Pour ses 100 jours au pouvoir, le locataire de la Maison-Blanche a décliné son American Families Plan d’un montant total de 1.800 milliards de dollars, mais aussi prononcé un discours ambitieux sur les réformes qu’il entend engager. «L’Amérique se relève !», a annoncé Joe Biden pour sa première allocution au Congrès depuis le début de sa présidence. «Je n’ai jamais été aussi confiant et optimiste à propos de l’Amérique», a-t-il ajouté après être revenu sur les émeutes au Capitole du 6 janvier, «la plus grave attaque contre notre démocratie depuis la guerre civile».
L’Agefi a invité deux économistes à confronter leurs points de vue – opposés – sur l’annulation de la dette publique détenue par la Banque centrale européenne (BCE).
Un an après l’idée du plan de relance paneuropéen lancée par Emmanuel Macron et Angela Merkel, les ministres des Finances français et allemand, Bruno Le Maire et Olaf Scholz, ont présenté ensemble ce mardi leurs plans nationaux de relance et de résilience (PNRR) qui seront remis d’ici à vendredi à la Commission européenne.
Après avoir appelé Bruxelles pour rassurer Commission européenne (CE) samedi, le Premier ministre a présenté lundi au Parlement un plan de relance économique de 235 milliards d’euros, dont les 191,5 milliards provenant du plan de relance paneuropéen RRP (dont 122,6 milliards de prêts RRF), plus 13 du fonds React-EU et 30,6 milliards d’un fonds national complémentaires. «Le destin du pays réside dans cet ensemble de projets», a déclaré Mario Draghi à la chambre des députés, où il espère obtenir un vote favorable rapidement. Ce plan comprend des dépenses, essentiellement tournées vers l’avenir : 70 milliards dédiés à la transition écologique (en provenance des fonds européens RRP+React-EU), plus 31,4 milliards à la mobilité durable, 50 à la digitalisation/innovation, 33,8 à l’éducation et la recherche, 29,6 à l’inclusion sociale et 20,2 à la santé. Et des réformes (administration, fiscalité, justice, concurrence) qui, malgré un calendrier précis imposé par Bruxelles, restent le point de frictions entre les partis.
FIN DE LA PERIODE DE GRACE Dans tous les Etats où elles ont été mises en place, les mesures de soutien à l’économie ont permis à nombre d’entreprises d’échapper à la faillite. La fin progressive de ces aides au cours du second semestre 2021 devrait se traduire par une hausse des défaillances de 26 % au niveau mondial, estime le cabinet Atradius. Dans les pays les plus protecteurs, et où la baisse des faillites a été la plus forte en 2020, à savoir l’Australie, la France, Singapour et l’Autriche (graphique n°1), le mouvement haussier sera plus marqué (graphique n°2).
La Commission européenne a annoncé mercredi qu’elle prévoit d’emprunter sur les marchés financiers 150 milliards d’euros par an en moyenne jusqu’en 2026 pour financer le plan de relance de l’Union européenne. Le total du plan NextGenerationEU s’élève à 750 milliards d’euros aux prix de 2018 mais représente près de 800 milliards aux prix actuels. La CE précise que le programme de financement prévoit des emprunts obligataires à 3, 5, 7, 10, 15, 20, 25 et 30 ans, complétés par des émissions de bons à moins d’un an. Sa mise en oeuvre débutera dès que les 27 parlements nationaux auront ratifié le texte sur les «ressources propres» de l’UE.
La Commission européenne (CE) a annoncé mercredi qu’elle prévoit d’emprunter sur les marchés financiers 150 milliards d’euros par an en moyenne jusqu’en 2026 pour financer le plan de relance de l’Union européenne (UE) notamment orienté vers la transition climatique et les technologies numériques après la crise du coronavirus.
Certains analystes espèrent toutefois que les dirigeants changeront de «logiciel» budgétaire à temps alors que la relance ne peut pas se permettre trop de retard.
L’Italie a confirmé vendredi son déficit public à 155,6 milliards d’euros, soit 9,5% du PIB, pour 2020, notamment en lien avec les efforts de l’Etat pour freiner la propagation du covid-19 et soutenir les entreprises et les ménages touchés par la crise pandémique. Il s’agit du déficit le plus élevé depuis 1995, mais toujours en deçà de la prévision officielle qui était de 10,8%. En 2019, avant le coronavirus, le déficit budgétaire de l’Italie s’élevait à 1,6% du PIB, le plus bas depuis 2007, avec même un excédent primaire sur plusieurs mois en 2018 et 2019. Pour 2021, l’Italie prévoit un déficit de 8,8%.
Le déficit budgétaire de l’Etat français s’est creusé à 47,5 milliards d’euros au 28 février, contre 35,2 milliards à la même date en 2020, a annoncé vendredi le cabinet d’Olivier Dussopt, ministre délégué chargé des Comptes publics. Les dépenses hors prélèvement sur recettes sont passées de 54,1 à 63,3 milliards d’euros entre février 2020 et février 2021, en raison des mesures prises par le gouvernement pour endiguer la crise sanitaire et soutenir l’économie.
Alors que les décideurs politiques européens avaient assez peu réagi au recours allemand contre la ratification du plan de relance paneuropéen de 750 milliards d’euros, le ministre français de l’Economie a souhaité, vendredi dans un entretien sur CNews, que l’Union européenne (UE) accélère sur l’aide financière prévue pour lutter contre la crise du coronavirus pour ne pas être à la traîne des Etats-Unis et de la Chine, qui ont déjà mis en oeuvre une partie de leurs plans.
L’Italie a confirmé vendredi matin son déficit public à 155,6 milliards d’euros, soit 9,5% du PIB, pour 2020, notamment en lien avec les efforts de l’Etat pour freiner la propagation du covid-19 et soutenir les entreprises et les ménages touchés par la crise pandémique.
Une bonne transition des mesures de soutien vers celles de relance doit éviter la dégradation de l’emploi et les faillites, estime l'Observatoire français des conjonctures économiques.