Le spécialiste public du nucléaire a publié mercredi une perte nette de 665 millions d’euros au titre de 2016 (contre une perte de 2 milliards en 2015) et un cash-flow net de ses activités négatif à hauteur de 621 millions (contre -590 millions). Le résultat net d’Areva intègre notamment un complément de perte à terminaison de 116 millions d’euros au titre du réacteur EPR en cours de construction en Finlande (pour des pertes désormais estimées à 5,6 milliards sur ce chantier) et une dépréciation de ses actifs miniers à hauteur de 316 millions.
RWE a déprécié une nouvelle fois ses actifs. Le producteur d'électricité allemand a annoncé ce matin une charge de dépréciation de 4,3 milliards d’euros, essentiellement sur ses centrales électriques, qui souffrent de la baisse des tarifs et de la concurrence des énergies renouvelables. « Un environnement de marché difficile a rendu les dépréciations nécessaires », a expliqué le président du directoire de RWE, Rolf Martin Schmitz, dans un communiqué, évoquant également le transfert de 6,8 milliards d’euros dans un fonds chargé de financer le stockage des déchets nucléaires. Les dépréciations, qui concernent également des actifs en Grande-Bretagne, aux Pays-Bas et en Turquie, ont entraîné une perte nette annuelle de 5,7 milliards d’euros.
Areva a indiqué hier que les discussions se poursuivaient en vue d’une entrée du groupe chinois CNNC dans «New Areva», la nouvelle société recentrée sur le combustible nucléaire créée dans le cadre du renflouement de la filière nucléaire française. «Le capital de New Areva reste ouvert à un investissement de CNNC dans le même cadre que les accords en cours de finalisation avec deux investisseurs», souligne Areva. Le groupe a aussi annoncé la signature à Pékin d’un accord-cadre de coopération industrielle et commerciale entre «New Areva» et CNNC dans le combustible nucléaire. Début février, Areva avait indiqué que Japan Nuclear Fuel Limited (JNFL) et Mitsubishi Heavy Industries (MHI) allaient chacun entrer à hauteur de 5% dans le capital de New Areva. Les deux groupes nippons ont accepté d’apporter ensemble 500 millions d’euros en échange des 10% dans le cadre de la recapitalisation d’Areva.
La production chinoise de gaz naturel augmentera de 24,3% à 170 milliards de mètres cubes en 2017, selon les estimations de l’Administration Nationale de l’Energie (ANE) publiées vendredi. Pékin mettra aussi en chantier trois nouveaux sites de stockage de gaz naturel d’une capacité totale de 300 millions de m3. La production de pétrole devrait être stable à 200 millions de tonnes, à peine supérieure aux 199,7 millions de 2016, niveau le plus faible depuis six ans. Malgré ses initiatives vers les énergies vertes, la Chine produira sans doute 3,65 milliards de tonnes de charbon, contre 3,64 milliards en 2016.
La production chinoise de gaz naturel augmentera de 24,3% à 170 milliards de mètres cubes en 2017, selon les estimations de l’Administration Nationale de l’Energie (ANE) publiées vendredi. Pékin mettra également en chantier trois nouveaux sites de stockage de gaz naturel d’une capacité totale de 300 millions de m3. La production de pétrole devrait être stable à 200 millions de tonnes, à peine supérieure aux 199,7 millions de tonnes de 2016, niveau le plus faible depuis six ans. Malgré ses initiatives vers les énergies vertes, la Chine produira sans doute 3,65 milliards de tonnes de charbon cette année, contre 3,64 milliards en 2016.
A quelques semaines de sa recapitalisation, le groupe met en avant ses objectifs d'un cash-flow à l'équilibre en 2018 et d'un rebond de son Ebitda en 2018.
EDF estime que le rebond de ses performances en 2018 devrait lui permettre d’atteindre son objectif de flux de trésorerie (cash-flow) positif. Cet indicateur, qui traduit la capacité de l'électricien public à financer ses investissements et le dividende versé à ses actionnaires, était négatif de 1,6 milliard d’euros en 2016 après -2,1 milliards en 2015. L’Ebitda devrait atteindre 15,2 milliards d’euros au moins en 2018 après un recul compris entre 13,7 et 14,3 milliards d’euros en 2017, sous l’effet notamment de la baisse des prix de marché en France et au Royaume-Uni. «2017 est encore une année difficile (mais) devrait être le point bas de ce cycle ; et 2018, je m’y engage, sera l’année du rebond», a assuré Jean-Bernard Lévy, le PDG d’EDF, lors d’une conférence de presse. Pour 2018, le groupe s’engage à verser 50% de son résultat net courant en dividende. Après 2018, le taux de distribution s'établira entre 45% et 50%, a indiqué le groupe.
Total estime être entré dans une nouvelle phase du cycle pétrolier qui le rend suffisamment confiant pour envisager de lancer une dizaine de projets dans les 18 prochains mois. «Après deux années défensives, nous sommes maintenant plus offensifs», a déclaré le PDG de Total, Patrick Pouyanné, lors de la présentation des résultats annuels. «Nos équilibres financiers sont plus solides, nous sommes prêts à lancer de nouveaux projets et faire des acquisitions», a-t-il ajouté. Parmi les projets mis en avant par Total figurent un projet en offshore profond au Brésil, le protocole d’accord signé récemment en Iran, ainsi que d’autres vastes projets pétroliers en Argentine, au Nigeria et en Ouganda.
Areva doit mettre en place rapidement un contrôle spécifique afin de garantir que des irrégularités ne se produiront plus dans le suivi de la production de pièces de réacteurs nucléaires de son usine du Creusot (Saône-et-Loire), selon un rapport d’inspection diffusé hier sur le site de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Areva n’a pas analysé jusqu’ici pourquoi des irrégularités n’avaient pas été repérées, indique aussi l’ASN qui publie une lettre envoyée au groupe fin janvier à la suite d’une inspection au Creusot du 28 novembre au 2 décembre 2016.
Toshiba aurait l’intention de se retirer du projet de construction de réacteurs nucléaires en Grande-Bretagne, indique Reuters de sources proches. Cette décision remettrait en cause la coentreprise NuGen créée avec le français Engie dans le but de construire les trois réacteurs AP1000 conçus par Westinghouse, la filiale américaine du japonais. Ce projet estimé entre 15 et 20 milliards de dollars est devenu insupportable pour Toshiba, handicapé par les pertes de Westinghouse. Toshiba détient 60% de NuGen. Un porte-parole a déclaré que le groupe évaluait tous ses projets nucléaires hors du Japon.
Areva a signé les principaux termes des accords prévoyant l’entrée de Japan Nuclear Fuel Limited (JNFL) et de Mitsubishi Heavy Industries (MHI) au capital de NewCo, à hauteur de 5% chacun. NewCo est la nouvelle société destinée à accueillir les activités d’Areva dans la gestion du cycle du combustible. Les prises de participation des deux groupes japonais représentent un investissement cumulé de 500 millions d’euros. L’Etat français injectera pour sa part 2,5 milliards d’euros dans NewCo. Il contribuera également, à hauteur de 2 milliards d’euros, seul, à la recapitalisation d’Areva.
Toshiba aurait l’intention de se retirer de son rôle de chef de file du projet de construction de réacteurs nucléaires en Grande-Bretagne, indique Reuters de plusieurs sources proches du dossier. Si elle se confirme, cette décision remettrait en question la coentreprise NuGen créée avec le français Engie dans le but de construire sur le site de Moorside, en Grande-Bretagne, trois réacteurs AP1000 conçus par Westinghouse. Ce projet estimé entre 15 et 20 milliards de dollars est désormais financièrement insupportable pour Toshiba, mis en difficultés par les pertes de sa filiale américaine de nucléaire Westinghouse. Toshiba détient 60% du projet NuGen.
Un rapport parlementaire présenté ce matin juge « sous-évalué » les estimations d’EDF sur le coût du démantèlement nucléaire. Alors que l’électricien chiffre à 75 milliards d’euros les charges brutes pour le démantèlement de son parc, dont 36 milliards ont été provisionnés, « le coût du démantèlement risque d’être supérieur aux provisions », estime la rapporteure Barbara Romagnan. Les auteurs du rapport relèvent aussi que la faisabilité technique n’est pas entièrement assurée, que les travaux de démantèlement prendront sans doute plus de temps que prévu, et qu’EDF ne chiffre pas des dépenses lourdes comme la décontamination des sols ou le retraitement des combustibles. Le rapport juge ainsi nécessaire de « rediscuter sérieusement la stratégie globale de démantèlement ».
Le chinois CNNC ne participera pas à l'augmentation de capital du groupe de nucléaire. L'Etat français assumera 90% des 5 milliards d'euros de l'augmentation de capital.
La ministre de l’Environnement et de l’Energie Ségolène Royal a annoncé hier une série d’appels d’offres sur trois ans portant sur un total de 3 gigawatts (GW) d'éoliennes terrestres pour permettre à la France d’atteindre ses objectifs en la matière. Ils concernent des installations de plus de six éoliennes et compléteront le guichet ouvert pour des parcs de plus petite taille. Les lauréats, après une première période de candidature prévue début novembre 2017, se verront attribuer un contrat de complément de rémunération sur vingt ans. La France vise entre 21.800 et 26.000 mégawatts (MW) d'éolien terrestre installé d’ici à 2023.