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Les émetteurs souverains et la durabilité à l’ère du stress hydrique
Alors que les pénuries d’eau, le changement climatique et les tensions géopolitiques redéfinissent notre monde, la durabilité des États devient un indicateur essentiel pour évaluer les risques associés à la dette souveraine. Aujourd’hui, il ne s’agit plus seulement de savoir si un État peut rembourser sa dette, mais aussi s’il en aura la volonté, surtout dans un contexte d’autocratie croissante. Par exemple, en 2022, nous avons analysé la performance des obligations souveraines des pays selon le classement Freedom House : Libre, Partiellement Libre ou Non Libre. Cette analyse a révélé que les obligations des « pays libres »[1] présentaient une légère surperformance, un facteur important dans notre modèle d’analyse des émetteurs souverains pour saisir l’impact de la gouvernance sur la durabilité de la dette.
Chez Candriam, notre modèle d’analyse repose sur quatre piliers : le capital naturel, humain, social et économique, selon une perspective de la Banque mondiale et d’autres institutions. Notre démarche se distingue toutefois par la vision du capital naturel, considéré comme une ressource limitée et irremplaçable. Autrement dit, la dégradation de l’environnement ne peut être compensée par la croissance des autres capitaux – humain, social ou économique. Cette contrainte souligne, pour nous, l’importance de préserver les ressources naturelles face aux pressions de développement. C’est pourquoi le pilier naturel guide directement notre sélection active des dettes souveraines émergentes, en identifiant les émetteurs engagés pour un avenir durable.
Pour refléter les besoins uniques de chaque pays, nous ajustons également l’importance de chaque pilier en fonction de leur niveau de développement. Par exemple, en Norvège, l’électromobilité influe davantage sur le score de durabilité, tandis qu’en Ouganda, c’est la sécurité alimentaire qui s’avère cruciale.
Bien sûr, ces défis liés à la durabilité ne sont pas uniformes à travers le monde. En Amérique latine, par exemple, les tendances sont marquées par des défis économiques importants et une adoption lente des énergies renouvelables en raison d’un environnement commercial difficile. Ces dynamiques régionales permettent d’affiner la vision des risques et des opportunités liés à chaque pays.
Pour les investisseurs, cette approche de la durabilité des états peut devenir un levier de performance. Contrairement aux idées reçues, restreindre l’univers d’investissement aux États considérés comme durables n’implique pas nécessairement une baisse de rendement. Au contraire, notre modèle aide à éviter des risques spécifiques. En effet, en comparant notre univers d’investissement souverain durable aux indices de référence comme le JP Morgan Emerging Markets Bond Index Global Diversified™ entre 2013 et 2024, nous avons constaté une légère surperformance[2], prouvant que la sélection axée sur la durabilité peut combiner performance et réduction des risques.
Face à ces constats et conscient de l’enjeu crucial de l’eau pour l’avenir, Candriam a lancé en 2023 une stratégie d’investissement dédiée aux ressources hydriques, et dans cette optique, nous soutenons des organismes comme Join For Water. L’eau, ressource vitale pour l’humanité, incarne l’urgence de la transition durable et symbolise les choix critiques qui attendent les États pour garantir non seulement leur avenir, mais aussi celui de la planète.
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Avertissement : les performances passées, les simulations de performances passées ou les prévisions de performances futures d’un instrument financier, d’un indice ou d’un service d’investissement donné ne sont pas des indicateurs fiables des performances futures. Les performances brutes peuvent être influencées par des commissions, redevances et autres charges. Les performances exprimées dans une autre monnaie que celle du pays de résidence de l’investisseur subissent les fluctuations du taux de change, pouvant avoir un impact positif ou négatif sur les gains. Si ce document fait référence à un traitement fiscal particulier, une telle information dépend de la situation individuelle de chaque investisseur et peut évoluer.
L’investisseur supporte un risque de perte en capital.
Informations sur les aspects de durabilité : les informations sur les aspects de durabilité contenues dans cette communication sont disponibles sur le site web de Candriam https://www.candriam.com/en/professional/sfdr/.
[1] Les scénarios et données présentés sont des estimations basées sur des éléments passés, ne constituent pas un indicateur précis et ne garantissent en rien la performance future. La performance des obligations d’État des marchés émergents entre avril 2006 et septembre 2022 a été évaluée en utilisant l’indice JP Morgan Emerging Markets Bond Index Global Diversified™ (EMBIGD) comme référence de marché. Sur cette période, les pays « libres » ont enregistré une surperformance moyenne de 30 points de base par an.
[2] L’univers d’investissement a été révisé périodiquement, généralement chaque année. Les chiffres de 46 émetteurs dans l’univers souverain durable des marchés émergents de Candriam et de 70 dans l’indice EMBIGD datent de septembre 2024.
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