HANetf lance le premier ETF européen dédié aux drones
HANetf, a annoncé le lancement du Drone UCITS ETF (ticker : DRON), premier fonds indiciel coté européen consacré exclusivement aux véhicules aériens sans pilote (UAV) et à leurs technologies habilitantes, selon ETFStream.
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Le produit est d’ores et déjà coté sur la Bourse de Milan et la Deutsche Börse, une admission au London Stock Exchange étant attendue prochainement.
Une méthodologie pure pour éviter la dilution sectorielle
DRON réplique l’indice VettaFi Drone UCITS Index, construit selon une logique de sélection stricte destinée à écarter la dilution inhérente aux grands conglomérats aérospatiaux et de défense.
Pour être éligibles, les entreprises doivent soit tirer au moins 20 % de leurs revenus des drones ou des technologies associées (systèmes d’autonomie, navigation, capteurs, propulsion) soit conduire un programme de R&D dédié aux UAV.
L’indice distingue deux catégories de constituants. Les sociétés dites « spécialisées », dont l’exposition aux drones excède 50 % du chiffre d’affaires, représentent 80 % de la pondération totale. Les sociétés « diversifiées », moins exposées mais répondant au seuil de 20 %, composent les 20 % restants, chacune étant plafonnée à 5 % de l’indice afin de préserver le caractère thématique du véhicule.
Cette méthodologie vise à offrir une exposition plus directe à la croissance structurelle du segment que ne le permettent les ETF défense généralistes, dans lesquels Boeing, Lockheed Martin ou Raytheon occupent souvent une place prépondérante au titre de leur diversification d’activité bien au-delà des seuls systèmes sans pilote.
Un contexte de demande inédit
Le lancement intervient dans un contexte de réorientation des budgets de défense occidentaux, accélérée par les enseignements du conflit en Ukraine et en Iran, où l’utilisation massive de drones - allant du modèle commercial bon marché aux munitions rôdeuses sophistiquées - ont modifié durablement la doctrine tactique des armées modernes.
Tom Bailey, responsable de la recherche chez HANetf, a souligné l’ampleur des engagements gouvernementaux : « Les États-Unis ont lancé une initiative d’un milliard de dollars baptisée Drone Dominance, l’Allemagne prévoit de déployer plus de 8.000 systèmes sans pilote d’ici 2029, et le Royaume-Uni a engagé deux milliards de livres supplémentaires dans le développement des capacités liées aux drones. ».
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Mais la thèse d’investissement ne se limite pas au seul réarmement. Au-delà de la défense, deux piliers civils viennent élargir et diversifier la demande de drones.
Le premier regroupe les usages gouvernementaux non militaires : surveillance des frontières, coordination des secours en cas de catastrophe naturelle, inspection d’infrastructures critiques comme les réseaux électriques ou les pipelines.
Le second couvre l’adoption commerciale et industrielle, portée par des secteurs aussi variés que la logistique du dernier kilomètre, l’agriculture de précision ou le suivi de chantiers. Autant d’applications où le drone s’impose progressivement comme un outil opérationnel standard, bien au-delà de son image initiale de technologie militaire.
D’ailleurs, les perspectives de croissance du marché des drones sur la prochaine décennie s’annoncent particulièrement soutenues. Selon les données de Precedence Research, le marché mondial des UAV devrait progresser à un rythme annuel de 17 %, passant de 45 milliards de dollars en 2025 à 210 milliards en 2035, soit une multiplication par cinq en dix ans à peine.
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Sur le seul segment défense, GSBR Research estime les dépenses militaires mondiales consacrées aux systèmes sans pilote à 216,5 milliards de dollars sur la décennie à venir, un ordre de grandeur qui illustre l’ampleur de la demande structurelle et la profondeur de la réorientation budgétaire des armées mondiales vers ces technologies.
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