Pour l’année 2011, le chiffre d’affaires du Groupe AGRICA en assurance de personnes s'élève à 476,5 millions d’euros, soit une progression de 4,5 % par rapport à l’année précédente. Cette croissance est favorisée par le déploiement d’accords collectifs en santé et par la bonne tenue de l'épargne retraite. Ce développement s’appuie également sur l’augmentation du nombre de salariés agricoles (+3,3 %) malgré un contexte national de hausse du chômage. Avec 132 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2011, l’activité Santé affiche une progression de +7,5 %, notamment liée au déploiement d’accords de branches en santé. L’Epargne poursuit son évolution et enregistre un chiffre d’affaires 2011 de 146,2 millions d’euros, en croissance de +4,6 % par rapport à 2010, portée par le développement de l'épargne salariale et des garanties optionnelles de retraite supplémentaire. L’activité Prévoyance (invalidité, incapacité, décès) est également en croissance à +2,3 %, avec un chiffre d’affaires 2011 de 198,3 millions d’euros. A l’issue de cet exercice, les capitaux propres du Groupe s'établissent à 630 millions d’euros. Le ratio de solvabilité, hors plus-values latentes, atteint 3,9 fois l’exigence de marge règlementaire et permet de répondre aux exigences des normes qui seront fixées par la réforme Solvabilité 2. Le résultat financier, malgré le contexte d’instabilité des marchés s'établit à 94 millions d’euros. Les trois institutions de prévoyance du Groupe sont impactées par les conséquences de la réforme. Dans ces conditions, elles enregistrent en 2011 les résultats suivants : 9,7 millions d’euros pour CCPMA PREVOYANCE, dédiée à tous les salariés des Organismes Professionnels Agricole, -14,9 millions d’eurospour AGRI PREVOYANCE, dédiée aux salariés non cadres de la production et 3 millions d’euros pour CPCEA, dédiée aux salariés cadres de la production. En 2012, le Groupe AGRICA s’est fixé pour objectif de franchir la barre du demi milliard d’euros de chiffre d’affaires. Il s’appuiera notamment sur le développement des accords de branches et de l’activité épargne retraite à travers le conseil personnalisé auprès des entreprises.
Hervé Seignol a rejoint le FRR il y a deux mois maintenant, en remplacement de Grégoire Badault qui, pour mémoire, travaille désormais à la CDC à Bordeaux. Il est en charge du suivi des procédures d’appels d’offres, sous la responsabilité de Jean-Philippe Olivier, responsable du département gestion déléguée au FRR. Avant d’intégrer le FRR, Hervé Seignol a exercé la fonction de responsable de l’activité dédiée aux asset managers chez Horizon Software, directeur chez amLeague, gérant multigestion chez UFG IM, consultant senior gestion d’actifs chez Hewitt Associates.
Depuis notre dernière lettre Institutionnels n°27 de décembre dernier, les périodes d’optimisme et phases de stress ont alterné sur les marchés financiers. Les marchés obligataires de certains États périphériques ont ainsi regagné d’abord une certaine attractivité pour les investisseurs. Les taux d’intérêt demandé à ces États ont baissé significativement, puis ont remonté brutalement. Ceux des pays « core » ont eu plutôt tendance à remonter. De leurs côtés, les marchés d’actions ont d’abord poursuivi leur rebond initié en novembre dernier, puis ont également reperdu du terrain. La BCE a baissé ses taux directeurs et a lancé fin décembre dernier une opération de refinancement à long terme à des conditions exceptionnelles, opération renouvelée en février. De son côté, la Fed a clairement annoncé son objectif de maintenir ses taux jusqu’en 2013. Lire la suite: cliquez ici
L’idée d’un nouveau report de la mise en oeuvre de Solvabilité 2 n’est pas prête de s’estomper dans les esprits des assureurs européens. Le vote des amendements à la proposition de directive Omnibus 2 par la commission économique du Parlement européen, le 21 mars, n’a pas suffi à lever les incertitudes du calendrier. Les regards se tournent désormais vers le trilogue, ces réunions informelles auxquelles participent les représentants du Parlement, du Conseil et de la Commission Européenne. Objectif : obtenir un consensus et un texte définitif pour le vote en séance plénière, précédemment prévu en juillet, et repoussé à ce jour au 10 septembre 2012. Le texte en l'état fixerait l’entrée en vigueur de Solvabilité 2 au 1er janvier 2014. Les travaux menés par les autorités européennes depuis le dernier QIS 5, il y a déjà 2 ans, ont conduit à des évolutions importantes en matière de calcul des exigences de capital (SCR). Or, ces mêmes autorités n’ont prévu aucune étude d’impact d’ici la date d’entrée en vigueur. Une telle étude permettrait pourtant aux acteurs de mesurer les effets de ces changements. Lire la suite: cliquez ici
Le groupe de protection sociale Audiens, spécialiste du secteur des professionnels de la culture, de la communication et des médias, a livré ses résultats pour l’année 2011. Tous les indicateurs en hausse, selon le communiqué du groupe Audiens : près de 1,5Md d’euros de cotisations en 2011, et une croissance de 2,7% en retraite et de 8,3% en assurance de personnes (CA de 304M d’euros). La solvabilité du groupe est maintenue, et Audiens se dit prêt à se confronter à Solvabilité II. Audiens a rappelé les actions qui ont marqué l’année 2011 dans ses divers métiers, comme la mise en place de permanences dans les entreprises pour « informer, conseiller et proposer de nouvelles solutions en matière de prévoyance et de frais de santé aux salariés ». Ou encore comme la naissance de la mutuelle Audiens de la presse, du spectacle et de la communication avec 3 offres ciblées jeunes, actifs, seniors. Le groupe rappelle que dans le domaine de la retraite complémentaire, il « se positionne depuis 7 ans à la 1ère place des groupes de protection sociale pour la qualité de sa gestion de service.
Le moniteur des caisses de pension Swisscanto montre pour le premier trimestre 2012 une bonne amélioration de la situation de financement des institutions de prévoyance suisses en raison d’une évolution positive des marchés des actions. Au total, la couverture moyenne pondérée en fonction de la fortune de toutes les institutions de prévoyance évaluées a augmenté au premier trimestre en passant de 97,0% à 98,8%. De ce fait, la situation de financement des caisses de pension suisses s’est rapprochée du niveau du début de 2011. Les évolutions sur le marché des actions ont conduit au premier trimestre à une légère amélioration de la situation de couverture. De ce fait, les deux derniers trimestres ont fait apparaître un bon revirement de tendance sous la forme de taux de couverture en hausse. Les réserves de fluctuation atteignent de ce fait environ le niveau de début 2011. Pour les caisses de pension de droit privé le taux de couverture estimé pondéré en fonction de la fortune a augmenté de 1,9 points de pourcentage à 105,0% par rapport au trimestre précédent. La situation est similaire pour les caisses de droit public où le taux de couverture a progressé de 1,8 points de pourcentage à 89,9%. Comme chacun sait, pour les caisses de droit public avec garantie d'État, une capitalisation des parts de 80% est autorisée, tandis que les caisses de droit privé doivent construire une réserve de fluctuation et par conséquent viser un taux de couverture de plus de 100%. Les institutions de prévoyance évaluées ont réalisé un rendement moyen pondéré en fonction de la fortune de 2,4% depuis le début 2012. Ainsi, la part des caisses en situation de sous-couverture a diminué. La part estimée des caisses de droit privé en situation de sous-couverture est avec 17 % (trimestre précédent : 26%) nettement plus basse qu'à la fin 2011. Les récentes estimations au 31 mars 2012 sont basées sur les indications réelles au 31 décembre 2010 de 365 institutions de prévoyance avec une fortune globale de CHF 431 milliards. Les estimations sont établies sur la base des évolutions du marché et de la stratégie de placement choisie en début d’année 2011 par les participants à l’enquête.
A compter du 2 avril 2012, Philippe Aurain est nommé Directeur Général et Responsable des Gestions de Fédéris Gestion d’Actifs. Philippe Aurain était auparavant Directeur financier du Fonds de Réserve pour les Retraites (FRR). Au sein de cette institution où il est resté neuf ans, il avait précédemment pris en charge les responsabilités de Directeur d’Investissement, Responsable de la Gestion Déléguée et Directeur financier Délégué. Avant de rejoindre le FRR, Philippe Aurain avait été Responsable des études sur l'épargne et des relations avec les réseaux au sein de la Direction des Fonds d’Epargne de la CDC, gérant actif-passif au sein de l’Etablissement Public CDC, puis chargé de la gestion actions européennes pour compte propre de la banque Ixis. Philippe Aurain est titulaire d’un MBA de l’ESCP Europe, d’un troisième cycle de finance de l’Université de Dauphine et est membre titulaire de la Société Française des Analystes Financiers (SFAF).
Avec 220 millions d’Euros de provisions ou de pertes résultant directement ou indirectement (portefeuille CDS de la banque autrichienne Kommunal Kredit) de la crise grecque, l’UMR présente les plus mauvais résultats financiers de son histoire. D’autres actifs tel que l’immobilier en Allemagne et quelques fonds déjà impactés en 2008 - 2009 ont également généré des provisions supplémentaires. Les rendements nets comptables s’affichent donc, pour Corem à 0,49 % fin 2011, contre 5,18 % en 2010 et pour le régime fermé (R1) à 2 % contre 5 % en 2010. Sur 9 ans (2003 - 2011) le rendement moyen des 2 principaux fonds s'établissent à : Corem = 4,87 %, R1 = 5,11 %. Côté opérationnel, le régime Corem a néanmoins enregistré 6700 adhésions supplémentaires, suivant la progression des deux années précédentes. Cette tendance se confirme en 2012 avec une augmentation de 12 % d’adhésions au premier trimestre par rapport à l’année précédent. La collecte de 208 millions d’euros de cotisations, 391 000 sociétaires (dont 320 000 adhérents au Corem) et 7,6 milliards d’euros d’actifs gérés permet à l’UMR de représenter 11% de l'épargne retraite individuelle volontaire en France.
Philippe Soubirous (FO), attaché principal d’administration du ministère de la Défense devient vice-président de l'Établissement de Retraite additionnelle de la Fonction publique dont il est administrateur depuis 2009. Secrétaire fédéral de la Fédération générale des Fonctionnaires Force Ouvrière (FGF FO) en charge des dossiers retraite et du droit de la fonction publique, Philippe Soubirous est diplômé en droit public de l’université Paris XI. Spécialiste des retraites publiques, il siège au Conseil d’orientation des retraites et est membre du conseil d’administration de la Préfon (caisse nationale de prévoyance des fonctionnaires dont il fut vice-président et président 2008-2011) ; Ses mandats le conduisent à participer au dialogue social européen au sein de la Fédération syndicale européenne des services publics (FSESP), et à siéger comme membre du conseil d’administration de l’ENA ainsi qu’au conseil supérieur de la Fonction publique de l’Etat. Il fut, de 2007 à 2008, auditeur de la 5ème promotion du CHEDE (cycle des hautes études pour le développement économique organisé par l’IGPDE) .
Le 20 mars 2012, les institutions de prévoyance Apicil Prévoyance (groupe Apicil), Aprionis Prévoyance, Ipsec, Novalis Prévoyance et Vauban Humanis Prévoyance (Groupe Humanis), Ciprev (groupe Victor Hugo) et le GNP (Groupement National de Prévoyance) se sont réunis en Assemblée générale pour constituer le Groupement Paritaire de Prévoyance Adéis. Adéis est le premier Groupement Paritaire de Prévoyance (GPP) entièrement dédié au développement de la protection sociale des branches professionnelles. A l’issue de cette Assemblée générale s’est tenu le premier conseil d’administration d’Adéis. Michel Dieu (Collège Participants - FO) a été élu Président et Denis Banizette (Collège Adhérents - MEDEF), premier Vice-président. Michel Bodoy (collège Adhérents - MEDEF) et Jean-Luc Parzys (Collège Participants - CGT) ont été élus deuxièmes Vice-présidents. Henri Martinez a été nommé Directeur général d’Adéis. Il exerce par ailleurs la fonction de Directeur général du GNP. Adéis est un groupement de moyens partagés et dédié au développement et au suivi des accords conventionnels nationaux et territoriaux, son activité opérationnelle démarrera en avril 2012. Avec près de 9 millions de salariés couverts par des accords conventionnels, la négociation collective de branche constitue un levier majeur de la protection sociale. 70% des conventions collectives nationales en vigueur proposent à leurs salariés un régime complémentaire de prévoyance. Parmi celles-ci, 20% se sont dotées d’un régime complémentaire de frais de soins de santé. La négociation collective de branche joue un rôle significatif pour l’accès des salariés à une protection sociale complémentaire de qualité, notamment au sein des TPE et des PME.
Avec 4,6 millions de cotisants bénéficiaires, la Retraite additionnelle de la Fonction publique est l’un des plus importants fonds de pension public au monde. Investisseur institutionnel de long terme dont les placements sont la garantie des retraites qu’il versera à ses bénéficiaires cotisants, l’ERAFP se doit d’exercer tous les droits attachés à son statut. En concertation avec d’autres caisses de retraite ou investisseurs de long terme, l’ERAFP entend ainsi proposer dans les prochains mois une politique d’engagement à la fois exigeante et pragmatique. En cohérence avec les PRI, dont l’Etablissement est signataire, le conseil d’administration de l’ERAFP a dégagé quelques grands principes provisoires dont la Direction du Régime veillera à ce qu’ils soient bien mis en oeuvre dès la prochaine saison d’assemblées générales, et, en toute hypothèse, bien intégrés par les gestionnaires des mandats de gestion du Régime. Pour les grandes entreprises cotées, l’ERAFP considère notamment : qu’un Conseil doit reposer sur un équilibre de compétence, d’expérience et d’indépendance. A cet égard : un Conseil composé pour moitié d’administrateurs indépendants devrait constituer l’objectif visé ; la séparation des postes de Président du Conseil et de Directeur Général devrait être systématique ; un administrateur ne devrait pas cumuler plus de trois mandats dans des sociétés cotées. que la rémunération des principaux dirigeants doit être cohérente avec la stratégie et la performance de l’entreprise sur le long terme et demeurer exemplaire afin d’assurer une forte cohésion sociale au sein de celle-ci. A cet égard : la rémunération globale annuelle d’un dirigeant ne devrait pas excéder 100 fois le salaire minimum ; les grandes entreprises cotées ne devraient plus distribuer de stock options car ce mécanisme ne favorise pas l’alignement souhaité par l’ERAFP entre les rémunérations des dirigeants et ses intérêts d’investisseur de long terme socialement responsable ; les dirigeants ne devraient pas bénéficier de régimes de retraites « surcomplémentaires » financés uniquement par les sociétés, en particulier s’ils sont à prestations définies ; les dirigeants devraient se voir attribuer ni d’indemnités de départ ni toute autre forme d’indemnisation assimilable à un « parachute doré » dans le cas d’un départ non contraint. Afin de peser dans tous les débats qui se développeront sur le droit des actionnaires et la manière dont ceux-ci peuvent ou non faire valoir leurs droits, l’ERAFP se prononce en faveur d’une évolution des règles en matière de dépôt des résolutions aux assemblées générales. Dans cette perspective, l’Etablissement souhaite promouvoir une concertation avec les autres investisseurs de long terme français ou étrangers, pour que soit confié à l’AMF le soin d’apprécier la recevabilité des résolutions contestées par le management d’une entreprise.
Suite au départ de Vincent Cornet pour la Banque Postale AM, Anne Courrier a pris la présidence du directoire de Fédéris Gestion d’Actifs, société de gestion du Groupe Malakoff Médéric qu’elle a rejoint en juin 2010 en qualité de directeur général, membre du directoire. Auparavant, Anne Courrier a exercé différentes responsabilités au Fonds de Réserve pour les Retraites, où elle a notamment occupé les postes de directeur d’investissement en charge du suivi des mandats obligataires, de responsable du département gestion d’actifs cotés, et de responsable de la gestion déléguée.
L’année 2011 a été marquée par une importante volatilité des marchés. En particulier, les marchés actions de la zone euro ont enregistré une baisse de très forte amplitude (-14,5% sur l’Eurostoxx) et ceux des pays émergents une chute encore plus accentuée (-16%). Dans ce contexte, l’actif net du FRR a bien résisté. Au 31 décembre 2011, le FRR disposait de 35,1 milliards d’euros alors que l’actif net s'établissait à 37 Md€ au 31 décembre 2010. Or, en cours d’année, 2,1 Md€ ont été versés au bénéfice de la CADES le 25 avril 2011. Au total, la variation de l’actif net hors décaissement s'établit donc à +200 M€. Cette résistance de l’actif net est imputable à l’effet conjugué de trois facteurs : la bonne performance (+4,5%) des actifs de couverture (obligations) qui ont représenté de l’ordre de 60% du portefeuille en moyenne. Cette performance est due en grande partie à la baisse des taux d’intérêt des émetteurs perçus comme des refuges en période d’incertitude (Allemagne, Etats-Unis); la diversification du portefeuille de performance qui a permis d’atténuer le choc subi sur les marchés actions. La performance de cette poche s'élève sur l’année à -5,9%, alors que les actions européennes ont perdu 14,5%, notamment en raison de la résistance des actions américaines (+2%), des obligations d’entreprises américaines (+9%), des titres de dettes des pays émergents (+3,4%) et des matières premières (+1%). Enfin, la gestion flexible de la poche de performance qui a permis de réduire la volatilité du portefeuille en cours d’année. Le ratio de financement s'établit à 136,5%, en légère diminution depuis son niveau de début d’année (139,25%). Cette légère baisse est due à l’effet conjugué de la hausse de valeur de l’actif et de la hausse plus forte de la valeur du passif en raison de la baisse des taux d’actualisation de référence (l’OAT 10 ans passant de 3,36% à 3,15%). Compte-tenu des évolutions de marchés, la poche de couverture représentait au 31 décembre 62,1% du total des actifs et la poche de performance 37,9% à cette même date. Le rendement net sur l’année de l’ensemble de l’actif net du FRR depuis le 1er janvier est de +0,37% et la performance annualisée du FRR nette de tout frais depuis le début de la gestion s'élevait à 2,65%.