La Banque centrale européenne (BCE) a reprécisé l’heure de publication du futur taux à court terme de l’euro (€STR), qui avait fait débat dans la mesure où les professionnels préconisaient plutôt 11h, contre actuellement 19h, du fait d’un grand nombre de données à agréger en provenance des banques pour calculer le nouveau taux €STR. Le régulateur a décidé qu'à compter de son entrée en vigueur, le 2 octobre, le taux €STR sera publié à 8h CET chaque jour ouvrable de Target 2 sur son site Internet via la plate-forme de diffusion d’informations sur les marchés (MID). Si des erreurs sont détectées à la suite de cette publication affectant le taux de plus de 2 points de base, la BCE révisera et republiera le taux €STR le même jour à 9h, sans possibilité d’autre modification après cette heure. Les spécifications techniques liées à la publication de ce taux seront disponibles en septembre.
Selon les minutes de la Banque centrale européenne (BCE) publiés jeudi, ses responsables s’étaient mis d’accord, lors de leur réunion des 5 et 6 juin, sur la nécessité pour le Conseil de se tenir «prêt et préparé» à apporter un soutien supplémentaire à l'économie de la zone euro dans le contexte d’une «incertitude accrue», face aux conflits commerciaux affectant la zone euro et à une Réserve fédérale américaine également prête à baisser ses taux.
Les économistes de la Commission européenne ont confirmé mercredi ses prévisions de croissance du PIB pour la zone euro cette année (+1,2% en moyenne) mais ramené leurs anticipations pour 2020 à +1,4%, soit 0,1 point de moins que dans leurs précédentes prévisions publiées début mai. Cette légère baisse des anticipations découle notamment des risques en hausse liés aux tensions commerciales sino-américaines.
Le rendement de la dette allemande à 10 ans a baissé ce jeudi matin jusqu’à -0,405%, passant ainsi pour la première fois au-dessous du taux de dépôt de la Banque centrale européenne (BCE), dernier signe montrant que les marchés s’attendent à une baisse des taux d’intérêt dans un proche avenir. Les rendements du Bund s’en étaient également rapprochés lors de la crise financière, mais sans toutefois jamais passer au-dessous.
L’Italie va éviter l’ouverture d’une procédure disciplinaire pour déficit excessif cet été. La Commission européenne a renoncé à une telle procédure. Le déficit budgétaire italien devrait être limité à 1,9% du PIB pour 2019, un niveau nettement inférieur aux prévisions antérieures, de 2,04% fin décembre revus à 2,4% fin avril avec le ralentissement économique. Et les anticipations désormais calculées pour 2020 par Rome serait également bien meilleures. Pour maintenir Rome sous pression, l’exécutif européen va toutefois surveiller ses finances dans les mois à venir, a déclaré Pierre Moscovici, le commissaire aux Affaires économiques et monétaires.
L’Italie devrait éviter l’ouverture d’une procédure disciplinaire pour déficit excessif cet été. La Commission européenne a renoncé à une telle procédure, indique l’agence de presse italienne Radiocor. Si elle se confirme, cette décision devra ensuite être validée par les Etats membres de l’Union européenne (UE). Ces derniers ont pris acte d’une « amélioration considérable » des perspectives après l’annonce cette semaine par Rome de nouvelles mesures, a déclaré à Reuters une source officielle. Le déficit budgétaire italien devrait être limité à 1,9% du PIB pour 2019, un niveau nettement inférieur aux prévisions antérieures, de 2,04% fin décembre revus à 2,4% fin avril avec le ralentissement économique. Et les anticipations désormais calculées pour 2020 par Rome serait également bien meilleures.
L’activité du secteur manufacturier dans la zone euro s’est encore contractée en juin, selon l’enquête mensuelle IHS Markit auprès des directeurs d’achat du secteur en Europe. L’indice PMI est revenu à 47,6 contre 47,8 en première estimation et 47,7 en mai, pour le cinquième mois consécutif sous le seuil de 50 séparant contraction et expansion de l’activité. A 48,5 après 48,9 en mai, le sous-indice mesurant la production, qui entre dans la composition de l’indice PMI composite attendu mercredi, est lui aussi inférieur à 50 pour le cinquième mois d’affilée.
L’indice PMI IHS Markit manufacturier pour la France est passé de 50,6 en mai à 51,9 en juin tandis que celui de la zone euro est passé de 47,7 en mai à 47,6 en juin
L’activité du secteur manufacturier dans l’ensemble de la zone euro s’est encore contractée en juin, et de manière plus marquée qu’estimé initialement, montrent lundi les résultats définitifs de l’enquête mensuelle IHS Markit auprès des directeurs d’achat du secteur en Europe. L’indice PMI est revenu à 47,6 contre 47,8 en première estimation et 47,7 en mai, pour le cinquième mois consécutif sous le seuil de 50 séparant contraction et expansion de l’activité. A 48,5 après 48,9 en mai, le sous-indice mesurant la production, qui entre dans la composition de l’indice PMI composite attendu mercredi, est lui aussi inférieur à 50 pour le cinquième mois d’affilée. Les nouvelles commandes ont diminué pour le neuvième mois d’affilée et les effectifs ont été réduits pour le deuxième mois consécutif.
Matteo Salvini, vice-président du Conseil italien renforcé par les dernières élections européennes, a menacé de quitter le gouvernement s’il ne réussit pas à faire accepter au moins 10 milliards d’euros de réductions d’impôts. L’Italie négocie avec l’UE afin d'éviter une procédure de déficit excessif déclenchée par le gonflement de la dette publique, qui pourrait passer de 132,2% à 133,7% du PIB cette année. Selon Bruxelles, le déficit structurel italien devrait augmenter de 0,2%. L'économie italienne pourrait se contracter au deuxième trimestre, a prévenu jeudi le bureau national de la statistique Istat.
Alors que le président du Conseil italien, Giuseppe Conte, a écrit cette semaine aux dirigeants de l’Union européenne (UE) que Rome cherche à respecter les règles budgétaires et à diminuer son déficit structurel pour l’an prochain, Matteo Salvini, vice-président du Conseil italien renforcé par les dernières élections européennes en faveur de la Ligue, a menacé de quitter le gouvernement s’il ne réussit pas à faire accepter au moins 10 milliards d’euros de réductions d’impôts, écrit le Corriere della Sera : « Il faut à l’Italie une réforme fiscale audacieuse et mon devoir est de la faire aboutir (...) dans le cas contraire, je prendrai congé. »