Des chiffres de la banque centrale européenne et d’Eurostat révèlent des résultats décevants en avril pour la zone euro. L’excédent des comptes courants s’est réduit à 20,9 milliards d’euros en données ajustées pour le mois d’avril, contre 24,7 milliards le mois précédent, selon les données publiées mercredi par la Banque centrale européenne. En données non ajustées, l’excédent des comptes courants a diminué à 19,2 milliards d’euros, contre 35,1 milliards en mars, précise le rapport mensuel de la BCE. L’excédent commercial a connu la même tendance puisqu’il a baissé à 15,7 milliards d’euros en avril contre 17,1 milliards un an plus tôt. Cette diminution s’explique par une hausse des importations (6,6%) supérieure à la progression des exportations (5,2%), selon des données d’Eurostat publiées mardi. Ainsi, sur la période de janvier à avril, le surplus des échanges de biens avec les Etats-Unis s’est accru à 48,2 milliards de dollars (46 milliards en 2018) alors que les échanges de biens avec la Chine ont dégagé un déficit de 62,0 milliards (57,2 milliards l’an dernier).
L’institut d'études économiques Ifo a abaissé mardi sa prévision de croissance pour l’Allemagne en 2020 à 1,7%, au lieu de 1,8%, en raison des difficultés du secteur industriel. «Le secteur manufacturier, qui est tourné vers l’export et représente environ un quart de la production nationale, est en récession (...) quand le secteur des services et celui de la construction connaissent une croissance robuste», a déclaré Timo Wollmershäuser, économiste à l’Ifo. En parallèle, l’indice de l’institut de recherche économique ZEW sur le sentiment des investisseurs allemands a chuté à -21,1 en juin, au-delà des -5,9 prévus par le consensus.
Le discours de Sintra a provoqué une prise de conscience de la possibilité d’une action, synonyme de baisse des taux, si l'inflation ne se redressait pas.
L’institut d'études économiques Ifo a abaissé mardi sa prévision de croissance pour l’Allemagne en 2020 à 1,7%, au lieu de 1,8% précédemment, en raison des difficultés actuelles du secteur industriel. « Il y a une évolution divergente de l'économie : le secteur manufacturier, qui est tourné vers l’export et représente environ un quart de la production nationale, est en récession (...) quand le secteur des services et celui de la construction connaissent une croissance robuste, a déclaré Timo Wollmershäuser, économiste à l’Ifo. Toutefois, des signes croissants montrent que la faiblesse du secteur industriel se propage lentement au reste de l'économie via le marché du travail et la chaîne de création de valeur. »
Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, a déclaré mardi que de nouvelles mesures de soutien monétaire seraient nécessaires si les perspectives de la zone euro ne s’amélioraient pas. Il a notamment évoqué de nouvelles baisses des taux d’intérêt et une reprise du programme d’achat d’actifs de la BCE.
La réforme des statuts du Mécanisme européen de stabilité, approuvée à l'Eurogroupe, sera présentée le 21 juin au sommet des chefs d'Etat et de gouvernement.
Le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire s’est félicité vendredi des progrès réalisés sur la voie d’un budget de la zone euro lors d’une réunion de l’Eurogroupe à Luxembourg. Ils permettront selon lui à ce budget d'être opérationnel en 2021, a-t-il déclaré en conférence de presse, soulignant que les ministres étaient tombés d’accord sur la structure du budget, son fonctionnement et sa gouvernance. « Jusqu’ici, chaque pays décidait seul de son budget national (...). Maintenant, les Etats membres échangeront bien avant sur leurs priorités nationales en matière d’investissements et de réformes. Ça change vraiment la donne. (…) Nous avions besoin d’un cadre solide pour ce budget et nous l’avons. »
L’Etat italien a lancé mercredi une émission surprise à 20 ans, faisant monter les rendements italiens - comme souvent avant une émission, les investisseurs vendant leur encours de dette pour faire place à la nouvelle offre. Alors que le BTP à 10 ans avait perdu plus de 30 points de base (pb) depuis début juin, il repassait de 2,31% à 2,37% mercredi matin, tandis que les taux à 20 ans et 30 ans progressaient de près de 9 pb chacun. Les banques chefs de file ont quand même réuni plus de 23 milliards d’euros d’intérêts pour l’opération, ce qui leur devrait permettre de réduire le coût final, à l’origine estimé de 12 à 14 pb supérieur au benchmark.
Alors que le vice-président du Conseil Matteo Salvini poursuit ses déclarations tonitruantes – il a proposé hier de taxer les contenus des coffres des banques italiennes, l’Etat italien a lancé une émission surprise à 20 ans afin de tirer parti de l’appétit actuel pour la dette de la zone euro. Avec pour premier effet de faire monter les rendements italiens comme souvent avant une émission, les investisseurs vendant leur encours de dette pour faire place à la nouvelle offre : alors que le BTP à 10 ans avait perdu plus de 30 points de base (pb) depuis début juin, il repassait de 2,31% à 2,37% ce mercredi matin, tandis que les taux à 20 ans et 30 ans progressaient de près de 9 pb chacun.
Le chef du gouvernement Giuseppe Conte a déclaré mardi que ses deux vice-présidents du Conseil Matteo Salvini et Luigi Di Maio et lui-même, rencontreraient le ministre de l’Economie Giovanni Tria «pour élaborer une stratégie à adopter dans les discussions avec l’Europe afin d'éviter une procédure d’infraction pour le pays et d’oeuvrer ensemble à la mise au point du budget». Il avait menacé de démissionner si les deux vice-présidents ne trouvaient pas un compromis. Il a déclaré mardi que le déficit budgétaire pourrait descendre à 2,2% du PIB cette année, au lieu des 2,4% évoqués précédemment. Pourtant, réunis mardi à Bruxelles, les représentants des Etats membres de l’UE se sont accordés sur le fait que l'état des finances publiques italiennes justifiait l’ouverture d’une procédure disciplinaire puisque la dette publique continue d’augmenter.
Il est peu probable que la guerre commerciale en cours s’achève rapidement, et la Banque centrale européenne (BCE) est prête à utiliser tous les outils dont elle dispose, a dit mardi Olli Rehn, le gouverneur de la banque centrale de Finlande. Il a évoqué des «mesures d’atténuation», faisant référence à des dispositions qui seraient prises pour amortir les retombées négatives pour les banques de taux nuls voire négatifs sur les dépôts. Les nouvelles opérations de refinancement à long terme ciblées (TLTRO 3) de la BCE «maintiennent un financement favorable pour les banques», avait rappelé vendredi Bostjan Vasle, membre du Conseil des gouverneurs de l’institut d'émission, évoquant aussi «d’autres mesures disponibles».
Il est peu probable que la guerre commerciale en cours s’achève rapidement et la Banque centrale européenne (BCE) est prête à utiliser tous les outils dont elle dispose pour étayer la confiance et la croissance dans la zone euro, a dit mardi Olli Rehn, le gouverneur de la banque centrale de Finlande.
A l’issue d’une réunion nocturne avec ses deux vice-présidents du Conseil, Matteo Salvini et Luigi Di Maio, le chef du gouvernement Giuseppe Conte a déclaré mardi que les trois hommes rencontreraient le ministre de l’Economie Giovanni Tria « pour élaborer une stratégie à adopter dans les discussions avec l’Europe afin d'éviter une procédure d’infraction pour le pays et d’oeuvrer ensemble à la mise au point du budget ». Giuseppe Conte avait menacé à plusieurs reprises de démissionner si les deux vice-présidents ne s’accordaient pas pour trouver un compromis susceptible de régler le contentieux avec la Commission européenne.
La production industrielle et les exportations de l’Allemagne ont reculé plus que prévu en avril, soulignant la vulnérabilité de la première économie de la zone euro face aux tensions commerciales. Selon les données de l’Office fédéral de la statistique publiées vendredi, la production industrielle a plongé de 1,9% sur un mois, là où les économistes interrogés par Reuters visaient un recul beaucoup moins marqué de 0,4%. Il s’agit du plus fort repli observé depuis août 2015. Les exportations de l’Allemagne ont reculé quant à elles de 3,7% en avril, contre -0,9% anticipé par le consensus, là aussi leur plus fort repli depuis août 2015.
La croissance du produit intérieur brut (PIB) a accéléré, à 0,4% sur les trois premiers mois de l’année par rapport au trimestre précédent, tirée par les dépenses des ménages, l’investissement et le commerce, a confirmé jeudi Eurostat. Sur un an, elle atteint 1,2%, conformément aux précédentes estimations. Au quatrième trimestre 2018, elle avait atteint 0,2% par rapport au troisième et 1,2% en glissement annuel. Parallèlement, Eurostat a annoncé que l’emploi dans la zone euro avait progressé de 0,3% au premier trimestre par rapport au trimestre précédent et de 1,3% sur un an.