Olivier Arlès, directeur général adjoint en charge du pilotage économique et financier de la Macif dans un article paru dans Option Finance numéro 1193 : Nous détenons actuellement 8 % d’actions, une part qui a diminué par rapport au début d’année puisque nous avons pris des profits à la suite de la hausse de cet été. Notre exercice permanent consiste ainsi à trouver de nouveaux segments porteurs dans lesquels investir. Outre les obligations d’entreprises, nous regardons également l’immobilier, qui représente déjà 5% de nos encours, tout en étant là encore très sélectifs. Nous investissons dans d’autres actifs réels comme les infrastructures. Nous avons également commencé à investir dans des créances immobilières ou des prêts à des PME.
A quels types de difficultés vous êtes-vous heurté lors de la sélection ? La nature hybride des obligations convertibles nécessite d'évaluer les qualités du gérant selon de multiples aspects. En effet, celui-ci doit être à même de démontrer des compétences à la fois macroéconomique afin de déterminer le positionnement du portefeuille en fonction du cycle économique et de sélectionner méticuleusement les titres entrant en portefeuille. Cette analyse se fait elle-même à plusieurs niveaux puisque le juste prix d’une obligation convertible dépend à la fois de la valeur de l’action sous-jacente, de la qualité de la signature et de facteurs techniques. La difficulté est donc de trouver une gestion qui couvre ces différents aspects afin d’exploiter pleinement le potentiel des obligations convertibles. Sur quels critères particuliers avez-vous mis l’accent pour sélectionner les vainqueurs ? 23 candidatures ont été reçues pour le lot 1 Europe et 18 pour le lot 2 Monde. La sélection s’est déroulée en deux étapes : une phase de sélection des candidatures au cours de laquelle l’ERAFP juge de la capacité technique, de l’expérience, notamment avec une clientèle institutionnelle et de la solidité financière de la société de gestion. 5 candidatures ont été retenues pour le second tour pour le lot 1 et 7 pour le lot 2. la phase de sélection des offres, pour laquelle seuls les candidats retenus à l’issue de la première phase sont admis à participer. A ce stade, l’un des principaux critères de sélection a été l’adéquation entre le processus de gestion présenté et celui recherché par l’ERAFP, i.e. une gestion active non benchmarkée et reposant sur une analyse fondamentale approfondie, notamment sur la composante Crédit. Par rapport aux autres investisseurs institutionnels, l’ERAFP a tendance à apporter davantage d’importance aux aspects ISR. L’aspect gestion ISR a t’il été bien documentée par les candidats ? l’application du principe best in class au regard du dispositif ISR de l’ERAFP sera t’elle suivie en interne ou en s’appuyant sur des ressources externes ? Alors que l’offre est encore peu développée en matière de gestion d’obligations convertibles, nous avons été agréablement surpris par la qualité globale des réponses sur ce thème. Le dispositif ISR qui sera mis en place est similaire à celui de nos mandats actions ou d’obligations d’entreprises, à savoir un principe de best-in-class conforme à nos 5 domaines de valeurs. La principale problématique est celle de la disponibilité de l’information, d’où la préférence qui a été accordée aux sociétés disposant de ressources internes dans ce domaine ou au sein du groupe d’appartenance qui offrent une meilleure réactivité et adaptabilité. Les deux lauréats ont présenté ce type de solution mais des offres faisant appel à des ressources externes figurent parmi les candidats standby. Quelles limites en terme de pondération par titre ont été fixées avec les vainqueurs ? Les limites en termes de pondération ont été fixées par l’ERAFP. Les bornes suivantes ont été retenues : 5% pour un émetteur de la catégorie Investissement 3% pour un émetteur de la catégorie Haut Rendement Une part significative du gisement des obligations convertibles n'étant pas notée par les principales agences de notations, les gérants d’obligations convertibles retenus utiliseront leur modèle de notation interne pour attribuer une note à ces titres.
Le Sénat français a rejeté par 186 voix contre 156 le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2013, les communistes ayant voté contre. Le groupe PC et apparenté du Sénat avait averti que, comme son homologue de l’Assemblée, il voterait contre ce budget jugé «insuffisant». Il a joint ses voix à celles de l’UMP et du groupe UDI (centriste). Seuls le groupe PS, les radicaux de gauche et les écologistes ont voté pour.
La France a théoriquement achevé son programme d'émission de dette à moyen et long terme de 2012 après avoir adjugé 8,82 milliards d’euros, dont 1,33 milliard d’euros de titres indexés sur l’inflation française et de la zone euro, à des conditions une fois encore améliorées. Selon l’Agence France Trésor (AFT) qui gère la dette de l’Etat, au terme de ces deux adjudications, le taux moyen de financement de la France sur les marchés est tombé à un plus bas record de 1,88% toutes maturités confondues, contre un précédent record de 1,93%. La France a émis depuis le début de l’année un montant brut de 195,8 milliards d’euros de dette à moyen (BTAN) et long terme (OAT) pour un programme d'émission annuel de 178 milliards d’euros nets des rachats.
Si les économies française et allemande sont parvenues à dégager une croissance de 0,2% au troisième trimestre, en revanche, l’institut européen de la statistique Eurostat a annoncé une contraction de 0,1% du PIB de l’ensemble de la zone euro au troisième trimestre, un recul plus faible que celui attendu par les économistes (-0,2%) mais qui marque une nouvelle entrée en récession, la deuxième depuis 2009. En France, l’activité a été soutenue notamment par la consommation des ménages et le commerce extérieur, alors que de nombreux économistes attendaient une stagnation. La France n’avait pas affiché de hausse de son produit intérieur brut (PIB) depuis un an (+0,2% au troisième trimestre 2011) et une entrée en récession sur les derniers mois de l’année était largement anticipée. L’activité du deuxième trimestre a en revanche été revue à la baisse à -0,1%, précise l’Insee. L'économie allemande a elle aussi crû de 0,2% au troisième trimestre, a annoncé l’Office fédéral de la statistique. Cette hausse, conforme aux attentes des économistes, marque un ralentissement de l’activité outre-Rhin après la progression de 0,3% constatée au deuxième trimestre. Ailleurs en Europe, le Portugal enregistre un recul de 0,8% de son PIB, l’Espagne perd 0,3% et l’Italie 0,2%, une baisse toutefois moins importante qu’envisagée. Quant à la Grèce, les chiffres non définitifs annoncent une chute de 7,2% du PIB.
L’Agence France Trésor annonce jeudi qu’elle a émis un total de 1,33 milliard d’euros d’obligations assimilables du Trésor indexées sur l’inflation de la zone euro (OATei) et de bons du Trésor à intérêts annuels indexés sur l’inflation française (BTANi) lors de son adjudication mensuelle.
Le groupe du magnat russe Mikhail Prokhorov a décidé de racheter la moitié des actions de la banque d’investissement Renaissance Capital qu’il ne détient pas encore. Onexim reprend également l’activité de crédit aux particuliers Renaissance Credit. Le fondateur de Renaissance Capital, Stephen Jennings, cède son poste de directeur général à John Hyman, jusqu’alors directeur général délégué.
Global Logistic Properties, filiale d’investissements immobiliers du fonds souverain de Singapour, prévoit de lever 404 millions de dollars locaux (260 millions d’euros) en émettant 160 millions de nouvelles actions à 2,59 dollars singapouriens l’unité, contre un dernier cours de clôture de 2,72 dollars. Des fonds qui serviront à financer des achats immobiliers au Brésil pour un montant de 1,4 milliard de dollars.
L’Espagne a pris des mesures efficaces pour réduire son déficit budgétaire en 2012 et en 2013, a déclaré le commissaire européen aux Affaires économiques et financières, laissant entendre qu’il n’avait pas l’intention de durcir les procédures disciplinaires engagées contre Madrid. Si l’Espagne ne semble pas en mesure d’atteindre les objectifs de déficit nominal fixés, elle respecte les objectifs d’ajustement structurel, a précisé Olli Rehn.
La banque centrale australienne a procédé à des cessions nettes de dollars australiens de 483 millions le mois dernier, un record depuis le mois de juin 2009, après une reprise des cessions nettes depuis août dernier. Des chiffres qui alimentent les rumeurs d’intervention de la RBA pour affaiblir la devise, qui s’est renforcé de 60% sur quatre ans face au billet vert et pénalise le commerce extérieur.
L’agence a indiqué ce matin qu’elle passerait en revue en début d’année prochaine la note Aaa attribuée à la Grande-Bretagne et assortie d’une perspective négative. Moody’s met en garde contre la faiblesse de l'économie du pays et l’impact de la crise de la dette de la zone euro.
Un certain nombre de responsables de la Réserve fédérale ont estimé que la banque centrale américaine pourrait devoir augmenter ses rachats d’actifs l’année prochaine afin de compenser l’expiration de l’opération Twist, renseigne le compte-rendu de la réunion d’octobre publié hier. Dans ces minutes, il est également noté que plusieurs membres du comité de politique monétaire de la Fed ont le sentiment que la décision, annoncée en septembre, de lancer un troisième programme d’assouplissement quantitatif (QE3) avait amélioré les conditions financières et soutenu la reprise du marché immobilier. L’opération Twist, annoncée en septembre 2011 et portant sur un montant de 400 milliards de dollars, vise à maintenir les taux à long terme au plus bas niveau possible pour soutenir l’activité en arbitrant des titres courts contre des titres longs dans le bilan de la Fed. Elle arrive à expiration en décembre.
Le Comité de supervision de la stabilité financière (FSOC) qui réunit les principaux régulateurs et est présidé par le secrétaire d’Etat, Timothy Geithner, vient de proposer trois pistes pour réformer les fonds monétaires américains. L’industrie de la gestion reste vent debout.
Le Shanghai Gold Exchange pourrait lancer dès le début du mois de décembre une activité de trading interbancaire sur le marché de l’or au comptant, selon le Shanghai Securities News qui cite des professionnels du secteur. Le marché à terme ainsi que les activités de «swap» pourraient être ensuite progressivement introduites, ajoute le journal.
Janus Capital International, la division internationale de l’américain Janus Capital, vient de recruter Giorgia Rizzatti en Italie en tant que client relationship manager, rapporte Bluerating. L’intéressée a travaillé 10 ans au sein de Credit Suisse dans la division gestion d’actifs, d’abord au Luxembourg puis à Milan où elle s’est occupée de la distribution des fonds auprès de la banque privée, du retail et de la clientèle professionnelle. Chez Janus, elle sera basée à Milan sous la direction d’Andrea Cardone, responsable de l’Europe du Sud.
Lyxor a lancé mercredi sur Borsa Italiana le premier ETF sur les bons du Trésor italien à échéance 1 et 3 ans, rapporte Bluerating. Le Lyxor ETF MTS BTP 1-3Y Italy Government Bond affiche un taux de frais sur encours de 0,165 % par an. Le produit réplique un indice d’EuroMTS composé de 13 bons du Trésor d’une contre-valeur émise totale de plus de 240 milliards d’euros. L’ETF permet de s’exposer à un panier de titres caractérisés par une durée courte et par un rendement à échéance d’environ 2,53 %.
Elodie Duvaldestin, une ancienne de Barclays Wealth & Investment Management, a rejoint State Street Global Advisors (SSgA), l’activité de gestion d’actifs de State Street Corporation, au poste de responsable marketing pour l’Europe du Sud.Elle sera responsable de l’équipe marketing basée à Paris et rendra compte à Richard Parker, responsable marketing SSgA pour la zone EMEA, et à Marco Fusco, président directeur général de SSgA France et responsable pour l’Europe du Sud. Elle sera chargée de développer et de mettre en place les stratégies de marketing et de communication d’une large gamme de produits (gestion passive, active, alternative, ETF), auprès de clients institutionnels et intermédiaires de distribution. Son poste couvrira la zone géographique du sud de l’Europe, incluant la France, l’Italie, l’Espagne et le Portugal. Avant de rejoindre SSgA, Elodie Duvaldestin a occupé la fonction de responsable marketing France durant 4 ans, successivement chez Morgan Stanley Investment Management (2 ans) puis chez Barclays Wealth & Investment Management (2 ans également). Auparavant, elle a travaillé chez Franklin Templeton Investments pendant 6 ans, où elle a débuté dans l’équipe commerciale à Paris, pour ensuite devenir analyste développement produits successivement au sein de l’équipe basée à San Francisco puis au bureau de Paris.
Sal Naro, CEO et CIO de Coherence Capital Partners, un gestionnaire alternatif lancé en février 2012 comme essaimage de Jefferson National, a annoncé le recrutement de Philipp Levy et d’Edgar Benavidea comme associés respectivement head of business development et head of operations.Le premier vient de Mudrick Capital Management, où il était head of marketing & investor relations, tandis que le second était project manager dans le pôle marché des capitaux de PricewaterhouseCoopers (PwC).
Le métier gestion d’actifs de Natixis a accusé au troisième trimestre des rachats nets de 5,4 milliards d’euros, selon le communiqué financier de la banque publié mercredi soir. Cette décollecte a été tirée par les fonds monétaires, qui ont vu sortir 7,3 milliards d’euros.L’effet marché positif a néanmoins permis à la gestion d’actifs de Natixis de voir progresser ses encours entre juin et septembre, de 560 milliards d’euros à 570 milliards d’euros. Ils ont aussi augmenté par rapport à la fin de l’année 2011 (544 milliards d’euros). Le PNB de la gestion d’actifs a progressé, de 20 % par rapport au troisième trimestre 2011, à 411 millions d’euros, grâce à l’amélioration du business mix, selon la banque. Le résultat net d’exploitation ressort en hausse de 51 % sur un an à 110 millions d’euros.
Goldman Sachs Asset Management (GSAM) a mis un terme à ses activités onshore en Corée après cinq années consécutives d’activités déficitaires, rapporte Asian Investor.Goldman Sachs, qui avait tout misé sur le fixed income institutionnel, a dans le même temps arrêté ses relations d’affaires avec la société de gestion coréenne Tong Yang Asset Management qui devait permettre au groupe américain de distribuer des produits locaux aux investisseurs locaux. Les actifs sous gestion de GSAM s'élevaient dernièrement à 4 milliards de dollars, un encours trop faible pour des activités obligataires margées entre 3 et 5 points de base pour les institutionnels.
Ecofi Investissements lance Ecofi Sélection Crédit 2015, un fonds à échéance investi à 50 % a minima en instruments financiers libellés en euros appartenant à la catégorie investissement. Dans cette poche, 10% de l’actif doivent être représentés par des émetteurs ayant une note supérieure ou égale à A-. Les obligations dont la notation est inférieure à BBB- ainsi que les émetteurs non notés peuvent représenter jusqu’à 50 % de l’actif. La sensibilité de l’OPCVM aux taux d’intérêt est comprise entre 0 et 3.Afin d’avoir un univers suffisamment large, les titres retenus auront une maturité comprise entre janvier 2015 et juin 2016.Le produit est géré dynamiquement afin de pouvoir profiter à tout moment des mouvements de marché tels que les émissions sur le marché primaire, précise un communiqué de presse.Ecofi Sélection Crédit 2015 rejoint une gamme qui comprend aujourd’hui 4 fonds à échéance 2013, 2014, 2015 et 2016.
Le nouveau gestionnaire alternatif Barnstar Funds a confié à son fondateur et CIO Charles M. Fernandez la gestion du Barnstar Opportunities Fund, un produit «multi-disciplinaire», de situations spéciales avec un biais long qui a été lancé officiellement le 14 novembre.Le portefeuille sera investi dans l’ensemble de la structure du capital de sociétés américaines que les gérants jugent significativement sous-évaluées pour des raisons de problèmes financiers, de difficultés réglementaires et/ou de contentieux non réglés.Charles Fernandez a été en dernier lieu président de Fairholme Capital Management. Il a investi une partie importante de sa fortune dans le nouveau fonds.