Les économistes de la Commission européenne ont confirmé mercredi ses prévisions de croissance du PIB pour la zone euro cette année (+1,2% en moyenne) mais ramené leurs anticipations pour 2020 à +1,4%, soit 0,1 point de moins que dans leurs précédentes prévisions publiées début mai. Cette légère baisse des anticipations découle notamment des risques en hausse liés aux tensions commerciales sino-américaines.
Le rendement de la dette allemande à 10 ans a baissé ce jeudi matin jusqu’à -0,405%, passant ainsi pour la première fois au-dessous du taux de dépôt de la Banque centrale européenne (BCE), dernier signe montrant que les marchés s’attendent à une baisse des taux d’intérêt dans un proche avenir. Les rendements du Bund s’en étaient également rapprochés lors de la crise financière, mais sans toutefois jamais passer au-dessous.
L’Italie va éviter l’ouverture d’une procédure disciplinaire pour déficit excessif cet été. La Commission européenne a renoncé à une telle procédure. Le déficit budgétaire italien devrait être limité à 1,9% du PIB pour 2019, un niveau nettement inférieur aux prévisions antérieures, de 2,04% fin décembre revus à 2,4% fin avril avec le ralentissement économique. Et les anticipations désormais calculées pour 2020 par Rome serait également bien meilleures. Pour maintenir Rome sous pression, l’exécutif européen va toutefois surveiller ses finances dans les mois à venir, a déclaré Pierre Moscovici, le commissaire aux Affaires économiques et monétaires.
L’Italie devrait éviter l’ouverture d’une procédure disciplinaire pour déficit excessif cet été. La Commission européenne a renoncé à une telle procédure, indique l’agence de presse italienne Radiocor. Si elle se confirme, cette décision devra ensuite être validée par les Etats membres de l’Union européenne (UE). Ces derniers ont pris acte d’une « amélioration considérable » des perspectives après l’annonce cette semaine par Rome de nouvelles mesures, a déclaré à Reuters une source officielle. Le déficit budgétaire italien devrait être limité à 1,9% du PIB pour 2019, un niveau nettement inférieur aux prévisions antérieures, de 2,04% fin décembre revus à 2,4% fin avril avec le ralentissement économique. Et les anticipations désormais calculées pour 2020 par Rome serait également bien meilleures.
L’activité du secteur manufacturier dans la zone euro s’est encore contractée en juin, selon l’enquête mensuelle IHS Markit auprès des directeurs d’achat du secteur en Europe. L’indice PMI est revenu à 47,6 contre 47,8 en première estimation et 47,7 en mai, pour le cinquième mois consécutif sous le seuil de 50 séparant contraction et expansion de l’activité. A 48,5 après 48,9 en mai, le sous-indice mesurant la production, qui entre dans la composition de l’indice PMI composite attendu mercredi, est lui aussi inférieur à 50 pour le cinquième mois d’affilée.
L’indice PMI IHS Markit manufacturier pour la France est passé de 50,6 en mai à 51,9 en juin tandis que celui de la zone euro est passé de 47,7 en mai à 47,6 en juin
L’activité du secteur manufacturier dans l’ensemble de la zone euro s’est encore contractée en juin, et de manière plus marquée qu’estimé initialement, montrent lundi les résultats définitifs de l’enquête mensuelle IHS Markit auprès des directeurs d’achat du secteur en Europe. L’indice PMI est revenu à 47,6 contre 47,8 en première estimation et 47,7 en mai, pour le cinquième mois consécutif sous le seuil de 50 séparant contraction et expansion de l’activité. A 48,5 après 48,9 en mai, le sous-indice mesurant la production, qui entre dans la composition de l’indice PMI composite attendu mercredi, est lui aussi inférieur à 50 pour le cinquième mois d’affilée. Les nouvelles commandes ont diminué pour le neuvième mois d’affilée et les effectifs ont été réduits pour le deuxième mois consécutif.
Matteo Salvini, vice-président du Conseil italien renforcé par les dernières élections européennes, a menacé de quitter le gouvernement s’il ne réussit pas à faire accepter au moins 10 milliards d’euros de réductions d’impôts. L’Italie négocie avec l’UE afin d'éviter une procédure de déficit excessif déclenchée par le gonflement de la dette publique, qui pourrait passer de 132,2% à 133,7% du PIB cette année. Selon Bruxelles, le déficit structurel italien devrait augmenter de 0,2%. L'économie italienne pourrait se contracter au deuxième trimestre, a prévenu jeudi le bureau national de la statistique Istat.
Alors que le président du Conseil italien, Giuseppe Conte, a écrit cette semaine aux dirigeants de l’Union européenne (UE) que Rome cherche à respecter les règles budgétaires et à diminuer son déficit structurel pour l’an prochain, Matteo Salvini, vice-président du Conseil italien renforcé par les dernières élections européennes en faveur de la Ligue, a menacé de quitter le gouvernement s’il ne réussit pas à faire accepter au moins 10 milliards d’euros de réductions d’impôts, écrit le Corriere della Sera : « Il faut à l’Italie une réforme fiscale audacieuse et mon devoir est de la faire aboutir (...) dans le cas contraire, je prendrai congé. »
L’excédent des comptes courants s’est réduit à 20,9 milliards d’euros en données ajustées pour le mois d’avril, contre 24,7 milliards le mois précédent, selon les données publiées mercredi par la Banque centrale européenne. En données non ajustées, l’excédent des comptes courants a diminué à 19,2 milliards d’euros, contre 35,1 milliards en mars. L’excédent commercial a baissé à 15,7 milliards d’euros en avril contre 17,1 milliards un an plus tôt. Cette diminution s’explique par une hausse des importations (6,6%) supérieure à la progression des exportations (5,2%), selon des données d’Eurostat publiées mardi. Le taux d’inflation a quant à lui ralenti à 1,2% en mai, ce qui est une mauvaise nouvelle pour la BCE, dont l’objectif d’inflation est inférieur mais proche de 2,0%.
Des chiffres de la banque centrale européenne et d’Eurostat révèlent des résultats décevants en avril pour la zone euro. L’excédent des comptes courants s’est réduit à 20,9 milliards d’euros en données ajustées pour le mois d’avril, contre 24,7 milliards le mois précédent, selon les données publiées mercredi par la Banque centrale européenne. En données non ajustées, l’excédent des comptes courants a diminué à 19,2 milliards d’euros, contre 35,1 milliards en mars, précise le rapport mensuel de la BCE. L’excédent commercial a connu la même tendance puisqu’il a baissé à 15,7 milliards d’euros en avril contre 17,1 milliards un an plus tôt. Cette diminution s’explique par une hausse des importations (6,6%) supérieure à la progression des exportations (5,2%), selon des données d’Eurostat publiées mardi. Ainsi, sur la période de janvier à avril, le surplus des échanges de biens avec les Etats-Unis s’est accru à 48,2 milliards de dollars (46 milliards en 2018) alors que les échanges de biens avec la Chine ont dégagé un déficit de 62,0 milliards (57,2 milliards l’an dernier).
Le discours de Sintra a provoqué une prise de conscience de la possibilité d’une action, synonyme de baisse des taux, si l'inflation ne se redressait pas.
L’institut d'études économiques Ifo a abaissé mardi sa prévision de croissance pour l’Allemagne en 2020 à 1,7%, au lieu de 1,8%, en raison des difficultés du secteur industriel. «Le secteur manufacturier, qui est tourné vers l’export et représente environ un quart de la production nationale, est en récession (...) quand le secteur des services et celui de la construction connaissent une croissance robuste», a déclaré Timo Wollmershäuser, économiste à l’Ifo. En parallèle, l’indice de l’institut de recherche économique ZEW sur le sentiment des investisseurs allemands a chuté à -21,1 en juin, au-delà des -5,9 prévus par le consensus.