Euronext introduit un indice environnemental inédit
Les investisseurs peuvent depuis aujourd’hui disposer d’un nouvel indice Euronext unique à ce jour. Baptisé Euronext CDP Environment France EW (FRENV), cet indice fonde sa sélection sur les performances des entreprises face à trois défis environnementaux que sont le changement climatique, la gestion de l’eau et de la forêt.
«Ce qui fait l’unicité de cet indice est qu’il combine les trois grands défis environnementaux», explique Laurent Babikian, responsable de l’engagement avec les investisseurs chez CDP, une ONG qui gère une base de données environnementale pour les investisseurs, les entreprises, les Etats et les collectivités locales.
Grâce à cette base de données, la plus importante au monde avec un total de 6.300 entreprises interrogées précise CDP, FRENV sélectionne les 40 meilleurs scores environnementaux identifiés à partir des 120 plus grosses capitalisations françaises de l’indice SBF120.
Le score environnemental d’une entreprise, basé sur les informations transmises au CDP, est la moyenne arithmétique des scores obtenus dans chacune des trois thématiques, chaque score thématique mesurant la performance de l’entreprise dans le programme correspondant. Une précision sur la nature des informations : «elles sont en conformité avec les recommandations du TCFD», le groupe de travail sur le reporting climat des entreprises, souligne Laurent Babikian.
Les notes du CDP s’échelonnent de A pour la note maximum de 8, jusqu'à F pour un zéro pointé en cas de refus ou d’absence de réponse. Un retard de transmission des informations coûte 0,5 point à l’entreprise concernée. «Les notes indiquent aux investisseurs comment une entreprise gère ses risques et opportunités liés au climat, à l’eau et aux forêts», résume CDP. A ce stade, onze entreprises françaises ont obtenu un A pour au moins un des programmes en 2017.
FRENV est sous licence exclusive de Goldman Sachs, qui veut utiliser cet indice comme sous-jacent pour les produits structurés appelés «autocall» et vendus sur le marché interbancaire français. De l’évolution du prix de l’indice doit découler la rémunération des investisseurs, explique Laurent Babikian. «Si à une date anniversaire, l’indice est supérieur ou égal à celui de départ, le capital est remboursé avec une rémunération annuelle convenue au départ, multipliée par le nombre d’années d’investissement. Si l’indice est inférieur, seul le capital est remboursé», dit-il.
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