La croissance économique est en accélération et synchronisée mondialement, ce qui se répercute positivement sur les comptes des entreprises, dans un environnement de taux d’intérêt qui restent bas: l’environnement boursier est ainsi quasi idéal et a expliqué le fort démarrage de l’année, de l’ordre de 5% de progression en janvier des actions occidentales, et de 5% à 10% pour les actions émergentes... Ce rythme de progression apparaît un peu élevé et appelle quelques phases de corrections intermédiaires. Sur les taux d’intérêt, l’année 2018 sera marquée par un changement progressif des politiques monétaires, très accommodantes. Cette thématique devrait plutôt animer le second semestre. Pour ce qui est de la Réserve fédérale, le chemin semble, une fois de plus, bien balisé: trois hausses des Fed Funds de 0,25% durant l’année 2018 les porteront à un niveau somme toute bas et inédit de 2% / 2,25% pour une fin de cycle au début de l’année 2019. La nomination de Jerome Powell est pour l’instant perçue comme un non-événement. Nous pensons que la partie courte de la courbe des taux ne devrait pas trop bouger désormais et que les taux à dix ans pourraient se situer autour de 3% à la fin de l’année.