C’est confirmé : Gilles Benoist, le directeur général de CNP Assurances, a bel et bien écrit à Guillaume Sarkozy, délégué général de Malakoff Médéric, pour mettre un terme au partenariat entre les deux établissements en matière d'épargne retraite, comme l’a annoncé L’Agefi. Motif : les tests de commercialisation de produits de retraite ne sont pas suffisamment concluants. L’idée d’une activité retraite commune aux deux entités a débuté en 2008 par un projet de filiale puis par une joint-venture mais en 2010, l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP) a bloqué le transfert d’un portefeuille Quatrem de 500 M€ pour cause d’insuffisance de provisionnement de ces contrats adossés à des taux garantis. Depuis, un simple partenariat prévoyait une phase de test avec une évaluation mi-2012. Il appartiendra aux nouveau dirigeants de décider quelle orientation donner à l’actuel partenariat.
Pour l’activité Santé, le montant des cotisations a baissé de 1,4 % à 5,3 milliards d’euros, alors même que les prestations santé ont augmenté de 4,4 % à 5 milliards d’euros. Cette divergence s’explique par le contexte très particulier de l’année 2011. En effet, la baisse des cotisations résulte de deux éléments exceptionnels : le changement de mode d’imputation de la taxe CMU-C au 1er janvier 2011 et la mise en place, puis le doublement, de la TSCA (taxe spéciale sur les conventions d’assurance), que les institutions de prévoyance ont choisi de répercuter de façon raisonnable. Dans le même temps, la diffusion de la complémentaire santé d’entreprise se poursuit grâce au dynamisme de la négociation collective de branches. Ainsi, 60 conventions collectives prévoient au 1er janvier 2012 un régime obligatoire de frais de santé. Il est à noter que ces accords se développent de plus en plus dans des branches d’activités où prédominent les TPE/PME comme les hôtels-cafés-restaurants, le cartonnage ou encore la charcuterie de détail. « Dans ce contexte économique difficile, les institutions de prévoyance ont poursuivi leurs investissements notamment en développant des réseaux de soins et des expérimentations en matière de prévention santé, tout en cherchant à réduire la charge financière qui pèse sur les entreprises. Leur objectif est clairement de maîtriser le coût pour les entreprises et les salariés, et de diminuer le reste à charge pour ces derniers. Leurs initiatives visent également à favoriser l’accès aux soins du plus grand nombre et à réduire, à terme, les charges pour l’assurance maladie obligatoire », rappelle Jean-Louis Faure, délégué général du CTIP. La prévoyance également sous contrainte Les cotisations décès-incapacité-invalidité ont enregistré une progression de 4,6 % en 2011 à 5,4 milliards d’euros. Cette hausse est principalement due à l’impact de la réforme des retraites de 2010 qui a conduit à l’allongement de la durée d’indemnisation en incapacité-invalidité. Une tendance que l’on retrouve en matière de prestations avec une progression de 7 % à 4,8 milliards d’euros. Pour ce qui concerne les garanties dépendance proposées par les institutions de prévoyance, elles restent à un niveau comparable à 2010 avec 25 millions d’euros. Une solvabilité maintenue malgré des résultats en demi-teinte Le choix des institutions de prévoyance de privilégier les entreprises et les salariés en limitant la hausse des cotisations s’est fait au prix d’une dégradation de leur résultat net qui ressort à 263 millions d’euros, en baisse de 64 %. Toutefois, grâce à une gestion responsable de leurs fonds propres, les institutions de prévoyance couvrent en moyenne 4,5 fois l’exigence de marge de solvabilité réglementaire actuelle, ce qui confirme leur solidité financière pour faire face à l'évolution attendue de la réglementation Solvabilité 2. Ces résultats sont la preuve que la gestion paritaire peut être garante d’une protection sociale responsable et véritablement solidaire. Aujourd’hui, grâce aux accords collectifs d’entreprise et de branche, les institutions de prévoyance couvrent plus de 13 millions de salariés en prévoyance et 6,5 millions en complémentaire santé.
Renaud Célié est nommé, à compter du 2 juillet prochain, en qualité de directeur exécutif du pôle Finances et performance du groupe Apicil. Stéphane Olmi, qui assurait la transition, quittera le groupe fin juillet. Après avoir débuté en 1992 chez Axa, Renaud Célié a exercé l’essentiel de sa carrière au sein du groupe AGF (Allianz), où il a occupé les fonctions de responsable, puis de directeur technique principalement à l’international. En 2003, il rejoint W Finance en tant que membre du directoire, où il exerce la fonction pendant 5 années avant d'être nommé directeur des Opérations et des fonctions supports chez AGF. Depuis 2007, il était directeur général de Coparc et directeur général délégué de W Finance. Renaud Célié intègrera la direction générale composée de Philippe Barret, directeur général, de Pascal Proton, directeur exécutif Gestion et Relation clients et de Thomas Perrin, directeur exécutif développement Produits et services.
Le régime de retraite des cadres Agirc a constaté en 2011 un résultat net global déficitaire de 1,77 milliard d’euros. Le déficit entre 2010 et 2011 s’est à nouveau creusé (- 709 millions d’euros en 2010). Le régime enregistre une hausse assez forte des cotisations versées par les entreprises de 4,7 % par rapport à 2010 mais l’impact de cette hausse sur le financement du régime est amoindri par une diminution sensible des cotisations des tiers (Unedic et Etat), due principalement à une régularisation négative des cotisations Unédic afférentes à 2010. Le total des ressources enregistre un accroissement de 2,9 %. Du côté des charges, elles progressent de 3,9 %, une croissance supérieure de 1 point à celle des ressources. Le résultat technique (différence entre les ressources et les charges), avant transferts financiers, se dégrade, passant de - 2,5 milliards à - 2,8 milliards d’euros. En 2011, l’Agirc, comme l’Arrco, ne bénéficie pas de contribution de l’AGFF, cette dernière étant en situation négative en fin d’exercice. Malgré le transfert financier de l’Arrco vers l’Agirc et les produits financiers de 9 millions d’euros, très faibles sur la période, le résultat global reste donc déficitaire de 1,77 milliard d’euros. Le régime des cadres dispose de 8,4 milliards de réserves à moyen et long terme. Pour lire la suite : cliquez ici
Le régime de retraite complémentaire Arrco a constaté en 2011 un résultat net global déficitaire de 1,69 milliard d’euros alors qu’en 2010, il affichait un résultat positif de 355 millions d’euros. Le régime enregistre une hausse assez soutenue des cotisations versées par les entreprises de 3,3 % par rapport à 2010. Avec une légère diminution des cotisations versées par l’Unedic et l’Etat due à une régularisation sur exercice précédent, le total des ressources est en hausse de 2,9 %. Du côté des charges, elles progressent de 5,1 %, une croissance supérieure de 2,2 points à celle des ressources. Le résultat technique (différence entre les ressources et les charges), avant transferts financiers, se dégrade, passant de - 139 millions à - 988 millions d’euros. En 2011, l’Arrco, comme l’Agirc, ne bénéficie pas de contribution de l’AGFF, cette dernière étant en situation négative en fin d’exercice. Le transfert financier de l’Arrco vers l’Agirc et le faible montant des produits financiers de 317 millions d’euros, aboutit au résultat global déficitaire de 1,69 milliard d’euros. Le régime Arrco dispose de 42,4 milliards de réserves à moyen et long terme. Pour lire la suite : cliquez ici
2,3 millions de personnes ont souscrit à l'épargne pension en 2009. Environ un Belge sur trois entre 18 et 67 ans l’a indiqué dans sa déclaration fiscale en 2009. Le montant total de l'épargne pension déclarée aux impôts s'élève à 1,71 milliard d’euros soit un montant de 741 euros par personne, ce qui correspond à t 85 % du montant maximum qui pouvait être déduit des impôts dans le cadre de l'épargne pension en 2009 (870 euros). Les Flamands (41 %) épargnent plus que les Wallons (25 %) et les Bruxellois (17 %). Les Flamands (761 euros) ont également versé en moyenne davantage que les Bruxellois (706 euros) et les Wallons (689 euros). Les plus fortes sommes sont versées par des personnes de la tranche d'âge 48-57 ans, suivies par celles des tranches d'âge 38-47 ans et 28-37 ans. Ces chiffres sont issues des statistiques de l’impôt sur les revenus et concernent les revenus de l’année 2009 (exercice d’imposition 2010).
Jean-Marie Saunier est également directeur du groupe Berri, qui regroupe la CIPAV, la CAVEC, la CAVOM et l’IRCEC, où il continuera à exercer ses fonctions jusqu'à son entrée en fonction à la tête de la CNAVPL. Avant de rejoindre le Groupe Berri, il est passé par le cabinet du ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, Éric Woerth, où il était conseiller technique chargé des relations avec le Parlement.
Au cours des cinquante prochaines années,il est rappelé que l’espérance de vie à la naissance devrait s’accroître de plus de 7 ans dans les économies développées. L’organisation mentionne que l'âge de départ à la retraite sera de 65 ans dans la moitié des pays de l’OCDE et de 67 ou 69 ans dans 14 pays. Les Perspectives de l’OCDE sur les pensions 2012 indiquent que de nombreux gouvernements ont entrepris de relever l'âge de la retraite, dans 28 des 34 pays de l’OCDE. Cependant, ces relèvements sont insuffisants et ne devraient compenser les effets de l’allongement de l’espérance de vie que dans six pays seulement pour les hommes et dans dix pays pour les femmes. L’OCDE préconiser d’instituer un lien entre l'âge de la retraite à l’espérance de vie, comme au Danemark et en Italie. L’OCDE souligne qu'« Il faut agir avec vigueur. Faire tomber les obstacles à la poursuite d’activité au-delà de l'âge habituel d’accès à la retraite sera indispensable pour garantir à nos enfants et à nos petits enfants le bénéfice d’une retraite adéquate au terme de leur vie active ». « Quoique ces réformes puissent parfois être impopulaires et douloureuses, elles peuvent aussi, à un moment où les finances publiques sont contraintes et les marges de man??uvre limitées sur le plan budgétaire et monétaire, contribuer à stimuler une croissance bien nécessaire dans des économies vieillissantes ». Les Perspectives de l’OCDE sur les pensions 2012 observent que les réformes intervenues réduisent le montant des pensions publiques de 20 à 25 %. Les personnes qui commencent de travailler aujourd’hui peuvent compter percevoir une pension nette de régime public d’environ la moitié de leurs revenus nets, en moyenne, dans les pays de l’OCDE, si elles prennent leur retraite après une carrière pleine, à l'âge officiel du départ à la retraite. Les pays ayant développé des retraites privées ont des taux de remplacement supérieurs. Ainsi dans 13 pays qui ont rendu les pensions privées obligatoires, les retraités peuvent espérer percevoir une pension représentant environ 60 % de leurs revenus. Entre autres recommandations, le rapport observe «qu’il est essentiel de fixer le taux de cotisation minimum ou par défaut, dans les systèmes à cotisations définies, à un niveau approprié. Les cotisations à ces dispositifs doivent être suffisamment importantes pour générer un revenu suffisant au moment de la retraite, associé à une pension publique. Si l’Australie va dans la bonne direction en faisant passer le taux de cotisation de 9 % à 12 %, le taux reste trop bas dans des pays comme le Mexique et la Nouvelle-Zélande (6.5 % et 3 % respectivement)».
Le Fonds de Réserve pour les Retraites (FRR) a promu Salwa Boussoukaya-Nasr au poste de directeur Financier (CIO) alors qu’elle était responsable du pilotage de l’allocation du Fonds. Cette nomination permet de combler le départ de Philippe Aurain qui a rejoint Fédéris Gestion d’Actifs. Salwa Boussoukaya-Nasr travaille au FRR depuis Août 2006 après avoir été en charge des stratégies total return au sein de Ixis AM et avoir travaillé pour Lazard Gestion sur les stratégies d’allocation d’actifs.
L’enquête de cette année, à laquelle ont participé 326 caisses représentant au total 2,5 millions d’assurés et une fortune de prévoyance de CHF 426 milliards, permet de tirer des conclusions solides et nuancées quant à la situation actuelle de la prévoyance professionnelle en Suisse. Elle donne un aperçu de la structure, de l’organisation, des placements et de la performance des institutions de prévoyance participantes.La performance légèrement négative diminue les taux de couverture La performance nette calculée offre un outil évocateur et facile à comprendre pour décrypter la situation de financement actuelle des caisses de pension. Pour 2011, elle se chiffre en moyenne à -0,32% et a donc provoqué une légère perte de substance. Les rendements réalisés se situent principalement dans la plage entre -2,5% et +2,5%. Un peu moins de la moitié des caisses participantes (46%) a réussi à réaliser un résultat positif. Cela fait déjà plusieurs années que les revenus insatisfaisants du capital pèsent sur la prévoyance professionnelle. Le rendement moyen sur 5 ans de toutes les caisses participantes n’est positif qu'à raison de 0,2% par an, malgré le très bon résultat de 2009. En raison des engagements de prévoyance qui escomptent des taux d’intérêt plus élevés, les taux de couverture se sont fortement repliés. Pour les caisses privées, ces taux ont reculé de 106% à 103%, pour les caisses de droit public à capitalisation complète de 98% à près de 95%. Augmentation des mesures d’assainissement dans les institutions de prévoyance de droit public Dans les circonstances actuelles, il n’est guère étonnant que de nombreuses institutions de prévoyance continuent à devoir prendre des mesures d’assainissement. Pour l’année en cours, la proportion est de 19% pour les caisses privées (année précédente: 20%), et même de 38% (34%) pour les caisses de droit public. La mesure la plus souvent citée, dans 70% des cas, est la réduction des intérêts versés (pour les plans de prévoyance enveloppants), suivie par les contributions à l’assainissement venant de l’employeur et des salariés. La réduction des intérêts versés ainsi que la perception de contributions à l’assainissement touchent plus fortement les assurés en activité, parce que ceux-ci doivent contribuer au financement du capital des bénéficiaires de rentes grâce aux garanties que la loi accorde à ces derniers. L’enquête a fait apparaître une part de bénéficiaires de rentes de près de 25% par rapport au nombre total de destinataires, et les deux tiers d’entre eux touchent une rente de vieillesse. L’an dernier, les facteurs fixés par des décisions politiques en ce qui concerne le taux d’intérêt minimal et le taux de conversion minimal ont à nouveau été supérieurs aux rendements réalisés, ce qui a creusé les découverts des institutions de prévoyance. Face à des taux toujours aussi faibles, les perspectives d’atteindre les rendements théoriques nécessaires restent extrêmement incertaines et placent les responsables devant des tâches difficiles. En quête de protections contre l’inflation et les risques de change L’incertitude qui prévaut est étroitement liée aux perspectives pour la zone euro, qui restent difficiles à pronostiquer. Les mesures de soutien de la BCE entraînent une expansion considérable de la masse monétaire, tandis que les pays déficitaires sont tenus de prendre des mesures d'économies draconiennes. La politique de taux bas assortie à une croissance toujours faible comporte un risque de tendances déflationnistes, alors que l’expansion de la masse monétaire pourrait provoquer une accélération de l’inflation. En fonction de l'évolution attendue, les caisses devraient appliquer des stratégies tout à fait différentes. L’enquête montre que la plupart d’entre elles escompte que la situation actuelle marquée par des taux bas et une inflation faible perdurera. Aucun participant ne s’attend à une forte hausse de l’inflation, et 35% escomptent des hausses de prix légères. Tous les autres participants s’attendent à une inflation constante, parfois en baisse. De quelle manière les caisses mettent-elles concrètement en oeuvre leurs attentes? Pour se protéger de l’inflation, 72% des participants citent des actifs réels tels que les investissements immobiliers et 60% les actions. Suivent les matières premières (40%) et les liquidités (37%) ainsi que l’or (31%). Les emprunts protégés contre l’inflation et surtout les emprunts d’Etat ne sont cités qu’en dernier et ne jouent donc qu’un rôle secondaire à cet égard. De façon générale, l'évolution parfois spectaculaire des devises ces deux dernières années a souligné la nécessité de se protéger contre les variations de change. De fait, près des deux tiers des caisses ayant participé à l’enquête ont introduit, à des degrés variables, des garanties sur leurs placements en monnaies étrangères. Celles-ci sont principalement utilisées pour les obligations en monnaies étrangères, en moyenne aux deux tiers, tandis qu’une garantie intégrale n’est effectuée que pour un quart. Suivent - en fonction de l’ampleur de la garantie - les matières premières, le private equity et les actions étrangères. On trouve à la fin de la liste les placements en hedge funds. Le contexte général de taux faibles: un défi constant L’an dernier non plus, l’allocation des actifs n’a pratiquement pas subi de modifications. La part des obligations à la fortune totale a légèrement augmenté de 36,7% à 37,3%, principalement en raison de l'évolution des cours. Les taux d’intérêts obligataires actuellement faibles comportent des risques de cours considérables pour les investisseurs en obligations. C’est pourquoi l’enquête a posé délibérément la question des modifications apportées dans ce segment. Les réponses ont montré que près de la moitié des caisses ont apporté des modifications à la composition de leur portefeuille durant l’année écoulée, principalement en réduisant les emprunts d’Etat au profit des emprunts des entreprises. Un participant sur cinq a en outre consolidé la part des emprunts des marchés émergents. 12e enquête de Swisscanto auprès des caisses de pension suisses Cette année, 326 caisses de pension ont participé à l’enquête (contre 361 l’année précédente) ; comme l’an dernier, elles représentent près de 2,5 millions de destinataires et une fortune de prévoyance de CHF 426 milliards. On relèvera que le nombre de destinataires et la fortune de prévoyance sont restés identiques par rapport à l’année précédente, bien que le nombre de participants ait diminué d’environ 10%. Cela s’explique par la poursuite de la diminution du nombre total de caisses autonomes et semi-autonomes au profit d’institutions collectives ainsi que par l’augmentation constante du nombre de sondages qui représentent une charge considérable pour les participants. Néanmoins, la représentativité des données reste très élevée. L’enquête de Swisscanto fournit les seules indications fiables et statistiquement fondées pour de nombreux domaines du 2e pilier. Grâce à leur force évocatrice et à leur rédaction transparente, les résultats de l’enquête offrent aux responsables des institutions de prévoyance, mais aussi aux personnes intéressées des milieux politiques, de la science et des médias, une référence utile et souvent utilisée.
Une étude réalisée par le cabinet de conseil Mercer fait le point sur les conséquences de l’application de la loi sur les retraites. Cette étude démontre que les entreprises ont modifié leur comportement en matière de retraite et que cette modification a contribué au succès du PERCO. L'étude a été élaborée en interrogeant les DRH de grandes entreprises, qui représentent 543 000 salariés en France. Plus d’une entreprise sur deux (63 %) disposerait d’un contrat article 83 (à cotisations définies) et près d’une sur deux propose à ses salariés un Perco (un plan d'épargne retraite collectif). 40 % auraient un article 39, les contrats à prestations définies. Dans 78 % des cas , les « articles 39 » sont réservés aux seuls cadres dirigeants et dans 11 %, ils sont destinés aux cadres dirigeants et aux autres cadres et dans seulement à 11 %. Depuis la loi de 2010, une entreprise disposant d’un article 39 doit proposer un produit retraite à tous ses salariés. Du fait de l’alourdissement des prélèvements sur les articles 39, une entreprise interrogée sur 5 prévoit de supprimer le régime à prestations définies. 60 % des entreprises qui n’ont pas actuellement de Perco indiquent vouloir le faire en 2012.
Pour l’année 2011, le chiffre d’affaires du Groupe AGRICA en assurance de personnes s'élève à 476,5 millions d’euros, soit une progression de 4,5 % par rapport à l’année précédente. Cette croissance est favorisée par le déploiement d’accords collectifs en santé et par la bonne tenue de l'épargne retraite. Ce développement s’appuie également sur l’augmentation du nombre de salariés agricoles (+3,3 %) malgré un contexte national de hausse du chômage. Avec 132 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2011, l’activité Santé affiche une progression de +7,5 %, notamment liée au déploiement d’accords de branches en santé. L’Epargne poursuit son évolution et enregistre un chiffre d’affaires 2011 de 146,2 millions d’euros, en croissance de +4,6 % par rapport à 2010, portée par le développement de l'épargne salariale et des garanties optionnelles de retraite supplémentaire. L’activité Prévoyance (invalidité, incapacité, décès) est également en croissance à +2,3 %, avec un chiffre d’affaires 2011 de 198,3 millions d’euros. A l’issue de cet exercice, les capitaux propres du Groupe s'établissent à 630 millions d’euros. Le ratio de solvabilité, hors plus-values latentes, atteint 3,9 fois l’exigence de marge règlementaire et permet de répondre aux exigences des normes qui seront fixées par la réforme Solvabilité 2. Le résultat financier, malgré le contexte d’instabilité des marchés s'établit à 94 millions d’euros. Les trois institutions de prévoyance du Groupe sont impactées par les conséquences de la réforme. Dans ces conditions, elles enregistrent en 2011 les résultats suivants : 9,7 millions d’euros pour CCPMA PREVOYANCE, dédiée à tous les salariés des Organismes Professionnels Agricole, -14,9 millions d’eurospour AGRI PREVOYANCE, dédiée aux salariés non cadres de la production et 3 millions d’euros pour CPCEA, dédiée aux salariés cadres de la production. En 2012, le Groupe AGRICA s’est fixé pour objectif de franchir la barre du demi milliard d’euros de chiffre d’affaires. Il s’appuiera notamment sur le développement des accords de branches et de l’activité épargne retraite à travers le conseil personnalisé auprès des entreprises.