L'économie de la zone euro a accéléré lors du premier trimestre, a confirmé jeudi Eurostat, tirée par les dépenses des ménages, l’investissement et le commerce. La croissance du produit intérieur brut (PIB) est ainsi ressortie à 0,4% sur les trois premiers mois de l’année par rapport au trimestre précédent. Sur un an, elle atteint 1,2%, conformément aux précédentes estimations. Au quatrième trimestre 2018, elle avait atteint 0,2% par rapport au troisième et 1,2% en glissement annuel.
L’inflation en zone euro a ralenti à 1,2% en mai selon Eurostat, contre 1,7% en avril, alors que les économistes projetaient une décélération moins nette, à un taux de 1,3%, en dépit des efforts déployés par la Banque centrale européenne (BCE) pour stimuler les prix. Les données montrent que la hausse des prix des produits alimentaires non conditionnés a diminué de moitié en mai, par rapport à avril, à 0,4% en annuel, tandis que celle des prix de l'énergie a ralenti à 3,8% contre 5,3% en avril.
L’activité du secteur manufacturier s’est contractée pour le quatrième mois d’affilée en mai, selon les résultats définitifs des enquêtes IHS Markit. L’indice PMI est ressorti à 47,7 contre 47,9 en avril. Le sous-indice de la production manufacturière, qui entre dans le calcul de l’indice PMI composite attendu mercredi, est également ressorti à 48,9, contre 48,0 en avril, en dessous du niveau de 50 qui distingue croissance et contraction. L’indice des nouvelles commandes se maintient sous ce seuil depuis huit mois, à 46,6 en mai contre 45,8 en avril.
L’activité du secteur manufacturier s’est contractée pour le quatrième mois d’affilée en mai selon les résultats définitifs des enquêtes IHS Markit. L’indice PMI est ressorti à 47,7 contre 47,9 en avril. Le sous-indice de la production manufacturière, qui entre dans le calcul de l’indice PMI composite attendu mercredi, est également ressorti à 48,9, contre 48,0 en avril, en dessous du niveau de 50 qui distingue croissance et contraction.
Les rendements des emprunts d’Etat italiens grimpent ce mardi pour la deuxième journée consécutive avec le retour des tensions entre Rome et Bruxelles autour du budget de la péninsule. La Commission européenne pourrait imposer une amende de 3 milliards d’euros à l’Italie pour non respect des règles communautaires en matière d’endettement et de déficit budgétaire structurel, a expliqué le vice-président du Conseil, Matteo Salvini. Le chef de la Ligue (extrême droite), arrivée largement en tête aux élections européennes de dimanche, a ajouté qu’il promettait d’utiliser « toute (son) énergie » pour lutter contre ce qu’il a qualifié de règles budgétaires européennes dépassées.
Le ministre de l’Economie italien a déclaré lundi au quotidien QN qu’un document fixant le cadre budgétaire «indique clairement la volonté de l’Italie de respecter ses engagements en matière de déficit et de dette publics». Giovanni Tria a également estimé que la dette publique reste soutenable, et que les niveaux de spreads sont excessifs comparés à ceux d’autres pays et aux fondamentaux de l'économie italienne. Ces déclarations font écho à celles du vice-président du Conseil italien Luigi Di Maio (Mouvement 5 Etoiles, M5S), qui appelait en même temps à ce que les dépenses d’infrastructures ne soient pas prises en compte dans le calcul du déficit budgétaire selon les règles communautaires.
Le ministre de l’Economie italien a déclaré lundi matin au quotidien QN qu’un document fixant le cadre budgétaire « indique clairement la volonté de l’Italie de respecter ses engagements en matière de déficit et de dette publics ». Giovanni Tria a également estimé que la dette publique reste soutenable, et que les niveaux de spreads sont excessifs comparés à ceux d’autres pays et aux fondamentaux de l'économie italienne. « Cela dit, ses mouvements sont déterminés par la confiance des investisseurs (...) nous devons regagner cette confiance. »
La Commission européenne a une nouvelle fois abaissé ses prévisions de croissance pour la zone euro en 2019 et 2020. L’exécutif européen table désormais sur une hausse du produit intérieur brut (PIB) de 1,2% en 2019, et 1,5% en 2020, pour l’ensemble des 19 pays ayant adopté la monnaie unique, après 1,9% en 2018. Le 7 février dernier, la Commission avait déjà fortement revu ses attentes à la baisse, ne prévoyant plus qu’une croissance de 1,3% en 2019 et 1,6% en 2020 pour la zone euro.
L’activité du secteur manufacturier s’est contractée pour le troisième mois consécutif en avril dans la zone euro, affectée par l’affaiblissement de la demande mondiale, les tensions commerciales et les inquiétudes autour du Brexit, selon les enquêtes IHS Markit. L’indice PMI du secteur est ressorti à 47,9 en avril. Il remonte légèrement après son plus bas de six ans de 47,5 en mars, mais reste sous le niveau de 50 qui délimite contraction et croissance. Le sous-indice de la production manufacturière, qui entre dans le calcul de l’indice PMI composite publié lundi prochain, est remonté à 48,0 contre 47,2 tout en restant lui aussi sous la barre de 50.
L’activité du secteur manufacturier s’est contractée pour le troisième mois consécutif en avril dans la zone euro, affectée par l’affaiblissement de la demande mondiale, les tensions commerciales et les inquiétudes autour du Brexit, selon les résultats définitifs des enquêtes IHS Markit auprès des directeurs d’achat. L’indice PMI du secteur est ressorti à 47,9 en avril après avoir été estimé à 47,8. Il remonte légèrement après son plus bas de six ans de 47,5 en mars, mais reste sous le niveau de 50 qui délimite contraction et croissance. Le sous-indice de la production manufacturière, qui entre dans le calcul de l’indice PMI composite publié lundi prochain, est remonté à 48,0 contre 47,2 tout en restant lui aussi sous la barre de 50.
L’Istat, l’institut national de la statistique italien, a révisé mardi la croissance du produit intérieur brut (PIB) du pays en 2017 à 1,7%, contre 1,6% initialement, et confirmé celle à 0,9% pour 2018. Si le niveau de déficit public est resté inchangé, à 2,4% et 2,1% du PIB pour 2017 et 2018, la Banque d’Italie a parallèlement revu en légère hausse les ratios d’endettement du pays, à 132,2% du PIB en 2018, contre 132,1% annoncé auparavant, et à 131,4% pour 2017, contre 131,3%. Reuters estime que Rome devrait revoir sa prévision de déficit pour 2020 autour de 2,1%, du fait de la révision à la baisse des prévisions de croissance.
L’Istat, l’institut national de la statistique italien, a révisé ce matin la croissance du produit intérieur brut (PIB) du pays en 2017 à 1,7%, contre 1,6% annoncé initialement, et confirmé celle à 0,9% pour 2018, suite à la réintégration dans les chiffres de plusieurs organismes publics qui en étaient auparavant exclus. Si le niveau de déficit public est resté inchangé, à 2,4% et 2,1% du PIB pour 2017 et 2018, la Banque d’Italie a parallèlement revu en légère hausse les ratios d’endettement du pays, à 132,2% du PIB en 2018, contre 132,1% annoncé auparavant, et à 131,4% pour 2017, contre 131,3%.
La confiance des investisseurs de la zone euro s’est redressée en avril à un niveau de -0,3, contre -2,2 en mars, son plus haut niveau depuis novembre, et nettement supérieur au consensus Reuters de -2,1, selon l’enquête mensuelle Sentix. Le sous-indice des anticipations s’est amélioré pour le troisième mois consécutif, pour atteindre -4,3, son plus haut depuis mai 2018. La situation économique dans la zone euro reste fragile, indique ainsi Sentix, mais l’amélioration des anticipations freine le rythme de dégradation.
La confiance des investisseurs de la zone euro s’est redressée en avril à un niveau de -0,3, contre -2,2 en mars, son plus haut niveau depuis novembre, et nettement supérieur aux attentes du consensus Reuters de -2,1, selon l’enquête mensuelle Sentix menée auprès de 936 investisseurs entre le 4 et le 8 avril, publiée ce matin. Le sous-indice des anticipations s’est amélioré pour le troisième mois consécutif, pour atteindre -4,3, son plus haut niveau depuis mai 2018, alors que celui de la situation actuelle affiche au contraire son huitième mois consécutif de baisse à 3,8, au plus bas depuis février 2015. La situation économique dans la zone euro reste fragile, indique ainsi Sentix, mais l’amélioration des anticipations freine le rythme de dégradation.
Le rendement des obligations d’Etat grecques à 10 ans chutaient de 9 points de base (pb) ce matin pour revenir à un niveau de 3,5% qui n’avait pas aussi faible depuis novembre 2005, et qui ne se situe plus qu’à 100 pb du rendement italien. Ce recul intervient après l’approbation par les ministres des Finances de la zone euro du déblocage de près d’un milliard d’euros d’aides à la Grèce dans le cadre du programme de suivi du plan d’aide international qui était suspendu au respect par Athènes de ses engagements en matière de réformes, notamment sur les créances douteuses des banques.
La gouvernance du futur budget de la zone euro est à l’ordre du jour de l’Eurogroupe, tandis que l’Ecofin se penchera sur les chantiers prioritaires pour la prochaine Commission.
Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, et le président de la Bundesbank, Jens Weidmann, tous deux pressentis pour prendre la présidence de la Banque centrale européenne (BCE) cet automne, ont lancé mercredi un appel commun pour des réformes pour renforcer la zone euro en cas de crise financière. Ils appellent les dirigeants de l’Union européenne à créer une véritable Union des marchés de capitaux, censée favoriser l’investissement et l’absorption d'éventuels chocs économiques et financiers.