L’Iran a présélectionné 29 compagnies pétrolières, dont le français Total, pour participer à des projets pétroliers et gaziers via les nouveaux contrats de pétrole iranien (IPC), rapporte lundi l’agence Shana du ministère iranien du Pétrole. Dans cette liste figurent aussi le groupe anglo-néerlandais Shell, l’italien Eni, le malaisien Petronas et le russe Gazprom. Total a signé en octobre dernier le premier accord d’un groupe pétrolier occidental en Iran depuis la levée des sanctions et a entamé en novembre des discussions sur de nouveaux projets.
Direct Energie a annoncé vendredi avoir mené à bien l’acquisition de 100% du capital de la société Marcinelle Energie, filiale belge de l’énergéticien italien Enel. Le groupe précise que cette opération n’aura pas d’impact sur son excédent brut d’exploitation 2016. Le montant de la transaction, intégralement versé en numéraire, est de près de 36,5 millions d’euros en valeur d’entreprise.
Blackstone serait entré en négociations avec Energy Transfer Partners pour prendre une participation dans certains de ses actifs, rapportait hier le Wall Street Journal. L’opération pourrait atteindre environ 5 milliards de dollars, d’après les sources citées par le journal. Energy Transfer Partners possède des oléoducs et était notamment derrière le projet controversé Dakota Access.
Engie a fait un signalement en début de semaine à l’Autorité des marchés financiers (AMF) pour tentative de déstabilisation de l’entreprise, a déclaré hier une porte-parole, confirmant des informations de Paris-Match. Le spécialiste français de l'énergie s’interroge après la parution de plusieurs articles de presse visant en particulier sa directrice générale Isabelle Kocher, susceptibles d’avoir pu influer sur le titre d’Engie en Bourse. Certains médias ont notamment rapporté que la directrice générale était fragilisée par la chute du cours d’Engie et la difficile mise en œuvre du plan de transformation du groupe et que Gérard Mestrallet, président du conseil d’administration, envisageait de la remplacer. Ce dernier l’a cependant assurée publiquement de son soutien, affirmant qu’Isabelle Kocher mènerait le plan stratégique à son terme et qu’il quitterait comme prévu la présidence d’Engie en mai 2018. Depuis le début de l’année, l’action du groupe accuse une baisse de près de 26%, sous-performant nettement l’indice sectoriel européen (-10,2%).
Le groupe japonais Jera, coentreprise entre les compagnies d'électricité Tokyo Electric Power et Chubu Electric Power, a signé un accord définitif en vue de l’acquisition de l’activité de trading de charbon d’EDF. L’acquisition sera finalisée d’ici le mois d’avril, a précisé hier EDF Trading qui détiendra 33% de la nouvelle entité Jera Trading. Aucun montant n’a été fourni pour la transaction qui avait fait l’objet d’un accord préliminaire en octobre.
L'énergéticien anticipe une baisse significative de son Ebitda en 2017. Il l’attend entre 13,7 et 14,3 milliards d’euros, alors que le consensus visait 15,7 milliards.
L'électricien allemand va regrouper ses activités de véhicules électriques dans une nouvelle entité pour tirer parti de l’engouement des constructeurs automobiles pour ce secteur. L’entité, baptisée eMobility, sera opérationnelle début janvier. Innogy, filiale à 76,8% de RWE, dispose de l’un des plus importants réseaux pour véhicules électriques en Europe avec environ 5.300 points de recharge dans plus de 20 pays.
L’énergéticien français a indiqué hier soir prévoir pour 2017 un résultat brut d’exploitation (Ebitda) compris entre 13,7 et 14,3 milliards d’euros, après 16 à 16,3 milliards attendus cette année. Il explique cette dégradation par la baisse des prix de marché en France et au Royaume-Uni et celle des volumes souscrits dans le cadre du mécanisme ARENH de revente d’une part de sa production nucléaire à ses concurrents. Il table en revanche sur une hausse sensible de l’Ebitda en 2018 et confirme son intention de soumettre d’ici à fin mars 2017 au conseil d’administration un projet d’augmentation de capital d’environ 4 milliards d’euros. Le conseil a par ailleurs validé un accord de cession de 49,9% du capital de RTE à la Caisse des dépôts et CNP Assurances. Plus tôt dans la journée, EDF avait regretté la décision de Varsovie de bloquer la scission de sa filiale EDF Polska qui devait lui permettre de céder des actifs dans le cadre de sa stratégie à l’horizon 2030.
EDF regrette la décision des autorités polonaises de bloquer la scission de sa filiale EDF Polska qui devait lui permettre de céder des actifs dans le cadre de sa stratégie à horizon 2030. L'électricien français avait annoncé fin octobre des négociations exclusives avec IFM Investors pour la vente de ses activités de cogénération (chaleur et électricité) et avec EPH pour la centrale thermique au charbon de Rybnik. « Le groupe EDF regrette cette décision qui l’empêche d’exercer ses droits légitimes d’actionnaire et notamment de conclure les processus de cession en cours avec EPH et IFM », explique EDF dans un communiqué. « En conséquence, EDF étudie les motivations de ce refus et réserve tous ses droits », poursuit le groupe.
La demande mondiale de pétrole augmentera plus fortement que prévu en 2016 et en 2017, a déclaré hier l’Agence internationale de l'énergie, tout en estimant qu’il était trop tôt pour évaluer l’impact de la baisse de production de brut décidée par les principaux pays pétroliers. Dans son rapport mensuel, l’AIE précise avoir révisé ses prévisions à la hausse du fait d’une réévaluation des consommations russe et chinoise. L’organisme a ainsi augmenté de 120.000 barils par jour (bpj) sa prévision de hausse de la demande mondiale de pétrole pour cette année, en la portant à 1,4 million de bpj. Celle de 2017 est relevée de 110.000 barils, à 1,3 million. L’AIE a par ailleurs noté que l’offre mondiale de pétrole avait atteint un record de 98,2 millions de barils par jour en novembre, une hausse de la production de l’Opep ayant compensé un recul de celle des pays non-Opep.
Engie a annoncé une augmentation de 1,8 milliard d’euros de ses provisions pour le démantèlement et la gestion de l’aval du cycle du combustible des centrales nucléaire belges. Cette augmentation prend en compte l’intégralité des conclusions d’une révision triennale des provisions, a précisé le groupe français dans un communiqué.
EDF a estimé hier être en mesure de faire face à la demande d'électricité de ses clients cet hiver malgré des contrôles qui doivent encore être réalisés sur certains réacteurs nucléaires. Le groupe a auparavant confirmé le redémarrage d’ici au 31 décembre de sept réacteurs aujourd’hui arrêtés pour des contrôles liés à la teneur en carbone de leurs générateurs de vapeur. «Nous sommes dans une configuration qui ressemble tout à fait à celle des années précédentes à partir des mois de janvier et de février et il n’y a pas de raison de penser, vu de maintenant, que nous aurons un quelconque manque d'électricité pour faire face aux besoins de nos clients», a déclaré Dominique Minière, directeur exécutif du groupe en charge de la direction du parc nucléaire, lors d’une conférence téléphonique. Il s’est dit en outre confiant dans la capacité du groupe à démontrer la viabilité de la cuve de l’EPR de Flamanville.
La Commission européenne a validé hier quatre dispositifs de soutien à la production d'énergie renouvelable en France en les jugeant conformes aux règles en matière de concurrence. Ces dispositifs concernent certaines installations géothermiques, hydrauliques, éoliennes ou de biogaz produit par la méthanisation. La Commission a aussi validé une mesure du Danemark élargissant à davantage de gros consommateurs d'énergie le mécanisme de compensation pour les redevances prélevées afin de financer les énergies renouvelables.
Le Qatar a annoncé hier qu’il allait fusionner ses deux principaux producteurs de gaz naturel liquéfié (GNL), Qatargas et RasGas. La fusion, qui prendra 12 mois et donnera naissance à une entité baptisée Qatargas, a été annoncée par le directeur général de la compagnie publique Qatar Petroleum (QP), Saad Al Kaabi. Qatargas, premier producteur mondial de GNL, est majoritairement détenu par QP, Total, Mitsui et ConocoPhillips étant aussi présents au capital. RasGas est une coentreprise à 70-30 entre QP et Exxon Mobil.
Le gouvernement américain va s’assurer que la vente d’une participation de 19,5% dans l’entreprise pétrolière publique russe Rosneft au géant des matières premières et du négoce Glencore et au fonds souverain du Qatar ne viole pas les sanctions prises à l’encontre de Moscou, a annoncé vendredi la Maison Blanche. Les responsables russes soulignent de leur côté que les sanctions n’affectent pas cet accord à 11,3 milliards de dollars (10,5 milliards d’euros), car le produit de la cession reviendra à l’Etat et non à Rosneft.
Le gouvernement américain va s’assurer que la vente d’une participation de 19,5% dans l’entreprise pétrolière publique russe Rosneft au géant des matières premières et du négoce Glencore et au fonds souverain du Qatar ne viole pas les sanctions prises à l’encontre de Moscou, a annoncé la Maison Blanche. Les responsables russes soulignent de leur côté que les sanctions n’affectent pas cet accord à 11,3 milliards de dollars (10,5 milliards d’euros), car le produit de la cession reviendra à l’Etat et non à Rosneft.