La croissance des prêts aux entreprises de la zone euro a continué de ralentir, passant de +1,8% en juin à +1,7% en juillet selon les données publiées jeudi par la Banque centrale européenne (BCE). Cette tendance pourrait finir par devenir préoccupante pour les responsables monétaires. La croissance des prêts aux entreprises a pratiquement été divisée par deux depuis le début de la pandémie de covid-19.
La banque centrale sud-coréenne a annoncé jeudi une hausse de ses taux d’intérêt, devenant l’une des premières grandes puissances économiques à augmenter les coûts d’emprunt depuis le début de la pandémie de coronavirus.
Les bons résultats de l’économie américaine ont décidé la banque centrale à communiquer sur la fin du programme de rachat d’actifs, mais la persistance de la crise pourrait pousser les gouverneurs à décaler son officialisation.
La Banque centrale de Hongrie (MNB) a, comme prévu mardi, relevé ses taux d’intérêt pour la troisième fois en autant de mois. Le taux de référence est augmenté de 30 points de base à 1,5%, comme en juin et juillet. Les premières réactions laissaient penser que, avec le taux directeur désormais le plus élevé en Europe, la banque centrale pourrait marquer une pause dans son resserrement monétaire en septembre, mais ses dirigeants ont souligné qu’ils maintiendraient le cycle de resserrement jusqu’à ce que l’inflation soit en voie d’atteindre son objectif de 3%. Le rythme de l’inflation a ralenti en juillet, mais les données autour d’une croissance économique record au deuxième trimestre ont montré qu’elle pourrait dépasser 5% en octobre ou en novembre avant de commencer à ralentir, a déclaré le vice-gouverneur Barnabas Virag. La Hongrie est depuis plusieurs mois à l’avant-garde du resserrement monétaire en Europe, avec la République tchèque, qui a également relevé ses taux en parallèle en juin et en juillet.
La Banque centrale de Hongrie (MNB) a, comme prévu mardi, relevé ses taux d’intérêt pour la troisième fois en autant de mois, alors que ses décideurs poursuivent leur campagne pour endiguer une inflation parmi les plus élevées de l’Union européenne (UE). Elle a donc remonté son taux de référence de 30 points de base à 1,5%, ce qui correspond au rythme des hausses en juin et en juillet.
Le président de la Banque nationale suisse (BNS), Thomas Jordan, se porte bien après une «intervention médicale préventive», a annoncé lundi la Banque centrale. Son président «a dû subir ce week-end une intervention médicale qui s’est révélée nécessaire après un examen préventif». «L’intervention s’est déroulée avec succès et Thomas Jordan se porte bien. Après une période de convalescence recommandée par les médecins, il pourra se consacrer à nouveau entièrement à ses fonctions à la BNS», a précisé la BNS dans un communiqué. Les raisons de cette intervention n’ont pas été précisées. Selon Reuters, Thomas Jordan aurait subi une opération au cœur.
Le président de la Banque nationale suisse (BNS), Thomas Jordan, se porte bien après une « intervention médicale préventive », a annoncé lundi la banque centrale. Son président « a dû subir ce week-end une intervention médicale qui s’est révélée nécessaire après un examen préventif ».
Des positions importantes ont été constituées la semaine passée sur le marché à terme de l’eurodollar, certains opérateurs semblant anticiper une demande potentielle excessive de dollars en fin d’année. Le volume des contrats futures expirant en décembre 2021 a grimpé en flèche jeudi. Les contrats à terme sur eurodollar sont un pari sur la direction du taux de financement garanti à court terme (SOFR) que les banques mondiales utilisent pour fixer le prix des produits dérivés et des prêts libellés en dollars. Les opérateurs les utilisent également pour spéculer sur l’orientation de la politique monétaire américaine. Les intérêts ouverts sur le contrat de décembre 2021 ont atteint le montant le plus élevé depuis au moins décembre 2011 (1,5 milliard), selon Refinitiv. Le volume jeudi soir était de 654.872 contrats, dont un énorme bloc de 200.000. Depuis plusieurs mois, la courbe des futures est inversée, ce qui est inhabituel et semble signaler un stress potentiel de financement. En fin d’année, il y a une forte augmentation de la demande de dollars de la part des banques et des entreprises pour leurs opérations de bilan. Cette augmentation des intérêts intervient aussi à une semaine du symposium de Jackson Hole.
Les investisseurs attendent une clarification de Jerome Powell sur la normalisation de la politique monétaire américaine. Le variant Delta pourrait déjouer ses plans.
La banque centrale norvégienne prévoit toujours de relever son principal taux directeur le mois prochain alors que l'économie continue à se débarrasser des effets de la pandémie de Covid-19, a-t-elle annoncé jeudi, en respectant un calendrier établi plus tôt cette année. Le comité de politique monétaire de la Norges Bank a maintenu jeudi le taux à un niveau record de 0%, comme prévu par les économistes. La Norvège pourrait être la première économie développée du G10 à sortir des mesures de relance d’urgence liées à la pandémie, devant la Nouvelle-Zélande, qui a retardé mercredi une hausse attendue en raison d’une nouvelle épidémie de Covid. La Norges Bank annoncera sa prochaine décision sur ses taux et ses prévisions le 23 septembre.
La banque centrale de Nouvelle-Zélande a retardé mercredi un resserrement monétaire anticipé par le marché. Ses membres ont changé d’avis, estimant une telle décision prématurée après que le pays a décrété un nouveau confinement suite à la découverte de plusieurs cas de Covid-19 pour la première fois depuis six mois. La Banque de réserve de Nouvelle-Zélande (RBNZ) a maintenu le taux de son principal taux directeur à un plus-bas historique de 0,25% malgré la surchauffe de l'économie. Une hausse des taux aurait fait de la RBNZ la première banque centrale du G10 à le faire depuis le début de la crise sanitaire. La banque maintient néanmoins son intention de relever ses taux avant la fin de l’année. Ses projections montrent que ses membres anticipent toujours un taux directeur à 0,5% d’ici la fin 2021, 1,5% mi-2022 et 2% fin 2023. Le marché évalue à 60% la probabilité d’une hausse de 0,5% en octobre. Le dollar néo-zélandais a poursuivi son repli après la décision pour atteindre un plus-bas de neuf mois à 0,68%, avant de se reprendre dans la perspective d’une hausse des taux toujours anticipée.
Le président de la Réserve fédérale (Fed) de Saint Louis, James Bullard, s’est déclaré lundi favorable à l’arrêt des rachats obligataires de la Fed en mars prochain. D’ici là, le dirigeant souhaite que la banque centrale réduise le rythme de ses achats d’obligations du Trésor à 60 milliards de dollars (50,9 milliards d’euros) par mois et de titres hypothécaires à 30 milliards de dollars. De son côté, le président de la Fed de Dallas, Robert Kaplan, souhaite poursuivre les rachats jusqu’en mai prochain, tout en réduisant les achats de titres du Trésor de 10 milliards de dollars à compter d’octobre et ceux de titres hypothécaires de 5 milliards de dollars.
Le gouverneur de la banque centrale du Liban, Riad Salamé, a déclaré samedi que personne ne gouvernait le pays et a défendu sa décision de suspendre les subventions sur les carburants qui ont épuisé les réserves de devises, affirmant que le gouvernement pouvait résoudre le problème en modifiant le cadre législatif actuel. Pour continuer à fournir un soutien aux carburants et aux importations de première nécessité, la banque centrale libanaise a affirmé qu’elle avait besoin d’une législation pour permettre l’utilisation de la réserve obligatoire, une partie des dépôts qui doit être préservée en vertu de la loi.
La Banque centrale européenne (BCE) devra resserrer sa politique monétaire si elle a besoin de contrer les pressions inflationnistes et ne peut pas être découragée par les coûts de financement des États de la zone euro, a déclaré Jens Weidmann au journal Welt am Sonntag. Le président de la Bundesbank et membre du conseil des gouverneurs de la BCE a rappelé que le rôle de la banque centrale n’est pas de s’occuper de la solvabilité des Etats de la zone euro mais d’agir en ligne avec son mandat sur la stabilité des prix dans le cas où les perspectives d’inflation augmenteraient de façon soutenue. Une inflation plus élevée qu’il n’exclut pas. Dès que la BCE le décidera, elle devra d’abord mettre fin au PEPP, puis à l’APP avant de pouvoir relever les taux, a-t-il affirmé.
Les Etats-Unis ont créé plus d'emplois qu'attendu en juillet. De quoi affermir le scénario d'un prochain durcissement de la politique monétaire de la Réserve fédérale.
Les Etats-Unis ont créé davantage d’emplois que prévu en juillet, en dépit de l’augmentation des cas de Covid-19 due à la propagation du variant Delta, des difficultés d’approvisionnement dans certains secteurs, comme l’automobile, et d’un manque de main-d’oeuvre disponible.