier rang desquelles Jefferies. Les conditions de marché sont en cause.
La Commission européenne a recommandé de geler un nombre élevé de quotas d’émission de CO2 mis en vente au sein de l’Union entre 2013 et 2020 afin de favoriser une hausse d’un prix du carbone actuellement jugé trop bas pour permettre le financement des énergies renouvelables. Il revient aux Etats et au Parlement européen de fixer le niveau de gel des quotas.
Les banques de la zone euro ont continué de durcir leurs conditions d’octroi de crédit aux entreprises et aux particuliers au deuxième trimestre, selon l’enquête trimestrielle de la BCE. La situation ne devrait pas s’améliorer au troisième trimestre.
L’Autorité européenne des marchés financiers a publié hier ses règles définitives pour encadrer les produits indiciels cotés. Au rang des nouveautés, l’Esma souhaite notamment que les profits réalisés sur le prêt-emprunt de titres soient reversés à 100% au fonds. Elle a renoncé en revanche à plafonner cette activité lucrative pour certains ETF.
La baisse des taux BCE du mois dernier et les anticipations d’une autre baisse ont fait plonger les taux 3 mois en euros sous 0,5%. Pour les fonds monétaires, cette situation a des conséquences dramatiques. L’actif qu’ils ont sous gestion devrait diminuer un peu plus, alors qu’il a déjà fondu de 250 milliards d’euros depuis 2009.
Le PIB britannique a reculé de 0,7% au deuxième trimestre, subissant les effets conjugués de la dette de la zone euro, l'austérité et des jours fériés liés au jubilé de la reine.
Le fonds de pension néerlandais TNO a décidé de se désinvestir son portefeuille destiné aux hedge funds, qui représente 2,9 % de son allocation, selon IPE. Cette poche a réalisé une perte de 7,9 % au titre de 2011, sousperformant son indice de référence de 13,4 %. «La recherche montre que nous pouvons obtenir un profil risque/rendement intéressant grâce à linvestissement dans des actifs traditionnels. Nous disons donc au revoir aux fonds alternatifs pour le moment».
Selon L’Agefi, Dexia devrait sélectionner dans le courant des deux prochaines semaines l’une des offres portant sur ses activités de gestion d’actifs. Outre la banque australienne Macquarie et l’assureur américain New York Life Insurance, le fonds d’investissement basé à Singapour GCS Capital associé au fonds chinois Hony Capital selon Bloomberg figure sur la liste des repreneurs potentiels. Un temps cité comme candidat, le fonds d’investissement Permira serait sorti du processus de vente. L’opération pourrait atteindre un prix minimum de 500 millions de dollars (413 millions d’euros), selon les sources citées par Bloomberg. Fin juin, des sources proches du dossier indiquaient à Reuters que Dexia en espérait 750 millions d’euros, note le quotidien.
Pictet a proposé à ses clients en Allemagne des placements en or exploitant une faille dans le dispositif fiscal : un investisseur allemand place un montant dans une société active dans le négoce d’or à Londres. Or, le quotidien Le Temps rappelle que cet investissement, considéré comme une charge d’exploitation, peut être déduit fiscalement. Pictet contredit cette version des faits. «Pictet n’a pas distribué de manière active les placements en or à ses clients ou à des clients potentiels. Au contraire, la banque a agi à la demande d’investisseurs isolés. Dans ce cadre, Pictet a été uniquement mandatée pour mettre à disposition les comptes, dépôts et lieux de stockage physiques pour des transactions sur le métal précieux. Il ne saurait être question d’un rôle actif», a souligné la banque mardi.
Selon Investment Week, la société de gestion Henderson Global Investors a fusionné son fonds Managed Distribution avec son fund Cautious Managed offrant une gestion prudente. En chiffres, le premier fonds affiche un encours de 277 millions de livres tandis que celui qui l’absorbe représente 817 millions de livres. Simultanément, les gérants John Pattullo et Jenna Barnard vont rejoindre Chris Burvill en tant que co-responsables à la tête du nouveau portefeuille.
Les actifs sous gestion de Man Group s’inscrivaient au 30 juin 2012 à 52,7milliards de dollars, contre 58,4 milliards à fin décembre et 71 milliards de dollars à fin juin 2011.La collecte brute s’est élevée au premier semestre à 7,2 milliards de dollars. Les rachats ont totalisé 9,6 milliards de dollars, portant les sorties nettes à 2,4 milliards de dollars.Les encours sous gestion des fonds ont accusé une baisse de 12 % sur le semestre à 22,5 milliards de dollars, les fonds long only représentant 11,3 milliards d’encours, en hausse de 6 % sur la période.
Selon Reuters, le fonds d’investissement TPG Capital vient de lancer une nouvelle offre publique d’achat (OPA) sur Billabong International pour un montant de 694 millions de dollars australiens (589 millions d’euros). Si l’OPA se réalise, ajoute l’agence d’information, il s’agirait de la deuxième sortie de cote en Australie cette année, après l’OPA du fonds Pacific Equity Partners sur la société de services aux entreprises Spotless en avril, pour 720 millions de dollars australiens.