Le spécialiste des structures en béton préfabriqué Consolis, détenu par Bain Capital depuis bientôt quatre ans, va couper les ponts avec sa division ferroviaire, notamment destinée à la conception et à la fabrication des traverses pour les chemins de fer. Le groupe a annoncé avoir reçu une offre ferme de la part de TowerBrook Capital Partners.
Ce fabricant d’emballages techniques est détenu depuis bientôt quatre ans par Sagard, le fonds sponsorisé par la famille du milliardaire canadien Desmarais.
Il y a cinq ans, Veolia avait cherché à tester l’appétit du marché du M&A en vue de céder sa filiale Sade, en raison de l’évolution des délégations de service public de l’eau en France. Les offres n’avaient toutefois pas été à la hauteur du groupe dirigé par Antoine Frérot, qui avait préféré conserver l’entité. Ce qui n’empêche pas Sade, créée en 1918 par la Compagnie Générale des Eaux dans le cadre de la reconstruction du territoire français pour apporter son concours aux services et entreprises de distribution d’eau, de revisiter son champ d’action. Grâce à l’intermédiaire de Transaction R, elle vient de céder Sade Télécom, son activité spécialisée dans l’intégration des réseaux filaires haut et très haut débit, à Montefiore Investment.
Le loueur de véhicules détenu par Eurazeo va réduire son endettement corporate de 1,1 milliard d’euros grâce à un vaste plan de restructuration financière
Ascension. Les valorisations dans le non-coté remontent vers des sommets. Selon l’indice Argos, qui mesure la valorisation des opérations réalisées sur des sociétés midmarket en zone euro, le prix médian s’est établi à 10,1 fois l’Ebitda au troisième trimestre 2020, contre 9,2 le trimestre précédent. Un multiple record de 10,3 avait été atteint fin 2019. La progression a été tirée par les acquéreurs industriels (10,5 fois l’Ebitda), les prix payés par les fonds de capital-transmission étant restés stables, à 9,2. « On a observé une concentration des opérations sur les secteurs de qualité, offrant de la visibilité. Les logiciels et la santé ont ainsi représenté 50 % des transactions », a commenté Louis Godron, associé chez Argos Wityu. La part des opérations réalisées sur des multiples de plus de 15 est restée stable par rapport au trimestre précédent, à 19%.
Résumé des épisodes précédents : l’an dernier, le producteur musical Scooter Brown achète, pour 300 millions de dollars, le catalogue de Big Label Group, dont les albums de Taylor Swift sur lesquels la chanteuse perd alors le contrôle. En réponse, cette dernière prévient qu’elle peut à tout moment réenregistrer ses œuvres pour en faire baisser la valeur. Une menace à plus d’un titre, mais elle n’aura pas empêché Shamrock Capital d’acquérir pour plus de 300 millions de dollars sa discographie. Dont la chanteuse, profitant sans doute de l’arrêt des concerts, vient de commencer le réenregistrement. L’envolée de la valorisation de son catalogue, en l’espace d’un an et malgré les pressions de Swift, illustre en tout cas la fièvre qui s’empare du monde de la musique, perçu, par des fonds tel Hipgnosis, comme une nouvelle potentielle classe d’actifs allternatifs.
Selon nos informations, le gérant britannique a confié un mandat à Lazard dans l’optique de lever un continuation fund où figurent ses participations dans Picard et Authentic Brands.
Acteur de l’intégration de réseaux et de systèmes de communication télécoms, Sogetrel figurait dans le portefeuille de Latour Capital depuis près de deux ans. Mais le fonds a décidé d’enclencher sa sortie en confiant un mandat à DC Advisory dès le premier trimestre 2020. Un processus qui aboutit à la sortie du fonds cofondé par Alain Madelin, sur la base d’une valorisation de 300 millions d’euros. L’offre de reprise émane du management de Sogetrel, qui est accompagné par un consortium d’investisseurs mené par Andera Partners.
Un groupe de travail d’investisseurs britanniques, soutenu par le Trésor britannique et l’Investment Association, a émis, dans un rapport publié mardi, 20 recommandations visant à renforcer les pratiques de gérance ou gouvernance (stewardship en anglais) dans le secteur de l’investissement. Et cette taskforce veut aller vite car elle souhaite que la plupart des actions et révisions de lois mentionnées dans le rapport soient menées au cours des deux prochaines années. Parmi les recommandations, le groupe de travail souhaite que les gestionnaires d’actifs britanniques signent le code de gouvernancelocal en vigueur et qu’ils changent leur approche en la matière. Pour la taskforce, l’approche de gouvernancene doit pas se limiter aux actions mais être étendue à d’autres classes d’actifs dont les obligations (les obligations d’entreprise en premier avant les obligations souveraines et privées) et les actifs privés. L’Investment Association fournira une orientation aux détenteurs d’obligations durant la première moitié de 2021. Pour soutenir la prise en compte des problématiques de gouvernanceau sein des compagnies britanniques, le rapport estime que «les actionnaires doivent présenter des résolutions de manière proactive (en assemblée générale) et développer des résolutions modèles pour approfondir les sujets critiques, comme le changement climatique, avec les entreprises dans lesquels ils investissent.» De plus, la taskforce plaide pour une révision par le gouvernement britannique de certaines règles encadrant la présentation de résolutions par les actionnaires lors d’assemblées générales de compagnies cotées. Dans son viseur figure entre autres la barrière des 100 actionnaires ou du seuil de 5% d’actionnaires nécessaires pour pouvoir présenter une résolution. Côté régulation, le rapport rappelle dans une de ses recommandations que le gouvernement s’apprête à amender la loi pour obliger les grandes entreprises britanniques publiques et privées à produire des rapports en ligne avec les standards établis par la Taskforce dédiée à l’impact des risques climatiques (TCFD). Les investisseurs institutionnels britanniques sont également visés par le rapport. Le groupe de travail souhaite que soit établi un conseil de fonds de pension locaux d’ici juin 2021 pour «promouvoir et faciliter les hauts standards de gouvernancedans la gestion des encours des fonds de pension». En outre, il soutient que les fonds de pension britanniques devraient expliquer en quoi leurs pratiques et activités dans le domaine de l’intendance sont alignées sur les intérêts de leurs membres.
Acteur majeur de l’intégration de réseaux et de systèmes de communication télécoms, Sogetrel figurait dans le portefeuille de Latour Capital depuis près de deux ans. Mais face à la forte croissance enregistrée par le groupe, valorisé 110 millions d’euros en 2018, le fonds a décidé d’enclencher sa sortie en confiant un mandat à DC Advisory dès le premier trimestre 2020. Un processus aboutissant aujourd’hui à la sortie du fonds cofondé par Alain Madelin, sur la base d’une valorisation de 300 millions d’euros. L’offre de reprise émane du management de Sogetrel, qui est ici accompagné par un consortium d’investisseurs mené par Andera Partners et composé de Luxempart, Capza, BNP Paribas Développement et Idia Capital Investissement (pool conseillé par Messier & Associés).