La Commission européenne se prononcera d’ici au 26 octobre sur le projet d’acquisition de Tiffany par LVMH, qui a déposé sa demande d’autorisation ce lundi, annonce l’exécutif européen dans un communiqué. Le groupe français de luxe et le joaillier américain sont engagés dans une bataille judiciaire autour de cette opération, que LVMH a dit le 9 septembre ne pas pouvoir boucler «en l'état».
La Commission pourra se prononcer sur des rapprochements inférieurs aux seuils nationaux de notification dès la mi-2021. Au risque de créer de l'insécurité juridique.
Novartis et Roche écopent d’une amende de 445 millions d’euros pour avoir dénigré l’Avastin, trente fois moins cher que le Lucentis, pour le traitement de la DMLA.
L’Autorité de la concurrence signe sa quatrième plus importante sanction pécuniaire depuis 2009. Le gendarme français vient d’infliger une amende de 385 millions d’euros à l’encontre de Roche, et de près de 60 millions d’euros contre Roche/Genentech pour abus de position dominante dans le traitement de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA).
L’autorité italienne de régulation de la concurrence a annoncé lundi avoir ouvert une enquête sur Google (qui appartient à Alphabet), Apple et Dropbox concernant leurs services d’informatique dématérialisée («cloud»). Pour des présomptions de pratiques commerciales déloyales et/ou d’infractions aux droits des consommateurs ainsi que de clauses abusives dans les conditions contractuelles, selon un communiqué publié par le régulateur.
Inédit. Pour la première fois l’Autorité de la concurrence interdit une opération de concentration. Le gendarme de la concurrence s’est opposé à la reprise d’un hypermarché Géant Casino dans l’agglomération troyenne par Soditroy et l’Association des centres distributeurs E. Leclerc en raison des risques concurrentiels élevés de hausses de prix pour les consommateurs, et de l’absence de remèdes adaptés aux problèmes de concurrence identifiés.
Apple est prêt à verser 100 milliards de wons sud-coréens (71 millions d’euros) pour mettre un terme à un litige avec les autorités sud-coréennes pour pratiques anticoncurrentielles.
Les autorités canadiennes de la concurrence ont annoncé vendredi avoir lancé une enquête sur Amazon pour évaluer les conséquences de ses pratiques commerciales sur les consommateurs et sur les entreprises opérant dans le pays. Le Bureau de la concurrence a déclaré que l’enquête était en cours et qu’aucune infraction n’avait été constatée à ce stade. En outre, les autorités antitrust allemandes ont lancé une enquête sur les relations entre Amazon et les vendeurs tiers opérant sur son site, indiquait dimanche le Frankfurter Allgemeine Zeitung. Le géant du commerce en ligne fait l’objet de plusieurs enquêtes sur ses pratiques concurrentielles, aux Etats-Unis comme au sein de l’Union européenne.
L’autorité britannique de la concurrence, la Competition and Markets Authority (CMA), a annoncé hier avoir autorisé l’acquisition par Amazon de 16% du capital de la société de livraison de repas Deliveroo à l’issue d’une enquête approfondie qui a démontré que la transaction ne nuirait pas de manière significative à la concurrence. Si le spécialiste américain du commerce électronique venait à accroître sa participation dans Deliveroo, «cela pourrait déclencher une nouvelle enquête de la CMA», a prévenu l’autorité. Amazon est devenu en mai 2019 l’un des principaux actionnaires de Deliveroo, à l’issue d’une levée de fonds de 575 millions de dollars (488 millions d’euros).
La Commission européenne a ouvert une enquête approfondie sur le projet de rachat du spécialiste des bracelets connectés Fitbit par Google, une opération de 2,1 milliards de dollars qui risque selon elle de nuire à la concurrence sur les marchés de la publicité en ligne. A l’issue de son enquête initiale, la Commission s’inquiète des conséquences de ce rachat sur la fourniture de services de publicité en ligne liée aux recherches ou affichée, ainsi que sur la fourniture de services de technologies de la publicité, a indiqué l’autorité européenne dans un communiqué. Le vice-président de Google chargé du matériel et des services, Rick Osterloh, a réagi à la décision de Bruxelles en assurant que cette opération «porte sur les appareils et non pas les données». La Commission a jusqu’au 9 décembre pour rendre sa décision.
Saisie par Cdiscount et EMC Distribution (groupe Casino), qui se plaignent d’une politique tarifaire discriminatoire de Lego vis-à-vis des revendeurs en ligne, l’Autorité de la concurrence lance un test de marché jusqu’au 15 septembre sur les propositions de Lego, modifiant sa politique de remise tarifaire. L’Autorité rappelle que les ventes en ligne représentent aujourd’hui 20 % des ventes de jouets contre 12 % en 2013. Or, il existait entre les opérateurs revendant exclusivement sur Internet et les autres types de distributeurs un écart de remise significatif. Cette pratique est susceptible d’avoir des effets anticoncurrentiels, ce qui a conduit Lego France à proposer des engagements.
L’Autorité de la concurrence dévoile ses nouvelles lignes directrices relatives au contrôle des concentrations, qui entrent en vigueur immédiatement. A la suite de la consultation de la fin 2019, ce nouveau guide a pour objectif de fournir aux entreprises et à leurs conseils une présentation pédagogique sur le champ d’application du contrôle des concentrations en France, sur le déroulement de la procédure devant l’Autorité et sur les objectifs, critères et méthodes employés pour les analyses au fond.
L’Autorité de la concurrence vient de donner son feu vert au rachat de Laborizon (105 sites en France) par le groupe de biologie médicale Biogroup (550 sites en France), sous conditions. Pour répondre aux problèmes de concurrence identifiés en Vendée, Biogroup va céder trois sites d’analyses médicales (Mortagne-sur-Sèvre, Les Herbiers, et Pouzaugues). Le gendarme de la concurrence précise bien qu’il ne s’agit pas de fermetures de sites, mais de cession à un autre opérateur qui assurera le maintien de l’animation concurrentielle.
L’Autorité de la concurrence a sanctionné hier douze entreprises, à hauteur de 93 millions d’euros, pour avoir constitué un cartel dans le secteur du jambon et de la charcuterie. Cooperl Arc Atlantique écope d’une amende de 35 millions d’euros, Les Mousquetaires de 32 millions et Fleury Michon de 15 millions. Le gendarme français de la concurrence leur reproche de s’être coordonnées pour acheter moins cher les pièces de jambon auprès des abatteurs et, ou de s’être entendues sur les hausses de prix des produits charcutiers qu’elles entendaient pratiquer auprès des enseignes de la grande distribution, pour leurs marques de distributeurs (MDD) ou «premiers prix». Ce dossier a été révélé grâce à la procédure de clémence, demandée par Campofrio et Coop, qui ont ainsi bénéficié d’une exonération partielle, avec une amende limitée à 1 million d’euros pour Campofrio et à 6 millions pour Coop.
La Commission européenne vient d’ouvrir une enquête sur la concurrence dans le secteur de l’Internet des objets (IoT). Cette enquête portera sur les produits et services qui sont connectés à un réseau et peuvent être contrôlés à distance, comme les bracelets connectés ou les appareils ménagers intelligents. Dans la perspective d’une forte montée en puissance de ces objets connectés, «nous devons donc nous assurer que les acteurs du marché n’utilisent pas leur contrôle sur (l)es données [utilisateurs] pour fausser la concurrence, ou autrement fermer ces marchés aux concurrents», explique la commissaire à la concurrence, Margrethe Vestager. Un rapport préliminaire donnera lieu à consultation au printemps 2021, avant le rapport final attendu pour l’été 2022.
La Commission européenne a approuvé mercredi le projet allemand de constituer un fonds plafonné à 500 milliards d’euros pour aider les entreprises affectées par les conséquences économiques de la pandémie. Le plan allemand «garantit que l’Etat est suffisamment rémunéré pour les risques que les contribuables supportent», a précisé Margrethe Vestager, commissaire chargée de la Concurrence. Quant aux mesures spécifiques de recapitalisation, elle note qu’elles sont accompagnées de dispositions permettant à l’Etat de sortir «dès que possible» du capital des entreprises concernées. Le fonds allemand vise à permettre l’octroi de liquidités et d’un soutien en capital pouvant aller jusqu'à 500 milliards d’euros aux entreprises touchées par la pandémie.
La Commission européenne a approuvé mercredi le projet allemand de constituer un fonds plafonné à 500 milliards d’euros pour aider les entreprises affectées par les conséquences économiques de la pandémie. Le plan allemand «garantit que l’Etat est suffisamment rémunéré pour les risques que les contribuables supportent», a précisé Margrethe Vestager, vice-présidente de la Commission chargée de la concurrence.
La Commission européenne a annoncé mardi la prolongation jusqu’au 13 novembre de son enquête sur le projet de fusion entre PSA et Fiat Chrysler. Ce délai a été prolongé «en accord avec les parties», a déclaré une porte-parole de la commissaire à la Concurrence. L’enquête ouverte à la mi-juin devait au départ s'étaler jusqu’au 22 octobre. Le report de l'échéance laisse supposer que les deux constructeurs devront faire des concessions. Les autorités américaines, chinoises, japonaises et russes ont déjà donné leur feu vert à ce rapprochement.