Le sénateur démocrate Joe Manchin a exhorté jeudi son parti à «marquer une pause» dans l’avancée au Congrès du plan de relance de Joe Biden lié aux Familles, d’un montant de 3.500 milliards de dollars. Sa voix sera clé pour faire voter ce projet au Sénat américain via le processus de Budget Reconciliation (sans les votes républicains). Mais le sénateur centriste de Virginie occidentale, qui fait savoir depuis janvier qu’il n’accepterait pas de plans trop élevés, a réaffirmé sa position dans une tribune publiée par le Wall Street Journal, en citant les risques liés à l’inflation, la dette, la pandémie ou de futures crises.
Le gouvernement français a présenté lundi sa stratégie de sortie du «quoi qu’il en coûte» mis en oeuvre depuis mars 2020 pour soutenir l'économie face aux répercussions de la pandémie de COVID-19. Le soutien de l’Etat sera désormais réservé aux secteurs ou régions toujours soumis à des restrictions sanitaires et connaissant encore des difficultés structurelles.
Les deux plans d’investissements voulus par Joe Biden dans les infrastructures et les dépenses sociales sont bloqués au Congrès américain dans l’attente d’un accord entre démocrates qui se disputent autour de la priorité à donner à l’un ou l’autre de ces projets. Ce retard est un net revers pour le président démocrate, qui compte marquer l’histoire américaine avec ces deux projets d’un montant total proche de 5.000 milliards de dollars.
Le gouvernement fédéral allemand entend solliciter le soutien financier du fonds de solidarité de l’Union européenne (UE) pour réparer le plus rapidement possible les infrastructures détruites par les inondations meurtrières qui ont touché l’ouest du pays la semaine dernière. Alors que le coût des dégâts est estimé à environ 6 milliards d’euros, il prévoit de fournir 200 millions d’euros d’aide d’urgence afin de parer aux pertes économiques imputables à cette catastrophe naturelle qui a fait plus de 170 victimes, et si besoin davantage, a précisé le ministre des Finances Olaf Scholz. Le ministre de l’Economie Peter Altmaier a ajouté que ces fonds contribueraient également à financer la compensation des pertes de chiffres d’affaires des entreprises touchées. En plus de 250 millions que devraient apporter 16 Länder, dont 50 millions pour la Bavière. Samedi, lors d’une visite dans plusieurs communes belges également dévastées, la présidente de la CE Ursula von der Leyen avait promis le soutien de l’UE.
L’Union européenne (UE) a largement réussi mardi une émission obligataire syndiquée à deux tranches, qui comprenait une troisième émission dans le cadre de son programme de relance NextGeneration EU (NGEU), dont les Etats membres continuent de valider les plans nationaux (France, Italie et Espagne mardi) ouvrant aux premiers versements de subventions et de prêts. L’obligation à 10 ans (coupon 0%), qui doit servir à refinancer d’autres mécanismes européens, a attiré un carnet d’ordres couvrant près de 10 fois l’offre de 5,25 milliards d’euros (51 milliards), et donc permis de réduire le rendement à -0,043% (MS-6 pb). L’obligation à 20 ans (coupon 0,45%), qui participe intégralement au programme NGEU, a reçu plus de 96 milliards de demandes pour 10 milliards offerts et profité de la forte demande sur le marché secondaire pour réduire le rendement à 0,471% (MS+7 pb).
Le Royaume-Uni devra verser 47,5 milliards d’euros à l’Union européenne (UE) dans le cadre du règlement financier post-Brexit, a annoncé l’UE. Son rapport budgétaire pour 2020 indique que cette somme est due en vertu d’une série d’articles que les deux parties ont acceptés dans le cadre de l’accord de retrait du Brexit.
La riposte des pouvoirs publics à la pandémie de Covid-19 a entraîné un rebond économique plus rapide que prévu, mais l’hétérogénéité de la reprise, entre pays et entre secteurs, crée des défis de taille pour les responsables politiques, souligne la Banque des Règlements Internationaux (BRI) dans son Rapport économique annuel 2021. Cette sortie de crise en ordre dispersé - bien que «plus rapide et plus forte que prévu» note Agustín Carstens, directeur général de la BRI - pourrait notamment causer des difficultés aux économies émergentes (EME) en raison d’un durcissement des conditions financières.
La secrétaire d’Etat au Trésor, Janet Yellen, a averti mercredi le Congrès que les Etats-Unis risquaient un défaut de paiement de la dette et une nouvelle crise financière dès le mois d’août si les législateurs n’agissaient pas rapidement pour suspendre ou relever la limite d’emprunt fédéral. Elle a ajouté que, pour éviter toute incertitude pour les marchés financiers, le Congrès devrait adopter une nouvelle loi sur la limite de la dette - permettant au Trésor de continuer à emprunter - avant que la dernière suspension n’expire le 31 juillet.
La secrétaire d’Etat au Trésor, Janet Yellen, a averti mercredi le Congrès que les Etats-Unis risquaient un défaut de paiement de la dette et une nouvelle crise financière dès le mois d’août si les législateurs n’agissaient pas rapidement pour suspendre ou relever la limite d’emprunt fédéral. Dans son témoignage devant une sous-commission des crédits du Sénat, Janet Yellen a déclaré qu’un défaut de paiement des obligations liées à la dette américaine serait «impensable» et «aurait des conséquences économiques absolument catastrophiques».
Un groupe bipartisan de 21 sénateurs américains (G21) a déclaré mercredi qu’il était parvenu à un accord sur le cadre d’un plan d’investissement dans les infrastructures de 1.200 milliards de dollars investis sur huit ans, et il prévoit de rencontrer le président Joe Biden ce jeudi pour discuter du cadre d’un éventuel accord sur les infrastructures, même si certains ont averti qu’il restait des questions non résolues.
Candidat à la succession d’Angela Merkel sous la bannière de l’Union démocrate-chrétienne (CDU), Armin Laschet entend revenir à l’orthodoxie budgétaire du «monde d’avant» dès que possible. «Sous les règles de Maastricht, chaque pays est responsable de ses propres dettes, rappelle l’homme politique allemand dans un entretien publié lundi sur le site internet du Financial Times. Selon Armin Laschet, le plan de relance européen Next Generation UE, pour lequel l’Union européenne vient d'émettre 20 milliards d’euros sur les marchés, n’a vocation qu'à traiter les effets de la pandémie de Covid, et non pas à devenir permanent. L’Union européenne a décidé début juin de prolonger jusqu’en 2022 la suspension de ses règles budgétaires, décidée en mars 2020.