Le régime de retraite complémentaire des agents non titulaires de la fonction publique a dégagé l’an dernier un résultat de 947 millions d’euros, contre 437 millions d’euros en 2016, selon le rapport annuel que l’Ircantec a publié hier. De même, le portefeuille de réserves financières –dont 100% sont gérés selon des principes ISR– progresse et s’élève à 10,9 milliards d’euros à fin 2017. L’an dernier, l’Ircantec a encaissé 3,42 milliards de cotisations et versé 2,93 milliards de prestations. Le résultat financier s’est établi à 278 millions d’euros, dont 265 millions de plus-values. Investi à 39% en actions, 20% en crédit, 22% en dette souveraine nominale, 14% en titres indexés, 4% en immobilier et 1% en impact, l’Ircantec a dégagé un rendement de 4,64% sur ses fonds commun de placement (FCP). Allianz, Natixis IM et BNP Paribas AM gèrent à eux trois plus de la moitié des réserves du régime.
Dans le cadre de sa consultation annuelle sur la Suisse, le Fonds Monétaire International a passé en revue le système de retraite helvétique. Il conseille notamment d'adosser le taux de conversion des régimes au rendement des obligations souveraines de long terme.
L’Union mutualiste retraite (UMR) a présenté son rapport annuel pour l’année 2017. Un exercice riche marqué par des résultats financiers en progression...
Le régime de retraite complémentaire des agents non titulaires de la fonction publique a dégagé l’an dernier un résultat de 947 millions d’euros, contre 437 millions d’euros en 2016, selon le rapport annuel que l’Ircantec vient de publier. De même, le portefeuille de réserves financières – dont 100 % sont gérés selon des principes ISR – progresse et s’élève à 10,9 milliards d’euros à fin 2017.
A l’occasion de la publication d’un rapport sur les effets de la réforme de l'épargne retraite au Royaume-Uni depuis 2015, la Financial Conduct Authority (FCA) britannique a lancé jeudi une consultation sur des mesures favorables au consommateur. Le régulateur entend notamment renforcer l’information des clients avant l'âge de la retraite et accroître la transparence sur les frais de gestion. La réforme de 2015 a donné plus de latitude aux épargnants en permettant une sortie en capital.
Alors que l'effet des réformes Fillon s'amenuise, Jean-Paul Delevoye assure que la remise à plat du système en 2019 se fera sans contrainte budgétaire.
Anthony Merlhe est nommé directeur des risques techniques et de la solvabilité d’AG2R LA MONDIALE à compter du 2 juillet 2018. Il est membre du comité managérial de direction et exerce ses fonctions sous la responsabilité de Benoit Courmont, directeur du pilotage financier et des risques. Il a été désigné responsable fonction clé actuariat de SGAM AG2R LA MONDIALE et le sera également pour la majorité des entités composant le groupe prudentiel. Anthony Merlhe, 43 ans, est titulaire d’un Diplôme d’Études Approfondies (DEA) en économie mathématique et économétrie de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, d’un mastère spécialisé audit et conseil de l’École Supérieure de Commerce de Paris (ESCP) et diplômé du Centre d’Études Actuarielles (CEA). Il débute sa carrière en 1999 en exerçant des missions de conseil en matière d’audit en assurance au sein de PricewaterhouseCoopers Audit, et devient manager en 2004 en charge de l’audit de compagnies spécialisées en assurance vie et non-vie. Il participe à la mise en place des nouvelles normes IFRS. En 2006, il rejoint AG2R LA MONDIALE en tant que responsable du département trésorerie et finance au sein de la Direction épargne et clientèle patrimoniale dont il devient Directeur du contrôle technique et financier en 2011. Il contribue également à la mise en œuvre des normes Solvabilité 2 au sein du Groupe notamment sur les aspects liés au reporting prudentiel. En 2015, il intègre la Direction des investissements en qualité de Directeur des opérations et des risques.
A l'occasion de la conférence de présentation de ses résultats pour l'année 2017, les responsables de l'Ircantec se sont félicités de la belle santé financière de l'institution et ont dévoilé leurs ambitions en matière d'ISR.
Le fonds de pension canadien Ontario Teachers’ Pension Plan (OTPP) a annoncé, hier, la nomination avec effet immédiat de Ziad Hindo en qualité de directeur des investissements. L’intéressé, qui a rejoint OTPP en 2000, sera chargé de superviser la division des investissements ainsi que l’intégralité des portefeuilles d’investissements. Zaid Hindo, qui dirigeait dernièrement le département « Capital Markets », est rattaché à Ron Mock, « president » et directeur général d’OTPP. En parallèle, le fonds de pension canadien a annoncé la promotion avec effet immédiat de Jo Taylor au poste nouvellement créé de « Executive Managing Director » en charge du pôle « Global Development ». L’intéressé était jusque-là à la tête des opérations d’investissement international d’OTPP à Londres et Hong Kong. Jo Taylor, présent chez OTPP depuis 2012, est également rattaché à Ron Mock et s’installera désormais à Toronto. TC
Un des volets du projet de loi PACTE (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises) qui a été présenté en conseil des ministres le 18 juin dernier concerne la réforme de l’épargne retraite. Réagissant aux différentes mesures qui visent à transformer en profondeur les dispositifs actuels d’épargne retraite, les dirigeants de Garance ont présenté à l’ACPR les propositions de la mutuelle pour amender cette réforme. Garance partage l’ambition affichée par le projet gouvernemental de développer l’épargne retraite en améliorant son attractivité, par le biais notamment de la simplification et la portabilité des dispositifs existants : PERP, Loi Madelin, contrats Article 83, etc. S’agissant en revanche de la volonté de donner davantage de flexibilité à l’épargne retraite, avec la possibilité pour l’épargnant d’opter pour une sortie en rente ou en capital, Serge Crouin, Président du Conseil d’administration de Garance considère : « Un tel objectif n’est pas en phase avec l’orientation générale de la réforme. En effet, dans la perspective de la constitution d’un complément de ressources à long terme et dans un contexte de progression de l’espérance de vie, il est indispensable que l’épargnant puisse s’orienter vers un vrai produit de retraite, avec dénouement obligatoire sous la forme d’une rente, afin qu’il puisse, ainsi que son conjoint, bénéficier, à vie, d’un revenu supplémentaire, régulièrement revalorisé.« En outre, Garance s’interroge sur les conséquences du cantonnement des engagements de retraite. A ce sujet Marie-Jeanne Amata, Directeur général de la mutuelle observe que « cette mesure, outre la complexité de sa mise en œuvre, risque de conduire les organismes d’épargne retraite comme Garance à revoir en profondeur leur allocation d’actifs.« Enfin, Garance s’inquiète de l’application de ces différentes mesures aux stocks de contrats en cours, qui n’est pas à ce jour explicitement écartée par le projet de loi. Constats et propositions de Garance C’est dans ce contexte que l’équipe dirigeante de Garance a présenté à l’ACPR, à l’occasion des échanges réguliers qu’elle a avec l’Autorité de contrôle, les études d’impacts que la mutuelle a réalisées pour ces différentes mesures. Elles mettent en évidence de nombreuses conséquences, qui concernent potentiellement tous les organismes d’épargne retraite : Concernant le pilotage technique et la solvabilité : une augmentation drastique des prestations, une forte baisse des résultats techniques purs, une baisse des fonds propres prudentiels et une dégradation du ratio de solvabilité. Concernant les placements : un besoin de liquidités accru et une forte baisse des encours du fait des sorties, une réduction drastique des positions en actions, immobilier et infrastructure du fait du raccourcissement de la duration des engagements, ce qui dessert au total l’objectif gouvernemental visant à inciter les investissements dans l’économie réelle. Sur la base de ces constats, qui ont été formalisés par la réalisation d’un ORSA ad hoc par la direction des risques de la mutuelle, Garance a formulé auprès de l’ACPR plusieurs propositions qui pourront être prises en compte dans les travaux à venir, notamment les mesures techniques qui seront prises par voie d’ordonnance, et ce, dans un esprit de défense des intérêts des adhérents de la mutuelle : Une non rétroactivité sans équivoque de la loi sur le stock de contrats Madelin qui sont pilotés sur la base d’une sortie en rente viagère, Une sortie en rente viagère privilégiée pour compléter les revenus à la retraite, la rente viagère étant le seul moyen de bénéficier de revenus « à vie », Pas de distorsion de concurrence que ce soit au niveau des organismes proposant le futur produit retraite (PERCO versus Epargne Retraite sous Solvabilité 2) ou au niveau des agréments (branche 20 versus branche 26), Le cantonnement devrait s’articuler avec le dispositif prudentiel propre aux branches longues qui sera revu en 2020 pour permettre une baisse du capital requis comme le permet aujourd’hui le dispositif FRPS.