L’Insee anticipe une forte chute du PIB au premier semestre, sans la chiffrer
L'économie française devrait nettement se contracter aux premier et deuxième trimestres de 2020, en raison de la perte d’activité liée aux mesures de confinement adoptées pour limiter la propagation du Covid-19, a prévenu jeudi l’Institut national de la statistique et des études économique (Insee) dans son dernier point de conjoncture.
« L’évolution du produit intérieur brut (PIB) devrait être nettement négative au premier trimestre et sans doute plus encore au deuxième trimestre, selon la durée et les modalités de sortie du confinement », a prévenu l’institut dans son rapport, sans toutefois fournir de prévision précise pour le trimestre ou l’année en cours.
Hier, la Banque de France avait chiffré à 6% la contraction du PIB au premier trimestre.
La perte d’activité économique en France depuis l’entrée en vigueur du confinement est estimée à 36% du PIB par rapport à la normale, tandis que la consommation des ménages accuse un repli de l’ordre de 35%, a indiqué l’Insee. Dans son précédent rapport publié le 26 mars, l’organisme avait estimé la perte d’activité économique due au confinement à 35%.
L’Insee a confirmé son estimation d’une « perte comptable » de 3 points de pourcentage de PIB annuel par mois de confinement. Mais « la perte effective sera en toute hypothèse supérieure car, comme beaucoup d’économistes l’ont déjà noté, il est très peu probable que la sortie du confinement s’accompagne d’un retour immédiat de l’activité économique à la normale », a également averti l’institut.
Alors que le gouvernement se prépare à annoncer une poursuite du confinement au-delà du 15 avril, l’Insee s’attend par ailleurs à une forte dégradation du climat des affaires en avril.
L’institut publiera « si possible » les chiffres du PIB du premier trimestre 2020 à la fin avril.
Plus d'articles du même thème
-
La BCE veut poursuivre son resserrement monétaire
Au-delà de la hausse des taux déjà acquise pour le 10 septembre, la question est désormais de savoir si la Banque centrale européenne risque de les augmenter également le 17 décembre, voire le 29 octobre. -
La croissance en zone euro est revue à la hausse après un trimestre exceptionnel en Irlande
Le PIB de la région a progressé de 0,6% par rapport au premier trimestre, au lieu de 0,4% selon l’estimation initiale, mais essentiellement grâce à une croissance de l’Irlande revue de 3,9% à 10,2% sur le deuxième trimestre après les résultats des multinationales telles qu’Apple et Eli Lilly. -
L’emploi américain renforce la probabilité d’une hausse de taux
Le rapport sur les créations d’emplois a dépassé les attentes en août, et renforcé la possibilité d’un resserrement monétaire de la Fed dès le 18 septembre, malgré d’autres chiffres mitigés.
ETF à la Une
Amundi dévoile un ETF conçu pour Zenkyoren
- Le potentiel de progression des marchés actions se réduit à peau de chagrin
- Banques françaises : ce que le coefficient d'exploitation ne mesure pas
- La Banque Delubac, toujours en pertes, cherche du capital
- Le Crédit Mutuel Arkéa pousse les feux avec Fortuneo
- Plus que la demande, la distribution entrave le développement de l’épargne retraite
Contenu de nos partenaires
-
Grand argentierLe jeu en ligne qui vous met aux commandes du budget de la France
Entrez dans « La Bataille du budget » et tentez d’imposer vos choix pour redresser les comptes publics de la France. Plus vrai que nature -
Qu’est-ce que « l’état d’urgence narcotrafic » promis par Edouard Philippe ?
Le candidat Horizons a remis sur la table l’idée d’un « état d’urgence » appliqué à la lutte contre le narcotrafic avec la possibilité d’un recours accru à la reconnaissance faciale. -
Les nouveautés horlogères de la rentrée 2026
Louis Vuitton, TAG Heuer, Hublot ou encore Hermès dévoilent leurs dernières prouesses techniques et esthétiques, à l’aube d’une rentrée horlogère marquée par des pièces aussi rares que symboliques.