Le projet de loi de finances rectificative (PLFR), présenté ce mercredi en Conseil des ministres, prévoit un déficit de 220 milliards d’euros contre 173 milliards dans la loi de finances initiale (LFI). Cet accroissement s’explique par le report en mars compte tenu des mesures de restrictions de 29 milliards d’euros de crédits sur des dispositifs d’urgence non consommés en 2020 ainsi que par l’abondement de ces dispositifs (activité partielle, Fonds de solidarité…) à hauteur de 15,5 milliards. Cette rallonge doit permettre d’assurer la sortie de crise et d’accompagner les entreprises pendant les derniers mois avant la fin de ces mesures entre août et septembre. Les dépenses des comptes spéciaux sont relevées de 2,8 milliards (dont 2 milliards pour l’APE). Le déficit des administrations publiques au sens de Maastricht est révisé à 9,4% du PIB contre 8,5% auparavant, un record. La dette serait de 117,2% contre 122,4% dans la LFI en raison de la récente révision en hausse par l’Insee des PIB 2018, 2019 et 2020.